Etat des océans : les scientifiques livrent un constat alarmiste inédit
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Les points à retenir
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- La banquise recule d’environ 490 000 km² par décennie depuis 1979.
- 56 % des petits États insulaires subissent une hausse rapide du potentiel cyclonique.
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À l’approche d’un nouvel événement El Niño dans le Pacifique, le 10ème rapport Copernicus (1) sur l’état de l’océan, réalisé par le Mercator Océan International, l’entité chargée par la Commission européenne de mettre en œuvre le Service marin de Copernicus, avec les contributions de 125 scientifiques d’Europe et du monde entier, alerte sur les bouleversements océaniques majeurs à prévoir.
« L’océan se transforme sous nos yeux : réchauffement, élévation du niveau de la mer et dégradation des écosystèmes sont les signes interconnectés de changements considérables et durables », alerte Pierre Bahurel, directeur général de Mercator Ocean International. Le rapport met notamment en avant :
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- la température à la surface de la mer qui a atteint son troisième niveau le plus élevé jamais enregistré en 2025, à 0,49 °C au-dessus de la moyenne de la période 1981-2010. La quantité totale de chaleur stockée dans l’océan a atteint son niveau le plus élevé jamais enregistré en 2025 ;
- le niveau de la mer qui connaît une augmentation de 3,8 mm par an entre 1999 et 2025 ;
- un niveau de la salinité plus élevé dans la plupart des régions (Atlantique Nord et Sud, Pacifique tropical et à l’ouest de l’Australie) entre 2011 et 2024 ;
- une acidification des océans qui a augmenté (environ 17 % plus acide en comparant la période 1985 – 2025).
- l’étendue moyenne mensuelle de la banquise a diminué d’environ 490 000 km² par décennie entre 1979 et 2025. Cela équivaut à la perte d’une superficie à peu près équivalente à celle de l’Espagne tous les dix ans. Tous les grands écosystèmes marins (2) polaires de l’Arctique recouverts d’une couche de glace de mer saisonnière ont connu un recul de la glace de mer entre 1982 et 2024.
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Le rapport accorde une attention particulière aux petits États insulaires en développement. Ces États sont particulièrement vulnérables au changement climatique, en raison de la forte densité de leur population et de leurs infrastructures côtières, ainsi que des multiples obstacles à l’adaptation. Depuis 1960, toutes les Zones économiques exclusives de ces États sont confrontées au réchauffement des océans, et 7 % d’entre elles sont exposées à un réchauffement rapide. Près de 25 % des récifs coralliens menacés ont subi un stress thermique atteignant un niveau de mortalité pendant au moins un mois (sur la période 1982-2025), et le potentiel thermique des cyclones tropicaux a augmenté rapidement dans environ 56 % des petits États insulaires en développement entre 1960 et 2025.
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« Ces changements exigent des connaissances plus solides, une coopération internationale accrue et une action renforcée. Alors que l’initiative OceanEye renforce nos capacités d’observation de l’océan, Copernicus réaffirme son rôle stratégique pour l’Europe. Il offre en effet un engagement unique à long terme en faveur d’infrastructures et de services spatiaux qui, associés aux observations in situ et aux modèles numériques, constituent l’épine dorsale permettant d’observer, de comprendre et d’anticiper ces changements », déclare Andrius Kubilius, commissaire européen à la défense et à l’espace.
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https://marine.copernicus.eu/news/publication-of-10th-ocean-state-report2. Les grands écosystèmes marins sont de vastes régions océaniques définies par des limites naturelles telles que la configuration des fonds marins et la productivité biologique.
Camille Girardin Lang, journaliste , Éditrice – rédactrice Reproduction établissant un lien préformaté [48559] / utilisation du flux d’actualité.