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« Des safaris humains » pendant le siège de Sarajevo : de riches touristes auraient payé pour tirer sur des civils

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Une enquête est ouverte en Italie pour identifier des Italiens qui auraient participé à des « safaris humains » à Sarajevo entre 1993 et 1995. Cette activité ignoble aurait aussi impliqué des

Allemands, des Français et des Anglais. Des combattants bosniens tirent depuis une fenêtre pendant des combats à Sarajevo le 25 juin 1992.Des combattants bosniens tirent depuis une fenêtre pendant des combats à Sarajevo le 25 juin 1992. 

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La Voix du Nord 
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 13 Novembre 2025 

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Le parquet de Milan a ouvert une enquête sur des « tireurs d’élite du week-end », dont de nombreux Italiens, qui lors du siège de Sarajevo au début des années 1990, auraient payé l’armée serbe pour tirer sur des civils, rapportent la presse italienne et l’ex-maire de Sarajevo.

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Selon le quotidien La Repubblica, l’enquête ouverte contre X par le procureur de Milan Alessandro Gobbis pour « homicide volontaire aggravé », cherche à « identifier les Italiens qui, entre 1993 et 1995, ont payé pour “jouer à la guerre” et tuer des civils sans défense “pour le plaisir” ».

Ces « touristes de guerre », pour la plupart des sympathisants d’extrême droite passionnés d’armes et fortunés, se rassemblaient à Trieste, dans le nord de l’Italie, avant d’être conduits sur les collines entourant Sarajevo, ajoute le journal.

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100 000 euros par jour

Pour pouvoir participer à ces « safaris » macabres, ils payaient jusqu’à l’équivalent de 100 000 euros par jour, indique le quotidien Il Giornale, qui avait révélé le premier, en juillet, l’ouverture d’une enquête italienne.

Cette dernière fait suite au dépôt d’une plainte par le journaliste et écrivain italien Ezio Gavanezzi, lequel a été contacté en août 2025 par l’ex-maire de Sarajevo, Benjamina Karic, qui avait déjà porté plainte en Bosnie en 2022 après la diffusion du documentaire « Sarajevo Safari » du réalisateur slovène Miran Zupanic. Sollicité par l’AFP, le parquet de Milan n’a pas donné suite.

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Une habitante de Sarajevo marche dans les rues de la ville le 25 juin 1992. Le centre-ville était réputé pour être l’endroit le plus dangereux à cause de la présence de snipers.

Une habitante de Sarajevo marche dans les rues de la ville le 25 juin 1992. Le centre-ville était réputé pour être l’endroit le plus dangereux à cause de la présence de snipers. 

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Ezio Gavanezzi, dans une interview à La Repubblica, estime à « au moins une centaine » ces « snipers du week-end » italiens, tandis qu’Il Giornale évoque le chiffre d’au moins 200 Italiens ainsi que la présence d’étrangers d’autres nationalités. « Il y avait des Allemands, des Français, des Anglais… Des gens de tous les pays occidentaux qui ont payé des sommes considérables pour être emmenés là-bas afin d’abattre des civils », a ainsi assuré Ezio Gavanezzi, au journal The Guardian.

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« Des “excursions” pour de riches étrangers »

Saluant mardi sur Facebook l’ouverture de l’enquête italienne, Benjamina Karic a publié la plainte qu’elle avait déposée en 2022. « Le contenu du documentaire (« Sarajevo Safari », NDLR), ainsi que les déclarations des témoins, indiquent qu’il existe un soupçon fondé qu’il y ait eu parmi les membres de l’Armée de la Republika Srpska (RS, entité serbe de Bosnie, NDLR) des individus qui organisaient des “excursions” pour de riches étrangers », peut-on y lire.

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Contre une somme d’argent, ces derniers pouvaient « tirer avec des fusils de précision depuis des positions de l’Armée de la Republika Srpska situées au-dessus de la ville de Sarajevo, tuant et blessant des civils innocents de la ville assiégée, dont des enfants », ajoute le document.

Durant le siège de Sarajevo (1992-1996), le plus long de l’histoire de la guerre moderne, 11 541 hommes, femmes et enfants ont été tués et plus de 50 000 de ses habitants ont été blessés par les forces serbes bosniennes, selon les chiffres officiels.

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La Voix du Nord  avec La reppublica

 13 Novembre 2025

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