Climat
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Les habitants de la région de Die, dans la Drôme, se mobilisent depuis presque deux semaines avec les pompiers pour venir à bout d’un feu qui a déjà ravagé plus de 4400 hectares de forêts. Reportage.
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« Le feu était à 500 mètres ! » : à Die, les habitants en renfort des pompiers contre l’incendie
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L’air est irrespirable jusqu’à 40 kilomètres autour de Die, dans la Drôme. La fumée stagne de la vallée au sommet de la montagne en feu. Depuis le 28 juin, un incendie a détruit une grande partie de la forêt surplombant la commune de 5000 habitants. Une organisation bénévole s’est très rapidement mise en place pour soutenir au mieux les pompiers. Claude est sur le pont depuis 6 heures du matin. « Die est une ville solidaire, ici, tout le monde est bénévole, dit-il. Ce qu’on veut, c’est que les pompiers soient en bonne condition pour aller combattre le feu . »
Le gymnase où les pompiers viennent se reposer déborde de denrées alimentaires, de kit d’hygiène et de bouteilles d’eau. Les camions de livraison des différentes collectes organisées dans tout le département enchaînent leurs rotations et des bénévoles s’affairent pour nettoyer les douches. Des massages sont même proposés aux combattants des flammes.
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Devant l’espace de repos, chacune peut venir déguster un abricot, un plat cuisiné ou simplement boire de l’eau fraîche sur une table, avant de repartir au feu. Lysianne tient un large panier de linge dans les bras. Cette retraitée lave les vêtements des pompiers : « Les cagoules, je les lave à la main, tellement elles puent le cramé, et j’y rajoute un peu d’huile essentielle de lavande pour l’odeur. » Voiture chargée, elle rentre chez elle avec du linge sale que son mari étendra plus tard. Et toute cette organisation se fait sans téléphone ni internet, puisque les réseaux ont été fortement détériorés par l’incendie.
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Débrouille et auto-organisation
Malgré toutes les bonnes volontés, des habitants ont dû partir de leurs maisons ou faire évacuer leurs animaux d’élevage. C’est le cas de Vincent Paltera, paysan en polyculture-élevage qui élève des poules, des brebis, et produit de la vigne et des plantes aromatiques. « J’ai débroussaillé autour de chez moi, coupé des arbres mais à un moment la fumée était trop dense. Le feu était à 500 mètres ! J’ai donc renoncé et emmené mes poules chez des copains, d’autres sont venus chercher mes brebis pour les conduire à Glandage », une commune à 30 kilomètres, située dans les hauteurs.
L’homme a le visage éreinté par plusieurs jours de combat. « On paye le prix d’avoir laissé faire la prolifération des pins noirs, qui sont très inflammables, accuse-t-il. Pour éviter l’érosion, l’Office national des forêts en a beaucoup planté. Mais, il faut des forêts mixtes pour se protéger du feu. » Pour lui, ce gigantesque incendie est aussi lié à la disparition du « petit pastoralisme », « alors que les bêtes entretiennent les forêts ».
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Les villageois sécurisent les habitations
De débroussaillage, il en a été beaucoup question à Barsac, village à 14 kilomètres au sud de Die, qui a été évacué au début de l’incendie. Les habitant.es se sont mobilisées pour couper les végétaux qui auraient pu prendre feu. Équipées de tronçonneuses, sécateurs, cisailles et autres débroussailleuses, les villageoises ont tenté de ralentir la progression du feu et de sécuriser les abords des habitations. Des agriculteurs ont débardé les déchets à l’aide de leurs tracteurs, pendant six jours. En plus de ce travail acharné, une station de recharge d’eau pour les pompiers a été créée.
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« On est là nuit et jour. On va remplir nos cuves un peu plus loin, on recharge les citernes, et les pompiers viennent charger ici, au plus près du feu », explique Jérôme, les traits tirés. Les allers-retours des camions rouges sont incessants et grâce à cette base, des détours de plusieurs kilomètres sont évités. Car la borne à incendie du village est à sec.
Pendant le remplissage des camions-citernes, les pompiers peuvent profiter d’une courte pause fraicheur, avec de l’eau, des fruits et des sandwichs. Une femme vient même apporter des glaces, qui sous 38°C, procurent un bien-être immédiat. Toutes ces personnes sont fières d’avoir pu s’auto-organiser, mais regrettent le manque de moyens octroyés par l’État.
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Planter d’autres essences
« C’est des canadairs qu’il nous faut. Avec des moyens aériens, on aurait pu éviter la propagation », rage Mathieu, un habitant du village. La France dispose de 12 canadairs, des avions bombardiers d’eau : neuf fonctionnent et trois sont à l’arrêt. Avec la canicule historique qui sévit partout sur le pays et les incendies qui se multiplient, la priorité a été donnée au feux qui menaçaient les habitations sur le reste du territoire. Jeudi 9 juillet, quatre canadairs sont venus déverser des tonnes d’eau dans la région de Die, pendant quelques heures seulement.
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Dans les villages touchés autour de Die, l’élan solidaire laisse parfois place au désespoir. « Tout va cramer, se désole Mathieu. Et si c’est l’été le plus frais qu’on devrait vivre dorénavant, c’est la cata … ». L’homme entrevoit malgré tout quelques solutions : « Il faudrait peut-être laisser brûler et réfléchir à planter d’autres essences, plus résistantes à la sécheresse. Et aussi créer des chemins pour permettre à la logistique d’intervenir. »
En attendant la réalisation de ces vœux, le Diois s’est transformé en ruche, où les ouvrières se sont dévouées pour soutenir et sauver leurs deux reines : les pompiers et la forêt.
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Laure-Meriem Rouvier à suivre sur https://basta.media/
« Ouf, les feux et les canicules sont dernière nous, ça fait du bien ! »
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Alors, franchement j’adorerai dire oui. Mais non. Pas du tout.
El Niño, le phénomène climatique océanique qui s’amplifie avec le changement climatique, n’en est qu’aux prémices d’après l’Organisation pour la Météorologie Mondiale (OMM).
D’après sa secrétaire générale, cet épisode « pourrait être plus puissant que tout ce que nous avons observé depuis le début de nos relevés, au point de littéralement dépasser les limites des graphiques que nous utilisons depuis quatre décennies » et prendra « son apogée en fin d’année ».
Ce que nos forêts ont vécu en France risque de n’être qu’un aperçu de ce qui frappera les forêts tropicales, celles dont toute l’humanité a besoin pour sa survie.
El Nino ne créé pas les feux, souvent d’origine humaine, il les amplifie. Connaissez vous la règle du 30/30/30 ? plus de 30° ; Moins de 30% d’humidité ; + de 30Km/h de vent. C’est ce qui est à l’origine des mégafeux. C’est l’impact d’El Nino sur le climat dans certaines régions de l’Amazonie, d’Amérique centrale, d’Indonésie, là où sont les forêts tropicales qui stockent le carbone et la biodiversité mondiale terrestre.
Et les feux ont déjà démarré. En Indonésie, 300 000 hectares de terre ont brûlé déjà. Les équipes de Planète Urgence comme tant d’autres font au mieux pour protéger les forêts avec du débroussaillage, en aidant à limiter la pratique du brûlis, en sensibilisant les populations, en diversifiant les essences… mais le risque est partout.
Les forêts sont les premières victimes du changement climatique alors qu’elles en sont aussi les meilleures barrières. Et pas qu’en France.
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Amandine HERSANT, CEO – Biodiversity / Forests / International ; I help NGOs, fair businesses, and philanthropists better protect and restore the natural world
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#DiplomatieForestière #FinancerLesForêts #International #Forêts
Guillaume Tauveron Reonaldus Paembonan Sebastien Pinchon Lionel FABRE Marc Sitter Boris Patentreger Klervi Le Guenic Clément Helary Solen MENGUY-TROUVE Baptiste Vicard Julie Marsaud
Des galets déposés dans la Versoix en mémoire des animaux disparus
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Une cérémonie laïque s’est tenue dans les bois de Versoix ce samedi matin

En bref:
- L’association Luna Funerals organise des offices pour honorer la mémoire des animaux disparus.
- Les participants déposent des galets gravés au fond de la rivière Versoix.
- La fondatrice, Jessica Nassif, a créé l’association après un décès… .

Après les flammes 
Est non, ce ne sont pas des photos en noir et blanc….
Ça se calme enfin, plus de progression du front, moins de reprise, on peut commencer doucement l’exploration, la constatation, la désolation…
Les premières colonnes de pompiers repartent, moins d’hélicoptère, moins d’agriculteurs, encore merci à eux…
Viens le temps de la reconstruction, la régénération:
-400ha de forêts à replanter, ressemer à l’aide de boules de graines, sédiments à retenir à l’aide d’ouvrages lowtech..
-15km linéaires de clôtures à refaire
-500m de tuyau de captage à réinstaller
-15ha de parcelles détruites par les infrastructures et circulation des pompiers à reprendre, soit 200tonnes de mélange de brf, fumier et biochar enrichi de lombricompost à produire, et quelques milliers d’euros de semences evidemment…
Tout cela pour fin novembre, nombreux chantiers participatifs en perspective 
On communiquera sur les dates, les process, résultats, réponses du vivants…
Si envie de soutenir autrement, que la distance ou le temps vous manque, c’est possible aussi, ici: https://lnkd.in/e7WYyQ4y
Merci d’avance a tous!
Prendre soin du petit bout de planete que nous habitons, ou nous enfants grandiront, je crois que c’est ça notre rôle finalement…
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marc-antoine forconi, agriculteur permacole, référent écosystème et paysages régénératifs, administrateur Biovallée et de l’Ecole Pratique de la Nature et des Savoirs, heureux
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[Soigner les rivières avant et après les feux
] Nous avons besoin de vous.
Après cet été de tous les records, nous pouvons nous sentir totalement démunis. Les effets du changement climatique se font ressentir avec insistance en révélant notre vulnérabilité et notre manque de préparation.
Mais nous ne sommes pas condamnés à l’inaction.
Avec l’Association MAPCa pour des rivières vivantes, nous refusons de rester spectateur•ices de la dégradation des hydrosystèmes. Derrière ces sécheresses et incendies, nous voyons l’occasion de les soigner en alliance avec le castor.
Tout en déployant des chantiers et des formations en France, nous préparons deux campagnes pour répondre à des besoins urgents : la régénération post-incendie et la coexistence avec le castor.
𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐜̧𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞́𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐬𝐭-𝐢𝐧𝐜𝐞𝐧𝐝𝐢𝐞
Après un incendie, une petite fenêtre temporelle s’ouvre. Nous n’avons que quelques mois pour agir.
Il y a d’une part l’opportunité de régénérer les rivières en captant les sédiments mis à nu et lessivés par les pluies pour accélérer l’aggradation et la reconnexion des hydrosystèmes.
Et il y a d’autre part, l’opportunité de repenser la prévention des risques d’incendie en intégrant la réhydratation des petits chevelus hydrographiques (talwegs, ravines). Passer du débroussaillage énergivore à la réhydratation massive et passive des bassins versants, depuis l’amont.
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Sur cette image (prise par Rémi Bourru), vous voyez le premier projet de régénération post-incendie, sur une rivière dans le massif des Corbières (Aude) qui a subi un méga feu en été 2025. Ce projet porté par le syndicat de l’Orbieu et le SMMAR EPTB Aude – Syndicat Mixte des Milieux Aquatiques et des Rivières vise la régénération de plus de 10 kml, soit le plus gros chantier jamais réalisé en France avec cette approche.
En partenariat avec les gestionnaires de rivières et de forêts, le MAPCa souhaite accompagner plusieurs projets pilotes, en incluant notamment des hydrosystèmes touchés par les récents incendies. Nous préparons une campagne pour
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rendre accessible des connaissances scientifiques sur la régénération pré et post incendie (via des webinaires notamment),
valoriser les projets pilotes et essaimer dans les territoires
faciliter l’organisation de chantiers participatifs,
réaliser des suivis scientifiques,
créer du lien et partager des retours d’expériences.
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Comment nous aider ? Vous pouvez :
Faire un don sur la page HelloAsso (lien en commentaire
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Devenir un mécène de l’association (me contacter en MP)
Suivre le Association MAPCa pour des rivières vivantes et partager ce post
Un grand merci pour votre soutien 
Nous parlerons de coexistence dans un prochain post
Charlène Descollonges, Pour une Hydrologie Régénérative
| Ingénieure hydrologue engagée
#TEDx speaker
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