Social Acte III du 31 octobre
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Gilets, syndicats, lycéens ou encore étudiants sont attendus dans la rue ce samedi 31 octobre. Des épisodes de violences sont redoutés. Suivez l’évolution de la situation en direct.
C’est reparti pour un nouveau samedi de mobilisation sociale. Gilets, syndicats, lycéens ou encore étudiants sont attendus dans la rue ce 31 octobre pour manifester contre la vie chère notamment.
Le gouvernement s’attend à « des épisodes de violences urbaines comparables à ceux du 17 octobre », a prévenu vendredi l’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Quelque 70 000 policiers et gendarmes sont mobilisés, comme pour la journée du 24 octobre qui n’avait pas donné lieu à des incidents majeurs, contrairement à celle du 17 octobre.
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La CGT appelle ce samedi à rejoindre le seul cortège parisien autorisé -
Le 24 octobre à Paris. -
La journée du 24 octobre n’avait pas donné lieu à des incidents majeurs. .
Libertés publiques
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Le gouvernement utilise les outils de l’antiterrorisme pour assigner à résidence des manifestants
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Le ministère de l’intérieur prend des arrêtés d’assignation à résidence fondés sur les dispositions de lutte contre le terrorisme à l’encontre de militants n’ayant parfois aucun casier judiciaire. Testée le 24 octobre, cette pratique semble massive une semaine plus tard.
LeLe gouvernement a, pour la première fois, utilisé le week-end du 24 octobre la législation antiterroriste pour assigner à résidence et interdire de manifester. Un basculement dans la répression du mouvement social et la contamination du droit commun par des mesures d’exception.
Mediapart a pu identifier quatre arrêtés pris pour le samedi 24 octobre, par le ministère de l’intérieur interdisant à des manifestants de se rendre à des rassemblements en se fondant sur des mesures juridiques administratives relevant de la lutte contre le terrorisme, et établissant un lien direct avec leur engagement politique et la menace terroriste.
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Mais cette première salve n’était qu’un test et, vendredi 30 octobre en début de soirée, plusieurs sources indiquaient à Mediapart une pluie de nouvelles mesures administratives en vue des rassemblements du lendemain.
L’avocate Aïnoha Pascual annonce ainsi à Mediapart avoir connaissance d’une dizaine de cas, dont cinq pour lesquels elle a déposé un recours en référé. Un chiffre qui n’est sans doute que la partie émergée de l’iceberg. « On apprend de nouvelles mesures chaque heure », indique à Mediapart Nicolas Klausser, sociologue chargé de recherche au Centre Marc Bloch de Berlin et spécialiste de la surveillance administrative.
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Laurent Nunez lors d’une conférence de presse au ministère de l’Intérieur, à Paris, le 29 octobre 2026.
.Deux dispositifs juridiques utilisés
Le ministère de l’intérieur a plus précisément mobilisé deux outils juridiques. Deux des arrêtés pris la semaine dernière sont des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (Micas), une mesure d’assignation à résidence introduite dans le droit par la loi sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme (Silt) d’octobre 2017 adoptée pour transposer dans le droit commun les principales mesures de l’état d’urgence.
Les deux autres arrêtés dont Mediapart a pu avoir connaissance se fondent, eux, sur l’article L226-2 du Code de la sécurité intérieure qui permet au ministère de l’intérieur d’interdire à une personne de paraître sur les lieux d’un « grand évènement » si celle-ci représente, au regard de l’administration, une menace terroriste. Introduite par la loi sur les Jeux olympiques de mars 2026, cette mesure est ici appliquée pour la première fois.
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Cela fait déjà un moment qu’il y avait des tentatives pour tenter d’assimiler les mouvances écologistes ou antifascistes au terrorisme. Eh bien, ça y est, nous y sommes !
Aïnoha Pascual, avocate
.« Les Micas ont été normalisées dans le droit commun pour prévoir la sortie de détention des personnes condamnées pour terrorisme et étiquetées “djihadistes”, explique Nicolas Klausser. Ainsi, pendant longtemps, 60 -70 % d’entre elles visaient des personnes condamnées pour association de malfaiteurs terroriste sortant de prison. Les autres étaient pour la plupart des personnes condamnées pour des faits de droit commun mais considérées comme s’étant radicalisées en détention. »
Si leur utilisation dans le cadre du mouvement social représente une « bascule » pour le sociologue, c’est parce que « jusqu’à présent, le ministère de l’intérieur n’avait jamais franchi le pas d’utiliser la terminologie administrative de la menace terroriste pour cibler des personnes qu’elle étiquette “ultra-gauche”. » « Le lien est explicitement fait entre, d’un côté, des discours sur les réseaux sociaux appelant à manifester et à s’en prendre à des symboles capitalistes ou de pouvoir, et, de l’autre, l’adhésion ou la diffusion d’une idéologie terroriste », poursuit le chercheur.
« Cela fait déjà un moment qu’il y avait des tentatives pour tenter d’assimiler les mouvances écologistes ou antifascistes au terrorisme, rappelle Aïnoha Pascual qui défend l’une des personnes visées par une Micas. Eh bien, ça y est, nous y sommes ! »
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Une bascule
Son client fait partie des huit militants, sans casier judiciaire, interpelés à Paris au mois de juillet dernier et accusés d’avoir préparé des actions violentes contre le chantier contesté de ligne à grande vitesse Lyon-Turin. Des accusations reposant notamment sur des images de vidéosurveillance les montrant utiliser, selon leurs avocats, de simples « pétards » mais qui leur vaut d’être mis en examen pour transport de produit incendiaire ou explosif et association de malfaiteurs. Mais non pour terrorisme.
Le client de Me Pascual s’est vu notifier sa Micas le samedi 24 octobre au matin, rendant quasi impossible un recours en référé devant le juge administratif. Comme pour les trois autres cas recensés par Mediapart. L’avocate y est pourtant parvenue malgré ce délai. Mais le tribunal a rendu une ordonnance de non-lieu à statuer, la manifestation étant déjà passée. Il faudra donc attendre plusieurs mois pour que la justice se prononce sur le fond de la légalité de ces arrêtés.
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« À plusieurs reprises, le gouvernement a voulu introduire dans notre droit des interdictions administratives préventives de manifester, reprend Aïnoha Pascual. Mais, il n’a pas pu, car le Conseil constitutionnel n’en veut pas. Ces Micas et interdictions de paraître sont une manière d’y arriver. »
« Si ces arrêtés sont validés par la justice administrative, et si les manifestations se poursuivent, prédit-elle, dans trois semaines, ce sont la moitié des militants écolos ou antifas qui pourraient être assignés à résidence. Et, avec les tribunaux administratifs qui ne s’organisent pas pour assurer l’urgence, il ne sera pas possible de contester. »
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« Acharnement »
Parmi les personnes visées par une Micas figurent certains militant·es déjà connu·es, comme Libre Flot, impliqué dans l’affaire dite du 8 décembre. Accusé avec six autres personnes d’association de malfaiteurs terroriste pour avoir « projeté une action violente contre les forces de l’ordre », il avait été condamné au mois de décembre 2023 par le tribunal correctionnel de Paris à cinq ans de prison, dont trente mois avec sursis, sur le fondement d’une interprétation particulièrement large de cette infraction.
Le tribunal avait été particulièrement sévère avec Libre Flot qu’il avait considéré comme un leader du groupe, notamment en raison d’un séjour au Rojava, au Kurdistan, où il s’était rendu pour combattre l’État islamique au côté des forces kurdes. Durant sa détention provisoire, Libre Flot avait en outre été placé durant seize mois à l’isolement, dont il n’était sorti qu’après une grève de la faim.
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On me met une assignation à résidence gratuite, alors que je n’ai commis aucun acte.
Libre Flot, militant visé par une Micas .
Comptait-il aller à la manifestation du 24 octobre ? « Le droit de manifester est un droit constitutionnel et, normalement, cette question ne devrait même pas se poser, répond-il. Mais il se trouve que j’habite en plein milieu du Pays basque, à 1 heure 30 de toute grande ville. Ce jour-là, j’avais prévu de voir des amis. Et j’ai dû annuler. »
Concernant les motivations, « ils me ressortent des éléments qui ne sont même pas dans le jugement mais qui étaient dans des notes blanches, versées au dossier pour justifier des actes de procédures, mais qui avaient ensuite écartés », explique Libre Flot qui s’indigne de la référence faite, dans l’arrêté, au contexte de menace terroriste djihadiste. « J’ai combattu contre Daech à Raqqa et ils me sortent la menace djihadiste ! »
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« J’ai déjà pris cher, poursuit-il. J’ai déjà subi une peine très lourde. J’ai été placé à l’isolement, soumis à la torture blanche sur demande du gouvernement. Ensuite, j’ai été placé sous bracelet électronique. Désormais, je suis inscrit au Fijait, ce qui signifie que, pendant dix ans, je dois justifier de mon domicile tous les trois mois. Je dois également signaler tout déplacement de plus de quinze jours en dehors du territoire. Et, là, on me met une assignation à résidence gratuite, alors que je n’ai commis aucun acte. C’est tout simplement un acharnement de la part du gouvernement. »
Libre Flot, qui a publié un communiqué sur sa situation, s’inquiète d’une nouvelle visite des gendarmes pour lui notifier une assignation durant ce week-end. Il n’a toujours pas prévu de manifester mais doit se rendre, le dimanche, dans le Tarn pour son travail.
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Habitant de Nancy, interdit de manifester à Orléans
Loïc est une autre figure militante. Surnommé « Le Moine », on peut le voir sur de nombreuses photos ou vidéos circulant sur Internet, portant une Bure, et participant à des rassemblements à Sainte-Soline ou à Notre-Dame-des-Landes. Une célèbre vidéo, le montrant face à des gendarmes allemands embourbés, lui a même offert une courte notoriété internationale.
Un activisme qui lui a valu quelques condamnations. Au mois de février 2025, il a notamment été condamné à un an de port du bracelet électronique pour sa participation aux affrontements de Sainte-Soline. Quant à lui, il dément toute violence et reconnaît simplement avoir ramassé la veste d’un gendarme tombée par terre et avoir tagué un véhicule. « Mais j’ai fait appel. Ils m’ont condamné pour participation à des violences contre les gendarmes, explique-t-il à Mediapart. Or c’est faux. »
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La particularité de la mesure visant Loïc est que, vivant à Nancy, il a fait l’objet d’une interdiction de paraître à Orléans afin de l’empêcher de participer à la manifestation contre le racisme organisée dans la ville à l’occasion du congrès du Rassemblement national. Cette obligation était assortie d’une obligation de pointage au commissariat deux fois par jour, à 14 h 30 et 17 h 30 le samedi et le dimanche.
« Ce qui me surprend, c’est que je n’avais pas du tout prévu de manifester à Orléans, souligne Loïc. Du coup, j’ai pu participer à la manifestation à Nancy en faisant des allers-retours au commissariat pour pointer. » Lui aussi n’a pas pu contester en référé son interdiction de paraître, et son avocat, Alexis Baudelin a déposé un recours sur le fond qui sera examiné dans plusieurs mois.
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Interdite de manifester, sans jamais avoir été condamnée
Le profil d’Alix* montre quant à lui que le ministère de l’intérieur ne s’est pas limité à des personnes déjà connues des services de renseignement, mais également de simples manifestant·es. « Elle a fait dans sa vie deux gardes à vue au cours de manifestations, explique son avocat, Théo Gauthier. Mais elle n’a jamais été poursuivie ni condamnée ».
« La première garde à vue, c’était il y a un an, le 10 septembre, raconte Alix à Mediapart. Je filmais la police qui arrêtait quelqu’un et je n’avais pas ma carte d’identité. Ils m’ont emmenée, au départ pour un contrôle d’identité, mais finalement j’ai été embarquée avec un groupe d’autres personnes et nous avons toutes étaient poursuivies. La deuxième fois, c’était le 17 octobre dernier, pour un tag. »
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Alix affirme par ailleurs ne faire partie d’aucun mouvement ni collectif : « Je prends part à plusieurs manifestations par-ci par-là, explique-t-elle. J’ai dû participer à 3 ou 4 gros évènements. Je connais des gens qui sont beaucoup plus militants que moi et qui participent à beaucoup plus rassemblements. »
Habitant à Strasbourg, elle aussi a fait l’objet d’une interdiction de paraître à Orléans alors qu’elle ne comptait pas s’y rendre, avec deux obligations de pointages dans sa propre ville. Comme Loïc, elle a donc pu manifester comme elle l’avait prévu en faisant des allers-retours au commissariat.
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Entre vendredi et samedi 31 octobre, de nouveaux cas ont été dénoncés en nombre. Notamment par l’antenne du collectif Bassines non merci, dans la Vienne, qui a indiqué que trois de ses militant·es avaient reçu vendredi la visite de forces de l’ordre leur annonçant qu’ils et elles faisaient l’objet de Micas. Avec l’obligation donc de pointer deux fois au cours du week-end dans un commissariat ou une gendarmerie, de ne pas quitter leur commune de résidence et de ne pas rejoindre de manifestation. « Nous sommes convaincu·es que cette injustice supplémentaire participera à motiver toujours plus de personnes à entrer dans la lutte », conclut le collectif dans son communiqué.
Interrogé par Mediapart sur le nombre de Micas et d’interdictions de paraître prononcées, le ministère de l’intérieur n’avait pas répondu au moment de la publication de cet article.
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Jérôme Hourdeaux
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Les temps forts
- 10:08 : La CGT et l’intersyndicale étudiante appelle à rejoindre le seul cortège parisien autorisé
- 07:20 : Le Conseil d’Etat a tranché : le parcours Bastille/Nation à Paris interdit
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12:04
Jean-Luc Mélenchon sera porte de Bagnolet
Le candidat insoumis à l’élection présidentielle sera dans le cortège au départ de la porte de Bagnolet. « J’irai porte de Bagnolet, répondant à l’appel des syndicats de lycéens, d’étudiants, des confédérations syndicales de salariés et des Gilets jaunes », a écrit Jean-Luc Mélenchon sur X.
« Avec les insoumis, nous soutiendrons les revendications pour des conditions d’études décentes et contre la vie chère. Mais nous voulons faire vivre le droit de manifester pacifiquement au moment où la macronie dérive en mode autoritaire et où l’extrême droite veut placer le pays sous ses menaces d’attentats, comme à Trappes », a-t-il poursuivi.
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12:00
Sit-in, casserolades, « Halloween de la révolte »… À quoi s’attendre ce samedi ?
Ce troisième samedi de mobilisation s’annonce suivi partout en France. La date, qui coïncide avec la nuit d’Halloween, inquiète le ministère de l’Intérieur, qui prévoit le même dispositif de sécurité que samedi dernier, soit le déploiement de 70 000 policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire national.
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11:20
Plus de 40 stations de métro fermées à Paris
Plus de 40 stations du métro parisien restent fermées samedi dans plusieurs secteurs du centre et de l’est de Paris. Les premières fermetures sont intervenues dès 05h30 dans les quartiers des Champs-Élysées, de la Concorde, des Invalides et de l’Assemblée nationale, selon les informations disponibles samedi matin sur le site de la RATP.
À partir de 9 heures, les restrictions se sont étendues à quelques stations plus à l’est de Paris, notamment autour de République. Les stations de Châtelet et des Halles sont fermées depuis 10 heures et la circulation est interrompue entre Châtelet et Hôtel de Ville.
A partir de 11 heures, plusieurs autres stations dans le quartier de l’Opéra seront également fermées. De nouvelles fermetures sont ensuite prévues à partir de midi dans l’est parisien, autour de Nation et de Porte Dorée, ainsi que sur la rive gauche, dans les secteurs de Saint-Germain-des-Prés, Odéon et du Quartier latin.
Le trafic sera également perturbé sur le réseau de tramway à partir de 11H00, avec des interruptions sur des sections des lignes T3a et T3b autour de Porte de Vincennes.
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10:08
La CGT et l’intersyndicale étudiante appelle à rejoindre le seul cortège parisien autorisé
La CGT et l’intersyndicale étudiante ont appelé les manifestants parisiens à rejoindre le seul cortège autorisé samedi, entre Porte de Bagnolet et Porte de Charenton, après la décision du Conseil d’Etat d’invalider un autre tracé.
« On n’appelle jamais à aller sur des parcours interdits. Donc, contraints, forcés et la mort dans l’âme, nous appelons à rejoindre l’itinéraire autorisé », a déclaré Karl Ghazi, co-secrétaire général de l’UD CGT Paris.
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09:58
Plus de 1 000 manifestants blessés ou mutilés depuis mi-septembre
Plusieurs manifestants, dont des mineurs, ont été grièvement blessés ou mutilés depuis mi-septembre dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre. D’après le ministre de l’Intérieur, 1 193 policiers et gendarmes ont été blessés.
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09:49
Les étudiants dénoncent « une nouvelle entrave au droit de manifester
La Fage, fédération des associations générales étudiantes en France, a dénoncé « une nouvelle entrave au droit de manifester » après l’interdiction du parcours parisien initial par le Conseil d’Etat.
« Nous dénonçons une nouvelle entrave au droit de manifester, une grave remise en cause de notre droit à exprimer nos revendications et plus largement une mise en danger volontaire des cortèges », écrit la FAGE dans une réaction transmise à l’AFP. « L’intersyndicale (jeunesse) va se réunir pour décider des suites de la mobilisation », poursuit la fédération.
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09:19
Halloween : que risque-t-on en ayant le visage dissimulé ?
« Le prétexte de la nuit d’Halloween ne sera pas un motif légitime pour se dissimuler le visage dans l’espace public » en vue de « commettre des troubles à l’ordre public », a prévenu Laurent Nuñez.
Sur X, la préfecture de police de Paris a rappelé qu’à Halloween, « les règles restent les mêmes » : « Dissimuler son visage dans l’espace public est une infraction passible de 150 € d’amende. Être porteur d’une arme, même factice, est passible de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. »
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09:06
Des manifestations loin des centres-villes
Les autorités n’ont voulu autoriser que les manifestations loin des centres-villes. À Bordeaux, contrairement à la semaine précédente, le cortège a été autorisé par la préfecture, qui anticipe néanmoins une journée « difficile » et « des actions violentes ».
À Lyon, la préfecture a donné son feu vert à un défilé hors de l’hyper-centre qui garde les stigmates des violences du 17 octobre où un bâtiment de l’office du tourisme avait été incendié.
À Marseille, seuls les rassemblements « déclarés » seront autorisés. À Rennes, une manifestation, initialement interdite, a été autorisée après une modification du parcours par les organisateurs.
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08:35
Crainte des commercants, 600 n’ont pas rouvert
« Au niveau des commerçants il y a cette tension et des craintes renouvelées », a déclaré l’Alliance du commerce, qui représente les grandes enseignes et celles de centre-ville, le réseau des chambres de commerce et d’industrie (CCI France) rappelant, lui, que sur les 2 500 commerces touchés, 600 n’ont pas rouvert.
Vendredi, plusieurs magasins se barricadaient, notamment aux alentours du quartier de l’Opéra dans la capitale, a constaté un photographe de l’AFP. « Plus de 1 000 agents » seront mobilisés ce week-end pour « assurer la remise en état de l’espace public », indique la mairie de Paris, affirmant retirer « les équipements susceptibles d’être utilisés pour commettre des dégradations ».
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08:10
350 actions rencensées ce samedi
Ce samedi, 350 actions susceptibles de fédérer 350 000 à 450 000 personnes au total ont été recensées, a indiqué une source policière, et certains dépeignent un « climat pré-insurrectionnel » alerte une autre source policière.
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.Assiste-t-on à un « Printemps européen » ?
La contestation sociale actuelle n’est pas une exclusivité française. Albanie, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Belgique font face à des mouvements plus ou moins similaires. En Allemagne aussi, la jeunesse est appelée ce 31 octobre à grossir les rangs de la colère.
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07:20
Le Conseil d’Etat a tranché : le parcours Bastille/Nation à Paris interdit
Finalement, le cortège parisien défilera bien entre la porte de Charenton et la porte de Bagnolet, a tranché le Conseil d’État, donnant raison à la préfecture de police de Paris.
L’instance a annulé la décision du tribunal administratif de Paris autorisant le parcours Bastille/Nation proposé par les organisateurs de la principale manifestation samedi, selon une ordonnance.
Le tribunal administratif avait levé vendredi soir l’interdiction de ce parcours, ordonné dans un arrêté par la préfecture de police, qui avait fait immédiatement appel de cette décision devant le Conseil d’État. Le parcours validé pour cette journée à risques est donc celui proposé par la préfecture, de la porte de Bagnolet à celle de Charenton, en périphérie de la capitale.
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07:05
Acte III : les autorités redoutent un nouveau 17 octobre
Deux semaines après le cauchemar du 17 octobre, les autorités déploient quelque 70 000 policiers et gendarmes et multiplient les mesures de coercition pour l’acte III, en pleine fête d’Halloween samedi.
« Des épisodes de violences urbaines comparables à ceux du 17 octobre sont anticipés tout au long de la journée » de samedi et « à partir de la tombée de la nuit », a averti vendredi l’entourage du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
Face « aux nombreux appels à commettre des pillages que l’on enregistre sur les réseaux sociaux », le dispositif du 24 octobre pour protéger les commerces « sera reconduit et amplifié », avait assuré dès jeudi le ministre de l’Intérieur, alertant sur une journée « à risque très élevé de troubles à l’ordre public ».
Entre 550 000 et 800 000 personnes, selon les estimations, avaient défilé le 17 octobre en France, journée marquée par des scènes de chaos, entre pillages de commerces, incendies de bâtiments publics et affrontements avec les forces de l’ordre.
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Dauphiné libéré ce 31 octobre 2026
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