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Hello

Je vous contacte à propos de l’article sur les manifestants  anti masque par Mélissa Fox-Muraton.

 Je salue la logique de la démonstration. Les sources nommées (Sartres, Montesquieu) sont des références indiscutables et bien évidement, nous devons tous vivre ensemble en faisant preuve de sens moral et surtout du sens des responsabilités en permettant à chacun de vivre librement. En portant le masque, je montre ainsi aux autres qu’ils peuvent me faire confiance et circuler librement à côté de moi sans leur porter atteinte.

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Mais attention   jusqu’où cette logique va aller ? Parce que pour le moment, nous sommes dans une situation où nous partons du principe qu’à tout moment nous pouvons devenir porteur d’un virus. Mais demain, jusqu’où ce principe de précaution ira t il et quelles sont les solutions mercatiques qui s’offrirons  à nous ? A quand l’objet connecté Santé relié en Bluetooth à son smart phone avec un test à tous virus ou toutes maladies, nous invitant à prendre un maximum de précaution avant de sortir de chez nous, voire, à devoir rester à domicile sous peine d’amande, directement payée avec Apple Pay bien sûr !? Une opportunité de scénario pour l’auteur de Black mirror.

Alors qu’il est assez simple de savoir quand nous avons eu un rapport non protégé avec un inconnu, ce qui nous permet de définir une date à laquelle nous devons faire preuve de plus de précaution, en agissant de manière responsable et donc, responsable devant la loi.
En revanche, comment savoir si nous sommes porteur d’un éventuel virus comme le COVID ou la grippe à partir du moment où nous vivons en communauté, en contact permanent avec autrui ? Comment déclarer les risques pour autrui de notre responsabilité ? Comment être responsable devant la loi ? Car cette situation ne peut être à l’évidence qu’éphémère. Nous n’allons pas vivre ad vital æternam avec des masques, du gel et des mesures de distanciation sociale. Nous ne sommes pas fait ainsi. L’être humain a besoin de contact, grâce aux contact on sécrète de l’ocytocine, on crée de la cohésion humaine, on crée de l’amour. Et sans amour, l’Homme n’est rien.

Exemple : Est-ce qu’une personne en bonne santé, propre, qui sort de la douche le matin, à le devoir de porter un masque en hiver sous peine d’être potentiellement porteur de la grippe ? Pouvons nous aller voir nos grands parents ? Est ce que les maladies ne se développent pas plus vite sans contact sociaux ? Est ce que l’isolement, le stress, le manque de lumière sur le visage, le manque d’air, ne sont pas des facteurs aggravants pour les personnes âgées ? Le travail n’est il pas un facteur aggravant ?

Toutes ces questions amènent le doute. Et comme le dit le professeur Raoul, seul le temps sera juge des actions mises en œuvre d’un point de vue scientifique. Ce qui signifie pour moi, que la notion de causalité dans l’acte de porter un masque n’est pas forcément avéré comme représentant une barrière au risque de transmettre une maladie. Ni même le couvre feu. Le confinement à la rigueur oui, mais c’est un peu comme utiliser un bazooka pour tuer une mouche dans un crèche. Les dégâts collatéraux seront, comme beaucoup le craignent, peut être pire que le fait de retarder le départ de quelques milliers d’octogénaires.

C’est probablement une position populaire choquante que je mets en avant. Mais d’un autre côté, la notion de liberté individuelle est bien au niveau de l’individu. Pour déterminer si en tant qu’individu je porte atteinte aux libertés d’un autre individu par la maladie, il faudrait soit arriver à démontrer que je suis malade, soit arriver à démontrer que les actes vont inéluctablement me rendre porteur de la maladie, et donc, limiter la liberté de mes semblables en les rendant d’office malade. A cela nous pourrions avancer le principe de précaution, mais personne ne peut affirmer avec certitude que le précédent confinement est la seule et unique cause de l’arrêt de la pandémie au printemps en France. Et personne ne peut affirmer avec certitude encore que la deuxième vague est due à un relâchement des gestes barrières. Des scientifiques avancent des corrélations, mais en aucun cas des certitudes sur les causes et effets. Donc le principe de précaution, n’étant pas pas prouvé à posteriori, n’a pas de limite, et donc, ces règles de protections n’ont plus de limites à première vue, ce qui est inquiétant.

Par conséquent, la logique, même si elle semble fragile avec mes propos maladroits,  voudrait que chacun reste libre en son âme et conscience de sortir ou non de chez lui. Les personnes estimant avoir un risque à sortir, toucher des objets, parler sans masque devraient se protéger par précaution. L’état devrait pourvoir à l’accès gratuit à des masques, mettre à disposition du gel hydrolacoolique dans les lieux publiques. Les hôpitaux devraient être renforcés. pour les personnes en bonne santé, confiantes sur leurs chances de survie face à une maladie respiratoire,, par politesse et par respect, ne devraient pas toucher les personnes masquées par choix ou commette des gestes déplacés envers les plus fragiles (prendre les gens dans les bras, embrassades, attraper les objets ne nous appartenant pas, etc…).

Et donc oui, je pense qu’appliquer une règle à toute la population sans certitude sur les causalités, sur l’état de chacun, est disproportionné et liberticide.

Je me trompe sûrement, car le monde entier semble suivre la voix des sages. Mais je ne sais pas, peut-être que mes quelques mots seront pour vous une piste de réflexion à l’ouverture ou l’écoute d’une partie de la population qui ne se sent pas en phase avec les mesure drastiques que nous vivons ?

Bien à vous
Cordialement.
Grégoire

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