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Débats & alternatives

La répression du mouvement social lycéen doit s’arrêter ! (SUD éducation 78)

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Les élèves se mobilisent pour leurs conditions d’études et de vie.
Le gouvernement leur répond par les lacrymos, les matraques et les tirs de LBD…

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Étudier dans des locaux sains, sans rat, sans fuites d’eau.
Être protégéEs du froid ou de la canicule.
Ne pas passer sa vie à travailler et avoir des emplois du temps qui permettent des moments de détente et de loisirs.
Ne pas être 35-36 par classe.
Avoir des places en nombre suffisant dans l’enseignement supérieur.
Être accompagnéEs à la hauteur de ses besoins.
Avoir des profs et des personnels de l’éducation toute l’année.
Être considéréEs, écoutéEs, entenduEs.

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Ces revendications des élèves, pour leurs conditions de vie et d’études, ne sont-elles pas légitimes aux yeux de toustes ?

Et pourtant, c’est par la violence que le gouvernement a choisi de répondre.
Les forces répressives de la police, armées d’équipements lourds, ont agi pour faire taire les revendications lycéennes dans notre département, comme partout en France :
– autorisation spécifique pour l’utilisation de drone de surveillance autour des lycées des Yvelines ;
– fouilles aux alentours des lycées, y compris dans les transports en commun ;
– gaz lacrymogènes pour disperser les manifestantEs, y compris lorsque des écoles et des collèges étaient à proximité, impactant les élèves et les personnels (par exemple à Mantes-la-Ville) ;
– matraquage et tirs de LBD (à Maurepas, ou à Mantes-la-Jolie où le gardien d’un bâtiment voisin a été touché)
– voitures de police s’insérant à vitesse élevée parmi les élèves pour les disperser (à Aubergenville)
– grenades de désencerclement (à Aubergenville)
– interpellation d’élèves, souvent mineurEs (Maurepas, Mantes-la-Jolie, Magnanville, Aubergenville, Trappes, Les Mureaux, par exemple) ;

Et plus sournoise, la fermeture des lycées avec passage en enseignement à distance* comme tentative désespérée d’étouffer le mouvement.

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C’est bien la répression d’État qui fait surgir et qui alimente les violences, pas les revendications légitimes des élèves.

Ce que vivent ces élèves est dans la continuité de la politique répressive de l’État face aux mouvements sociaux : comme dans les banlieues, comme lors du mouvement des Gilets jaunes, des yeux sont crevés, des mains sont arrachées, des mâchoires sont déchirées, et tout cela, par le bras armé de l’État qui se lave les mains des actes concrets et ne promet que des consultations dont on connaît l’inanité.

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SUD éducation 78 exige :
– que la répression sous toutes ses formes cesse immédiatement ;
– que toutes les poursuites et toutes les sanctions internes soient abandonnées pour toutes les lycéennes et tous les lycéens interpeléEs
– et que les revendications lycéennes soient entendues et prises en compte dans des réformes concrètes, répondant aux besoins de la jeunesse.

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* Nous rappelons que l’enseignement en distanciel n’est pas une obligation en cas de fermeture des établissements.

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https://www.sudeducation.org/le-passage-en-distanciel-du-bricolage-sous-pression-politique/
https://www.sudeducation.org/communiques/mobilisation-etudiante-et-lyceenne-les-personnels-doivent-les-rejoindre-non-aux-fermetures-administratives-non-au-distanciel/

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En lutte
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Soutien aux lycéen·nes – quelques outils

Questions de classe(s) a fait sa rentrée hier. Nous avons des difficultés à « couvrir » la mobilisation dans les lycées, mais ce silence dans nos colonnes signifie surtout que nous sommes affairé·es ailleurs (dans la rue, dans nos classes, dans le syndicat). Nos discussions étaient hier toutes polarisées par le mouvement social en cours et l’horreur de sa répression.

Pour casser le mouvement, le ministère a ordonné à beaucoup de lycée de « passer en distanciel » main dans la main avec les préfectures qui ont elles pris des arrêtés d’interdiction des manifestations aux abords des établissements.

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Sud Éducation rappelle que le passage au distanciel n’a aucun fondement légal et appelle donc les enseignant·es à le refuser :

« Demander aux enseignant·es de faire cours à distance, selon des modalités imposées (emploi du temps, appel des élèves, etc.) ce serait leur demander de se mettre en télétravail. Or le télétravail est clairement défini dans la fonction publique et repose en particulier sur le principe du volontariat des agent·es ainsi que sur le principe de mise à disposition de tous les outils numériques par l’employeur.
Ces principes sont clairement indiqués dans l’accord relatif à la mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique de 2022 et, par ailleurs, l’accord-cadre du 12 juin 2023 concernant le déploiement du télétravail au ministère de l’Éducation nationale exclut explicitement les enseignant·es du champ du télétravail.
Les consignes données par le ministre et les chef·fes d’établissement s’affranchissent donc en grande partie du cadre réglementaire et reposent avant tout sur une mise sous pression politique dont l’objectif est, comme au temps du Covid, de donner l’impression que tout est sous contrôle. »

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Beaucoup d’organisations proposent aujourd’hui des guides anti-répression à destination des lycéen·nes et des étudiant·es, comme par exemple celui de Solidaires étudiant·es.

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La Legal Team Antiraciste fait un travail important de soutien juridique (notamment en Île-de-France) aux lycéen·nes. Elle propose le soutien d’une équipe d’avocat·es, mais aussi collecte des témoignages d’enseignant·es. La legal team propose aussi des formations anti-répression en visio (prochaine 4 et 5 octobre à 20h). Les informations sont sur leur linktree.

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  • photo de Alizée VAUQUELIN, Bordeau, 2008 (sous licence CC BY-NC-SA 2.0)
Arthur Serret, Professeur des écoles dans le 19ème arrondissement à Paris / Sud Éducation Paris et Questions de classe(s)

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