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Chantier de l’A412 : « Une situation d’urgence », la ville de Genève demande « l’arrêt immédiat des travaux » et dépose un référé-suspension

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Le chantier de l'autoroute A412 a démarré début septembre 2026 en Haute-Savoie par des travaux de déboisement.
Le chantier de l’autoroute A412 a démarré début septembre 2026 en Haute-Savoie par des travaux de destruction de forets, de pâturages, de Zones humides
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A l’issue de sa séance du mercredi 7 octobre, le Conseil administratif de Genève a annoncé déposer un référé-suspension afin de demander l’arrêt immédiat des travaux de l’A412, le projet d’autoroute entre Machilly et Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie.

On le savait, nos voisins suisses sont farouchement opposés au projet d’autoroute A412, reliant Thonon-les-Bains et Machilly (Haute-Savoie). Ce mercredi 7 octobre, la ville de Genève a remis une nouvelle pièce en annonçant le dépôt d’un référé-suspension « afin de demander l’arrêt immédiat des travaux ».

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Ce projet, dont les travaux ont commencé début septembre après l’autorisation de la préfecture de la Haute-Savoie, vise à construire un tronçon de 16,5 km pour désenclaver le Chablais. Un chantier à 340 millions d’euros porté par l’État et majoritairement soutenu depuis des années par des élus et quelques acteurs économiques locaux

Mais les associations environnementales et collectifs d’opposants dénoncent l’artificialisation de « 180 hectares d’espaces naturels et agricoles, dont 55 ha de zones humides et 70 ha de prairies d’AOP Reblochon. » Les militants contestent l’autorisation environnementale délivrée fin août. 21 associations et 40 riverains ont en effet saisi la justice le 15 septembre dernier, avec un référé suspension, dans l’espoir d’interrompre le chantier. Une audience est fixée le 14 octobre.

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Des militants soutenus par Genève

Des collectifs anti-A412 soutenus donc par la ville de Genève et plusieurs autres communes suisses limitrophes. « Alors que les travaux ont déjà débuté sur le terrain, la ville de Genève estime qu’il est indispensable d’éviter que des atteintes supplémentaires soient portées à l’environnement avant même que les tribunaux n’aient pu examiner la légalité de l’autorisation environnementale contestée.La procédure de référé-suspension repose notamment sur des éléments jugés particulièrement préoccupants », indique le communiqué du conseil administratif de Genève, dénonçant des « mesures destinées à éviter, réduire ou compenser les atteintes à l’environnement […] insuffisamment prises en compte dans le dossier d’autorisation » et des « interventions sur le terrain et modifications du milieu naturel intervenues avant même la délivrance de l’autorisation environnementale ».

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« Une situation d’urgence »

Cette nouvelle démarche côté suisse s’inscrit dans la continuité des actions engagées par la ville de Genève contre l’A412, notamment à la suite des critiques émises fin février par le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) qui a remis en question la pertinence de cette autoroute au bord du Léman.

« Nous sommes confrontés à une situation d’urgence. Des travaux sont en cours alors que la légalité de l’autorisation environnementale est contestée et que des atteintes significatives au milieu naturel sont dénoncées. Le référé-suspension vise précisément à éviter que des dommages potentiellement irréversibles ne soient causés avant que la justice n’ait pu se prononcer.La protection de l’environnement et de la biodiversité exige que toute la lumière soit faite sur ce dossier », déclare Alfonso Gomez, conseiller administratif genevois en charge de l’environnement, qui estime qu’il est préférable d’investir dans les infrastructures existantes, notamment la ligne ferroviaire franco-suisse le Léman Express.

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