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« Ce n’est pas un sujet de bobo de dire qu’il nous faut des arbres en ville. » Cette phrase peut faire sourire. Pourtant, elle repose sur une réalité de plus en plus documentée.
À Londres, les parcs publics permettraient d’économiser jusqu’à un milliard d’euros de dépenses liées à la santé physique et mentale. En France aussi, les études se multiplient : davantage de nature en ville, c’est moins de stress, une meilleure santé et même des effets mesurables sur certaines pathologies. Quand on pense aux arbres, on pense souvent à l’ombre, à la beauté ou à la biodiversité. Mais sans doute faudrait-il changer de regard : et si les espaces verts étaient aussi des infrastructures de santé publique aussi essentielles que nos écoles, nos routes ou nos hôpitaux ?
Dans cet extrait de notre conférence proposée à Académie du Climat, découvrez pourquoi la nature n’est pas seulement agréable à vivre mais contribue aussi concrètement à notre bien-être collectif.

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La conférence complète est à écouter en replay ici 👉 https://lnkd.in/exD5vukb

Et vous, quel est l’endroit de nature en ville qui vous fait le plus de bien au quotidien ?

Chloé Nabédian 🌍 Stephanie Clément-Grandcourt, Sarah Pecas, Claude Pouvreau, Jérémy Fretin, Manuella LORAND, Sylvie Marmol, Thomas Uthayakumar, Félix Mailly, Elodie Lenoir , Nathanaelle Courtois

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J’ai vu quelques feuilles de cet arbre à côté de chez moi brunir. Je me surprends à espérer qu’il soit en mauvaise santé et que ce ne soit pas simplement la chaleur et le manque d’eau qui aient commencé à provoquer cela. Après plusieurs jours à plus de 35°C, il est pourtant plus que probable que les plantes aient souffert.

La désinformation me met en colère. La volonté de minimiser ce qui vient de se produire me met en colère, le mensonge éhonté à des fins idéologiques me met en colère. Ajoutez-y celles et ceux qui détournent le regard et continuent leur « business as usual » et me voilà déjà presque devenu misanthrope.

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Selon les données historiques les climatologues affirment que ce type d’événement n’arrive statistiquement qu’une fois tous les mille ans. C’était la même probabilité il y a cinq ans en Colombie-Britannique fin juin 2021. Serge Zaka a évoqué une anomalie statistique de l’ordre de quatre sigma (soit 99.9937% de chances que l’événement ne se produise pas). À quoi ressembleront les anomalies statistiques quand le réchauffement atteindra +4°C en France?

Quelle pire lâcheté que de détourner le regard et essayer de se convaincre que c’est la faute à pas de chance? Ou même de minimiser le caractère exceptionnel de cet événement climatique? Que va-t-il donc falloir qu’il se produise pour se dire que nous sommes confrontés à un problème, ou plutôt une somme de problèmes graves, et qu’ils affectent l’habitabilité de notre planète, y compris parce que les écosystèmes qui soutiennent nos existences ne peuvent indéfiniment s’adapter à des changements aussi brutaux, y compris parce que les plantes qui nous entourent peinent à résister à ces chaleurs et qu’elles n’iront pas se réfugier dans une pièce climatisée pour y échapper?

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Nos outils, l’artificialisation de nos vies créent une distance tout aussi artificielle entre nous et cette biosphère que nous habitons. Nous apprenons à désirer ce qui est artificiel pour ce que l’être humain lui donne une valeur marchande mais nous renonçons aussi à prendre le temps d’admirer la plante qui chaque jour, lentement, développe ses feuilles et ses branches. Pourtant sans la plante, sans les plantes, sans les cyanobobactéries et leurs descendantes qui habitent les cellules de ces plantes, aucun animal ne pourrait exister sur Terre, pas même l’être humain.

MCD

Le média citoyen des Dioises et des Diois
04 75 21 00 56

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