L’été que nous avons vécu, dont nous ne sommes jamais vraiment sortis, a été exceptionnellement destructeur. La douce saison des congés, des belles soirées d’été, des pique-niques et des barbecues est devenue celle où l’on s’enferme, où l’on ne dort plus la nuit, où l’on s’inquiète pour son voisin ou ses parents âgés, où l’on regarde les champs desséchés, où l’on voit la forêt et les animaux sauvages dépérir, dans l’attente de la pluie.
L’été a été dévastateur. Plus de 90 jours d’affilée au dessus des moyennes de saison et pas moins de cinq canicules se sont succédées, pour laisser la place à plus de 120 000 ha de forêts brûlées, des milliers de nos compatriotes laissés pour compte ayant tout perdu ou presque, des agriculteurs et agricultrices qui devront sans nul doute mettre la clef sous la porte, plus de 8000 morts “en excès” sur la période.
Il y a la chaleur, la sécheresse, et puis ce prix du carburant à la pompe, grevant de fait le droit à la mobilité de tant de personnes qu’on a rendu dépendants de la voiture individuelle thermique sans jamais ne rien faire pour sortir des énergies fossiles. Tout cela s’additionne : et quand certains s’en sortent bien, car ils n’ont pas besoin de voiture, ont un chauffage ou une voiture électrique, peuvent se permettre de mettre le prix dans leur alimentation ; d’autres, une majorité, se prennent tous ces impacts dans la figure. C’est ce qu’on appelle les enjeux de justice climatique ou environnementale. Beaucoup ont souvent séparé les enjeux environnementaux ou climatiques de nos problématiques sociales, du quotidien. Pourtant, dans une multi-crise comme celle que nous traversons, nous nous rendons bien compte que celles-ci sont profondément connectées : et trouver les moyens d’alternatives à la voiture individuelle, sortir des investissements fossiles, cesser de mettre plus de 18 milliards d’euros d’argent public dans de nouveaux projets routiers, électrifier nos usages, valoriser la sobriété et la souveraineté de nos approvisionnements, c’est aussi protéger les gens, et notamment les plus vulnérables.
C’est le défi, vertigineux, qui se dresse devant nous. Et pourtant, c’est au moment où nous avons le plus besoin de pallier à toutes ces crises, d’assurer à la fois l’action climatique, mais aussi le soutien aux services publics qui sont le ciment de la protection de toutes et tous, et des plus vulnérables, que le Gouvernement annonce un nouveau budget de rigueur qui prévoit 54 milliards d’euros d’économies et annonce notamment le gel du point d’indice des fonctionnaires en 2027. Construire un budget c’est un choix politique. Quand on décide de réduire encore les dépenses sur les services publics ou les dépenses sociales qui viennent en aides à des personnes dans le besoin; quand on coupe encore les crédits alloués à la transition écologique et à l’action climatique et qu’on se refuse, encore une fois, à aller chercher de l’argent où il y en a, ce n’est pas une nécessité mais bien un choix.
La dette creusée par les gouvernements successifs d’Emmanuel Macron, les conséquences de l’inaction climatique et la situation géopolitique absolument critique ne doivent pas être le prétexte pour faire payer la crise à celles et ceux dont nous avons précisément le plus besoin : les pompiers, les soignants, les enseignants, les agents des services publics, les retraités qui tiennent les associations qui sont, rappelons-le, le ciment de notre contrat social.
Alors que l’été se termine, la rentrée, celle de notre réponse collective, arrive :
Ce 26 septembre, des mobilisations pour l’action climatique auront lieu partout en France. Dans la Drôme des mobilisations auront lieu : à Valence à 14h devant la Fontaine monumentale, à Saint-Donat-sur-l’Herbasse à 11h au Parc Bert, à Montélimar à 11h devant le théâtre, à Die à 14h au rond-point de Gap et à Nyons à 9h30 devant la sous-préfecture. Le 29 septembre, à Valence à 14h sur l’avenue Gambetta (avant le pont Mistral) pour le départ de la manifestation les agentes et agents de la fonction publique seront mobilisé-es pour leurs salaires, leurs conditions de travail et les moyens de leurs services, en même temps que les sapeurs-pompiers qui nous ont tant protégé-es cet été, et qui sont si peu entendus par le Gouvernement. Face aux déluges du monde qui vient, il faudra défendre tout ce qui nous tient ensemble : nos services publics, notre école républicaine, nos sapeurs-pompiers, nos soignants, nos associations. Je serai très heureuse de vous voir lors de ces mobilisations !
Le combat de la semaine : continuer à défendre l’installation agricole, même de l’autre côté du Rhône !
Ce vendredi, j’ai traversé le Rhône pour me rendre chez nos voisins ardéchois, à la rencontre de celles et ceux qui font vivre leur agriculture. Avec la Chambre d’agriculture et l’ADEAR, nous avons d’abord échangé autour d’une ferme récemment transmise. L’occasion de faire le point sur l’expérimentation France Service Agriculture (FSA), qui doit se généraliser en 2027.
Mieux repérer les agriculteurs qui souhaitent transmettre et mieux mettre en relation leurs projets avec ceux des repreneurs est un enjeu qui doit être au cœur du FSA. Cependant, cette expérimentation, issue de la Loi d’orientation agricole sur laquelle j’avais travaillé, mise en place en Ardèche, a besoin de voir ses financements augmentés. Je m’y attèlerai bien évidemment !
Nous avons ensuite rencontré François et Camille Jouffre, éleveurs laitiers bio sur le plateau ardéchois, ainsi que l’association des producteurs et la laiterie Gérentes anciennement Carrier. Prix du lait, visibilité sur les volumes, organisation de la collecte, transformation et commercialisation : pour que les éleveurs puissent vivre de leur métier, il faut des revenus rémunérateurs, mais aussi des outils agricoles solides. Une laiterie, comme un abattoir, ce n’est pas simplement une entreprise: C’est un outil indispensable pour maintenir des fermes et de l’activité dans nos territoires. Transmission, rémunération, maintien des outils de transformation: c’est en agissant sur ces trois leviers que nous pourrons réussir le renouvellement des générations, j’en suis convaincue. Bien évidemment, vous pourrez compter sur moi pour porter ces sujets !
J’ai également déjeuné, aux côtés de mon collègue Hervé Saulignac, avec des acteurs ardéchois incontournables, qui font bien plus que générer de l’activité économique autour des circuits courts. Ces structures sont des maillons essentiels à la chaîne qui permettent la vitalité de nos territoires ruraux : D’Ardèche et de Saison, Terre Adélice, Ardelaine, ce sont des coopératives qui génèrent de l’emploi, qui soutiennent les paysans, et qui font vivre les villages. Merci à elles et eux pour nos échanges riches autour notamment de la formation du prix, car c’est un élément essentiel du revenu qui est la clé de voûte de la robustesse des fermes, et du renouvellement des générations. Merci à Ardelaine et à la commune de Saint-Pierreville, pour l’accueil et ce délicieux repas à base de produits locaux et bio 🥰
L’événement à venir : La Fête des Campagnes Vivantes pour construire ensemble l’avenir de nos campagnes !
Le 2 octobre, de 18h à 23h, je vous donne rendez-vous à Saou 📍 pour une grande soirée conviviale consacrée à l’avenir de nos campagnes !
Parce que nos villages sont vivants, parce qu’ils regorgent d’initiatives et de personnes qui s’engagent au quotidien, ce sera l’occasion d’échanger et de construire ensemble des propositions pour défendre nos vies dans les campagnes drômoises, avec les acteurs et actrices de terrain (que je remercie d’avance pour leur présence et leur aide!) !
Au programme :
👉 Des ateliers animés par des associations et acteurs-ices du territoire, autour de sujets qui touchent à nos vies ici : mobilité, jeunesse, grand âge, logement, énergie, agriculture et alimentation, culture… L’objectif est simple : réfléchir ensemble et faire émerger des propositions concrètes pour défendre nos vies à la campagne
👉 Un super repas partagé au son de la fanfare La Clique Brass Band ! 🍽️ Apportez simplement un plat et/ou une boisson à partager !
L’entrée est bien évidemment gratuite. Venez nombreuses et nombreux : nos campagnes ont besoin de toutes leurs forces vives !
L’événement reporté : la soirée sur les forêts aura lieu le 5 octobre à Solaure en Diois
J’ai été malheureusement contrainte de reporter la soirée « Adapter nos forêts face à un climat qui change », qui était initialement prévue le 10 septembre à Die.
Je serai entourée, comme prévu initialement, des représentants drômois de l’Office national des forêts, du Centre national de la propriété forestière et des Communes forestières, ainsi que de Hendrik Davi, député des Bouches-du-Rhône et initiateur de la proposition de loi transpartisane sur la gestion durable des forêts.
Nous aurons deux temps d’échanges avec le public : le premier consacré à la gestion forestière face aux impacts des changements climatiques dans la Drôme, entre forêts domaniales, communales et privées ; le second autour de la proposition de loi sur la gestion durable des forêts.
La tribune de la semaine
« Lorsqu’un bureau de poste ferme, que les services de santé s’éloignent, que les transports manquent et qu’une école disparaît à son tour, c’est parfois le même message qui est ressenti : la République s’en va, et nous, on compte pour quoi ? »
Dans le Journal du Diois Journal du Diois cette semaine, j’alertais sur le désengagement de l’État de tout ce qui nous tient ensemble, et remerciais celles et ceux qui font vivre avec tout leur cœur et tant d’engagement l’École de la République.
Le deuil de la semaine… avec la disparition de Catherine Ringer
Mardi, je participais à plusieurs réunions en visioconférence pour préparer la niche parlementaire de mon groupe parlementaire, qui aura lieu début décembre. Du fait du calendrier électoral de la présidentielle qui va couper l’année en deux, nous aurons cet automne près d’une niche (une journée d’initiative parlementaire, pour chaque groupe d’opposition) par semaine ! J’essaierai de vous raconter tout cela au mieux. Puis j’échangeais avec l’Association des bergères et bergers en alpages et systèmes pastoraux, dans le cadre de notre proposition de loi transpartisane sur le pastoralisme qui sera déposée dans les prochains jours.
Mercredi, j’étais à Livron-sur-Drôme📍pour découvrir l’exposition « L’Effet papillon », réalisée par Mathieu Siam, qui retrace la naissance d’un territoire engagé dans l’expérimentation Territoire zéro chômeur de longue durée (TZCLD) à Poitiers, aux côtés de Nathalie Mantonnier, maire de Livron, Évelyne Bernard, adjointe à Livron, Christelle Huscenot, directrice de la médiathèque, Philippe Jauffret, président de Val Emploi (l’Association qui porte l’EBE (Entreprise à but d’emploi), et enfin Man, salarié de l’EBE. Cette exposition venue de Poitiers raconte la manière dont un territoire peut se mobiliser pour construire des solutions avec les personnes privées durablement d’emploi. À Livron, l’expérimentation porte aujourd’hui ses fruits : 73 personnes sont actuellement salariées au sein de l’Entreprise à but d’emploi (EBE). Aujourd’hui, ils sont en attente des décisions qui seront prises à l’échelle nationale et départementale pour voir plus loin : comme je l’ai fait ces dernières années, je me battrai pour que l’expérimentation soit pérennisée !
J’étais ensuite à Chabeuil📍 pour célébrer avec tou-tes les élu-es du secteur, mais aussi les Entreprises du Cœur et les bénévoles et sympathisant-es de l’association CAP – Chabeuil Aide et Partage, l’arrivée d’une nouvelle camionnette frigorifique pour la distribution de paniers alimentaires ! Derrière cette camionnette, il y a en réalité une idée essentielle : quand certaines personnes ne peuvent pas venir jusqu’à nous, alors c’est à nous d’aller vers elles. C’est exactement ce que permet aujourd’hui CAP Chabeuil. Aller à la rencontre de celles et ceux qui, pour des raisons de mobilité, d’âge, de handicap, d’isolement ou tout simplement parce que le coût d’un déplacement est devenu trop important, ne peuvent pas venir récupérer leur panier. Merci aux bénévoles de CAP Chabeuil, à toutes celles et ceux qui font vivre cette association au quotidien !
Vendredi, comme je vous le disais plus haut, j’étais en déplacement en Ardèche📍toute la journée. Avec la Chambre d’agriculture et l’ADEAR, nous avons d’abord échangé autour d’une ferme récemment transmise. L’occasion de faire le point sur l’expérimentation France Service Agriculture, qui doit se généraliser en 2027. Nous avons ensuite rencontré François et Camille Jouffre, éleveurs laitiers bio sur le plateau ardéchois, ainsi que l’association des producteurs et la laiterie Gérentes. Enfin, j’ai déjeuné, aux côtés de mon collègue Hervé Saulignac, avec des acteurs ardéchois incontournables qui sont des maillons essentiels à la chaîne qui permet la vitalité de nos territoires ruraux : D’Ardèche et de Saison, Terre Adélice, Ardelaine.
Samedi, je suis allée rencontrer les bénévoles qui participaient au ramassage de déchets entre Eurre et Crest📍, organisé à l’occasion du World Cleanup Day, en partenariat entre l’association L’Eurre Verte et la mairie de Crest. Plusieurs équipes se sont réparties des secteurs à pied ou à vélo, pour ramasser les déchets abandonnés dans la nature. En fin de journée, les déchets ont été pesés et triés entre plastiques, verre et déchets ménagers. Merci à L’Eurre Verte, à la mairie de Crest et à toutes les personnes mobilisées pour cette belle action citoyenne !
J’allais ensuite à la journée portes ouvertes du centre d’incendie et de secours de la Vallée de la Drôme à Crest 📍Tous les deux ans, le centre ouvre ses portes pour faire découvrir aux habitant·es le quotidien des sapeurs-pompiers, avec notamment des parcours d’initiation pour les enfants ou encore une découverte des gestes de premiers secours (Alerter, Masser, Défibriller). Une belle manière de mieux comprendre leurs missions et, pourquoi pas, de faire naître des vocations 🙂 Le centre de Crest compte aujourd’hui une soixantaine de sapeurs-pompiers, dont environ un tiers de femmes, et couvre 9 communes. Il accueille également une école de jeunes sapeurs-pompiers (JSP). Merci aux sapeurs-pompiers de Crest pour leur accueil et pour le temps consacré à transmettre leur passion et leur engagement !
J’étais ensuite à Grignan 📍 pour un événement organisé par l’AGAPEC en soutien à Sloane, étudiante en psychologie de 22 ans, qui vit à Gap avec une myopathie d’Ullrich, une maladie neuromusculaire très rare. Sloane est déjà accompagnée au quotidien par Nacre, son chien d’assistance, financé en 2019 grâce à une première mobilisation de l’association et d’Handi’Chiens ; sans oublier sa maman, qui est devenue à plein temps son aidante. Récemment, Sloane a passé un permis spécifique pour conduire avec un joystick. Afin de gagner en autonomie, mais également de s’insérer dans la vie professionnelle, elle a désormais besoin d’un véhicule adapté à ses besoins, avec un aménagement très coûteux. Lors de cet événement, 25 équipages ont participé à une randonnée « road book » à la découverte des routes méconnues autour de Grignan avec leurs plus belles voitures d’époque ou modernes, avant de partager un excellent repas dans le but de récolter des fonds pour ce projet. Vous aussi, vous pouvez la soutenir par un petit don, et changer, un peu en mieux, sa vie 👉 https://www.helloasso.com/associations/le-handicap-sans-tabou/
Puis je me rendais à Dieulefit 📍 pour le festival « Les murs ne servent à rien », organisé par l’association Passerelles. Pour sa 10e édition, ce festival propose trois jours pour penser les migrations et l’exil à travers des films, des conférences, des lectures, des expositions et des rencontres. Un espace précieux pour s’informer, échanger et prendre le temps de comprendre. J’ai eu l’occasion d’échanger en amont d’une conférence avec Najat Vallaud-Belkacem, présidente de France Terre d’Asile et ancienne ministre, en présence de mon collègue Paul Christophle. Merci à Passerelles, et à son président Michel Dupoirieux, pour ce superbe événement et pour ce travail essentiel d’information, de réflexion et d’accueil.
Je me rendais ensuite à Bonlieu-sur-Roubion 📍 pour la fête de la Confédération paysanne et de l’ADEAR. Une belle occasion d’échanger avec les nombreux acteurs présents, aux côtés notamment de David Peyremorte dont la ferme accueillait l’événement. J’ai aussi eu la grande émotion de retrouver Alaa al-Qatrawi, poétesse palestinienne qui a pu trouver refuge en France grâce à la mobilisation d’un collectif drômois que j’avais soutenu. Elle a ouvert la fête avec quelques-uns de ses poèmes, avant le grand concert du groupe HK. Une rencontre profondément émouvante pour moi… Merci à la Confédération paysanne, à l’ADEAR, à David Peyremorte et à toutes celles et ceux qui ont contribué à faire de cette fête un si beau moment au nom de l’agriculture paysanne !
Enfin, j’étais de retour à Crest 📍pour profiter de la fête qui anime chaque année la ville : la Fête de la Saint-Ferréol !
Dimanche, j’étais à Die 📍 pour remettre les prix de la cyclosportive la Drômoise ! Cette année encore, l’événement a animé pendant 3 jours la ville de Die mais aussi le Vercors et les Baronnies. Avec côté sport, des parcours sublimes adaptés à tous les niveaux et un record de participant-es, et côté culture, des spectacles de l’Échappées des Rues organisée par le théâtre les Aires qui ont animé les rues de Die pendant tout ce long week-end ! Bravo aux sportifs et aux artistes et un immense merci à toutes les associations et les très nombreux bénévoles mobilisé-es. Cette édition fut encore une très grande réussite !
Je terminais le week-end en montant dans les forêts de Saint-Agnan-en-Vercors pour écouter le Brame des cerfs, qui, en cette période, sont très vocaux 🙂 Face à un coucher de soleil et des couleurs magnifiques, dans le silence, malheureusement je n’ai pas pu en observer. J’ai pu cependant voir de plus en plus d’arbres bien malades sur le plateau : l’occasion de vous reparler de la soirée que nous organisons autour de la gestion durable des forêts le 5 octobre prochain à partir de 18h à Solaure-en-Diois !