Face au désastre écologique
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Pompiers, paysans, bénévoles, associations, entreprises : les visages de la mobilisation contre les incendies : c’est l’affaire de toutes et tous face à l’inertie de l’Etat !
Secoué par des feux colossaux, le pays peut compter sur une vague de solidarité historique. Agriculteurs, chasseurs, bénévoles, écologistes, ou pompiers se serrent les coudes pour venir à bout de ces incendies destructeurs.

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Cédric, policier volontaire : « C’est aussi ça notre métier »
Le grand patron de la Police nationale, Louis Laugier, l’a fait savoir dans un télégramme : face à l’urgence, il faut constituer un « vivier de volontaires ». Cédric, policier dans le Val-d’Oise, n’a pas hésité à se porter candidat. Sa mission : aider les effectifs locaux à évacuer les habitants sinistrés. Nuits de cinq heures dans des hangars, approvisionnement en eau irrégulier, chaleurs extrêmes… Aux efforts physiques s’ajoutent les secousses psychologiques. « C’est toujours déchirant de voir des gens quitter leur maison sans savoir ce qu’elle va devenir », explique le policier, rentré de Gironde. Geoffroy Antoine
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Incendie dans le Diois : le feu n’a pas repris mais reste sous haute surveillance…
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Ce vendredi 14 août à 13h45 une pluie massive et courte est venue a boue de certains foyers ..
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Les équipes poursuivent le traitement des points chauds résiduels, notamment sur la droite du feu, côté Haut-Charens, ainsi qu’à l’arrière du feu, au niveau des cols de Fond-Sauvage et du Surnon. Un dispositif de surveillance active est progressivement mis en place pour la nuit.
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Quant aux moyens mobilisés pour lutter contre cet incendie, « les effectifs restent globalement stables », indique la préfecture drômoise. Concernant les moyens aériens, un hélicoptère bombardier d’eau lourd a été engagé dès 11 heures ce jeudi. Il a participé au traitement de plusieurs points chauds au cours de la journée.
« Les équipes restent pleinement mobilisées pour traiter les points chauds résiduels et consolider la stabilisation du feu, dans un contexte météorologique toujours défavorable marqué par de fortes chaleurs et un faible taux d’hygrométrie », conclut la préfecture.
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Feu dans le Diois : une situation stable, un douzième sapeur-pompier blessé
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Au douzième jour de lutte contre le feu dans le massif du Claps à Bellegarde-en-Diois, « la situation sur le terrain reste relativement stable », indique, ce vendredi 14 août en fin d’après-midi, la préfecture de la Drôme. La surface parcourue par le sinistre, n’a pas évolué et elle est toujours estimée à 400 hectares.
Les 320 sapeurs-pompiers engagés dans le Diois ce vendredi ont poursuivi le traitement des lisières, et ont maîtrisé des reprises de feu constatées sur différents secteurs.
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Dans son point quotidien sur l’incendie du massif du Claps à Bellegarde-en-Diois, qui a débuté le 3 août, la préfecture de la Drôme indique que « la situation est restée favorable au cours de la journée de vendredi 14 août, sans reprise notable à signaler. La surface parcourue par le feu reste inchangée », de l’ordre de 400 hectares.
Un sapeur-pompier volontaire a été légèrement blessé lors des opérations menées ce jeudi 13 août. Il est actuellement pris en charge à l’hôpital de Valence. Depuis le début de l’intervention, le 3 août, 12 soldats du feu ont été blessés à Bellegarde-en-Diois.
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Incendie en Drôme, à Bellegarde-en-Diois : les agriculteurs, maillons essentiels pour approvisionner les pompiers en eau
Sur les hauteurs du hameau de Montlahuc, les agriculteurs viennent approvisionner le bassin utilisé par les hélicoptères bombardiers d’eau. © Radio France – Dylan Prieur
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vendredi 14 août 2026
Plus de 10 jours maintenant, ce vendredi 14 août, que le feu de Bellegarde-en-Diois parcourt le massif du Claps sur plus 400 hectares. Environ 450 pompiers sont aidés sur place par des dizaines d’agriculteurs devenus un maillon indispensable de l’approvisionnement en eau.
La lutte commence à s’inscrire dans le temps face au feu de Bellegarde-en-Diois. Voilà maintenant plus de 10 jours que l’incendie s’est déclaré dans le massif du Claps. Plus de 450 pompiers sont encore sur place pour contenir le feu dans son enveloppe. 400 hectares ont déjà été parcourus. Le feu n’est pas fixé, mais il ne progresse plus. Les reprises sont fréquentes dans ce massif escarpé aux routes étroites et sinueuses. Les forces de sécurité peuvent compter sur l’aide de dizaines d’agriculteurs, présents chaque jour pour leur venir en aide avec des citernes d’eau.
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.La mission principale de Marc, agriculteur à la retraite, habitant de Bellegarde-en-Diois, c’est d’amener, comme chaque jour, sa citerne de 4.000 litres, remplie au point d’approvisionnement de l’hélicoptère bombardier d’eau. Pour ça, il enchaîne environ 15 allers-retours dans la journée entre un point de ravitaillement assuré par un camion-citerne de 28 000 litres des pompiers venus des Bouches-du-Rhône et le point haut du hameau de Montlahuc.
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.Le trajet est difficile sur cette piste blanche, cabossée, où se croisent des dizaines de véhicules de pompiers, en plus des tracteurs. « On a beaucoup de manœuvres, il faut rester concentré. Il y a beaucoup de pièges, il y a des moments où on est dix à se croiser sur cette jonction, ce n’est pas évident« , raconte l’agriculteur à la retraite. Lui qui a vu une partie de sa propriété sauvée par les pompiers, il ne compte pas ce que lui coûte sa solidarité. Alors, ICI Drôme Ardèche l’a fait pour lui. En cinq jours, Marc a dépensé environ 150 euros de gazole pour son tracteur, sans compter l’usure des pneus abimés par le goudron et les voies en forêt.
Pour s’organiser, les agriculteurs comptent sur deux groupes WhatsApp répartis en deux secteurs, avec à chaque fois une quarantaine de membres.
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Replanter les forêts brûlées va coûter entre 200 et 400 millions d’euros.
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C’est exactement le budget annuel de gestion des forêts françaises. Cherchez l’erreur.
5 à 10 000 € par hectare à replanter.
Des dizaines de milliers d’hectares partis en fumée cet été.
Et un budget annuel de 380 millions d’euros, celui que la France consacre à entretenir, surveiller et prévenir sur l’ensemble de ses forêts, sur 12 mois.
En quelques semaines d’incendies, on a brûlé l’équivalent d’une année entière d’investissement forestier.
Ce n’est pas une catastrophe naturelle.
C’est le résultat d’un calcul : on a sous-investi dans la prévention pendant des décennies, et on paie maintenant la facture de la reconstruction.
L’INRAE le documente depuis des années : 1 euro de prévention évite 10 euros de lutte et de reconstruction.
Ce chiffre n’a pas changé.
Ce qui a changé, c’est l’ampleur de ce qu’on reconstruit.
La vraie question n’est pas combien coûte la replantation.
C’est quoi qu’on replante, et comment.
Pas les mêmes pins. Pas la même logique.
Des forêts diversifiées, multistrates, résilientes à la sécheresse et aux incendies.
Des essences locales mélangées. Des corridors feuillus entre les résineux.
De l’agroforesterie aux lisières.
On a l’argent pour reconstruire.
On a le savoir pour reconstruire mieux.
Il manque la décision de ne pas répéter les mêmes erreurs.
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Elarik Philouze, Directeur des programmes Let’s Catch Carbon @Chacun Son Café
30 ans dans les projets agricoles et climatiques, au plus près des réalités du terrain.

La seule transition climatique qui vaille commence par l’arrêt immédiat des coupes rases, le démantèlement des monocultures industrielles, et la réintroduction massive de forêts mixtes et de systèmes agroforestiers diversifiés. Il est temps de réparer l’éponge terrestre.


Merci, merci, merci pour vos 40 papiers divers, pertinents et actualisés.
Sans doute la somme de ce temps Diois dramatique.
J’ai vu que nous étions pus de 6000 à les avoir lu ! Ouf !
C’est rigolo que certains diois ne vous mentionne pas comme référence historique?
Bravo et continuez.. vous êtes l’intérêts général et le bien commun en action !
Et mémoire de ce temps
Eva I. Combe de Loscence, le Chapelle en Vercors