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Pour une loi d’urgence climatique et écologique : l’appel de Cyril Dion et de Claire Nouvian

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A l’initiative du réalisateur et de la directrice générale de l’ONG Bloom, un collectif de personnalités appelle le Parlement à légiférer au plus vite sur des mesures permettant de stopper les industries qui détruisent nos conditions de vie.

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La biodiversité
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Après l’incendie au Porge, en Gironde, le 15 août 2026. r
un collectif dont Cyril Dion et Claire Nouvian
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Pour des étés encore vivables
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Cet été, notre pays était en feu : 172 incendies ont ravagé 116 000 hectares, soit 11 fois la superficie de Paris intra-muros. Plus de 200 000 personnes ont dû être évacuées. Plusieurs centaines de bâtiments ont été totalement ou partiellement détruits. Le coût des dommages assurés causés par les incendies de Gironde, des Landes et du Var est déjà évalué à près de 500 millions d’euros.

A cause de ces feux, plus de 1,5 million de tonnes de carbone ont été relâchées dans l’atmosphère depuis le début de l’année.

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Pendant les vagues de chaleur, plus de 7 000 décès supplémentaires, toutes causes confondues, ont été recensés en France. Une tornade a ravagé le village de Pomas. Nos fleuves, nos rivières, nos sols sont à sec.

Les vagues de canicule et la sécheresse ont provoqué une chute spectaculaire des rendements agricoles en France, avec des pertes de production atteignant 23 % pour la pomme de terre et jusqu’à 50 % pour certains légumes.

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Et partout sur la planète, les mêmes scènes se sont répétées.

Combien de chiffres, de catastrophes, de drames faudra-t-il empiler avant que nous réagissions ?

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Combien de tribunes faudra-t-il encore écrire ? Cela confine à l’absurde.

Car, malheureusement, cette litanie de calamités n’est même pas une surprise. Elle correspond, à peu de chose près, à ce que climatologues, hydrologues et géographes annoncent depuis des décennies, notamment dans les rapports du Giec.

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Pour eux, la cause de la multiplication et de l’intensification de nombre de ces phénomènes ne fait pas mystère : le réchauffement climatique.

Nos gouvernements successifs savaient eux aussi que tout cela allait se produire. Ils connaissent la gravité du changement climatique depuis les années 1970.

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Les fausses promesses des responsables politiques

Depuis au moins 1992 avec le sommet de Rio, les responsables politiques ont égrené les fausses promesses, faisant mine de répondre aux alertes des activistes et des scientifiques.

Mais en réalité, aucune action à la hauteur n’a été mise en œuvre pour préparer notre pays à cette situation, ni pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, responsables du phénomène.

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De leur côté les grandes compagnies pétrolières mondiales ont dépensé des milliards pour semer le doute sur la réalité du dérèglement du climat et entraver l’action publique.

Aujourd’hui, nous sommes face à un gâchis sans nom. Nous voyons disparaître sous nos yeux la perspective d’étés où il faisait bon vivre. Nous assistons désemparés à la multiplication des morts et des destructions partout sur la planète. Nous sommes des millions à nous sentir impuissants et désespérés. Comme s’il n’y avait plus rien à faire.

Pourtant, c’est aujourd’hui qu’il faut réagir. Sortir du déni et de la sidération.

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Stopper le réchauffement

Un combat est engagé pour que notre planète reste habitable. Pour que nos villes, nos villages, nos maisons s’adaptent à cette nouvelle réalité. Et surtout, pour stopper le réchauffement.

Entre 2018 et 2020, un mouvement mondial avait commencé à secouer l’opinion et les gouvernements. Mais l’épidémie de Covid-19 et une violente contre-offensive néolibérale ont éteint la contestation.

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Il est indispensable de nous mobiliser à nouveau.

Nous savons désormais qu’aucun gouvernement n’agira de son plein gré pour prendre les mesures nécessaires.

Nous savons également qu’une forme de capitalisme radicalisé a fait sécession avec le reste de l’humanité. De grandes multinationales des énergies fossiles, de grandes banques, des géants de l’industrie, de la technologie et de la finance sont prêts à laisser nos conditions de vie se dégrader dramatiquement pour continuer à accumuler des profits.

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Personne ne nous protégera si ce n’est nous-mêmes.

Alors, nous appelons le Parlement à voter, dès cette rentrée, une loi d’urgence climatique et écologique. L’ONG Bloom en a notamment formulé une proposition. Cette loi devra s’appuyer sur les innombrables préconisations du Haut Conseil pour le climat, sur les propositions de la convention citoyenne pour le climat et celles du Conseil national de la biodiversité. Nous appelons également la France à peser de tout son poids pour que l’Union européenne adopte enfin une politique écologique et climatique à la hauteur de la gravité de la situation.

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Bien sûr, une loi ne changera pas tout. Ce ne sera qu’un début.

Mais elle peut déjà faire beaucoup pour stopper les industries qui détruisent nos conditions de vie.

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De l’interdiction de tout nouveau projet d’énergies fossiles

Nous demandons l’interdiction du financement direct ou indirect de tout nouveau projet d’énergies fossiles, la fin des subventions qui leur sont accordées ainsi que l’interdiction de leur lobbying.

Et inscrivons le principe d’habitabilité de la planète parmi les valeurs cardinales de notre droit au même rang que la liberté, l’égalité et la fraternité, comme l’ont proposé Baptiste Morizot et Laurent Neyret dans Liberté, dignité, habitabilité. Donner au siècle la valeur qui lui manque.

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Exigeons plus de moyens pour les pompiers, pour isoler les écoles et les maisons de retraite pour protéger nos enfants et nos aînés. Et commençons à faire bifurquer notre société. Le chemin sera long, mais la France doit mettre tout en œuvre pour mieux se préparer et prendre sa juste part dans la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre.

Les réponses à la situation sont connues depuis bien longtemps.

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Il faut désormais le courage politique de les appliquer.

Elles sont à la fois politiques, économiques, sociales, agricoles. Elles ne sont pas individuelles, mais structurelles. Elles demandent de sortir de cette cupidité sans fin qui place la croissance économique et les rendements financiers au-dessus de la préservation du vivant. De faire de la santé des humains et des écosystèmes la priorité des priorités.

Car, si cette planète devient inhabitable, plus rien d’autre ne sera possible. Ni activité économique florissante, ni sécurité, ni qualité de vie.

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En signant cet appel, en participant aux mobilisations des 15 et 26 septembre, en faisant du climat et de la biodiversité les enjeux centraux des élections à venir, soyons des millions à exiger cette loi.

Car elle ne verra le jour que si nous sommes assez nombreux à l’exiger.

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Signataires : Cyril Dion, avec les premiers signataires de l’Appel pour la loi d’urgence climatique et écologique, parmi lesquels Claire Nouvian, Jean Jouzel, Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Adjani, Camille Etienne, Benoît Hamon, Paloma Moritz, Simon Abkarian, Lambert Wilson, Charles Berling et Priscillia Ludosky…

Retrouvez ici la pétition et la liste complète des signataires.

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Aux élus et membres du gouvernement:
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« Feux, canicules à répétitions, surmortalité humaine et animale, le cauchemar climatique a commencé. Nous exigeons une loi d’urgence climatique qui mette un frein immédiat à l’expansion des énergies fossiles et à l’augmentation des gaz à effet de serre, responsables de la catastrophe. Et plus largement, une loi d’urgence écologique qui protège les françaises, les français et tous nos écosystèmes vivants. Nous appelons la France à peser de tout son poids pour que l’Union européenne fasse de même. »
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Cet été, notre pays est en feu. Notre planète est en feu.
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Nos forêts et nos maisons partent en fumée, des milliers de personnes meurent littéralement de chaleur. Nous vivons dans notre chair le dérèglement du climat que les scientifiques et les activistes nous décrivent depuis des décennies.
.Et cela ne fait que commencer.

Nous sommes des millions à nous sentir impuissants et désespérés.
Comme s’il n’y avait plus rien à faire.
Pourtant c’est maintenant qu’il faut réagir. Sortir du déni.
Un combat est engagé pour que notre planète reste habitable. Pour que nos villes, nos villages, nos maisons s’adaptent à cette nouvelle réalité, mais surtout pour stopper le réchauffement.

Pour cela, il faut impérativement qu’une loi d’urgence climatique soit votée à la rentrée, comme l’a notamment proposé l’ONG Bloom, basée sur les préconisations du Haut Conseil pour le Climat, sur les propositions de la Convention Citoyenne pour le climat et celles du Conseil National de la Biodiversité. Et que la France pèse de tout son poids pour que l’Union Européenne adopte enfin une politique écologique et climatique à la hauteur de la gravité de la situation.

.Une loi ne va pas tout changer.
Mais elle peut déjà faire beaucoup.

Nous pouvons arrêter les industries qui détruisent nos conditions de vie pour s’enrichir toujours plus. Demandons l’interdiction du financement direct ou indirect de tout nouveau projet d’énergies fossiles, la fin des subventions qui leur sont accordées et la possibilité pour elles de faire du lobbying. Et inscrivons le principe d’habitabilité de la planète comme valeur cardinale au même rang que la liberté, l’égalité et la fraternité.

Demandons plus de moyens pour les pompiers, pour isoler les écoles et les maisons de retraites pour protéger nos enfants, nos aînés. Et faisons bifurquer notre société. La France doit mettre tout en œuvre pour se préparer mieux, et prendre sa juste part dans la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre.

.Cela fait 50 ans que les gouvernements connaissent la gravité du dérèglement climatique et de la destruction du vivant et n’ont rien fait ou presque pour empêcher la catastrophe.

Nous ne pouvons plus rester spectateurs.

En signant cet appel,
en allant dans la rue lors des mobilisations du 15 et 26 septembre.
en faisant du climat et de la biodiversité LES enjeux des élections à venir,
soyons des millions à exiger cette loi. 

Elle n’existera pas sans nous.

.Premiers signataires : ( Déjà Invitées à Die)

Cyril Dion, réalisateur, écrivain, activiste, et garant de la Convention Citoyenne pour le climat.
Claire Nouvian, présidente de l’ONG Bloom
Simon Abkarian, comédien et metteur en scène
Benoît Hamon, président ESS France, ancien ministre
Isabelle Adjani, comédienne
Jean Jouzel, paleoclimatologue, ancien vice président du GIEC
Lambert Wilson, comédien
Yann Arthus-Bertrand, photographe et réalisateur
Paloma Moritz, journaliste et réalisatrice
Camille Etienne, militante écologiste
Priscillia Ludosky, co-fondatrice du Collectif des
Luttes Sociales et Environnementales
Sanaa Saitouli, cofondatrice de Banlieues Climat
⁠Swann Arlaud, comédien
⁠⁠Carole Scotta, productrice et distributrice
⁠⁠Guillaume Calop, directeur du festival des Arcs
Karine Jacquemart, directrice générale de l’association Foodwatch, autrice
Magali Payen, directrice de l’association On Est Prêt et Caroline Span, présidente
Vincent Verzat, réalisateur et vidéaste pour Partager c’est Sympa
Dominik Moll, réalisateur
Claire Seiller, créatrice de contenu engagé
Johan Reboul, « Le Jeune Engagé »
Vincent Edin, journaliste
Léa Fehner, cinéaste
⁠Marie Amachoukeli, réalisatrice
Barbara Letellier, productrice
Pierre Emmanuel Fleurantin, producteur
Fanny Petitbon, responsable France de l’ONG 350
Marie Yared, directrice de l’ONG Avaaz
Catherine Meurisse, dessinatrice et auteure
Loïc Blondiaux, professeur de science politique Sorbonne
Dominique Méda, sociologue
Patrick Viveret, philosophe et magistrat honoraire
Frah, chanteur
Tom Frager, chanteur
Noël Mamère, journaliste et ancien élu
Charles Berling, metteur en scène
Juliette Katz, créatrice de contenus
Lucas Chancel, économiste
Mathilde Caillard, MC danse pour le climat, militante écologiste
Victoire Tuaillon, journaliste et autrice
Emma Haziza, hydrologue, experte en adaptation climatique

Heidi Sevestre, glaciologue

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95 727 personnes ont signé le 08/09/2026 à 19heures

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