Ces derniers jours, le Diois a été durement touché par les incendies. Retours et actions …
Ces derniers jours, le Diois a été durement touché par les incendies.
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Nous pensons d’abord aux habitantes et habitants qui ont dû évacuer leur maison, parfois dans l’urgence — dont plusieurs personnes très impliquées dans la vie de l’Avant-Poste.
Nous pensons aussi à la forêt qui brûle, aux paysages qui nous entourent, aux lieux que nous aimons, et à ce que ces événements viennent remuer en chacun·e de nous.
Nous voulons exprimer notre immense gratitude à toutes celles et ceux qui œuvrent depuis des jours pour protéger les personnes, les habitations, les terres et les forêts : sapeurs-pompiers, agents, élu·es, gendarmes, agriculteur·ices, et citoyen·nes mobilisé·es.
Dans cette épreuve, une chose nous frappe profondément : la force de solidarité du Diois.
Partout, des personnes se sont organisées, ont accueilli, informé, transporté, nourri, relayé, soutenu.
Cette énergie collective ne répare pas tout. Elle n’efface ni la tristesse, ni la peur, ni la perte.
Mais elle dit quelque chose de très fort sur ce territoire : ici, les liens comptent.
C’est dans ce territoire incroyablement solidaire et alternatif que l’Avant-Poste est né.
À sa mesure, l’Avant-Poste fait partie de cette histoire : un projet citoyen de réappropriation du foncier, de remise en état d’un bâtiment, et de réponse à des besoins très concrets du territoire.
Un lieu résilient, qui contribue à son échelle à préparer l’après — comme avec l’événement “Préparons-nous aux prochaines canicules”, ce mercredi à 20h.
Cette levée de fonds citoyenne repose elle aussi sur une formidable énergie collective. Alors merci à celles et ceux qui se sont mobilisé·es ces dernières semaines pour la faire vivre :
Marie Mélinon Ben, Thomas Glatt, Jean-Baptiste Boyer, Ivan Collombet Jérôme Demory, écologieauquotidien.org et contact@ecolgieauquotidien.fr , Charlotte Vailles, Valentin Vermeulen, Pierre Corroenne. et Pierre Grateau, sans oublier notre formidable salariée Libeyre Nelly
Merci pour les tractages sur le marché et à la Carline.
Merci pour les affichages, les réunions publiques, les cafés, les coups de fil, les messages, les relais dans les médias locaux, sur Radio Nova, dans les lettres d’information et sur les réseaux sociaux.
L’Avant-Poste est un lieu qui tient grâce à des personnes qui y croient et qui agissent.
Aujourd’hui, il reste 48 heures pour participer à cette levée de fonds citoyenne si vous souhaitez participer : https://lnkd.in/e24ArZJw
Un immense merci à toutes celles et ceux qui ont déjà souscrit.
Votre soutien permet de renforcer l’Avant-Poste, de consolider ses usages solidaires, et de continuer à faire vivre ce lieu au service du Diois.
Prenez soin de vous,
L’Avant-Poste – Tiers lieu de la transition
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En cas de départ de feu, appelez immédiatement le 18 ou le 112.
Une guerre totale parce que jamais le flux ne doit s’interrompre.


Il y a encore des pompiers sur place. Désormais, ce sera très certainement la caserne de Die ou celles des environs qui prendront le relais et veilleront sur nous. Un immense merci à eux pour leur engagement et leur dévouement.
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L’ampleur « apocalyptique » des incendies en France se voit aussi dans la couverture de la presse internationale
Des États-Unis à la Chine en passant par le Royaume-Uni et l’Espagne, des journalistes du monde entier se font l’écho de la panique face aux feux qui ravagent la Gironde et les Landes.

L’été infernal des Français et des Espagnols est aussi suivi à l’international. Après avoir largement commenté les vagues de chaleur qui accablent l’Europe de l’Ouest, de nombreux journalistes étrangers se penchent à présent sur les incendies qui ravagent l’Hexagone. Ceux en Gironde et dans les Landes concentrent l’essentiel de la couverture médiatique, au vu du nombre d’hectares partis en fumée et de l’ampleur des évacuations, qui n’ont pas épargné les touristes internationaux.
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C’est leur sort qui a d’abord attiré l’attention de la presse étrangère, particulièrement lors de l’évacuation spectaculaire de la très touristique commune de Lège-Cap-Ferret. L’épisode a marqué The Daily Beast, qui revient sur les « milliers de touristes » qui « ont dû fuir cette destination prestigieuse ». Pour donner à ses lecteurs une idée de l’ampleur du choc en France, le site américain présente les stations balnéaires chics du bassin d’Arcachon comme l’équivalent français des Hamptons, un lieu de villégiature à deux heures de New York et très couru des élites et peoples américains.
D’autres médias internationaux ont donné la parole à des ressortissants de leur pays, confrontés aux feux lors de leurs vacances. C’est le cas de la RTBF, qui a publié une interview de Mathilde, une touriste belge qui séjournait au sud-ouest de Bordeaux au moment des feux. « On a vu le ciel qui devenait vraiment apocalyptique, c’était vraiment effrayant », a-t-elle témoigné avant de revenir sur sa fuite en catastrophe. « On a terminé nos valises […] et on a décidé de partir le jour même et de ne pas risquer d’être là un jour de plus », a relaté celle qui a pu rentrer chez elle malgré les « routes barrées » et les « bouchons ».
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Des sinistrés entre « peur », « confusion » et « détermination »
Si le cas des touristes a intéressé les journalistes étrangers, la situation des nombreux sinistrés les a aussi interpellés. Le New York Times – qui a désormais un onglet dédié au « Feux en Europe de l’ouest » sur son site – a consacré plusieurs articles aux feux et notamment aux riverains évacués et hébergés à Bordeaux. Envoyés dans « l’immense parc des expositions » de la « cité du vin », les journalistes du quotidien américain décrivent des personnes « unies par la peur, la confusion et la détermination à retrouver leurs maisons ».
Une reporter du journal britannique The Guardian, elle aussi dépêchée sur place, a également donné la parole aux personnes hébergées, à l’image de Florence, une habitante « désemparée » du Haillan, une commune de la métropole bordelaise. « Je suis asthmatique, j’ai collé du ruban adhésif autour de mes fenêtres, mais je sentais quand même la fumée qui s’infiltrait sous ma porte », a-t-elle témoigné, décrivant un ciel qui était « orange et gris » avec « de la suie partout ».
Ce ciel aux airs de fin du monde a beaucoup tourné dans les médias du monde entier, et plus particulièrement le cliché devenu viral, pris par le photojournaliste de l’AFP Maximilien Lamy, qui montre des touristes observant la colonne de fumée depuis la plage de Lacanau. La photo s’est retrouvée dans des articles du quotidien hongkongais South China Morning Postà la radio-télévision publique finnoise Yle, en plus d’avoir fait la une d’un certain nombre de médias britanniques, comme vous pouvez le voir ci-dessous.
Les images des maisons ravagées par les flammes, notamment dans la commune du Porge, ont également beaucoup circulé dans la presse étrangère, comme en témoignent l’article du quotidien québécois Le Devoir, qui évoque le « paysage de désolation » laissé par les flammes, ou le reportage vidéo partagé par la prestigieuse agence Reuters, que vous pouvez visionner juste ici.
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Bisbilles politiques et enjeux climatiques
Le cas du Porge et ses habitants qui se sont investis pour protéger les maisons des flammes conduit (entre autres) le New York Times à évoquer les « scènes de solidarité » auxquelles « les incendies ont donné lieu ». « Mais cette catastrophe a également ravivé les querelles politiques autour de la politique climatique » et de la façon de gérer le désastre, poursuit le quotidien américain, qui relève qu’Emmanuel Macron est critiqué à sa droite comme à sa gauche.
Les bisbilles politiques sur les moyens de lutter contre les feux ont aussi été épinglées par El Mundo, pointant les piques de Jean-Luc Mélenchon et de Jordan Bardella en direction de l’exécutif, lui reprochant le manque de moyens aériens. « Le retard pris dans la mise en service de l’avion militaire A400M, capable de déverser 20 000 litres d’eau en quelques secondes, a suscité la controverse », décrit le quotidien ibérique.
Son concurrent El País évoque parallèlement la situation en France et en Espagne, elle aussi touchée par des feux monstres, dans un édito titré « Quand les braises seront éteintes ». Celui-ci imagine les moyens et les politiques à mettre en place pour éviter que les drames de l’été 2026 ne deviennent rituels. « Les méthodes traditionnelles [pour lutter] deviennent obsolètes » face à des incendies « toujours plus fréquents, étendus et difficiles à éteindre », juge le journal espagnol, qui évoque tant les moyens aériens anti-incendies que la nécessité de lutter contre le changement climatique.
La question du climat figure aussi dans un article publié par l’Associated Press, qui rappelle que « l’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement du monde ». L’agence de presse américaine insiste sur le fait que le Vieux continent « a connu le mois de juin le plus chaud enregistré » et que « la canicule et la sécheresse généralisée » ont favorisé « la propagation et l’intensification » des incendies.
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Huffigtonpost.fr



Entièrement d’accord avec cet article sauf sur les points suivants:
+S’il est vrai que les résineux et leur plantation acidifient le sol, sur les terres fortement argilo-calcaire du Diois , cela n’a aucun effet sauf localement une litière d’aiguilles difficilement dégradable et freinant l’installation des semis naturels.
+ Les plus grandes étendues de forets en monoculture de pins maritime ( Landes de Gascogne) et d’épicéas ou douglas (Morvan ) sont privées
+ Dans les Alpes du Sud dont fait partie le Diois , ou les pentes des montagnes étaient au XIX ième siècle fortement ravinées par l’érosion torrentielle ,sur ces terres essentiellement de calcaire actif ,les forestiers de l’ancienne Administration des Eaux , bien que sachant eux-mème par leur expérience de terrain que seule une foret mixte de feuillus et résineux est la plus favorable pour la bio-diversité , la résistance aux incendies, aux attaques d’insectes comme les scolytes et aux champignons pathogènes pouvant l’agresser. Pour reboiser ces pentes complètement stérilisées, les forestiers de l’époque ont utilisé massivement le pin laricio noir d’Autriche originaire des Balkans car c’était la seule essence en tant que pionnière susceptible par sa grande frugalité de permettre la restauration des terrains (R T M ), la plantation directe sur ces terres ruinées de feuillus comme les chênes , les hêtres , les érables étant vouées à l’échec. Actuellement, contrairement aux affabulations de certains « spécialistes en chambre de la foret », les forestiers de l’ONF dans ces forets font des coupes progressives ( première éclaircie , seconde , voire troisième , coupe d’ensemencement , puis une fois la régénération de semis naturels installées la coupe dite définitive des derniers semenciers que les néophytes confondent avec les coupes rases privées d’ailleurs prohibées par le Code forestier
De plus , les forestiers veillent à préserver les feuillus existants même ceux de valeur nulle, protègent ceux qui s’installent naturellement,et en plantent d’autres comme des essences précieuses telles le noyer commun, l’alisier torminal , etc)sur ces sols régénérés depuis plus d’un siècle par les actions R T M ( barrages de correction torrentielles entre autre)
+Dernier point , lors de l’incendie dans le Diois , on a ouvert des pistes en catastrophe et à la va-vite dans l’urgence donc mal tracées avec risque de ravinement pour essayer d’enrayer le feu ,alors qu’il faut créer au contraire des routes et pistes forestières respectueuses de la bio-diversité et aux normes D F C I (Défense des forets contre l’incendie) les fermer par des barrières à cadenas pompiers à la circulation saufs ayants -droits comme les propriétaires les pompiers , les forestiers ,les bucherons, seuls les randonneurs et cavaliers étant autorisés à les emprunter . De même que celles existantes doivent êtres entretenues et dégagées de la végétation arbustive poussant sur leur emprise et empêchant souvent les pompiers d’intervenir en toute sécurité
Un ancien forestiers diois et de terrain qui a vu lors de sa longue carrière à l’O N F , l’État supprimer les postes de terrain et les crédits affectés à l’entretien des forets
Jean Daspres , ancien garde forestiers dans les forets domaniales R T M de Justin , de Glandasse partie , de Quint et de Solaure