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Incendie dans le Diois : environ 400 hectares brûlés, le feu toujours actif

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Une semaine après le départ de feu, d’origine volontaire, dans le massif du Claps à Bellegarde-en-Diois, environ 500 sapeurs-pompiers et militaires sont toujours engagés, ce lundi 10 août. Si le feu n’a pas progressé dans la nuit de dimanche à lundi, la situation n’est toujours pas stabilisée.

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Un important feu s'est déclaré lundi 3 août, dans le massif du Claps, à Bellegarde-en-Diois. Photo Laurie Muscio
Un important feu s’est déclaré lundi 3 août, dans le massif du Claps, à Bellegarde-en-Diois. 

 

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Depuis une semaine, un important feu est en cours dans le massif du Claps, à Bellegarde-en-Diois. Environ 500 sapeurs-pompiers et militaires sont toujours engagés, ce lundi 10 août.

La situation a été particulièrement défavorable la veille, dimanche 9 août, pour les sapeurs-pompiers et militaires engagés. Suite à une propagation importante, la surface brûlée représentait, en début de soirée, une superficie de 370 hectares.

Comme le révélait Le Dauphiné libéré dès le 6 août, la piste d’un acte volontaire est privilégiée après la détection de deux départs de feu lundi 3 août, dans le massif du Claps à Bellegarde-en-Diois.

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  • 11:10

    Une centaine de bénévoles mobilisés

    Le site du Plantier, domaine intercommunal situé entre Luc-en-Diois et Poyols, issu de l’acquisition d’un ancien centre de vacances par la communauté des communes du Diois, accueille toujours les sapeurs-pompiers pour qu’ils prennent des repas confectionnés sur place, prennent une douche, et dorment.

    Aussi, pour alimenter les points de collations mis en place dans les villages, la communauté des communes du Diois relance un appel aux dons : savons pour les mains, gel douche, lingettes, crème solaire, barres de céréales, compotes en gourde, pâté, jambon, biscuits secs, jus de fruit… Les collectes sont réalisées de 9 heures à midi à l’Intermarché et U express de Die, et de 16 à 18 heures au Carrefour Market de Luc-en-Diois.

    Au total, une centaine de bénévoles sont mobilisés.

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  • 10:35

    Les renforts se sont ravitaillés « gratuitement »…

    Les renforts ont fait une halte à Crest pour le ravitaillement « gratuit » des engins 

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Dimanche soir, vers 21 heures, les renforts venus notamment du Gard et en route pour Bellegarde-en-Diois, ont fait une halte à Crest pour le ravitaillement en carburant « gratuit » des engins à la station TotalEnergies ( le créateur du réchauffement climatique,  NDLR). Dans un communiqué publié le 31 juillet, le groupe pétrolier a annoncé « prendre en charge les carburants terrestres et aériens nécessaires aux services de sapeurs-pompiers partout en France métropolitaine du 1er juillet au 31 août. Cette solidarité se traduira concrètement par des dons sous forme d’avoirs aux services départementaux et nationaux concernés pour la fourniture future de carburants ».

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  • 10:02

    Trois avions Dash ont permis de protéger les habitations

    Ce dimanche, le vent du sud a poussé le feu vers le nord avec une progression à la descente en direction du village de Charens. Environ 40 habitants se trouvent dans le secteur concerné. Les largages de retardant effectués par trois avions Dash et les rotations d’un hélicoptère bombardier d’eau lourd ont permis de protéger les maisons.

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  • 08:53

    Environ 400 hectares brûlés, le feu progresse vers Charens

    « Le feu poursuit, ce lundi matin, sa progression lente en direction du village de Charens », indique la préfecture. La surface brûlée est estimée à environ 400 hectares. Des moyens spécialisés supplémentaires arrivent encore en renfort ce lundi, avec le détachement d’intervention héliporté (DIH) zonal ainsi que des effectifs du bataillon de marins-pompiers de Marseille. Ils seront engagés dans la journée pour mettre en place des lances à haut débit et longue portée. Selon la préfecture, « l’objectif est de verrouiller l’avant gauche et l’arrière du feu puis de traiter les différentes reprises susceptibles d’apparaître avec la hausse des températures attendue vers 10 heures ».

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  • 08:51

    Le maire de Charens s’inquiète face à la progression du feu

    Thierry Alleoud, maire du village de Charens, raconte ce lundi matin : « Le feu a sauté chez nous ce dimanche après-midi. Ça a été très violent vers 15 heures. Les pompiers et les avions ont protégé le village. Pour l’heure, il n’y a pas d’évacuation ordonnée, mais du confinement. Une soixantaine d’habitants ont été recensés. Certains, notamment des familles avec des enfants, sont partis d’eux-mêmes dimanche après-midi. On a aussi conseillé à une dame de 94 ans d’aller un peu plus loin, dans sa famille ». L’élu ajoute : « La situation m’inquiète, quand même, c’est le huitième jour du feu ».

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  • 08:42

    Après une semaine, le feu est toujours actif

    Une semaine après le départ de feu, d’origine volontaire, dans le massif du Claps à Bellegarde-en-Diois, environ 500 sapeurs-pompiers et militaires sont toujours engagés, ce lundi 10 août. Si le feu n’a pas progressé dans la nuit de dimanche à lundi, la situation n’est toujours pas stabilisée. Une demande de renforts aériens va encore être réalisée ce lundi.

    Dimanche 9 août, le feu a particulièrement progressé en direction du village de Charens. Une quarantaine d’habitants ont été invités à se confiner en raison des importantes fumées générées par le sinistre. Les flammes ont, depuis lundi 3 août, dévoré 370 hectares.

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📌 POINT DE SITUATION – INCENDIE DU MASSIF DU CLAPS
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📍 Bellegarde-en-Diois – 8h
🏛️ Préfecture de la Drôme
🔥 Une nuit globalement calme
La nuit s’est déroulée dans des conditions calmes. Les équipes ont assuré une surveillance active du secteur et procédé au traitement de plusieurs points chauds.
➡️ Le feu poursuit sa progression lente
Le feu poursuit actuellement une descente lente en direction des villages de Charens et de Haut-Charens.
📏 Environ 400 hectares brûlés
La surface brûlée est estimée ce matin à environ 400 hectares.
🚁 Des reconnaissances aériennes et au sol
Les reconnaissances se poursuivent afin d’identifier précisément les secteurs actifs et les éventuelles reprises de feu.
🚒 Des moyens supplémentaires arrivent en renfort
La colonne du Gard, demandée en renfort hier, arrive sur le secteur. Elle vient notamment renforcer le dispositif engagé sur le terrain.
🏠 Renforcement de la protection des habitations
Un groupe incendie feux de forêt urbain du Gard est arrivé hier afin de renforcer la protection des habitations de Haut-Charens et Charens, avec l’appui d’un groupe feux de forêt de l’Ardèche.
💦 De nouveaux moyens spécialisés arrivent ce matin
Le DIH zonal ainsi que le bataillon de marins-pompiers de Marseille arrivent ce matin. Ils seront engagés dans la journée afin de mettre en place des lances à haut débit et longue portée sur le chantier.
🎯 Priorité opérationnelle : verrouiller les lisières
À partir de 7h00, l’objectif est de verrouiller l’avant gauche et l’arrière du feu, puis de traiter les différentes reprises susceptibles d’apparaître avec la hausse des températures attendue vers 10h00.
🌬️ Le vent devrait rester peu soutenu, entre 5 et 10 km/h, ce qui constitue un facteur favorable au maintien du dispositif.
⚠️ Les opérations se poursuivent et les moyens restent pleinement mobilisés sur le terrain.
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🏛️ Préfecture de la Drôme
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Courage et soutien à l’ensemble des femmes et des hommes mobilisés sur le terrain.

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Bellegarde

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Le verrou systémique: du crédit carbone au territoire incendiaire
L’écologie comptable a trouvé son parrain : la coopérative Alliance Forêts Bois.
Ce mastodonte de la sylviculture industrielle, qui règne sur plus d’un million d’hectares, capte 14,9 millions d’euros d’aides publiques en détournant le dispositif du « Label Bas-Carbone » d’État.
Le cas d’Air France, qui avait initialement engagé plus de 20 millions d’euros avant de rompre son contrat sous la pression des ONG, dévoile une ingénierie de la falsification.
Pour qu’une opération de déboisement soit perçue comme « neutre », les cabinets décrètent unilatéralement qu’une friche mixte ou qu’une forêt de feuillus existante est « dégradée » ou « en impasse d’adaptation ».
Par ce tour de passe-passe, la valeur de séquestration de la forêt sur pied est ramenée à zéro dans les feuilles de calcul.
Les rapports d’investigation de l’association Canopée révèlent la réalité derrière l’astuce : 67 % des projets de compensation carbone d’Alliance font intervenir des coupes rases de forêts existantes, éradiquant des écosystèmes feuillus pour les remplacer à 94 % par des monocultures de résineux industriels.
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La comptabilité occulte purement et simplement le déstockage massif de CO₂ libéré par la mise à blanc et le labour profond des sols.
La perversité du système est totale : en prétendant neutraliser son bilan carbone par l’achat de ces crédits fictifs, la société émettrice rajoute en réalité massivement du carbone dans l’atmosphère, tout en finançant la destruction de la fonction éponge des territoires au profit de poudrières monospécifiques.
À force de réduire la crise du vivant à une comptabilité de molécules invisibles, les gouvernements offrent un passe-droit aux monopoles industriels les plus délétères de la planète.
Ce pacte entre l’appareil d’État et les géants du bois s’apparente en réalité à une véritable structure mafieuse : un système d’extorsion légale où la puissance publique subventionne le racket des ressources communes et impose une omerta réglementaire sur la destruction des sols.
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Mais le crime le plus invisible de cette mafia du carbone est la concurrence déloyale féroce qu’elle exerce sur le foncier. Portée par l’afflux de capitaux virtuels et l’arrivée de Groupements Forestiers d’Investissement (GFI), la valeur brute des transactions forestières s’est envolée pour atteindre une moyenne de 12 000 euros l’hectare , déconnectée de la valeur réelle du bois. Un jeune exploitant ou un collectif citoyen qui souhaiterait s’installer pour réintroduire des forêts denses de feuillus (sur le modèle de ce que pratique la papeterie de Virton) se retrouve structurellement chassé du marché par les enchères des multinationales.
Le catéchisme du CO₂ maintient une usine à gaz de certifications et d’audits hors de prix qui exclut d’office les petits artisans de la terre, réservant la manne financière aux seuls géants capables de standardiser et de financer la nature à outrance.
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Ce système de verrouillage par la comptabilité carbone n’est pas une anomalie isolée, il calque au millimètre la tragédie des subventions agricoles de la PAC. De la même manière que l’Europe distribue ses milliards d’aides à la surface, en favorisant les gigantesques monopoles céréaliers au détriment des petites fermes maraîchères, la bureaucratie du carbone récompense le gigantisme industriel.
C’est ici que l’écran de fumée médiatique se réfère, maintenant deux pans de la société dans une fausse guerre culturelle.
D’un côté, les écologistes sincères se voient piégés par une confiance aveugle envers les mesures d’un État qui utilise en réalité la carte du carbone pour engraisser des monopoles destructeurs.
De l’autre, les opposants à la fiscalité punitive basculent parfois dans le climatoscepticisme par rejet légitime d’une transition manifestement dévoyée à des fins spéculatives, passant alors à côté du désastre biophysique réel qui frappe pourtant leurs propres terroirs.
Car ce combo de l’agriculture intensive et de la sylviculture industrielle sous perfusion de fonds publics détruit le climat local et le cycle de l’eau à un rythme considérablement plus rapide et brutal que la seule accumulation des gaz à effet de serre mondiale.
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En arrachant les haies, en drainant les zones humides, en retournant les prairies et en alignant des milliards de tiges inflammables, ces industries assèchent les territoires.
Elles brisent l’évapotranspiration naturelle du vivant, remplaçant la climatisation gratuite des forêts mixtes par des dômes de chaleur régionaux qui alimentent les brasiers de l’été.
La thermodynamique se fiche des idéologies : un bulldozer ou un tracteur électrique géant dégrade avec la même efficacité destructrice que son équivalent diesel.
Pourtant, la physique du vivant nous enseigne l’exact inverse : les solutions agronomiques et climatiques les plus pertinentes exigent structurellement une multitude d’acteurs de terrain, un maillage décentralisé de petites fermes autonomes, des filières locales de recyclage à faible mécanisation et des outils à haute réparabilité. C’est l’intelligence du geste humain et la diversité des regards locaux qui réparent les sols, pas la puissance des algorithmes de compensation.
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C’est précisément cette présence humaine et pastorale qui fait le succès des oasis sylvopastorales des Cévennes ou du Nord de l’ Espagne . Mais pour qu’un troupeau de brebis ou de chevaux rustiques puisse entretenir biologiquement un sous-bois à 300 tiges à l’hectare, il faut des paysans ancrés dans leur terroir, et non des feuilles de calcul abstraites qui gèrent le territoire comme un vulgaire portefeuille d’actifs.
Au-delà de la faillite écologique, ce dogme abstrait se traduit par une fiscalité et des mesures d’exclusion géographique ,comme l’imposition brutale des Zones à Faibles Émissions (ZFE), qui fracture profondément la cohésion entre les villes et la campagne. En érigeant la réduction de l’empreinte carbone individuelle en impératif moralisateur, la technocratie urbaine culpabilise l’habitant des zones rurales dont la voiture est l’unique moyen de survie économique, tout en subventionnant à coups de millions les industries qui assèchent son environnement direct.
On crée une écologie d’exclusion qui braque la ville contre la campagne, alors qu’un même attachement viscéral à la terre ferme, aux forêts vivantes et au tissu des petits producteurs locaux existent chez l’habitant des villages comme chez celui des métropoles.
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On divise les peuples sur leurs modes de vie subis, là où la question de la défense du cycle de l’eau et de la fraîcheur des paysages pourraient les rassembler.
Cette neutralité carbone globale laisse intacts les dômes de chaleur locaux et l’effondrement de la biodiversité.
Nous ne scellerons pas la paix sociale derrière des courbes d’émissions abstraites ou des exclusions de ZFE, mais nous pouvons nous rejoindre autour de la réparation de l’éponge terrestre, en installant ce réseau décentralisé de petites fermes, de systèmes agroforestiers diversifiés, de sylvopastoralisme, de maillage dense de haies et de guildes multi-étagées.
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Ce modèle paysan de temps long est le seul capable de restituer la fraîcheur et la résilience hydrique aux régions tout en redistribuant équitablement la richesse économique.
Nous n’avons pas besoin de la bureaucratie du carbone, mais d’un réinvestissement décentralisé du sol, où le vivant et la fraternité se défendent ensemble, à coups de fourche-bêches, de diversité et de bon sens.
INCENDIE
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Suite à un largage de retardant à proximité du captage, et en attendant le résultat des analyses, les agents de la CCD ont livré hier après-midi des palettes d’eau potable à la population de Beaumont-en-Diois. Merci aux habitants pour leur aide au déchargement !

1 Commentaire

  1. Paul Breynat

    félicitation pour votre couverture des événements diois.
    Qui autres que vous à couvert la totalité de des actions et situations ces 3 mois
    Merci et encore bravo
    Paul Breynat

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