L’annonce des bénéfices record de TotalEnergies enflamme la gauche avant l’acte III
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Le géant pétrolier a plus que doublé son bénéfice net sur l’année, alors que les prix à la pompe sont au cœur de la grogne sociale et des préoccupations politiques.
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Du carburant pour la révolte. Ce mercredi 29 octobre, à 9 heures, l’AFP publie une dépêche qui percute frontalement l’actualité sociale. Son titre : « TotalEnergies engrange un bénéfice net record au troisième trimestre avec l’envolée des hydrocarbures ». Dans le contexte de la flambée des prix à la pompe, qui nourrit un automne social particulièrement intense, le communiqué diffusé par le géant pétrolier pouvait difficilement passer inaperçu.
« Dans un environnement de prix élevés, marqué par des marges de raffinage à des niveaux historiques et un marché du gaz haussier, TotalEnergies tire une nouvelle fois pleinement parti de son modèle intégré et de sa diversification géographique », s’y félicite Patrick Pouyanné, dont l’entreprise a plus que doublé son bénéfice net sur l’année, à 8,3 milliards de dollars (7,4 milliards d’euros). Ces résultats dépassent ceux, déjà colossaux, enregistrés au deuxième trimestre, et qui avaient provoqué la colère de la gauche. En résumé, TotalEnergies a vu son bénéfice net augmenter de 125 % sur un an.
Sans surprise, ces résultats font (encore) bondir la gauche, du Parti socialiste au Parti communiste en passant par La France insoumise. « Nous proposons d’encadrer les marges réalisées par les entreprises de raffinage. De quoi faire baisser le prix à la pompe de 20 à 30 centimes par litre. Moins de profits pour les actionnaires de Total, plus de pouvoir d’achat pour les travailleuses et les travailleurs », a réagi dans un communiqué le parti dirigé par Olivier Faure, qui déposera une proposition de loi en ce sens lors de la niche du groupe PS à l’Assemblée prévue le 19 novembre.
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« À samedi »
« C’est près de 1 000 euros par seconde, 86 millions par jour. Vous vous ruinez pour faire le plein, eux se gavent. L’argent pour baisser les prix est là ! », a dénoncé dans un tweet le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. « Ce sont des profiteurs de crise, au service des actionnaires. Total ne paie presque pas d’impôt sur les sociétés en France. Nos dirigeants laissent faire », a renchéri François Ruffin.
Du côté de La France insoumise, plusieurs responsables ont fait le lien entre cette annonce et l’acte III de la mobilisation contre la vie chère prévu ce samedi 31 octobre partout en France. « À samedi », a simplement commenté sur son compte X l’eurodéputée LFI Rima Hassan, tandis que d’autres, à l’image de la députée Aurélie Trouvé (spécialisée sur ces questions chez les insoumis), rappellent la proposition de son camp en la matière (le blocage des prix) et accusent le groupe de profiter « grassement de la guerre ».
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Ce qui a conduit la multinationale à lui répondre directement. « Ce sont ces résultats, réalisés partout dans le monde, qui permettent depuis le mois de mars le plafonnement des prix à la pompe pour nos clients français et son maintien pendant la crise que nous vivons », a répondu le compte « fact checking » de la multinationale. « Nous l’avons mis en place à notre initiative et nous sommes les premiers du secteur à l’avoir fait. En tant qu’entreprise française, nous en sommes fiers », a ajouté le géant pétrolier. Pas sûr que les détracteurs de TotalEnergies se contentent de cet argument.