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Célia de Lavergne

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Chers membres, J’ai rejoint l’Inspection de l’IGEDD (Inspection Générale de l’Environnement et du Développement Durable ) le 1er juin après trois années comme directrice de l’eau et de la biodiversité au sein du Ministère de la Transition Ecologique.

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Trois années d’une aventure de politiques publiques et humaines incroyables. Trois années à faire progresser les enjeux eau et nature, sans relâche, en tâchant de donner un cap et de travailler avec tous l’acceptabilité des trajectoires sans renoncer à leurs ambitions. Des ambitions qui sont absolument nécessaires du fait de la situation factuelle et scientifiquement démontrée de la dégradation de la ressource en eau et de l’état de notre biodiversité. Deux biens communs fournisseurs de services essentiels à l’homme, pour vivre et se développer, et des préalables à sa survie. Trois années entourées de collaborateurs exceptionnels, dévoués, compétents et soucieux du dialogue, en administration centrale, dans les services déconcentrés ou chez les opérateurs de l’Etat.

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Je veux ici rendre hommage à mes équipes, à leurs grandes qualités techniques comme humaines et à leur implication. Et je veux rendre hommage plus largement à tous les agents de la fonction publique, qui, loin des critiques de leurs méconnaisseurs, sont d’immenses travailleurs et constituent un collectif exceptionnel porté par l’intérêt général.   Au moment de changer de poste, je souhaite vous partager mon optimisme lucide : loin de la radicalisation du débat public sur l’eau et la protection de la nature, des progrès en la matière se font partout et des dynamiques locales existent et se renforcent. L’opinion publique réalise de plus en plus les enjeux de santé (physique et mentale), de cadre de vie, de souveraineté, de développement économique et territorial que ces politiques publiques recouvrent.

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Des projets voient le jour et nos réseaux sont solides. Certes, des vents contraires soufflent fort et beaucoup reste à faire, mais en restant mobilisés, en co-construction et déterminés, nous pouvons progresser encore. L’Etat pourra s’appuyer sur un « collectif Etat » composés d’opérateurs solides et ancrés, et sur des modèles ayant fait leurs preuves, comme celui de la gestion par bassin ou des aires protégées.  Je tiens à saluer l’OFB, les Agences de l’eau, le Conservatoire du littoral, les Parcs Nationaux, le MNHN, le BRGM, l’ONF, l’IFREMER, le Domaine de Chambord, l’EPMP et leurs agents, et leur dire mon admiration pour le travail réalisé, dont les résultats ont toujours été obtenus grâce à leur capacité à dialoguer localement comme nationalement.

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L’acceptabilité de nos politiques et de leurs trajectoires demande un dialogue permanent, pour instaurer la confiance et construire des chemins de passage. Enfin je tiens à remercier toutes celles et ceux qui, partenaires de la politique publique, dans des missions d’expertise, surveillance, gestionnaire, recherche, plaidoyer, police, appui ou conseil ont contribué aux enjeux de la protection de la ressource en eau et préservation de la biodiversité.

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Célia de Lavergne, Inspectrice générale de l’environnement et du développement durable – IGEDD-Ministère en charge de la Transition Écologique

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