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Journalistes brutalisés au congrès du RN : «La presse doit pouvoir travailler librement»

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Société des journalistes et du personnel de Libération
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presse sélectionnée par le FN-RN

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Plus de quarante sociétés de journalistes, dont celle de «Libération», dénoncent le traitement réservé à des confrères et consœurs de «Mediapart» et «Politis» lors du congrès du parti d’extrême droite organisé ce week-end à Orléans

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Au congrès du RN à Orléans, le 24 octobre 2026, des journalistes de «Mediapart» ont été brutalement pris·es à partie et expulsé·es du meeting.
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 27/10/2026 
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La Société des journalistes et du personnel de Libération est signataire de ce texte aux côtés d’une quarantaine de sociétés de journalistes :

Samedi 24 octobre, alors qu’ils et elles couvraient le congrès du Rassemblement national (RN), quatre journalistes de Mediapart ont été brutalement pris·es à partie et expulsé·es de la salle du meeting par le service d’ordre du parti. Ils et elles ne faisaient pourtant que leur travail.

Sous les huées des militant·es et les cris «dehors Mediapart», l’une a été ceinturée, portée de force dans un escalier et empêchée de filmer. Un autre a été saisi au col, à moitié étranglé, puis violemment repoussé. Deux d’entre eux ont été plaqués contre un mur une fois sortis de la salle. Alerté, le service de presse du RN est intervenu, s’est excusé et a laissé les journalistes regagner le congrès.

Le lendemain, dimanche 25 octobre, un nouvel incident grave s’est produit. L’un des reporters de Mediapart, qui filmait une action de militant·es de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), a été brutalement expulsé de la salle par le service d’ordre du RN. Pour le faire sortir, un agent de sécurité l’a poussé dans un escalier, tandis qu’une militante lui enjoignait de «rentrer au bled». La sécurité de ses journalistes n’étant plus assurée, la direction de Mediapart a dû leur demander de quitter les lieux.

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Filmant cette même action, un journaliste de Politis a été interpellé par deux personnes présentes dans le public. Dans le mouvement de foule, une personne a violemment frappé sa main et fait tomber son téléphone plus loin. Demandant au service d’ordre à ce qu’on le lui rende, le journaliste a aussitôt été ceinturé et expulsé de la salle par ce même service d’ordre. Dans une vidéo retrouvée sur son téléphone, deux personnes se demandent à qui appartient le téléphone et on entend dire : «C’est à un journaliste. Casse-le.»

Marine Le Pen a fait de ce congrès la rampe de lancement de sa campagne présidentielle. Il n’est pas acceptable que des journalistes soient ainsi exfiltré·es et malmené·es.

Dans un Etat de droit, les partis politiques, tous bords confondus, doivent permettre à la presse, au service de tous les citoyens et citoyennes, d’accéder à leurs événements sans entraver son travail ni la brutaliser.

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Sociétés de journalistes signataires

Politis, Mediapart, Télérama, le Monde, le Figaro, Libération, RFI, l’Express, France TV Sport, Public Sénat, l’Humanité, le Parisien/Aujourd’hui en France, l’AFP, l’Informé, M6, LCP-AN, RMC, franceinfo numérique, la Tribune/la Tribune Dimanche, France 3 rédaction nationale, Radio France Internationale, TF1, BFMTV, Sept à Huit, Challenges, LCI, Radio France, Marianne, Premières Lignes Télévision, Arrêt sur images, le pôle Outre-mer de France Télévisions, la Vie, France 24, Bayard-Milan, Arte, les Echos, Groupe Profession Santé, les Dernières Nouvelles d’Alsace, France TV Rédaction nationale, Lefebvre-Dalloz, le Nouvel Obs, 20 minutes, Epsiloon, Blast, RTL.

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Violences contre les journalistes : le RN doit garantir la liberté d’information !

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30 octobre 2026

 La rédaction de Mediacités

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Quatorze directions de médias dénoncent les violences, physiques et racistes, subies par plusieurs journalistes lors du congrès du Rassemblement national (RN). Elles en appellent à un sursaut, à six mois de l’élection présidentielle, pour assurer des conditions de sécurité et de liberté essentielles à la liberté de la presse.

Nous, rédactions, journalistes et responsables de médias signataires de cette lettre, tenons à exprimer notre indignation et notre solidarité après les graves violences subies par deux journalistes de Mediapart et de Politis lors du congrès du Rassemblement national. Alors qu’ils exerçaient leur métier, ces deux journalistes ont été pris à partie, violentés et exfiltrés. Un journaliste du Canard Enchaîné a lui‐aussi été bousculé et intimidé.

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Ces faits constituent une atteinte inacceptable à la liberté d’informer, aggravée par des violences et des injures à caractère raciste. Aucun journaliste ne devrait avoir à subir de telles intimidations pour avoir simplement fait son travail.

Nous tenons également à rappeler un principe élémentaire : un journaliste présent pour couvrir un événement politique n’est pas un militant de cet événement, ni de ceux qui le contestent. Les confusions entretenues autour de son rôle, lorsqu’elles ne sont pas corrigées, risquent de contribuer à légitimer les violences dont il a été victime.

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S’en prendre à un journaliste parce qu’il fait son métier, c’est s’en prendre à la liberté d’informer. Et lorsque cette liberté est attaquée, c’est toute notre profession qui doit faire front.

C’est pourquoi nous appelons le RN à condamner publiquement ces faits et à garantir que tous les journalistes puissent couvrir ses événements dans des conditions de sécurité et de liberté conformes aux exigences démocratiques.

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À six mois de l’élection présidentielle, les journalistes doivent pouvoir couvrir librement les activités de tous les partis politiques, sans intimidation, sans discrimination et sans que leurs conditions de travail dépendent du bon vouloir des organisations qu’ils sont chargés d’observer. C’est un principe fondamental de notre démocratie qui est en jeu.

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Premiers signataires :

  • Lénaïg Bredoux et Valentine Oberti, codirectrices éditoriales de Mediapart
  • Pierre Jacquemain, directeur de la rédaction de Politis
  • Jean‐François Julliard, directeur de la rédaction du Canard enchaîné
  • Caroline Monnot, directrice de la rédaction de Le Monde
  • Sonia Delesalle‐Stolper, directrice de la rédaction et de la publication de Libération
  • Maud Vergnol et Sébastien Crépel, codirection de la rédaction de L’Humanité
  • La direction de Ouest‐France
  • Cécile Prieur, directrice de la rédaction de L’Obs
  • Perrine Tarneaud, directrice de l’information et des rédactions de Public Sénat
  • La direction de Quotidien
  • Pauline de Saint‐Rémy, directrice de la rédaction de Politico France
  • Clémentine Forissier, directrice de la rédaction de Contexte
  • Nicolas Barriquand et Benjamin Peyrel, directeurs de la publication et de la rédaction de Mediacités
  • Laurent Mauriac, directeur de la rédaction de Brief.me
  • Le Spiil, le syndicat de la presse indépendante en ligne

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