La crise sanitaire du covid-19 ne doit pas nous faire oublier que l’urgence climatique est réelle
Saviez-vous que l’océan est le premier producteur d’oxygène? Les décideurs locaux ont un grand rôle à jouer pour l’environnement, comme le montrent les initiatives de la Région Sud.

L’actuelle pandémie de Covid-19 nous rappelle cruellement la fragilité de notre existence mais aussi que la santé humaine, animale et celle des écosystèmes sont étroitement liées. La crise sanitaire ne doit pas nous faire oublier que l’urgence climatique est réelle. L’acidification des océans, la perte de la biodiversité, la déforestation, la présence toujours plus importante du plastique dans nos espaces naturels sont autant de menaces pour notre planète mais aussi pour nous tous.
Face à l’urgence nous pouvons faire le choix de l’action. La nature est source de solutions depuis toujours.
Saviez-vous que l’Océan est le premier producteur d’oxygène sur Terre? Il est le plus important régulateur climatique. Il nourrit et fait vivre directement un humain sur trois. Il tient le rôle principal du cycle de l’eau. Peu d’entre nous le savent, mais il nous offre plus de 50% de l’oxygène que l’on respire, tempère notre climat, nous approvisionne en eau douce. Et les services qu’il nous rend gracieusement ne s’arrêtent pas là. Ce sont aujourd’hui plus de 22.000 molécules marines qui sont étudiées dans l’élaboration de nouveaux médicaments.
Les décideurs locaux ont un grand rôle à jouer dans cette ambition d’agir pour notre planète. C’est le choix qu’a fait Renaud Muselier en adoptant un Plan Climat, “Une Cop d’avance” en Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Ce plan concilie écologie et économie. Il propose une vision positive, d’innovations et de solutions, loin d’une écologie punitive et culpabilisatrice. Il est la preuve qu’à travers des mesures concrètes et efficaces, nous pouvons tous agir.
Comme en Provence-Alpes-Côte d’Azur, chacun peut faire sa part!
Lorsque la préservation de la qualité de l’air et des espaces naturels est au cœur d’une politique publique, c’est toute une population qui en bénéficie pour son bien-être.
Le Sud dispose d’un patrimoine naturel exceptionnel avec deux parcs naturels marins dont le Parc de Port-Cros, un joyau de biodiversité et de beauté. C’est également la première région pour l’agriculture biologique, leader de l’éolien flottant, l’aquaculture et la qualité environnementale de ses ports. Un territoire tourné vers la Mer Méditerranée: l’un des plus beaux et plus menacés hot spot au monde.
30% du budget de la collectivité, soit 1,3 milliards d’euros en 3 ans sont consacrés à la préservation du territoire naturel, au zéro plastique, au développement des énergies renouvelables.
Deux ans après l’adoption de ce plan, les résultats sont là:
– 70% de personnes en moins exposées aux dépassements des particules fines, grâce à l’action Escale Zero fumée pour l’électrification des branchements des navires
– +132% du parc automobile électrique en Région Sud (en France, +70%) grâce à l’installation d’une borne électrique tous les 35km
– +45% de puissance PV disponible, grâce à l’installation de panneaux photovoltaïques sur nos entreprises et à 30% de nos lycées équipés
– +15% de surface du patrimoine naturel protégé, pour atteindre 51% du territoire avec la création de deux parcs Naturels Régionaux de la Sainte Baume et du Mont Ventoux
Ce n’est pas par hasard si le Costa Rica, un modèle unique au monde, un véritable “paradis vert” a choisi la Région Sud pour signer un accord pionnier pour la protection de l’environnement.
Lorsque la préservation de la qualité de l’air et des espaces naturels est au cœur d’une politique publique, c’est toute une population qui bénéficie de l’amélioration de sa qualité de vie et de son bien-être. C’est la preuve d’une réconciliation possible entre l’homme et la nature au service d’un territoire dynamique et attractif.
Maud Fontenoy Navigatrice, Vice-Présidente de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur en charge du Développement Durable et de la Mer ( envoyé par l’auteure )