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Ces derniers jours, le Diois a été durement touché par les incendies. Retours et actions …

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Ces derniers jours, le Diois a été durement touché par les incendies.

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Die

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Nous pensons d’abord aux habitantes et habitants qui ont dû évacuer leur maison, parfois dans l’urgence — dont plusieurs personnes très impliquées dans la vie de l’Avant-Poste.

Nous pensons aussi à la forêt qui brûle, aux paysages qui nous entourent, aux lieux que nous aimons, et à ce que ces événements viennent remuer en chacun·e de nous.

Nous voulons exprimer notre immense gratitude à toutes celles et ceux qui œuvrent depuis des jours pour protéger les personnes, les habitations, les terres et les forêts : sapeurs-pompiers, agents, élu·es, gendarmes, agriculteur·ices, et citoyen·nes mobilisé·es.

Dans cette épreuve, une chose nous frappe profondément : la force de solidarité du Diois.
Partout, des personnes se sont organisées, ont accueilli, informé, transporté, nourri, relayé, soutenu.
Cette énergie collective ne répare pas tout. Elle n’efface ni la tristesse, ni la peur, ni la perte.
Mais elle dit quelque chose de très fort sur ce territoire : ici, les liens comptent.

C’est dans ce territoire incroyablement solidaire et alternatif que l’Avant-Poste est né.
À sa mesure, l’Avant-Poste fait partie de cette histoire : un projet citoyen de réappropriation du foncier, de remise en état d’un bâtiment, et de réponse à des besoins très concrets du territoire.

Un lieu résilient, qui contribue à son échelle à préparer l’après — comme avec l’événement “Préparons-nous aux prochaines canicules”, ce mercredi à 20h.

Cette levée de fonds citoyenne repose elle aussi sur une formidable énergie collective. Alors merci à celles et ceux qui se sont mobilisé·es ces dernières semaines pour la faire vivre :
Marie Mélinon Ben, Thomas Glatt, Jean-Baptiste Boyer, Ivan Collombet Jérôme Demory, écologieauquotidien.org et contact@ecolgieauquotidien.fr , Charlotte Vailles, Valentin Vermeulen, Pierre Corroenne. et Pierre Grateau, sans oublier notre formidable salariée Libeyre Nelly
Merci pour les tractages sur le marché et à la Carline.
Merci pour les affichages, les réunions publiques, les cafés, les coups de fil, les messages, les relais dans les médias locaux, sur Radio Nova, dans les lettres d’information et sur les réseaux sociaux.

L’Avant-Poste est un lieu qui tient grâce à des personnes qui y croient et qui agissent.
Aujourd’hui, il reste 48 heures pour participer à cette levée de fonds citoyenne si vous souhaitez participer : https://lnkd.in/e24ArZJw

Un immense merci à toutes celles et ceux qui ont déjà souscrit.
Votre soutien permet de renforcer l’Avant-Poste, de consolider ses usages solidaires, et de continuer à faire vivre ce lieu au service du Diois.

Prenez soin de vous,

L’Avant-Poste – Tiers lieu de la transition

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Ceci n’est pas une forêt qui brûle.
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« Alors que la France panique et brûle sous des incendies historiques qui ont déjà réduit en cendres plus de 115 000 hectares du territoire, le bal des hypocrites est ouvert. Comme à chaque catastrophe, les discours officiels s’empressent de désigner des boucs émissaires commodes : la malveillance de quelques pyromanes, le manque d’éducation des citoyens, ou d’absurdes réglementations écologiques qui empêcheraient le « nettoyage » des forêts au printemps.
Ce rideau de fumée politique a un but précis : masquer le plus grand angle mort du débat climatique, un scandale d’État et un capitalisme de connivence qui porte une responsabilité biophysique directe dans le désastre actuel.
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La cause structurelle et criminelle des mégafeux, c’est la poudrière que vous avez construite. Sur les 17 millions d’hectares de forêts que compte la France, plus de 7 millions sont des monocultures strictes qui ne méritent même pas le nom de forêts. Pire encore, près de 3 millions d’hectares sont des plantations industrielles de résineux à haute combustibilité — des essences pyrophiles comme le pin maritime ou le douglas.
Pour rendre l’échelle de ce désastre visuelle : c’est l’équivalent de la superficie de la Belgique qui a été transformé en combustible sur pied sur le sol français.
La science et l’observation du vivant démontrent la mécanique implacable de ces « usines à bois » : la pluie est interceptée par la canopée constante et peine à recharger les nappes, y compris en hiver. Au printemps, ce feuillage persistant bloque la lumière et la chaleur au sol, paralysant l’activité biologique.
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Les résineux acidifient et déstructurent profondément la terre en provoquant le lessivage des nutriments essentiels comme le calcium. Faute de décomposition par les micro-organismes, une litière d’aiguilles particulièrement inflammable s’accumule indéfiniment au pied des arbres sans s’intégrer au sol.
Ajoutez à cela un assèchement profond du sol, une biomasse saturée de résines et d’émissions de terpènes volatils, et un alignement monospécifique continu sur des centaines d’hectares : vous obtenez les conditions physiques idéales pour la perte de contrôle totale de feux gigantesques. Les parcelles de forêts anciennes et diversifiées de feuillus, qui recyclent l’eau et agissent comme des climatiseurs régionaux, ont été balayées.
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Ce crime écologique n’est pas le fruit du hasard. Il a été financé par l’argent public. Le récent Plan de Relance forestier de 200 millions d’euros, prétendument conçu pour « adapter les forêts au climat », s’est transformé en tiroir-caisse pour les lobbies de la sylviculture intensive. Les chiffres du rapport de l’association Canopée sont accablants : 87 % des projets financés ont été des coupes rases. Dans 42 % des cas, l’État a payé des multinationales du bois pour raser des forêts de feuillus complexes et saines, pour les remplacer à 83 % par des monocultures de résineux. Des géants de la filière ont dicté les critères d’éligibilité dans les comités ministériels pour capter les subventions, tandis que le Ministère de l’Agriculture refusait toute transparence sur la localisation des parcelles sacrifiées.
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Et en parallèle, l’état désarmait méthodiquement les services de secours. Les sapeurs-pompiers dénoncent depuis des années la réduction de leurs moyens structurels, le gel des effectifs et le démantèlement de la protection civile. Les soldats du feu en sous-nombre affrontent des « orages de feu » indomptables créés par la géométrie industrielle.
Le CO₂ atmosphérique mondial n’est pas le seul coupable des dômes de chaleur. En détruisant la fonction « éponge » des sols et la capacité de climatisation du vivant au profit d’intérêts financiers à court terme, vous avez détruit le cycle local de l’eau.
La seule transition climatique qui vaille commence par l’arrêt immédiat des coupes rases, le démantèlement des monocultures industrielles, et la réintroduction massive de forêts mixtes et de systèmes agroforestiers diversifiés. Il est temps de réparer l’éponge terrestre. »
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Alors que la France panique et brûle sous des incendies historiques qui ont déjà réduit en cendres plus de 115 000 hectares du territoire, le bal des hypocrites est ouvert.
Comme à chaque catastrophe, les discours officiels s’empressent de désigner des boucs émissaires commodes : la malveillance de quelques pyromanes, le manque d’éducation des citoyens, ou d’absurdes réglementations écologiques qui empêcheraient le « nettoyage » des forêts au printemps.
Ce rideau de fumée politique a un but précis : masquer un scandale d’état et un capitalisme de connivence qui porte une responsabilité biophysique directe dans le désastre actuel.
La cause structurelle et criminelle des mégafeux, c’est la poudrière que vous avez construite. Sur les 17 millions d’hectares de forêts que compte la France, plus de 7 millions sont des monocultures strictes qui ne méritent même pas le nom de forêts. Pire encore, près de 3 millions d’hectares sont des plantations industrielles de résineux à haute combustibilité — des essences pyrophiles comme le pin maritime ou le douglas.
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Cette industrialisation a connu une accélération vertigineuse à partir des années 1970 : pour maximiser la rentabilité à court terme de la cellulose et du carton d’emballage, la filière a radicalement augmenté le nombre d’arbres à l’hectare et accéléré les rotations de coupes. En rasant méthodiquement les arbres dès l’âge de 20 ou 30 ans, elle a substitué à la forêt un maillage géométrique ultra-dense et bas.
Pour rendre l’échelle de ce désastre visuelle : c’est l’équivalent de la superficie de la Belgique qui a été transformé en combustible sur pied sur le sol français.
La science et l’observation du vivant démontrent la mécanique implacable de ces « usines à bois » : la pluie est interceptée par la canopée constante et peine à recharger les nappes, y compris en hiver. Au printemps, ce feuillage persistant bloque la lumière et la chaleur au sol, paralysant l’activité biologique.
La décomposition de la litière acidifie et déstructure la terre en provoquant le lessivage des nutriments essentiels comme le calcium. Faute de décomposition par les micro-organismes, cette couche d’aiguilles inflammable s’accumule indéfiniment au pied des arbres sans s’intégrer.
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Ajoutez à cela un assèchement profond du sol, une biomasse saturée de résines et d’émissions de terpènes volatils, et un alignement monospécifique continu sur des centaines d’hectares : vous obtenez les conditions physiques idéales pour la perte de contrôle totale de feux gigantesques. Les parcelles de forêts anciennes et diversifiées de feuillus, qui recyclent l’eau et agissent comme des climatiseurs régionaux, ont été balayées.
Les statistiques européennes sont sans appel: ce modèle industriel de conifères purs présente un risque d’inflammation accru de 300 %, double la probabilité statistique de destruction totale du massif, et engendre une vitesse de propagation des flammes 5 à 10 fois supérieure à celle d’une forêt de feuillus.
Ce crime écologique a été financé par l’argent public. Le récent Plan de Relance forestier de 200 millions d’euros, prétendument conçu pour « adapter les forêts au climat », s’est transformé en tiroir-caisse pour les lobbies de la sylviculture intensive. Les chiffres du rapport de l’association Canopée sont accablants : 87 % des projets financés ont été des coupes rases. Dans 42 % des cas, l’État a payé des multinationales du bois pour raser des forêts de feuillus complexes et saines, pour les remplacer à 83 % par des monocultures de résineux. Des géants de la filière ont dicté les critères d’éligibilité dans les comités ministériels pour capter les subventions, tandis que le Ministère de l’Agriculture refusait toute transparence sur la localisation des parcelles sacrifiées.
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En parallèle, l’État désarmait méthodiquement la surveillance et les services de secours. L’Office National des Forêts (ONF), pilier historique de la gestion publique des massifs, a été saigné à blanc : près de 40 % de ses effectifs ont été supprimés en vingt ans, retirant du terrain les agents indispensables au diagnostic précoce des départs de feux et à l’entretien des lignes pare-feux. De leur côté, les sapeurs-pompiers dénoncent le gel de leurs moyens structurels et la réduction budgétaire de la protection civile. Les soldats du feu, en sous-nombre chronique, sont envoyés face à des « orages de feu » indomptables créés par la seule géométrie industrielle.
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Pour couronner le tout, la hausse globale des températures mondiales et l’intensification des dômes de chaleur estivaux sont venues frapper ces territoires déjà fragilisés. Multiplier le combustible inflammable, saboter la prévention humaine et ignorer l’assèchement de l’air : voilà la formule mathématique de l’ irresponsabilité. Vous avez soumis la gestion du territoire à une équation systémique suicidaire à trois paramètres où tous les curseurs ont été sciemment poussés vers l’emballement.
Le CO₂ atmosphérique mondial n’est pas le seul coupable des dômes de chaleur. En détruisant la fonction « éponge » des sols et la capacité de climatisation du vivant au profit d’intérêts financiers à court terme, vous avez détruit le cycle local de l’eau.
La seule transition climatique qui vaille commence par l’arrêt immédiat des coupes rases, le démantèlement des monocultures industrielles, et la réintroduction massive de forêts mixtes et de systèmes agroforestiers diversifiés. Il est temps de réparer l’éponge terrestre.
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Le nord de la Vallée du Rhône est placé aujourd’hui en risque feux de forêt très sévère (niveau rouge). 
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⚠️ En conséquence, les restrictions prévues par les arrêtés préfectoraux en vigueur s’appliquent pendant toute la durée de ce niveau de risque.
📍 Les principales mesures :
🚫 Interdiction de circulation et de stationnement des véhicules dans les massifs (chemins non revêtus).
🚶‍♂️ La circulation des personnes est fortement déconseillée dans les massifs forestiers concernés.
🌾 Travaux agricoles :
Interdiction de 13h à 20h pour la récolte de grandes cultures, la fenaison, le fauche/pressage et le débroussaillage mécanisé. (Pendant les plages autorisées, présence obligatoire d’un moyen d’extinction ou de lutte sur place).
À moins de 200 mètres des lisières de massifs forestiers, les travaux avec un engin à moteur thermique sont interdits, sauf dérogation possible de 5h à 9h sous conditions strictes.
🗺️ Consultez la carte actualisée du risque incendie et les restrictions en vigueur :
🙏 Adoptez les bons réflexes :
🚭 Ne jetez jamais de mégot dans la nature.
🔥 N’allumez ni feu, ni barbecue à proximité des espaces boisés.
Il y a un lien entre tout. Les incendie dévastateurs, le RN financé par des banques, la hausse des franchises médicales, il y a un lien et ce lien c’est évidemment l’argent.
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On prend d’un côté pour redonner à un autre, ce n’est pas pour rien qu’on parle d’argent “liquide” parce que l’argent est un flux. Et pour la bourgeoisie, la transaction est très simple : elle veut de l’argent, et le prend là où elle peut. “Faire des économies”, et on a plus de Canadairs. Mais on a les rutilants Centaures de la gendarmerie, superbes véhicules aptes à “intervenir” en tous milieux y compris urbains. Ne croyez pas trop les politiques qui vous assurent que l’armée ne sera pas déployée en villes en cas de troubles : la Gendarmerie c’est l’armée.
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Le flux ne doit jamais s’arrêter et c’est pour ça que la bourgeoisie exige sans cesse des “économies”. Jamais pour elle. Toujours pour les autres, et les autres c’est nous. Tailler dans les pompiers, tailler dans les maladies longues durées, tailler dans les agences de protection de la nature, tailler dans la sécu, tailler dans tout ce qui est encore la fine, de plus en plus fine, ligne des choses qui font la différence, pour nous, entre vivre mieux et vieux, et survivre, parce que c’est, depuis le début, le but de ces gens.
Nous mettre en perpétuelle situation de survie.
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Et ils savent aussi très bien que c’est une stratégie risquée.
D’où les Centaures. D’où le financement du RN via la macronie, qui n’en a tellement plus rien à foutre, qui est déjà convaincue qu’elle est foutue, qu’elle a décidé de carrément montrer au grand jour qu’elle préfère le fascisme. Quand tu es incapable de combler ton découvert tu peux te retrouver interdit bancaire à la Banque de France pour cinq années, mais emprunter à 6 chiffres pour un parti corrompu dont la cheffe aura été condamnée par la Justice, ça ne représente pas un souci. Le flux ne doit jamais être interrompu, les fascistes en seront les chiens de garde enragés.
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La bourgeoisie oublie, ou fait semblant d’oublier, que le souci avec le fascisme, c’est qu’on sait très bien quand on lui donne le pouvoir ; mais jamais exactement quand il va le rendre. Parce qu’il ne le rend pas, et en général ça finit mal pour tout le monde. Surtout pour les fascistes, évidemment, mais ça ce n’est pas très grave.
En attendant des gens souffrent. Souffrent vraiment, pas comme une DJ mythomane dont on nous rebat les oreilles depuis une semaine quand il se passe des choses réellement graves, des gens souffrent, et meurent, de chaleur, des incendies, des maladies déremboursées, de pauvreté, de désespoir. Des gens souffrent et meurent.
En Gironde, les pompiers sont confrontés à leur pire cauchemar, un ouragan de feu. Ces mots sont horrifiants : un ouragan. De feu. Qui s’autoalimente et continue à tout dévorer jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à dévorer et continue ensuite, puisqu’il est alimenté par l’air. Les seules occurrences où on assistait à un ouragan de feu, c’est par l’emploi massif de bombes incendiaires, Dresde et Tokyo ont subi ça en 1945.
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Le néolibéralisme fabrique les conditions qui aboutissent à des situations qu’on ne voyait que dans les guerres.
Parce que le néolibéralisme agonisant nous a déclaré la guerre.

Une guerre totale parce que jamais le flux ne doit s’interrompre.

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Adrian Veidt
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🔥 Un climatologue fuit les flammes… et raconte.
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Stefan Rahmstorf, l’un des plus grands climatologues au monde (Institut Potsdam, prix Nobel de la paix 2007 avec le GIEC), était en vacances près de Bordeaux. Il a dû fuir les incendies avant même l’ordre d’évacuation et nous raconte :
🌅 « Le soleil est devenu rouge incandescent, tout le paysage s’est teinté d’un orange irréel, comme dans un film de science-fiction. »
Même un expert qui étudie ça depuis 30 ans est resté sidéré de le vivre en vrai.
😡 Colère : « Ça me rend furieux. Les climatologues alertent depuis des décennies. Le premier rapport du GIEC date de 1990. »
⏱️ ce n’est pas réversible à l’échelle d’une vie humaine : « On est littéralement dans une course contre la montre pour atteindre zéro émission. Chaque tonne de CO2 en plus aggrave la situation — pour des milliers d’années. »
🧠 Pourquoi il témoigne : « Il m’a fallu des décennies pour comprendre : les gens ne réagissent pas aux graphiques et aux data. Ils réagissent aux histoires. »
🔬 Le fond scientifique derrière tout ça : la chaleur assèche les sols et la végétation bien plus vite — un mécanisme accentuant le risque incendie avec la baisse de pluie en été en France..
📍 Pendant ce temps : +100 000 hectares brûlés en Gironde, plus de 300 000 personnes évacuées en France et en Espagne.
Le message de Rahmstorf, en une phrase : la science a déjà tout dit. Ce qui manque, c’est l’action.
La photo est de stephan Rahmstorf lui-même
Avant toute chose, nous faisons le choix de ne citer aucun nom, non pas par oubli, mais justement par crainte d’en oublier. Alors, si vous avez contribué, de près ou de loin, sachez que ces remerciements vous sont adressés.
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Diois
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Avant toute chose, nous faisons le choix de ne citer aucun nom, non pas par oubli, mais justement par crainte d’en oublier. Alors, si vous avez contribué, de près ou de loin, sachez que ces remerciements vous sont adressés.
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Face aux incendies qui ont durement touché le Diois, il est difficile de trouver les mots à la hauteur de l’engagement dont tant de personnes ont fait preuve.
Pendant des jours, nous avons regardé les collines avec inquiétude, espérant que le feu ne viendrait pas jusqu’à nous. Malheureusement, il est venu lécher nos montagnes, menaçant nos maisons, nos forêts, nos terres et tout ce qui nous est cher.
Aujourd’hui, du fond du cœur, la commune de Pontaix souhaite dire un immense merci à toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés, de près ou de loin, pour protéger notre territoire.
Merci aux sapeurs-pompiers, professionnels et volontaires. Vous avez affronté la chaleur, la fumée, l’épuisement et le poids du matériel. Vous avez quitté vos familles pour protéger les nôtres. Vous avez risqué ce que vous avez de plus précieux pour préserver ce que nous avons de plus cher.
Vous n’étiez pas seulement des soldats du feu. Vous étiez notre rempart, notre espoir, notre fierté. Pendant des jours, vous avez combattu un incendie d’une ampleur exceptionnelle qui ne voulait rien lâcher. Vous avez couru quand nous fuyions. Vous êtes restés quand nous partions. Vous avez sauvé des maisons, des animaux, des souvenirs, des vies.
Merci aux militaires, aux équipes de la Sécurité civile qui ont travaillé dans des conditions extrêmement difficiles, parfois sur des terrains escarpés et dangereux, avec un courage et un engagement remarquable.
Merci aux forces de l’ordre pour leur mobilisation, la sécurisation des quartiers et des maisons évacuées, la gestion de la circulation et leur soutien aux équipes de secours.
Merci aux agriculteurs qui ont prêté leurs tracteurs, leurs citernes, leur matériel et leur temps pour soutenir les opérations.
Merci à vous bûcherons, aux professionnels de la forêt et aux entreprises locales qui ont créé des pistes, ouvert des accès et sécurisé les zones afin de permettre aux secours de lutter contre les flammes.
Merci aux pilotes et équipages des moyens aériens, aux conducteurs d’engins et à toutes les équipes mobilisées.
Merci aux bénévoles, aux habitants, aux voisins et à tous ceux qui ont donné de leur temps. Vous avez accueilli des animaux, apporté de l’eau, de la nourriture, du réconfort, et montré que la solidarité est toujours plus forte que l’adversité.
Dans ces moments difficiles, nous avons su nous serrer les coudes, que nous soyons habitants de toujours, nouveaux arrivants ou simplement de passage. Cet élan de générosité et de fraternité restera gravé dans nos mémoires.
Nous souhaitons également remercier toutes les personnes qui ont œuvré dans l’ombre, parfois sans être vues, mais dont l’aide a été précieuse et indispensable. Chaque geste, chaque présence, chaque parole de soutien a compté.
Ces incendies ont révélé la force d’un territoire uni. Ensemble, chacun a apporté sa pierre à l’édifice avec courage, générosité et humanité.
Votre engagement restera gravé dans nos mémoires et nous rappelle qu’ensemble, nous sommes capables de surmonter les épreuves les plus difficiles.

Il y a encore des pompiers sur place. Désormais, ce sera très certainement la caserne de Die ou celles des environs qui prendront le relais et veilleront sur nous. Un immense merci à eux pour leur engagement et leur dévouement.

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🔥 Incendies : quand l’extrême droite transforme les écologistes en coupables.
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À chaque été, la même mécanique se répète : certains responsables politiques et influenceurs d’extrême droite accusent les écologistes d’empêcher l’entretien des forêts. Une affirmation simple… mais fausse.
👉 La réalité est tout autre : débroussaillement, gestion forestière, rôle de l’ONF, effets du changement climatique, causes réelles des incendies… notre article démonte point par point cette désinformation.
📖 À lire ici :
Parce que le débat public mérite mieux que des boucs émissaires.
L’étincelle allume l’incendie.
Le modèle économique crée le méga-feu.
On a asséché la terre.
Épuisé les sols.
Aligné les pins pour brûler.
L’étincelle change à chaque fois.
La broyeuse, le fourgon, le mégot ou le pyromane.
Le terrain, lui, reste le même : une forêt-usine bâtie pour le papier et la cagette, coupée jeune, replantée à l’identique après chaque désastre.
Le méga-feu n’est pas un accident.
C’est la récolte d’un modèle.

 

Marc Namblard
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Ciblé par les oppositions, et particulièrement par les écolos et les insoumis, le gouvernement s’est défendu hier de toute impréparation face aux feux de forêts.
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.Des polémiques «ridicules», dixit Beauvau, pensant tout particulièrement au décret de coupes de crédits qui a entraîné le retrait d’une commande de 2 Canadairs en 2024. Un décret signé à l’époque par Gabriel Attal, qui en a déjà pris pour son grade sur le sujet, mais aussi par Bruno Le Maire, alors ministre de l’Économie, et par Thomas Cazenave, chargé à l’époque du Budget. Mais, ironie de l’histoire, ce dernier est désormais aux premières loges de la crise en tant que nouveau maire de Bordeaux. «Aujourd’hui, l’heure est à la mobilisation. Demain, il faudra se pencher sur les responsabilités. Et ce décret, qui annule notamment 52,7 M€ de crédit au programme de sécurité civile, pèsera lourd», a souligné le LR Henri de Beauregard. Même tonalité chez Valérie Grandet, membre du bureau politique de LR et proche de David Lisnard : «Le 21 février 2024, un décret signé par Attal, Le Maire & Cazenave, maire de Bordeaux, a supprimé 10 milliards € de crédits budgétaires, dont 52,8 millions pour la Sécurité civile. Sachons nous en rappeler.» «Les archives sont cruelles», a fustigé de son côté l’ex-LFI Alexis Corbière, compte rendu de débats à l’Assemblée à l’appui. Et d’insister : «On remarquera que ceux qui s’opposent alors à l’attribution de moyens supplémentaires pour les Canadairs sont l’actuel maire de Bordeaux Cazenave et le ministre Lefèvre [délégué à la Transition écologique, ndlr].»
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28/07/2026 

L’ampleur « apocalyptique » des incendies en France se voit aussi dans la couverture de la presse internationale

Des États-Unis à la Chine en passant par le Royaume-Uni et l’Espagne, des journalistes du monde entier se font l’écho de la panique face aux feux qui ravagent la Gironde et les Landes.

 Maxime Dhuin

À l’étranger, les feux « apocalyptiques » en France attirent aussi l’attention des médias. (photo d’illustration d’un sapeur-pompier intervenant dans la commune de Saint-Jean-d’Illac, en banlieue de Bordeaux, le 26 juillet 2026)

À l’étranger, les feux « apocalyptiques » en France attirent aussi l’attention des médias. (photo d’illustration d’un sapeur-pompier intervenant dans la commune de Saint-Jean-d’Illac, en banlieue de Bordeaux, le 26 juillet 2026)
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L’été infernal des Français et des Espagnols est aussi suivi à l’international. Après avoir largement commenté les vagues de chaleur qui accablent l’Europe de l’Ouest, de nombreux journalistes étrangers se penchent à présent sur les incendies qui ravagent l’Hexagone. Ceux en Gironde et dans les Landes concentrent l’essentiel de la couverture médiatique, au vu du nombre d’hectares partis en fumée et de l’ampleur des évacuations, qui n’ont pas épargné les touristes internationaux.

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C’est leur sort qui a d’abord attiré l’attention de la presse étrangère, particulièrement lors de l’évacuation spectaculaire de la très touristique commune de Lège-Cap-Ferret. L’épisode a marqué The Daily Beast, qui revient sur les « milliers de touristes » qui « ont dû fuir cette destination prestigieuse ». Pour donner à ses lecteurs une idée de l’ampleur du choc en France, le site américain présente les stations balnéaires chics du bassin d’Arcachon comme l’équivalent français des Hamptons, un lieu de villégiature à deux heures de New York et très couru des élites et peoples américains.

D’autres médias internationaux ont donné la parole à des ressortissants de leur pays, confrontés aux feux lors de leurs vacances. C’est le cas de la RTBF, qui a publié une interview de Mathilde, une touriste belge qui séjournait au sud-ouest de Bordeaux au moment des feux. « On a vu le ciel qui devenait vraiment apocalyptique, c’était vraiment effrayant », a-t-elle témoigné avant de revenir sur sa fuite en catastrophe. « On a terminé nos valises […] et on a décidé de partir le jour même et de ne pas risquer d’être là un jour de plus », a relaté celle qui a pu rentrer chez elle malgré les « routes barrées » et les « bouchons ».

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Des sinistrés entre « peur », « confusion » et « détermination »

Si le cas des touristes a intéressé les journalistes étrangers, la situation des nombreux sinistrés les a aussi interpellés. Le New York Times – qui a désormais un onglet dédié au « Feux en Europe de l’ouest » sur son site – a consacré plusieurs articles aux feux et notamment aux riverains évacués et hébergés à Bordeaux. Envoyés dans « l’immense parc des expositions » de la « cité du vin », les journalistes du quotidien américain décrivent des personnes « unies par la peur, la confusion et la détermination à retrouver leurs maisons ».

Une reporter du journal britannique The Guardian, elle aussi dépêchée sur place, a également donné la parole aux personnes hébergées, à l’image de Florence, une habitante « désemparée » du Haillan, une commune de la métropole bordelaise. « Je suis asthmatique, j’ai collé du ruban adhésif autour de mes fenêtres, mais je sentais quand même la fumée qui s’infiltrait sous ma porte », a-t-elle témoigné, décrivant un ciel qui était « orange et gris » avec « de la suie partout ».

Ce ciel aux airs de fin du monde a beaucoup tourné dans les médias du monde entier, et plus particulièrement le cliché devenu viral, pris par le photojournaliste de l’AFP Maximilien Lamy, qui montre des touristes observant la colonne de fumée depuis la plage de Lacanau. La photo s’est retrouvée dans des articles du quotidien hongkongais South China Morning Postà la radio-télévision publique finnoise Yle, en plus d’avoir fait la une d’un certain nombre de médias britanniques, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Les images des maisons ravagées par les flammes, notamment dans la commune du Porge, ont également beaucoup circulé dans la presse étrangère, comme en témoignent l’article du quotidien québécois Le Devoir, qui évoque le « paysage de désolation » laissé par les flammes, ou le reportage vidéo partagé par la prestigieuse agence Reuters, que vous pouvez visionner juste ici.

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Bisbilles politiques et enjeux climatiques

Le cas du Porge et ses habitants qui se sont investis pour protéger les maisons des flammes conduit (entre autres) le New York Times à évoquer les « scènes de solidarité » auxquelles « les incendies ont donné lieu ». « Mais cette catastrophe a également ravivé les querelles politiques autour de la politique climatique » et de la façon de gérer le désastre, poursuit le quotidien américain, qui relève qu’Emmanuel Macron est critiqué à sa droite comme à sa gauche.

Les bisbilles politiques sur les moyens de lutter contre les feux ont aussi été épinglées par El Mundo, pointant les piques de Jean-Luc Mélenchon et de Jordan Bardella en direction de l’exécutif, lui reprochant le manque de moyens aériens. « Le retard pris dans la mise en service de l’avion militaire A400M, capable de déverser 20 000 litres d’eau en quelques secondes, a suscité la controverse », décrit le quotidien ibérique.

Son concurrent El País évoque parallèlement la situation en France et en Espagne, elle aussi touchée par des feux monstres, dans un édito titré « Quand les braises seront éteintes ». Celui-ci imagine les moyens et les politiques à mettre en place pour éviter que les drames de l’été 2026 ne deviennent rituels. « Les méthodes traditionnelles [pour lutter] deviennent obsolètes » face à des incendies « toujours plus fréquents, étendus et difficiles à éteindre », juge le journal espagnol, qui évoque tant les moyens aériens anti-incendies que la nécessité de lutter contre le changement climatique.

La question du climat figure aussi dans un article publié par l’Associated Press, qui rappelle que « l’Europe est le continent qui se réchauffe le plus rapidement du monde ». L’agence de presse américaine insiste sur le fait que le Vieux continent « a connu le mois de juin le plus chaud enregistré » et que « la canicule et la sécheresse généralisée » ont favorisé « la propagation et l’intensification » des incendies.

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1 Commentaire

  1. Entièrement d’accord avec cet article sauf sur les points suivants:
    +S’il est vrai que les résineux et leur plantation acidifient le sol, sur les terres fortement argilo-calcaire du Diois , cela n’a aucun effet sauf localement une litière d’aiguilles difficilement dégradable et freinant l’installation des semis naturels.
    + Les plus grandes étendues de forets en monoculture de pins maritime ( Landes de Gascogne) et d’épicéas ou douglas (Morvan ) sont privées
    + Dans les Alpes du Sud dont fait partie le Diois , ou les pentes des montagnes étaient au XIX ième siècle fortement ravinées par l’érosion torrentielle ,sur ces terres essentiellement de calcaire actif ,les forestiers de l’ancienne Administration des Eaux , bien que sachant eux-mème par leur expérience de terrain que seule une foret mixte de feuillus et résineux est la plus favorable pour la bio-diversité , la résistance aux incendies, aux attaques d’insectes comme les scolytes et aux champignons pathogènes pouvant l’agresser. Pour reboiser ces pentes complètement stérilisées, les forestiers de l’époque ont utilisé massivement le pin laricio noir d’Autriche originaire des Balkans car c’était la seule essence en tant que pionnière susceptible par sa grande frugalité de permettre la restauration des terrains (R T M ), la plantation directe sur ces terres ruinées de feuillus comme les chênes , les hêtres , les érables étant vouées à l’échec. Actuellement, contrairement aux affabulations de certains « spécialistes en chambre de la foret », les forestiers de l’ONF dans ces forets font des coupes progressives ( première éclaircie , seconde , voire troisième , coupe d’ensemencement , puis une fois la régénération de semis naturels installées la coupe dite définitive des derniers semenciers que les néophytes confondent avec les coupes rases privées d’ailleurs prohibées par le Code forestier
    De plus , les forestiers veillent à préserver les feuillus existants même ceux de valeur nulle, protègent ceux qui s’installent naturellement,et en plantent d’autres comme des essences précieuses telles le noyer commun, l’alisier torminal , etc)sur ces sols régénérés depuis plus d’un siècle par les actions R T M ( barrages de correction torrentielles entre autre)
    +Dernier point , lors de l’incendie dans le Diois , on a ouvert des pistes en catastrophe et à la va-vite dans l’urgence donc mal tracées avec risque de ravinement pour essayer d’enrayer le feu ,alors qu’il faut créer au contraire des routes et pistes forestières respectueuses de la bio-diversité et aux normes D F C I (Défense des forets contre l’incendie) les fermer par des barrières à cadenas pompiers à la circulation saufs ayants -droits comme les propriétaires les pompiers , les forestiers ,les bucherons, seuls les randonneurs et cavaliers étant autorisés à les emprunter . De même que celles existantes doivent êtres entretenues et dégagées de la végétation arbustive poussant sur leur emprise et empêchant souvent les pompiers d’intervenir en toute sécurité
    Un ancien forestiers diois et de terrain qui a vu lors de sa longue carrière à l’O N F , l’État supprimer les postes de terrain et les crédits affectés à l’entretien des forets
    Jean Daspres , ancien garde forestiers dans les forets domaniales R T M de Justin , de Glandasse partie , de Quint et de Solaure

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