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 Mercredi 12 aout 2026 à 16heures.
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Feu dans le Diois : situation stable cette nuit, 469 sapeurs-pompiers et militaires engagés ce mercredi

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Entre résistance et résilience : Nous sommes nos forêts !

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Dans le massif du Claps, à Bellegarde-en-Diois, avec des conditions météorologiques favorables, températures fraîches et humidité élevée, « la situation a été stable tout au long de la nuit sur l’ensemble des secteurs », indique, ce mercredi 12 août au matin, la préfecture de la Drôme.

Au dixième jour de lutte contre les flammes, qui ont dévoré 400 hectares, les actions des 469 sapeurs-pompiers et militaires, qui ont débuté dès le lever du soleil, sont destinées à fixer le maximum de lisières.

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La situation est plus favorable, ce mardi 11 août, dans le Diois. Il n’y a pas eu de reprises violentes, comme lors des précédentes journées. La surface brûlée par le feu reste comme la veille, de 400 hectares.

La manœuvre terrestre, permise par les lances à eau de grandes longueurs tirées depuis plusieurs jours, complétée par le travail de l’hélicoptère, permet de stabiliser les lisières et de traiter efficacement les points chauds ainsi que quelques reprises dans des zones plus difficiles d’accès. Il reste encore quelques difficultés d’accès sur le secteur du village de Charens en raison de barres rocheuses rendant certaines zones inaccessibles à pied.

Ce mardi, 400 sapeurs-pompiers et 100 militaires sont toujours engagés. Ils sont appuyés depuis 11 heures par un hélicoptère bombardier d’eau lourd qui a effectué 45 largages.

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Face à l’ampleur du dispositif engagé sur le massif du Claps, un important élan de solidarité s’est organisé autour des personnels mobilisés 👨‍🚒👩‍🚒
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Merci à la communauté des communes du Diois pour son aide précieuse.
N’hésitez pas à consulter leur page pour plus d’informations sur le fonctionnement des collectes et du bénévolat ➡ Communauté des Communes du Diois
Merci à toutes celles et ceux qui se mobilisent et contribuent, à leur manière, à soutenir les équipes engagées sur le terrain 🙏
Pour rester informé de l’évolution de l’intervention rendez-vous sur la page Préfète de la Drôme 👈
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Dans une ancienne colonie de vacances, une bulle de réconfort pour les sapeurs-pompiers engagés dans le feu du Diois

Lits, repas, douches et massages. Sur le site du Plantier, à Luc-en-Diois, soldats du feu et militaires reprennent des forces pour lutter contre l’incendie en cours dans le massif du Claps. L’ancienne colonie de vacances accueille actuellement 574 personnes.
Valérie Joubert, vice-présidente de la communauté des communes du Diois et maire de Poyols, et Steeve Verstaen, gardien du Plantier (au centre) avec l’équipe de restauration du service départemental d’incendie et de secours de la Drôme (Sdis 26).  Photo Émilie Garcia
Valérie Joubert, vice-présidente de la communauté des communes du Diois et maire de Poyols, et Steeve Verstaen, gardien du Plantier (au centre) avec l’équipe de restauration du service départemental d’incendie et de secours de la Drôme (Sdis 26).  
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Depuis le début de l’incendie, qui s’est déclaré lundi 3 août sur le massif du Claps, entre Bellegarde-en-Diois et Beaumont-en-Diois, le site du Plantier à Luc-en-Diois a changé de visage. L’ancienne colonie de vacances, aujourd’hui propriété de la communauté des communes du Diois (CC Diois), s’est transformée en véritable base de vie pour les sapeurs-pompiers

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Charens

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INCENDIE BELLEGARDE-EN-DIOIS – BEAUMONT-EN-DIOIS
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🔥 Le Plantier à Luc-en-Diois : une base de vie au cœur du dispositif de lutte contre l’incendie du massif du Claps
Depuis le mardi 3 août, la Communauté des communes du Diois met à disposition du SDIS et des forces engagées sur l’incendie du massif du Claps les locaux de l’ancien centre de vacances du Plantier, désormais propriété de l’intercommunalité.
Le site est devenu une véritable base de vie opérationnelle, permettant d’accueillir et de soutenir les nombreux sapeurs-pompiers et militaires engagés sur le massif.
🏠 Une organisation complète sur le site
Le Plantier accueille notamment :
– le PC SDIS cuisine, qui assure la préparation des repas ;
– le PC SDIS infirmerie et médecins, pour le suivi et les soins des personnels engagés ;
– des espaces de repos, sanitaires et douches ;
– les personnels et véhicules des différentes colonnes venues de nombreux départements ;
– ainsi que les moyens aériens mobilisés, notamment les hélicoptères.
Selon les relèves, ce sont près de 500 à 600 personnels engagés qui peuvent transiter ou être accueillis sur le site chaque jour.
🤝 Une coordination entre le SDIS, les élus et les bénévoles
À la coordination du site, des élus du territoire et vice-présidents de la Communauté de communes du Diois sont présents quotidiennement pour assurer le lien entre les différents acteurs.
Des référents élus, des référents bénévoles et des référents chargés de la collecte sont mobilisés, en lien étroit avec le SDIS, afin de répondre aux besoins identifiés et de faciliter la logistique.
🥪 Et les dons ?
Les dons collectés auprès de la population constituent aujourd’hui un complément au dispositif alimentaire organisé par le SDIS.
Le SDIS assure pleinement la gestion des repas des sapeurs-pompiers : approvisionnement, achats et organisation de la restauration sont pris en charge par ses services.
Les dons permettent, eux, d’alimenter les points de collation organisés dans les villages de Beaumont-en-Diois, Saint-Dizier-en-Diois, Haut-Charens et Montlahuc, au plus près des personnels engagés sur le terrain.
Les besoins sont essentiellement constitués de produits faciles à transporter et à consommer rapidement : snacking, biscuits, compotes, fruits, boissons, barres de céréales, etc.
Les points de collation des villages nous transmettent leurs besoins. Les référents collecte/dons du Plantier coordonnent ensuite les appels aux dons, leur collecte et leur acheminement vers les villages concernés.
🚒 Chaque jour, retrouvez sur notre page la liste des produits nécessaires pour les collectes de dons.
⚠️ Le Plantier est un site opérationnel
Le site du Plantier, à Luc-en-Diois, est strictement réservé aux personnels engagés et aux personnes autorisées. Il est interdit au public.
👉 Merci de ne pas vous rendre directement sur le site, afin de préserver la sécurité des personnels et de ne pas perturber l’organisation des opérations.
🤲 Vous souhaitez aider comme bénévole ?
Les bénévoles interviennent en fonction des besoins identifiés et par petits groupes, afin de ne pas perturber l’organisation opérationnelle du site.
Pour proposer votre aide, merci de vous inscrire au préalable à l’adresse :
📧 reservations@lucendiois.fr
Les bénévoles seront ensuite contactés en fonction des besoins et des missions identifiés.
Cette organisation permet ainsi à chacun de trouver sa place : le SDIS assure le dispositif opérationnel et la restauration des personnels ; la Communauté de communes facilite la coordination locale ; les communes et les habitants apportent un soutien complémentaire.
🙏 Merci à l’ensemble des sapeurs-pompiers, militaires, élus, agents, bénévoles, associations et habitants qui contribuent, chacun à leur niveau, à faire fonctionner cette chaîne de solidarité et de soutien autour du massif du Claps.
Suivez les points de situation réguliers sur :
Instagram : prefet.26
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Communauté des Communes du Diois
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Charens

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10 aout : Plus de 570 sapeurs-pompiers et militaires toujours mobilisés 

Malgré des reprises et de nombreux points chauds, « la surface brûlée n’a quasiment pas progressé et se situe autour de 400 hectares, après des missions de reconnaissance plus approfondies effectuées ce jour », indique la préfecture de la Drôme. Sur la gauche du sinistre, côté Bellegarde-en-Diois, le feu reste fixé. Sur la droite, entre le col de Banestier et le bois de la Pigne, les actions se sont concentrées sur l’installation de trois lances à eau de grande longueur, à savoir 500 mètres, 850 mètres et 400 mètres. Ces lances de longue portée ont permis d’atteindre les lisières sur le secteur du hameau de Haut-Charens.

Ce lundi, 574 sapeurs-pompiers et militaires sont toujours mobilisés. Ils ont été appuyés par un hélicoptère bombardier d’eau lourd et par cinq Canadair.

Selon Thierry Alléoud, maire du village de Charens, les mesures de confinement concernant les habitants sont toujours préconisées

Le maire de Charens s’inquiète face à la progression du feu

Thierry Alleoud, maire du village de Charens, raconte ce lundi matin : « Le feu a sauté chez nous ce dimanche après-midi. Ça a été très violent vers 15 heures. Les pompiers et les avions ont protégé le village. Pour l’heure, il n’y a pas d’évacuation ordonnée, mais du confinement. Une soixantaine d’habitants ont été recensés. Certains, notamment des familles avec des enfants, sont partis d’eux-mêmes dimanche après-midi. On a aussi conseillé à une dame de 94 ans d’aller un peu plus loin, dans sa famille ». L’élu ajoute : « La situation m’inquiète, quand même, c’est le huitième jour du feu ».

 

Après une semaine, le feu est toujours actif

Une semaine après le départ de feu, d’origine volontaire, dans le massif du Claps à Bellegarde-en-Diois, environ 500 sapeurs-pompiers et militaires sont toujours engagés, ce lundi 10 août. Si le feu n’a pas progressé dans la nuit de dimanche à lundi, la situation n’est toujours pas stabilisée. Une demande de renforts aériens va encore être réalisée ce lundi.

Dimanche 9 août, le feu a particulièrement progressé en direction du village de Charens. Une quarantaine d’habitants ont été invités à se confiner en raison des importantes fumées générées par le sinistre. Les flammes ont, depuis lundi 3 août, dévoré 370 hectares.

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La terre brûle 🥵
Et nous accélérons la croissance

La terre brûle 🥵
Et nous nous engageons dans la guerre

La terre brûle 🥵
Et nos représentants s’écharpent sur des enjeux tristement politiciens

La terre brûle 🥵
Et les récits de nos multiples candidats aux prochaines élections présidentielles sont totalement déconnectés du réel

La Terre brûle 🥵
Et nous accélérions le déploiement de l’IA follement consomatrice d’eau et d’énergie

La Terre brûle 🥵
Et certains / certaines vendent leurs âmes au plus offrants

La Terre brûle 🥵
Et nous regardons ailleurs comme disait jacques Chirac lors de son discours à joanesbourg en 2002.

«  Si vous continuez, vous allez mourrir par le feu 🔥 Ce feu qui ronge vos âmes, c’est dans vos têtes qu’il se trouve. Calmer vous dans votre tête, faite la paix dans vos cœurs et les incendies se calmerons.. vous voulez aller toujours plus vite .. mais jusqu’où souhaitez vous allez plus vite ? »

Mama Miguel DINGULA
Kogi / Colombie

Eric JULIEN, Diplômé de Sciences Politiques chez IEP de Grenoble

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Conclusion positive : « Le feu est l’affaire de tous » : en Drôme, comme ailleurs, la solidarité spontanée des habitants face aux incendies…

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Des bénévoles remplissent un réservoir d’eau à partir d’un camion-citerne, dans une forêt de Claouey, près de Lège-Cap-Ferret, le 28 juillet 2026.

Des bénévoles remplissent un réservoir d’eau à partir d’un camion-citerne, dans une forêt,  le 28 juillet 2026.
En Diois, l’incendie qui a ravagé plus de 4 800 hectares a suscité le déploiement de toute une chaîne de solidarité : des forestiers du Vercors coupent des arbres pour limiter la propagation du feu, des retraités nourrissent les animaux laissés par des habitants évacués, des bénévoles ravitaillent les pompiers. au gymnase de Die, etc…
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Stratégie 

Les pare-feu, boucliers d’urgence et armes de pointe dans la prévention des incendies

Alors que la forêt de pin continue de brûler, à Charens en Drôme (79 hectares), en Gironde et dans les Landes, des experts appellent à la création d’un réseau national de «bandes sans végétation» et à généraliser le débroussaillement pour prévenir les incendies.

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A la lumière des phares, les pelleteuses arrachent le tapis végétal sur le sol de sable gris. Objectif : tout araser, faire place nette pour arrêter le feu. Le chantier nocturne, improvisé en cette nuit du vendredi 24 au samedi 25 juillet, vise à construire plusieurs pare-feu géants  des flammes qui assaillent, depuis le milieu de la semaine et au gré des sautes du vent.

Sans attendre l’incendie, l’aggravation du risque d’incendie liée au réchauffement climatique, et son extension au nord du pays, pousse les spécialistes du feu à remettre l’accent sur la stratégie préventive. Parmi les outils qui reviennent au premier plan, à mesure que la doctrine française d’attaque rapide des feux naissants montre ses limites : les pare-feu.

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Exode rural et déprise agricole

Routes et pistes forestières, bandes débroussaillées mais aussi clairières, prés pâturés ou parcelles labourées… On appelle pare-feu les zones tampon installées entre les massifs boisés et les espaces habités, dans lesquelles la quantité de végétation susceptible de brûler est réduite.

«C’est une coupure de combustible très utile», éclaire Rémi Savazzi, chef du pôle national de l’Office national des forêts consacré à la DFCI. La terre, le sable ou le bitume ralentissent la propagation du brasier que les feuilles desséchées, les herbes hautes ou les aiguilles de pin alimentent.

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«La gestion des pare-feu est sectorisée», complète la docteure en géographie Pauline Vilain-Carlotti, autrice de L’Épreuve du feu. Habiter autrement la Terre (Flammarion, juin 2026)Les pare-feu sont définis dans le cadre des plans départementaux de protection des forêts contre les incendies pour protéger les 17,5 millions d’hectares de massifs boisés, soit 32 % de l’Hexagone.

Cet outil est précieux car, dans ces espaces naturels, souvent beaucoup moins bien entretenus depuis l’exode rural et la déprise agricole, l’habitat s’est rapproché des arbres et, avec lui, les humains du risque d’incendie. «Les frontières traditionnelles entre la forêt et l’urbain se brouillent» du fait de l’étalement urbain, relève une synthèse de l’expertise collective sur ces espaces hybrides particulièrement à risque réalisée par le CNRS.

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«Des terrains mal entretenus»

Au-delà des lignes qui quadrillent la forêt, une méthode de protection fréquemment utilisée comme pare-feu consiste à tracer des «cercles concentriques» où la végétation est maîtrisée, autour  des villages. Une technique nouvelle qui impose généralement de nettoyer dans un rayon de 50 mètres autour des bâtiments.

En pratique, beaucoup de propriétaires ne l’entendent pas ainsi : «90 % des maisons détruites lors des feux de forêt se trouvent sur des terrains volontairement ombragés voire plantés de haies », mettait en garde le gouvernement en début d’année.

Les champs cultivés, à commencer par les vignes, et les pâturages, peuvent eux aussi constituer des remparts au feu. Mais de nombreux arrachages de ceps, dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, par exemple, en réponse à la chute de la consommation mondiale de vin, ont laissé du terrain à la garrigue ultra-inflammable.

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La pratique du brûlage dirigé

D’où l’urgence de favoriser le replantage, exhorte le préfet d’un département de l’arc méditerranéen : «Il faut que la puissance publique soutienne cet effort demandé aux viticulteurs, car la rentabilité économique de ces projets ne sera pas toujours garantie.»

Il en va de même pour l’accompagnement des éleveurs dont les troupeaux pourraient brouter davantage de végétation inflammable, comme le demande la Confédération Paysanne. «Ce dont on a besoin actuellement, précise Pauline Vilain-Carlotti, c’est du pastoralisme, du maraîchage, de ceintures vertes autour des espaces habités pour assurer leur sécurité.»

Le feu peut aussi arrêter le feu. La pratique du brûlage dirigé, c’est-à-dire le fait de déclencher des incendies contrôlés durant l’hiver lorsque le risque de propagation est plus faible pour réduire la quantité de végétation combustible avant le printemps, est une «solution fondée sur la nature», rappelle Pauline Vilain-Carlotti. «Elle permet une régénération naturelle du milieu après le passage des flammes et, surtout, de retrouver un lien avec le feu qui ne soit pas strictement antagoniste.»

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«Des solutions en amont»

Après plusieurs étés de braise, beaucoup d’experts plaident pour un meilleur entretien des pare-feu existants et pour la création de telles coupures au-delà des départements méridionaux, avec une planification cohérente. «On doit s’organiser de manière régalienne, volontariste», plaide ce même préfet du sud de la France.

«On ne pourra pas faire face à ces nouvelles conditions extrêmes uniquement par l’augmentation des moyens des pompiers, abonde Éric Rigolot, ingénieur de recherche à l’unité Écologie des forêts méditerranéennes de l’Inrae. Il faut des solutions en amont, un gros travail d’aménagement du territoire en contre-saison pour que les territoires puissent s’autoprotéger.»

Mais ces lignes de défense ne suffisent pas toujours. «Le principe historique de cloisonnement des massifs grâce à des bandes débroussaillées reste efficace, mais seulement jusqu’à un certain point», complète l’écologue de l’Inrae.

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Des troupeaux sur les pâturages

Le paysage tout entier peut jouer le rôle d’un pare-feu. C’est une telle «réflexion plus systémique, à l’échelle d’une collectivité humaine» comme le formule Pauline Vilain-Carlotti, qui guide le plan d’aménagement élaboré dans la vallée du Ghjunsani, en Corse.

Dans cette région montagneuse, en proie à de nombreux incendies, l’abandon progressif des activités agricoles et pastorales a rapproché villages et forêts. «La philosophie de ce programme est d’intervenir en amont sur la réduction des vulnérabilités en mobilisant une gestion paysanne du territoire», décrit le paysagiste Jordan Szcrupak, son concepteur.

Une lisière de 200 mètres, plus large que celle prévue dans le cadre du débroussaillement légal, va bientôt séparer les maisons de la forêt ; des parcelles en terrasses vont être remises en culture sur les collines ; des troupeaux feront leur retour sur les pâturages, et des châtaigneraies viendront compléter cette mosaïque paysagère.

«La combinaison de milieux ouverts – prairies, cultures, pelouses – et fermés – forestiers, vergers – facilite l’intervention des secours en cas de feu», décrypte Jordan Szcrupak. Un environnement plus diversifié ne supprime pas le risque, mais il peut modifier la trajectoire de l’incendie. Dans les espaces ouverts, celui-ci progresse parfois plus vite mais perd en intensité. Dans les milieux fermés, il avance plus lentement mais concentre davantage de puissance. Le paysage devient un outil pour apprendre à vivre avec le feu.

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MCD

Le média citoyen des Dioises et des Diois
04 75 21 00 56

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1 Commentaire

  1. Dimanche 9 aout , de retour dans mon Diois familial, j’ai pu constater de visu les dégats de l’incendie dans les forets domaniales R TM de Justin et de Solaure.
    Coté Montmaur , tout le versant de la falaise à clappes des Chaux ,à l’angle du Col du Royet au Pas d’Aix , tous les cantons forestiers de Coste Belle à Pierre Graillette au -dessus du vieux Montmaur ont été ravagés , sur Aix en Diois, du Pas d’Aix au pas des Issarts ,sous la falaises des Baux, y compris la foret communale soumise au Régime forestier , le canton forestier des Drabons ( je ne parle pas du plateau de Solaure ,ou les beaux sapins méditerranéens de la Combe de Siblaire et leurs semis naturels , les frenes à fleur plantés par les Eaux et Forets ont été aussi ravagés) . Passons maintenant en FD R T M Justin , les bois d’Ausson ,Serre Grimaud , Beaufays (moins touché grace aux fayards) , les travers sous les Pas du Corbeau , de Damiane , du Renard , du col de Court, Beauvoisin , les Pennes , Blaignères , de Chapiat , sous la Belle Justine et le Pas de la Perdrix ; le Col de Barsac et une bonne partie de Toul et des Chapelets au dessus de la déchetterie ont été aussi ravagés, ne parlons pas du Grand et du Petit Justin sur le plateau de meme nom
    J’enrage , merci à Gabriel et à Bruno pour avoir supprimés les crédits pour l’achat de deux nouveaux Canadairs et à Manu qui préfère les voyages aux Français et leurs forets, tous les trois responsables avec leur cohorte de politiciens et hauts fonctionnaires mais non coupables.
    Avec le nouvel incendie des cretes de Bellegarde , Beaumont et Charens ,ou a brulé le beau bois de pins sylvestres de la Pigne ou j’avais martelés des coupes dans les années 70, j’ai envie de parodier malgré ma tritesse « Tout va très bien , madame la P…te tout va très bien , le feu qui a pris…… »

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