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Vacances au ski : seuls 10% des français vont à la montagne en hiver, une activité qui ne « s’est pas démocratisée »

Image d'illustration prise dans la station de ski des Arcs, en Savoie.
Station de ski des Arcs, en Savoie.

Selon un sondage de l’institut Ipsos réalisé début février 2022, 53% des Français ne se rendraient jamais à la montagne en hiver. Et seuls 10 à 13% des interrogés déclarent y aller chaque année. De quoi renforcer l’image peu accessible des vacances au ski.

D’abord l’apanage des privilégiés, la pratique du ski s’est peu à peu démocratisée au fil des décennies. Si les stations de luxe font toujours le plein, d’autres domaines plus petits et plus familiaux proposent désormais des forfaits et des séjours accessibles.   Pour autant, les vacances à la montagne sont toujours coûteuses pour les Français.

Par exemple, l’agence de voyage Ski Planet estime que le panier d’un séjour sur une station de ski française est d’environ 880€ la semaine ou 1700€ par personnes   ( sans les frais médicaux à la suite ) en comprenant les prestations forfaits et le matériel de ski.   Voire 2000€ par personne, soit pour une famille de 4 personnes :  8000€. Un sport de riche indubitablement.

« L’une des rares activités qui ne s’est pas démocratisée »

Ce budget explique en partie les résultats de l’enquête menée par l’institut Ipsos. Entre le 11 et le 12 février 2022, 1 000 personnes ont été interrogées sur leurs habitudes de vacances. Ce sondage révèle que «53% des Français déclarent ne jamais se rendre à la montagne en hiver», que «seuls 34% des interrogés disent s’y rendre de temps à autre», mais aussi que «c’est une tradition pour seulement 10% des sondés qui y vont chaque année».

«Les vacances au ski sont l’une des rares activités qui ne s’est pas démocratisée avec le temps : la proportion de Français qui passent leurs vacances d’hiver à la montagne pendant les vacances d’hiver n’a progressé que de 3% depuis 2010 ; elles reflètent et symbolisent les disparités géographiques et financières entre les territoires et les revenus» confirme dans un communiqué Yves Bardon, directeur du programme Flair, Ipsos Knowledge Centre.

1 français sur 3 n’a jamais skié

L’étude souligne également que 34% des Français n’ont jamais ski de leur vie, soit plus d’une personne sur trois. Raquettes, luges, fat bike : les activités proposées par les stations de ski se sont multipliées ces dernières années.

Ainsi, lorsque les Français se rendent à la montagne en hiver, ce n’est pas forcément pour skier. «Seuls 14% déclarent skier souvent, 24% de temps en temps, et 28% pratiquent ce sport plus rarement» conclut l’étude de l’institut Ipsos.

MCP et MDC

L’héliski, autorisé en Italie ou en Suisse avec des zones de déposes autorisées pour les amateurs de hors-pistes.
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Direct montagne : La Loi 3D conforte l’interdiction de « l’héliski », ( parachutage de voyous en crête, PVC )

Suivez ici, tout au long de la semaine, l’actualité liée à nos montagnes.

Pour la Fédération des clubs alpins et de montagne (FFCAM), la Fédération de la montagne et d’escalade (FFME) ou l’association de protection de l’environnement Mountain Wilderness (MW), la loi « Différenciation, décentralisation et déconcentration », bien que rébarbative en apparence, a apporté son lot de bonnes nouvelles.

En effet, le texte publié au journal officiel du 22 février, dans son article 63 confirme l’interdiction des loisirs et sports héliportés, annoncée dès la Directive Montagne de 1977 et entrée en vigueur en France avec la Loi Montagne de 1985.

Selon MW France qui pourfend le bruit, la pollution et le dérangement de la faune hivernante que ces activités, autorisées et réglementées en Suisse, occasionnent, le texte va même plus loin…

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Le ministre, lors du dernier salon Grand ski organisé en présentiel, avant la crise.

Jean-Baptiste Lemoyne, ministre du Tourisme : « L’aide au ski ( pas à la montagne ) a atteint 7,2 milliards d’euros »

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Le salon Destination Montagnes-Grand Ski, à Chambéry, s’est ouvert ce mardi. Avec 319 tour opérateurs de 41 pays (*), il donnera la tendance de la fréquentation étrangère l’hiver prochain. L’occasion de faire un point sur la situation en montagne avec le ministre du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne.

Destination Montagnes Grand Ski donne la tendance de la fréquentation étrangère de nos stations pour l’hiver prochain. Quel bilan peut-on déjà dresser en cette dernière semaine de vacances ?

« On voit une reprise forte. Sur les 4 semaines de vacances de février on enregistre un taux d’occupation de 84 %, quasiment au même niveau que février 2020, à deux points près. On a vu le retour des Britanniques, des clientèles de dernière minute. Tous les signaux donnent bon espoir de réaliser une très bonne saison. Pour cette semaine du 26 février, le taux d’occupation est de 88,3 % supérieur de 24 points à la même semaine il y a deux ans. C’est un retour au niveau d’avant crise et même dans certains massifs, une croissance comme dans les Pyrénées. C’est heureux après ce qu’on a vécu. Nous, l’État, n’avons pas lésiné sur les moyens »

Aider les ulra-riches : Ces milliardaires qui posent des hôtels à Courchevel

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La concentration d’hôtellerie de luxe (cinq des 31 palaces de France et 16 cinq étoiles) a directement contribué au succès de Courchevel et fait sa singularité. Les Fenestraz (Les Airelles), Rochedy (Le Chabichou), Trêves (Les Grandes Alpes) et autres Tournier (Saint-Joseph, Lana…) ont bâti la notoriété de la station.

Mais les sagas familiales ont laissé place à de nouveaux investisseurs, qui misent sur l’hôtellerie de luxe. Contrairement aux idées reçues qui collent à Courchevel, peu de Russes sont présents sur ce secteur. Peu de groupes hôteliers aussi, à l’exception de Lavorel hôtels, qui a repris le Chabichou, les Suites de la Potinière et le Grand hôtel.

Ce sont des grands patrons milliardaires, des capitaines d’industrie qui investissent et posent leur hôtel comme au Monopoly©. Première fortune de France (et 3e mondiale), Bernard Arnault a montré l’exemple avec son Cheval Blanc, premier hôtel du groupe LVMH, en 2006…

MCD

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