Au fond, accompagner quelqu’un, c’est d’abord lui accorder de l’attention…
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Au fond, accompagner quelqu’un, c’est d’abord lui accorder de l’attention. C’est prendre le temps de regarder une personne pour ce qu’elle est, et pas seulement pour son âge, sa maladie ou son degré d’autonomie. C’est écouter, être présent, respecter les habitudes, les envies, les rythmes et les choix de chacun.
C’est, même quand la mémoire vacille, se battre pour continuer à créer des souvenirs, des images. Qui resteront parfois seulement quelques mois, quelques jours, quelques heures, quelques minutes, avant d’être oubliés. Ces souvenirs, on pourrait se dire qu’ils ne servent à rien, s’ils sont oubliés. Mais fabriquer des moments présents, des images qui certes, s’éclipseront peut être hâtivement, c’est tout ce qui fait la vie.
Alors, l’attention c’est sans nul doute de ne pas abandonner, et chaque nouvelle aube, continuer la fabrique des souvenirs, continuer la fabrique de la vie : et c’est exactement ce que nous inaugurons aujourd’hui, dans cette maison des ZAZa’s à Aouste-sur-Sye📍. Une maison de famille, une grande fabrique à souvenirs pour les malades d’Alzheimer, pour les huit personnes qui résideront ici en communauté, chacune avec son espace privé, sa chambre, avec une maison commune, une cuisine, un jardin, des pièces de vie, des repas et des moments partagés.
Un lieu comme celui-ci ne sera jamais vraiment terminé. Il se construira chaque jour: dans un repas partagé, une promenade dans le jardin, une conversation autour d’un café, un coup de main donné ou un moment de répit offert à un proche. Dans ces myriades de souvenirs et d’instants de vie qui se construiront dans ces murs, qui seront peut être oubliés par certains, mais qui auront eu lieu, et cela est si précieux.
Que vive la Maison des zAZa’s !
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Marie Pochon, Députée de la 3e circonscription de la Drôme