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Décomposition, hystérisation du débat et radicalisation… La démocratie envahie par le bruit et la fureur

De la gifle infligée au président de la République aux invectives, en passant par l’influence des idées d’extrême droite, la campagne des élections régionales révèle les tensions qui animent la vie politique.

Affiches officielles pour les candidats aux élections régionales aux Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), le 11 juin 2021.

Un cri du cœur. « Le climat du moment ? Désespérant ! », soupire l’ancienne ministre Laurence Rossignol. La politique-spectacle, le populisme, la vacuité des débats démocratiques écœurent la sénatrice socialiste. Désarroi d’une femme de gauche, désolée de voir sa famille politique, « jadis culturellement majoritaire », en pleine déconfiture, au profit d’un Rassemblement national (RN) qui « semble désormais donner le “la” de la vie politique » ? Pour son collègue sénateur de droite Bruno Retailleau, le monde aussi s’assombrit. « On vit dans l’époque du relativisme, note le chef du groupe Les Républicains (LR) au Palais du Luxembourg. Il y a une obsolescence des idées et des idéaux, ou, en tout cas, de ceux en quoi croyaient les partis. Il n’y a plus de projet, plus que des ego. »

A quelques jours du premier tour des élections régionales et à moins d’un an de la présidentielle, le malaise gagne également les rangs de la majorité

Ce trouble n’est pas seulement l’apanage des deux vieux partis, le Parti socialiste (PS) et LR, qui, après avoir été balayés par l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, restent profondément affaiblis. A quelques jours du premier tour des élections régionales et à moins d’un an de la présidentielle, le malaise gagne également les rangs de la majorité, où certains s’affolent d’un climat politique fétide, marqué par les outrances et la violence. « Ça ne sent pas bon, tous les coups sont permis », regrette le député de La République en marche (LRM) Gilles Le Gendre, qui pointe une « perte de repères » et un « délitement démocratique ». « Sous la jubilation liée au déconfinement, une dynamique délétère est en route dans le pays », résume-t-il.

Il y a quelques mois encore, la France se rêvait pourtant dans le « monde d’après », celui d’une liberté retrouvée après les contraintes liées à la pandémie de Covid-19. Un monde plein d’espoir où chacun était appelé à se « réinventer ». Au gouvernement, on se félicitait d’avoir sauvé l’économie du désastre grâce au « quoi qu’il en coûte ». Les milliards d’euros déversés éviteront, pensait le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, ce que le monde a connu après la crise de 1929 : la montée des extrêmes sur fond de misère sociale.

Vieilles peurs et radicalisation

Las. La deuxième étape du déconfinement à peine entamée, ce sont de vieilles peurs, le rejet de la politique et les invectives qui envahissent le débat public. Il y eut cette gifle infligée à Emmanuel Macron, mardi 8 juin, par un jeune homme flirtant avec l’extrême droite. Quelques heures après ce geste, le chroniqueur de la chaîne ultraconservatrice CNews Eric Zemmour jugeait, lapidaire : « Il s’est lui-même désacralisé. Il a ce qu’il mérite. » La veille, un youtubeur d’extrême droite mettait en ligne une vidéo dans laquelle il simule le meurtre d’un militant de gauche. Vue des centaines de milliers de fois, elle a finalement été retirée et, mercredi, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « provocation au meurtre ». Une dizaine de jours plus tôt, l’humoriste Jean-Marie Bigard lançait devant une foule d’antivaccins : « Agnès Buzyn, grosse connasse, qu’elle crève ! Olivier Véran, c’est un mange-merde ! », en s’adressant à l’ancienne ministre de la santé et à son successeur.

« L’heure est grave, la France est en péril, plusieurs dangers mortels la menacent », écrivaient encore, le 21 avril, près d’une vingtaine de généraux à la retraite dans une tribune diffusée sur le site du magazine conservateur Valeurs actuelles, émaillant leur propos d’une phrase laissant entrevoir une intervention militaire « dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles ».

Récit d’une France en pleine « décompensation » psychiatrique, comme le présume le chef de l’Etat ? Ou signes avant-coureurs d’une radicalisation de la société où la nuance, doublée d’une certaine forme de dignité, ne serait plus de mise ? « Il n’y a pas plus de débat public structuré et il n’y a plus non plus de projet de société structurant », observe David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po. « Dans ce contexte, politiques, intellectuels ou journalistes sont condamnés à rebondir sans cesse sur le fait divers du jour, et ça part dans tous les sens. Nous vivons une ambiance prétrumpiste », poursuit l’auteur de Slow démocratie (Allary Editions, 2019).

Les uns dénoncent la violence de réseaux sociaux qui auraient décomplexé la parole, d’autres fustigent l’influence de médias devenus complaisants avec les idées de l’extrême droite au nom de la recherche du « clash » ou du bon mot qui dopera les ventes ou les audiences. « On est dans un climat de polémique permanente où l’enjeu se résume à définir les bons et les méchants », enrage un conseiller de l’exécutif, selon lequel « toute position politique qui fait plus de 280 caractères est inaudible », en référence à Twitter. « On approche de la présidentielle, mais il n’y a pas une idée, pas un vrai débat, observe le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu. En revanche, il y a des débats sur CNews qui donnent lieu, le lendemain, à des débats sur l’existence même de CNews ! C’est très pauvre. »

Le déconfinement de la politique s’accompagne ainsi d’une inquiétude sourde, diffuse, voire d’un véritable désarroi d’élus et de responsables politiques de tous bords

De nouvelles règles du jeu que certains responsables cherchent à exploiter, à l’instar de la ministre déléguée à la citoyenneté, Marlène Schiappa, qui a suggéré que l’animateur controversé d’une émission de divertissements sur C8, Cyril Hanouna, « coanime » le débat présidentiel d’entre-deux-tours. D’autres résistent, veulent tenir leur « rang ». « Soit on fait des tweets et on va chez Hanouna, et le débat est expéditif, soit on ne fait pas ça, et on sent la naphtaline », résume, désolé, le député socialiste des Landes Boris Vallaud, selon lequel le monde politico-médiatique est désormais régi par des codes qui ne correspondent pas à « l’idée » qu’il se fait de la politique.

Le déconfinement de la politique s’accompagne ainsi d’une inquiétude sourde, diffuse, voire d’un véritable désarroi d’élus et de responsables politiques de tous bords qui se sentent dépassés et parfois semblent ne plus reconnaître la société, après quinze mois passés sous une chape sanitaire. « Pour la première fois depuis le début de mon mandat, je me demande si je ne suis pas passé du côté des vieux cons », ironise un député LRM déstabilisé par plusieurs épisodes récents, dont la présence du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, à la manifestation de policiers du 19 mai devant l’Assemblée nationale.

« Une confusion institutionnelle majeure, dénonce cet élu. Un ministre de l’intérieur ne va pas manifester avec des syndicats de police qui demandent des comptes au gouvernement, contre son collègue de la justice, qui est en train de défendre un texte de loi à 20 mètres de la manifestation ! On est chez les dingues ! » Ce député, issu d’une circonscription rurale, s’est également interrogé sur la présence du président de la République à un jeu télévisé, avec les deux youtubeurs McFly et Carlito, invités à l’Elysée le 23 mai, sans qu’aucun message politique ne justifie ce « happening ».

De la triangulation à « l’extrême-droitisation »

Ce brouillage des catégories, assorti d’une perte de repères, est en partie dû à la lente décomposition politique, sur laquelle Macron a surfé pour s’imposer en 2017, et qui s’est encore accélérée depuis son arrivée à l’Elysée. « Il y a toujours eu des tactiques et des coups bas. Mais, auparavant, tout cela était encadré par un cadre idéologique défini par les partis. Aujourd’hui, les frontières entre les partis se sont estompées et, de ce fait, tous les repères se sont brouillés », analyse Philippe Corcuff, auteur de La Grande Confusion. Comment l’extrême droite gagne la bataille des idées (Textuel, 672 p., 26 euros).

L’origine de ce que M. Corcuff qualifie de « confusionnisme » démarre dès la présidence de droite de Nicolas Sarkozy (2007-2012), un adepte de la triangulation politique. Lorsqu’il accède à l’Elysée, en 2007, le chantre de la « tolérance zéro » emprunte à la fois une sémantique de l’extrême droite, en créant le ministère de l’immigration et de l’identité nationale, tout en prônant l’ouverture à gauche en convoquant à la tête de ce portefeuille contesté un ex-membre du Parti socialiste, Eric Besson. François Hollande, qui propose, à la suite des attentats de 2015, la déchéance de nationalité pour les auteurs d’attentats terroristes, ulcérant les électeurs de gauche, participera aussi à ce floutage des frontières entre gauche et droite.

« Macron non plus n’a pas soutenu l’agenda progressiste, il a laissé gagner la rhétorique d’extrême droite », affirme la chercheuse Marie Peltier

Mais Emmanuel Macron aura sans doute porté le coup de grâce à ces vieux repères. L’homme « et de droite et de gauche », qui se revendique le porte-voix du progressisme, emprunte, en 2020, à Charles Maurras, penseur nationaliste et dirigeant de l’Action française, l’idée d’un « pays légal » et d’un « pays réel » pour « regarder en face » le sujet de l’immigration, deux ans après avoir jugé « légitime » un hommage au maréchal Pétain. « Macron non plus n’a pas soutenu l’agenda progressiste, il a laissé gagner la rhétorique d’extrême droite », affirme Marie Peltier, chercheuse à l’Institut supérieur de pédagogie Galilée de Bruxelles.

Cette décomposition politique ouvre un abîme qui profite à l’extrême droite. « Dès lors que la droite est faible organiquement et la gauche éclatée, dans un moment où LRM n’a pas le début d’une existence, l’offre politique de l’extrême droite devient moins effrayante », analyse l’ancien président François Hollande, qui juge l’ambiance « inquiétante ». A LRM, la députée Aurore Bergé ne dit pas autre chose : « A partir du moment où les partis politiques, affaiblis, n’incarnent plus aucune idéologie, il n’y a plus de frontières, de repères. Dès lors, un certain nombre d’électeurs sont tentés de se tourner vers ceux qui portent un message clair, lisible, sans ambiguïté, qui disent qui ils sont. C’est le RN qui, hélas, en profite. »

Déboussolé, le vieux monde politique oscille entre incompréhension, atonie et suivisme. Dans un paysage médiatique dominé par les faits divers ou la chronique d’une France au bord du chaos, les idées hier défendues par une extrême droite isolée sont aujourd’hui revendiquées par de nombreuses figures de partis républicains. En première ligne, celles liées à la question sécuritaire. Dans son entretien au Point, le 25 mars, officialisant sa candidature à la présidentielle, l’ex-LR Xavier Bertrand plaide pour « l’instauration de peines minimales automatiques », « abaisser à 15 ans l’âge de la majorité pénale » et instaurer contre les terroristes « une période de sûreté de cinquante ans » appliquée « de façon rétroactive ».

« Un populisme judiciaire »

Dimanche 30 mai, le numéro deux du parti Les Républicains, Guillaume Peltier, a, lui, semé la panique dans sa famille politique en proposant la création d’une « justice exceptionnelle, sans appel possible », pour les affaires de terrorisme. Anticipant une censure du Conseil constitutionnel, l’élu propose de soumettre son idée au peuple par référendum. Même la modérée Valérie Pécresse, en lice pour renouveler son mandat de présidente de la région Ile-de-France, avait choqué, en 2018, en proposant un « doublement des peines pour les crimes commis dans les quartiers les plus criminogènes ». Tout en reconnaissant sans fard que sa proposition n’était pas constitutionnelle.

Quant au premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, il s’est pris les pieds dans le tapis, le mois dernier, en suggérant que les forces de l’ordre aient un « droit de regard » sur le suivi des peines judiciaires. Une entorse manifeste à l’indépendance de la justice que le socialiste a, ensuite, tenté de rectifier.

« Il y a un populisme judiciaire qui est en train de se développer et que rien n’arrête. Ces propositions ne sont rien d’autre que des coups de canif à notre pacte républicain », réagit-on au ministère de la justice. « François Mitterrand a dit “non” à la peine de mort, aujourd’hui les hommes politiques ne font que dire “oui”. Oui à des peines incompressibles, oui à la majorité pénale à 15 ans. 80 % des Français pensent que la justice est laxiste. Ce n’est pas le cas. Il faut savoir le démontrer ! », insiste ce proche du garde des sceaux, Eric Dupond-Moretti.

Reste qu’Emmanuel Macron, qui, en 2016, appelait les gouvernants « à ne pas se laisser dicter leurs décisions par la tyrannie des événements », a lui-même contribué à cette surenchère en multipliant les propositions de loi censées durcir la réponse pénale. « Il y a bien une extrême-droitisation du débat public qui se manifeste par la domination de thèmes comme la sécurité, l’islamisme, mais aussi dans certaines postures comme le complotisme », estime Philippe Corcuff, évoquant les propos de Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, prédisant, dans un entretien à France Inter, dimanche 6 juin, « un grave incident avant la présidentielle » qui serait « écrit d’avance ».

Pour le politologue, si la droite pioche des idées qui semblaient être la chasse gardée du Rassemblement national, la gauche de la gauche n’est pas exempte de responsabilité dans la radicalisation des discours et des esprits. « Ceux qui autrefois défendaient l’altermondialisme, c’est-à-dire un monde différent, ont développé peu à peu un discours faisant du monde et de l’Europe le mal quand la nation, c’est le bien », observe-t-il.

« Zemmourisation » de certains médias

Dans cette nouvelle arène politique où domine une partie de sa rhétorique, Marine Le Pen exulte. La fille de Jean-Marie Le Pen polit son discours, exclut les membres les plus folkloriques ou explicitement racistes afin de se rendre acceptable, quand une partie de ses adversaires adhèrent, en parallèle, à certaines de ces idées. Dans le duel télévisé qui l’avait opposé, le 11 février, à la représentante de l’extrême droite, Gérald Darmanin avait résumé d’une phrase ce nouveau paradigme : « Madame Le Pen, dans sa stratégie de dédiabolisation, en vient quasiment à être dans la mollesse, je trouve… Il vous faut prendre des vitamines, je ne vous trouve pas assez dure, là. »

Certaine d’être en mesure, un jour, de crever ce plafond de verre qui, jusqu’ici, lui interdisait de monter sur la plus haute marche du pouvoir, la représentante de l’extrême droite aurait donc à peine besoin d’affûter ses lames avant la présidentielle de 2022 pour faire entendre ses idées. « Tous les voyants sont en train de passer au vert pour Marine Le Pen, observe encore David Djaïz. Elle avait le système médiatique, une forme de pensée unique, contre elle. Or, on assiste à une “zemmourisation” d’une partie des médias », alors que la chaîne CNews atteint des records d’audiences.

Soucieux de prendre de la hauteur, Emmanuel Macron a, ces derniers jours, appelé au calme et à la raison. Mais le président, qui a capitalisé sur l’affaiblissement des partis pour s’imposer en 2017, contribue à faire le vide entre lui et Marine Le Pen. D’abord en malmenant les corps intermédiaires, afin d’organiser un face-à-face avec le peuple, puis en continuant à dynamiter la gauche et la droite. La décomposition politique et les jeux de miroirs qui en résultent servent ce président fluide idéologiquement, lui permettant au gré des circonstances de se diriger tantôt à droite, tantôt à gauche, sans que l’on sache jamais de quel côté la pièce va tomber. Ainsi camouflé, il donne le tournis à des adversaires privés d’angles d’attaque, et qui peinent à le suivre.

Le chef de l’Etat n’hésite pas non plus à jouer aux apprentis sorciers, comme dans la région PACA, où son conseiller politique Thierry Solère a monté une opération de rapprochement entre LRM et LR, suscitant le trouble et la confusion, au risque d’en voir profiter, in fine, le RN. « Dans ce paysage politique en pleine redéfinition, mais qui n’est pas encore stabilisé, Macron joue de l’opposition avec le RN : “Moi et le chaos”, appuie Jérôme Fourquet, directeur du département opinion à l’IFOP. Ça n’aide pas au débat serein. »

« Aller de l’avant »

Les Français, pourtant, ne veulent pas de ce duel, si l’on en croit les sondages. Et beaucoup d’entre eux cherchent à sortir des débats manichéens. « Il y a une majorité silencieuse, recouverte par le bruit et la fureur des extrêmes, des gens énervés, des activistes présents sur les réseaux sociaux, qui n’en peut plus de cette ambiance », poursuit David Djaïz. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, se veut optimiste, attribuant avant tout le climat de tension politique à la crise dans laquelle restent plongés LR et le PS, et à une dérive des lignes éditoriales de certains médias. Il assure ne « pas ressentir ce niveau de tension dans le pays ». « On sait ce que c’est une période de tension extrême, on l’a vécue au moment des “gilets jaunes”, la situation n’a rien à voir aujourd’hui », note-t-il, en observant que « si, bien sûr, il y a des inquiétudes, les gens sur le terrain ne se retrouvent pas dans l’ambiance anxiogène de certains médias ». « Ils goûtent l’espace reconquis d’un pays qui s’ouvre à nouveau et veulent aller de l’avant », résume-t-il.

Le scénario d’une reprise économique forte, à la rentrée, s’il se double d’une sortie définitive de la crise due au coronavirus, pourrait contribuer à apaiser le climat

Le scénario d’une reprise économique forte, à la rentrée, s’il se double d’une sortie définitive de la crise due au coronavirus, pourrait contribuer, en effet, à apaiser le climat. D’autant que l’élan insufflé outre-Atlantique par le président américain, Joe Biden, ouvre l’horizon. Après le mandat de Donald Trump, marqué par la vulgarité, le manque d’empathie et l’accroissement des inégalités, le démocrate offre aux Américains un projet de société assorti d’un véritable « plan Marshall » pour relancer l’économie. En France aussi, « la société est plus composite et variable qu’on ne le pense, assure le politiste Philippe Corcuff. L’extrême-droitisation dont nous parlons concerne surtout l’espace public qui fait office de miroir déformant ».

Le 24 juin, quarante chefs d’entreprise, responsables associatifs, élus locaux et intellectuels doivent publier un Manifeste pour une échelle humaine (Bouquins) afin de « reconstruire une civilisation républicaine ». « Nous sommes lancés dans une course de vitesse entre les extrêmes et les républicains. Il faut injecter du liquide de refroidissement dans le débat public, retrouver un récit républicain. Sans ce cadre, on ne peut pas vivre ensemble », explique l’un des auteurs, David Djaïz. Un cri du cœur.

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