Vendredi soir dernier, je vous donnais rendez-vous à la salle des fêtes de Saou pour la grande Fête des campagnes vivantes ! Un fête pour nous rassembler, acteurs associatifs, élu-es de tous les échelons, citoyennes et citoyens, et bâtir ensemble des pistes pour défendre et renforcer tout ce qui fait le mieux vivre dans nos campagnes drômoises.
Je veux remercier toutes les structures présentes à notre Grande Fête des Campagnes Vivantes : Dromolib, Villages vivants, Réseau Femmes à l’Abri, Agribiodrôme, Archijeux, Passerelle, la FSU – SNUIPP, la FRAPP, Solidarité habitats, Noonsi Production, Radio Saint Ferréol, le groupe Sympetrum et toutes celles que j’oublie. Merci à elles d’exister, d’avoir animé des ateliers passionnants qui ont rassemblé tant d’entre nous pour construire des propositions que nous pourrons défendre demain pour nos pays ruraux. Depuis que j’ai l’honneur de porter la voix des drômoises et des drômois, je rencontre chaque jour des habitantes et des habitants, des associations, des entreprises, des organisations, des élu-es, qui font un travail absolument admirable dans tous les domaines : la solidarité, l’éducation, la culture, l’environnement, le grand âge, la mobilité, la jeunesse, les droits des femmes, l’installation agricole et l’accès à une alimentation saine…
Cette vitalité, je considère qu’ elle est tellement précieuse : parce qu’elle nous permet de vivre mieux, ici dans toute la Drôme; parfois elle nous permet de vivre tout court, de l’entraide, de la solidarité, du fait de ne pas être tout seul face à ses soucis ou juste pour relever la tête quand tout en face n’est que désespoir. Cette vitalité, elle nous permet aussi d’être mieux préparés et plus solidaires lors des crises. Je crois profondément que nous ne pourrons rien, seuls et divisés, face à ces immenses défis – et que seule l’organisation collective, et la solidarité nous permettront de construire des solutions
d’avenir pour nos vies ici dans la Drôme, et peut-être même dans les campagnes de tout le pays.
L’année qui arrive sera une année cruciale : celle de grands choix collectifs qui engageront tout notre pays. L’option aujourd’hui la plus probable pour ceux-ci est celle d’une victoire de l’extrême droite. Je dis : c’est l’option la plus probable.
Celle qui se nourrit de l’abandon, du mépris et de l’humiliation à la pelle, des coupes franches dans tous les services publics, des PMU et des bureaux de poste qui ferment, des cloisons qu’on dresse entre les maisons, des galères à faire le plein, de la misère alors qu’on bosse, de l’impression que tout est fait pour d’autres tandis que nous, on n’a rien. De l’injustice. De la solitude. Qui nourrissent xénophobie, racisme et, comme s’il fallait des preuves, antisémitisme. Et qui déferle notamment dans nos campagnes. Je dis : c’est l’option la plus probable. Mais elle n’est en rien écrite, sauf dans d’obscurs plans stratégiques écrits par Stérin et Bolloré. Dans chacun de nos engagements, dans chacune de nos vies, chaque décision que nous prenons nous rends plus libres d’une issue écrite d’avance. Les structures qui étaient présentes ce vendredi à Saoû sont autant de choix et d’engagements qui font à chaque fois dérailler un peu le train, et l’envoient dans une autre direction.
Alors, beaucoup m’ont demandé : quelle sera la suite de cette soirée ? Et c’est une excellente question A vrai dire, je n’en sais rien : ce que j’aimerais faire, ce serait une sorte de grand manifeste de nos campagnes, avec plein de demandes que chacune, chacun d’entre nous pourrait porter, à tous les échelons, et dans toutes les organisations possibles – une sorte de livre blanc de propositions qui serait amendable, complétable, par toutes celles et ceux qui n’étaient pas là ce soir là et qui auraient leur mot à dire; et qu’on défendrait ici dans la Drôme comme partout en fait – parce que les solutions que nous faisons ici, elles sont celles de toutes les pampas françaises, et elles méritent, je crois, d’être plus écoutées, d’être moins méprisées. Je reviendrai vers vous dans les semaines qui viennent avec ce que nous avons écrit et réfléchi ce vendredi, et vous proposer d’y ajouter vos ajouts et amendements !
Le combat de la semaine : Mobilisation pour la fonction publique
Défendre la fonction publique, c’est défendre les enseignant-es, les soignant-es, les agent-es territoriaux, les sapeurs-pompiers : toutes celles et ceux qui font vivre nos services publics, nous soignent, nous éduquent et nous protègent.
Car ceux-là ne tiennent que par celles et ceux qui les font vivre et les gardent debout : les enseignants, AESH et agents qui éduquent et émancipent nos enfants ; les soignants qui tiennent nos hôpitaux debout; les fonctionnaires territoriaux, qui permettent de soutenir l’action de nos élu-es à tous les échelons au service des habitant-es, les agent-es France Services, et les sapeurs-pompiers bien évidemment, qui nous protègent au quotidien. Mille mercis à elles et eux, à qui nous devons reconnaissance en ce qu’ils tiennent notre communauté nationale ensemble.
Face aux crises climatiques, sociales, démocratiques et géopolitiques, les services publics sont ce qui nous tient ensemble. Ils doivent être au cœur de nos politiques publiques. Merci à toutes celles et ceux qui se mobilisent pour les défendre ce mardi, on continue !
La proposition de loi de la semaine : Pour une loi d’urgence climatique
Il y a 10 jours, j’ai déposé une loi d’urgence climatique !
Ma proposition de loi, déposée avec le groupe Écologiste auquel j’appartiens, acte d’abord la sortie de la France de sa dépendance aux énergies fossiles : plus aucun nouveau projet pétrolier ou gazier, plus d’argent public ni de financement bancaire pour les fossiles, et la publicité interdite, comme pour le tabac. Elle propose ensuite, à travers 11 mesures, de décarboner et adapter les secteurs les plus émetteurs, sans laisser personne au bord du chemin : logement, transports, agriculture, industrie, forêts, pêche, commerce !
Nous sommes extrêmement nombreux à attendre (depuis longtemps) des réponses concrètes face à la crise climatique. Ce weekend, plus de 250 marches climat ont été organisées partout en France pour exiger un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation. À l’Assemblée nationale comme dans la rue, nous ne lâcherons rien !
Au 31 décembre 2026, l’expérimentation arrivera à son terme: Sans cadre législatif pour la pérenniser, ce seront 10 années de construction collective dans les territoires qui prendront tout simplement fin. Pourtant, une proposition de loi existe pour pérenniser et étendre le dispositif : nous demandons que la proposition soit examinée de nouveau au plus vite !
Prolonger Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée est vital, car le chômage de longue durée est une réalité pour plusieurs millions de nos concitoyens. C’est une période de la vie difficile à vivre, tant le poids social et moral de ne pas avoir de travail dans notre société est immense. Cela coûte, humainement, tant en termes de détresse physique et psychique des personnes concernées. Cela coûte, également, financièrement.
TZCLD permet de partir des besoins des territoires pour proposer des emplois de qualité ouverts à tous sans sélection à l’embauche à temps choisi pour s’adapter à tous les profils, des emplois utiles pour le territoire sans concurrencer les emplois proposés par le tissu économique local : ils sont un complément indispensable aux dispositifs de sortie de la pauvreté et de l’insertion par l’emploi. TZCLD sort des milliers de nos concitoyens de la précarité, créent des emplois non délocalisables, pérennes et utiles pour les territoires.
L’urgence est réelle : agissons au plus vite pour sauver TZCLD ! Je m’y engagerai bien évidemment !
Une (dernière) semaine dans la Drôme : eh oui ! Car je retourne à Paris !
Je me rendais ensuite à Salettes où j’étais très heureuse d’inaugurer la place Milon-Brachet rénovée. Je dois vous avouer cependant que cette place, je l’ai déjà en quelques sortes inaugurée il y a quelques mois, un certain 15 mars 2026, lorsque j’étais venue saluer les assesseurs lors du premier tour des élections municipales, et que ma voiture y avait laissé son pare-choc que j’avais ensuite cherché toute la journée . L’investissement public dans cette rénovation, qui apaisera la circulation automobile dans le village et permet un espace de rencontres, rappelle quelque chose de fondamental : l’égalité entre les territoires ne signifie pas que chaque commune doit disposer exactement des mêmes équipements. Elle signifie que chaque habitante et chaque habitant, où qu’il vive, doit pouvoir bénéficier d’un cadre de vie digne, agréable et adapté à ses besoins. Quand une commune investit dans sa place, dans son école, dans ses chemins, dans ses équipements, dans ses espaces publics, elle dit à ses habitants : vous comptez. Que vive Salettes et que vivent nos petites communes rurales !
Jeudi, je me rendais à Saillans, où je poursuivais ma série de rencontres avec les élu-es locaux suite aux élections municipales au cours d’une réunion regroupant les communes de l’ancien canton de Saillans. Une nouvelle occasion de présenter mon rôle de députée mais aussi d’évoquer des sujets qui nous concernent toutes et tous : la gestion des forêts, les obligations légales de débroussaillement, la sécurité civile, l’adaptation au changement climatique… Merci à tous les élu-es présent-es pour nos riches échanges et encore bravo pour votre engagement au service de vos communes !
Vendredi, je tenais ma permanence parlementaire hebdomadaire à la Chapelle en Vercors. Une nouvelle occasion de vous rencontrer et d’échanger avec vous. Que ce soit des projets, des questionnements, des problèmes d’accès à vos droits, je me mets à votre disposition pour vous écouter et voir ensemble quels sont les leviers dont je dispose pour vous accompagner. Merci à la mairie de La Chapelle pour son chaleureux accueil
Puis j’allais à Saint-Agnan-en-Vercors où j’ai eu la chance de visiter la grotte de la Luire, un site exceptionnel à la fois par son histoire et sa géologie. La grotte fait partie d’un vaste réseau creusé dans les calcaires du Vercors. Lors d’épisodes climatiques particuliers, la grotte de la Luire se remplit d’eau et devient le trop-plein de ce réseau : il s’agit alors de la plus grande résurgence vauclusienne de la planète ! Mais la Luire c’est aussi un lieu majeur de mémoire. Le 27 juillet 1944, son immense porche (l’un des plus grands de France) a abrité pendant quelques jours un hôpital du maquis du Vercors. Les troupes allemandes y découvrirent les blessés et le personnel soignant : plusieurs furent exécutés et des infirmières déportées. Je commémore chaque été le drame qui s’est joué ici, pour que cette histoire continue d’être transmise. Aujourd’hui, le site accueille de nombreux groupes scolaires venus de toute la France. Depuis cinq ans, deux nouveaux gérants ont repris sa gestion et accueillent jusqu’à 400 personnes par jour en haute saison. Un grand merci à Thomas Gevaert pour cette visite particulièrement ludique, une découverte à la fois historique et géologique que je vous recommande fortement !
Enfin, comme je vous le disais en introduction de ce journal de bord, j’étais à Saoû où j’organisais la Fête des Campagnes Vivantes où nous étions nombreuses et nombreux à nous retrouver pour bâtir ensemble des pistes pour défendre et renforcer nos campagnes drômoises. Une occasion aussi de faire la fête au son de la fanfare La Clique Brass Band. Merci à la mairie de Saoû pour son accueil et à toutes celles et ceux qui ont rendu cette belle fête possible (en particulier les associations qui ont animé les ateliers).
Ce samedi matin, je me rendais à la matinée de la Fête de l’écologie, à la coordination des groupes locaux départementale de mon parti, les Ecologistes, à Eurre pour échanger sur la situation politique dans la Drôme et à l’échelle nationale.
Après être passée à la foire de la basse-cour à Crest samedi après-midi, je terminais le week-end dimanche à Chabeuil pour la traditionnelle Foire de la Caillette !J’ai eu le grand honneur à cette occasion d’être intronisée au sein de la Confrérie de la Taste Caillette, aux côtés de nouveaux chevaliers. Une belle reconnaissance, mais surtout un moment convivial autour de ce produit emblématique de notre chère Drôme ! J’ai également eu le plaisir de participer au jury du concours de la meilleure caillette, qui réunissait cette année neuf concurrent·es. Et c’est Bruno Bénistant qui a remporté la Caillette d’or, bravo à lui ! Merci à la Confrérie, au grand maître Alain-Jean Monteil, au comité des fêtes et à toutes celles et ceux qui font vivre cette belle fête populaire et les traditions culinaires de Chabeuil.