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Après l’été caniculaire, l’OFB alerte : « On n’est toujours pas sorti de la sécheresse »

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Comme de nombreux cours d’eaux, le Gardon (à Sainte-Anastasie, Gard) était encore à sec en septembre 2026.
Comme de nombreux cours d’eaux, le Gardon (à Sainte-Anastasie, Gard) était encore à sec en septembre 2026. 
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Olivier Thibault, directeur général de l’Office français de la biodiversité, détaille, le bilan de l’été. En particulier, la moitié des petits cours d’eau de tête de bassin-versant, les plus près des sources d’eau potable, sont à sec ou en rupture d’écoulement. Du jamais vu.

L’été 2026 a été marqué par des records en termes de sécheresse. Où en est la situation en ce début d’automne ?

La première chose qu’on peut dire, c’est qu’à un moment, où, normalement la situation s’améliore on n’est toujours pas sorti de la sécheresse. En ce début octobre, 64 000 habitants n’ont toujours pas d’eau au robinet. De plus, deux tiers des nappes phréatiques sont toujours en dessous des normales saisonnières, ce qui est quand même assez préoccupant.

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Nappes souterraines : 66 % des points sont en dessous des normales.

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Nappes souterraines : 66 % des points sont en dessous des normales

Les points à retenir

  • 66 % des points de mesure affichent des niveaux sous les normales saisonnières.
  • Le nord, le Grand Est et le Massif central sont les territoires les plus déficitaires.
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« C’est à partir de maintenant que cela va se jouer, a estimé Augustin Thomas, hydrogéologue au BRGM à l’occasion de la présentation de situation des nappes souterraines, jeudi 8 octobre. Dans le cycle naturel des nappes, la recharge ne se fait pas en été. Là nous disposons d’un stock faible qui nous rend vulnérable. Nous espérons que l’automne sera humide. »

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66 % des points suivis affichent en effet des niveaux en dessous des normales, 18 % à la normale et 16 % au-dessus.

Les températures encore élevées pour la saison ont maintenu les besoins de la végétation et anthropiques et retardent la recharge. 

Fin septembre, la situation s’avère d’un niveau similaire à celle connue en octobre 2022 mais sur des territoires différents. Ainsi cette année sont particulièrement concernés le Nord, Nord-Ouest, le Grand Est, le Limousin et le Massif central.

Les prévisions de Météo-France pour les prochains mois (octobre à décembre) tablent quant à elles pour des températures plus chaudes que les normales (probabilité de 60 %) et plus pluvieux (50 % contre 25 % conforme et 25 % plus sec) pour la quasi-totalité du territoire (sauf les régions proches de la Méditerranée).

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