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« J’ai peur pour mes enfants » : Ce qu’il faut retenir des marches pour le climat qui ont eu lieu partout en France

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En marche : Après un été record de chaleur et d’incendies, des milliers de personnes ont défilé samedi à travers la France pour demander des mesures d’urgence

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Rémy Vial

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Après un été record de chaleur et d’incendies, des milliers de personnes ont défilé samedi à travers la France pour demander des mesures d’urgence pour le climat. Environ 260 mobilisations sont répertoriées partout sur le territoire par le site 26septembre.org, appelant à marcher « pour le climat, pour le vivant, pour la paix, pour la justice sociale ».

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Cette marche survient au sortir d’un été record en matière de chaleur en Europe occidentale, sur fond de réchauffement climatique causé principalement par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz.

A Clermont-Ferrand, la marche a été interrompue par un accident : une voiture a forcé le passage dans le cortège, blessant légèrement quatre personnes. L’automobiliste, âgé de 37 ans, était sous l’effet de stupéfiants selon les premiers tests, d’après le procureur de la République de Clermont-Ferrand.

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« Non-assistance, la planète en danger »

A Paris, quelques milliers de personnes de tous âges se sont rassemblées à partir de 17 heures place de la République, arborant des pancartes telles que : « Non-assistance, la planète en danger », « Aux arbres citoyens » ou « Terrien sans terre, t’es rien ».

« C’est un sujet hyperimportant, on a vu les incendies du bassin d’Arcachon, on a vu à quel point le changement climatique fait des ravages », a souligné Solenn, 27 ans et originaire de Bayonne, interrogée par l’AFP, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.

Un peu déçue par le nombre de personnes présentes, elle estimait que la manifestation parisienne avait pâti de la visite du pape en France.

Marion Eynius, 38 ans, est quant à elle venue avec ses deux enfants, âgés de quatre et six ans, et plusieurs amis : « J’ai peur pour mes enfants, j’ai honte quand on parle du futur, quand ils me disent  »pourquoi ton travail, c’est pas sauver la planète ? » ».

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Marine Tondelier avec son nouveau-né

A Arras, plusieurs centaines de personnes ont défilé, dont la candidate Ecologistes à la présidentielle Marine Tondelier, venue avec son nouveau-né.

« Le réchauffement climatique est là, tout le monde le voit, en particulier cet été, mais c’est enclenché depuis un moment », a déclaré Nathalie Flautre, 70 ans, retraitée. « On a reculé sur plein de plans, c’est pour ça qu’on est là aussi, il faut se bouger », a-t-elle dit, en assurant que « l’écologie, ce sera primordial dans mon choix » pour la présidentielle de mai 2027.

Jean-Paul Dallene, 56 ans, agriculteur à Oppy (Pas-de-Calais) et membre du bureau national de l’Association pour une agriculture durable (Apad), juge qu’il faut « une prise de conscience et il faut que tous les citoyens changent un peu, voire beaucoup leur mode de vie pour essayer de diminuer l’impact climatique ».

Les promoteurs de cette journée réclament des plans d’urgence, d’adaptation, d’atténuation, financés par la taxation des superprofits des énergies fossiles et de l’industrie de l’armement, ainsi qu’un impôt sur le patrimoine des plus riches.

En attendant le plan Barbut…

« Rien que cet été, plus de 8.000 personnes sont décédées en France à cause de la canicule. Et au moins 500.000 hectares de forêt ont brûlé dans l’Union européenne », a affirmé la militante suédoise du climat Greta Thunberg dans un message publié sur les réseaux sociaux. A Montpellier, la police a dénombré 2.000 personnes, et 500 à Marseille.

La ministre de la Transition écologique Monique Barbut doit rendre le 30 septembre au Premier ministre un plan d’adaptation nationale au changement climatique. Ce travail a mobilisé de nombreux ministères sur des thèmes variés (risques naturels, entreprises, agriculture, eau…) afin de « mieux se préparer pour l’été prochain » et « accélérer plus globalement notre action d’adaptation » selon le cabinet de la ministre.

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Rémy Vial sur 20 minutes

Marches pour le climat : la peur d’une écologie sacrifiée dans le budget 2027 du gouvernement

Des milliers de personnes ont participé aux marches pour le climat samedi, tandis que le gouvernement prépare sa copie pour le projet de loi de finances 2027. Malgré une hausse annoncée du budget du ministère de la Transition écologique, les premiers signaux envoyés font craindre des reculs écologiques, après un été de tous les records.

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Kevin Nectoux
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Comme à Paris, des milliers de personnes se sont rassemblées samedi pour réclamer une politique climatique plus ambitieuse  Photo  Sipa/Samuel Sotto
Comme à Paris, des milliers de personnes se sont rassemblées samedi pour réclamer une politique climatique plus ambitieuse
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Des chaleurs sans précédent, des incendies en série, une sécheresse historique des sols et un bilan provisoire de 8 300 morts. Malgré un été caniculaire, qui met les corps et la biodiversité à rude épreuve, des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées en France samedi lors de marches pour le climat. Elles réclament des plans d’urgence, d’adaptation et d’atténuation, financés par la taxation des superprofits des majors pétrolières et de l’industrie de l’armement, ainsi qu’un impôt sur le patrimoine des plus riches.

Mais de l’autre côté, le gouvernement prépare le pays à un tour de vis budgétaire de 54 milliards d’euros en 2027. L’exécutif doit présenter sa copie en Conseil des ministres mercredi 30 septembre.

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« Une hausse en trompe-l’œil »

Alors la question reste, pour le moment, en suspens : dans quelle mesure la cure d’austérité annoncée va-t-elle impacter les crédits destinés à la protection de l’environnement et à la transition écologique dans le projet de loi de finances de 2027 ? Estimant « invraisemblable de sacrifier l’avenir », le Premier ministre Sébastien Lecornu s’était montré rassurant dans son entretien au Figaro le 17 septembre, lors duquel il a détaillé l’ampleur et la répartition des économies à réaliser pour tenir le déficit à 5 % du PIB. L’hôte de Matignon promettait ainsi que « les ministères de la Justice, de l’Intérieur, de la Recherche et de l‘Écologie afficheront […] des crédits en hausse », à savoir 1,1 milliard supplémentaire pour ce dernier.

« C’est une hausse en trompe-l’œil », dénonce Anne Bringault, directrice des programmes du Réseau action climat (RAC). Pour elle, cette augmentation est la conséquence de la progression annoncée du coût du soutien public aux énergies renouvelables. L’État garantit en effet un tarif minimum aux producteurs des énergies vertes, et compense donc l’écart avec les prix de marché de l’électricité. Or la Commission de régulation de l’énergie, le gendarme français du secteur, chiffre à 10,67 milliards d’euros la part de ce soutien financée par le budget de l’État en 2027, contre 9,06 milliards en 2026. Soit une hausse d’exactement 1,1 milliard… purement mécanique.

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L’Ademe dans le viseur du gouvernement

Les défenseurs de l’environnement ont ensuite rapidement déchanté. Quelques heures à peine après la publication de l’interview de Sébastien Lecornu par Le Figaro , le journal Le Monde révélait que le gouvernement envisageait de raboter de 30 % le budget de l’Agence de la transition écologique (Ademe). Avec un budget d’un milliard d’euros en 2026, l’Ademe pourrait être privée de plus de 300 millions d’euros l’an prochain.

Elle est pourtant un acteur-clé dans la lutte contre le changement climatique, en finançant de nombreux projets innovants portés par des collectivités ou des entreprises. Selon les informations du quotidien, c’est le fond chaleur qui est principalement visé par cette coupe, pourtant consacré au développement de la chaleur renouvelable et permettant de limiter l’importation d’énergies fossiles.

En outre, le 11 septembre, le média Contexte nous apprenait que l’exécutif prévoyait des coupes dans d’autres opérateurs de la transition écologique. Ainsi, les six agences de l’eau vont voir disparaître 55 emplois d’ici trois ans, dont 15 dès 2027. Dix postes seront supprimés au sein des 11 parcs nationaux, qui peinent déjà à assurer convenablement leurs missions, tandis que l’Office français de la biodiversité devra composer avec 24 postes en moins l’an prochain. De même, si, en gage de bonne volonté, Sébastien Lecornu a promis de rehausser le Fonds vert à un milliard d’euros en 2027 (contre 837 millions en 2026), il reste bien en deçà des 2,5 milliards dont il était doté en 2024, un an après sa création.

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« Aggraver la dette climatique »

« C’est totalement irresponsable », s’insurge Anne Bringault, « le gouvernement fait le choix de freiner la transition écologique alors qu’il est urgent d’accélérer. Ne pas investir aujourd’hui, c’est aggraver la dette climatique. » Lundi, le RAC exhortera le gouvernement à « planifier et mobiliser les investissements et financements publics à moyen et long termes, via une loi de programmation pluriannuelle des financements de la transition écologique et juste. » La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, doit d’ailleurs présenter, le 30 septembre également, ses propositions pour accélérer la mise en œuvre du troisième plan national d’adaptation au changement climatique.

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Kevin Nectoux  sur le D.L.

« Il faut un plan d’urgence » : Près 2.400 personnes mobilisées pour le climat en Drôme Ardèche

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Fred, maraîcher, est venu manifester déguisé en lapin, pour illustrer la souffrance de tous les animaux.

Pauline Aubelle

Près de 2.400 personnes se sont rassemblées à Valence, Annonay, Aubenas ou encore Montélimar ce samedi 26 septembre, pour réclamer des mesures face au dérèglement climatique. Rien qu’à Valence, le nombre de manifestants a atteint près d’un millier de personnes.

8 mobilisations dans la Drôme et en Ardèche ce samedi 26 septembre 2026. À Valence, environ 900 personnes ont participé au rassemblement pour le climat, selon la police. Cet après-midi du samedi 26 septembre 2026, le thermomètre affichait 28 degrés dans les rues, « bien la preuve qu’il y a un problème avec le climat« , note une manifestante venue avec ses deux filles.

Fred, lui, est venu déguisé en lapin, dans un costume en fourrure, avec une pancarte sur laquelle était écrit « J’ai trop chaud« .

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Un symbole pour alerter sur les conséquences du réchauffement climatique. « Aujourd’hui, le vivant en prend vraiment plein la tête. Vivant, animal, végétal. Les animaux humains aussi sont menacés… On risque d’être en voie de disparition avec cette chaleur« , explique-t-il.

Pour le maraîcher, l’été qui vient de s’achever montre une nouvelle fois l’urgence d’agir. « Et je crois que malheureusement, cet été risque de devenir la norme. Alors allons-y, mobilisons-nous. Allons-y ensemble. »

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« Plus rien ne va, et c’est de pire en pire« 

Fred explique être sensibilisé à la question climatique depuis plusieurs années, notamment à travers son métier de maraîcher. « Moi je suis maraîcher, et cela fait plusieurs années que je vois bien que plus rien ne va, et c’est de pire en pire. »

Près de 900 personnes ont marché dans les rues de Valence ce samedi 26 septembre.

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Il décrit des conditions de plus en plus difficiles à anticiper : « Les aléas climatiques, je les connais malheureusement sur le bout des doigts. Et c’est tellement imprévisible que ce qu’on croit savoir change d’une fois à l’autre. C’est très compliqué. »

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« Moi j’aimerais un plan d’urgence« 

Yvonne participe elle aussi aux mobilisations pour le climat depuis plusieurs années. « Après l’été catastrophique qu’on a passé, avec les canicules, il faut vraiment faire quelque chose, moi j’aimerais un plan d’urgence. »

Elle raconte avoir particulièrement souffert des fortes chaleurs cet été : « Moi j’habite en appartement non climatisé, cet été a été terrible. Je ne veux pas que ça se reproduise. »

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600 personnes à Die, 230 à Aubenas

La mobilisation a également rassemblé 600 personnes à Die, 220 à Montélimar, 150 à Saint-Donat-sur-l’Herbasse, et 80 à Nyons, selon les forces de l’ordre. En Ardèche, environ 230 personnes se sont réunies à Annonay, 90 à Privas et 80 à Annonay, selon la police.

Ces rassemblements s’inscrivent dans une mobilisation nationale autour du climat, du vivant, de la paix et de la justice sociale.

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Pauline Aubelle sur France bleue

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