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Le Conseil Municipal de Die vote son adhésion à l’ANVITA (Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants – réfugiés )…

Un moment symbolique d’ accueil en Mairie de Die aura lieu ce mercredi 30 juin 2021 à 13h30
Le Conseil Municipal de Die votait l’adhésion à l’ANVITA (Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants – réfugiés) et sa Charte par 21 voix et 6 abstentions ( opposition de la liste de Gilbert Trémolet ).
Vu en commission municipale «Santé, Social, Service Public et Personnel» le 3 juin 2021
L’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants (ANVITA) est un réseau national de collectivités territoriales et groupements à différentes échelles (locales, intercommunales, départementales et régionales) ainsi que de personnes élues à titre individuel.
Tou·tes les membres de l’ANVITA partagent les valeurs de solidarité et d’inclusion en défendant l’accueil inconditionnel sur leur territoire. Cet espace permet de :
-se réunir autour des mêmes enjeux,
-échanger des pratiques,
-se fédérer à une multitude d’acteurs des migrations,
-se mobiliser ensemble pour plaidoyer pour l’accueil digne de toutes et tous. 38 collectivités locales, 4 métropole, 2 département, 3 régions et 25 élu-es à titre individuel, adhèrent à l’ANVITA et à sa charte (cf. annexe). Le cout annuel d’adhésion pour la ville de Die s’élève à 135 € (barème strate habitants) Il est proposé au conseil municipal d’adhérer à l’ANVITA et à sa charte.

CHARTE DE LANVITA

Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants
La crise de l’accueil des migrant·es est avant tout une crise de valeurs mises à mal par les politiques nationales et européennes empêchant, coûte que coûte, les arrivées en Europe de personnes ayant fui leur pays. Celles-ci sont pourtant inéluctables en raison des conflits, de la pauvreté et du changement climatique.
Elles sont inhérentes au droit à la mobilité.
La politique migratoire instaurée tant au niveau européen, qu’au niveau des États membres et l’absence de consensus entre les États de l’Unionaboutissent à la violation des droits fondamentaux et à un manque de solidarité européenne, à la fois entre pays membres et à l’égard de celles et ceux quifuient des conditions de vie dramatiques. En France, comme le signalent de nombreuses associations ou encore la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, les droits fondamentaux des personnes migrantes necessent d’être restreints. Le combat des associations pour faire valoir ces droits en est un exemple criant comme celui des positions prises par le Défenseur des Droits. Cette politique de fermeture et de repli sur soi alimenteaujourd’hui la défiance, multiplie les risques politiques, destabilise les opinions publiques et fragilise la place de la France en Europe et dans le monde.
Malgré cette réalité, l’optimisme de la volonté perdure.
C’est ce qui nous anime, en tant qu’élu·es, citoyen·nes, bénévoles, militant·es ou responsables politiques. Cette fraternité fait l’honneur de la France. Elle renforce les bases d’une société inclusive. Nous sommes en France les dépositaires de valeurs humanistes et d’une tradition historique d’accueil aujourd’hui mise en danger. Nous refusons toute politique remettant en cause l’accueil inconditionnel, entravant les libertés fondamentales et constituant une  forme de violence institutionnelle.
Lorsque l’État, dans le cadre de ses compétences, organise l’accueil sur un territoire en lien avec la collectivité et la société civile, l’expérience prouve que l’inclusion est possible et enrichissante. En revanche, lorsque l’État est défaillant, les communes et les territoires restent bien seuls avec les associations et les citoyen·nes, en première ligne pour faire face à l’urgence humanitaire. Il nous appartient, sur nos territoires, à la fois d’agir à l’image de l’Histoire et de la culture d’hospitalité en France et d’interpeller l’État pour qu’il assume ses responsabilités. Pour notre part, c’est déjà ce que nous mettons en œuvre dans nos villes avec nos politiques de solidarités. Sur la base de nos expériences, nous faisons des propositions adaptées afin de répondre aux impératifs de l’urgence et de l’inclusion de toutes les personnes de manière inconditionnelle.
1.Nous proposons audelà de l’hospitalité des villes, la reconnaissance de cette présence temporaire, dite de transit.
2.Nos territoires peuvent devenir refuges pour tous ceux et toutes celles qui ont besoin d’être mis à l’abri.
3.Nous proposons de mettre en œuvre tout dispositif permettant aux personnes, quelque soit leur statut, de vivre dignement dans nos territoires.
Cela permettrait de « sécuriser » les parcours migratoires, d’offrir le temps nécessaire à la réflexion sur le projet migratoire, donnant la possibilité à chacun·e de le poursuivre, de l’amender ou d’y renoncer. Il faudra pour cela que le gouvernement respecte enfin les droits fondamentaux des migrant·es et abandonne sa vision réductrice des phénomènes migratoires consistant notamment à opposer les demandeur·euses d’asile aux autres migrant·es, lesmigrant·es aux français.
C’est mettre en œuvre le devoir d’hospitalité en répondant d’abord et avant tout aux urgences, celles liées à l’accès inconditionnel à l’hébergement, à l’alimentation, à l’hygiène, à la santé, à l’éducation et à la culture pour répondre aux besoins vitaux.
Conformément au Pacte d’Amsterdam de mai 2016 et de la convention Habitat de l’ONU d’octobre 2016
4.Nous exigeons le respect du droit des Mineur·es Non Accompagné·es et des Jeunes Majeur·es lorsque la prise en charge est défaillante par les conseils départementaux et l’État.
5.Nous demandons que l’État assume ses missions et assure les moyens pour créer des solutions d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement plus nombreuses et plus qualitatives que celles existantes aujourd’hui. Le principe de prise en compte de l’intérêt de l’enfant doit primer sur toute autre considération. Ces droits sont garantis par la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989 et conformément au code de l’action sociale et des familles et des circulaires d’application (mai 2013 et janvier 2016). Si cette compétence relève des départements, l’État doit apporter les moyens financiers nécessaires à une prise en charge digne et un accompagnement de qualité et ce, sur l’ensemble du territoire.
Il faudra, par ailleurs, harmoniser et pérenniser les dispositifs pour éviter que l’urgence ne devienne la règle. La France peut, si nous le décidons collectivement, éviter aux migrant·es d’être contraint·es de vivre dans des camps, des bidonvilles ou des « jungles », grâce à un accueil digne de notre humanité. La mise en place d’une vraie politique interministérielle d’accueil, sous l’égide du Premier Ministre, permettrait de mettre fin aux dispositifs improvisés et contradictoires menés par le seul Ministère de l’Intérieur. L’association aura vocation d’être l’interlocuteur de l’agence de l’accueil et de l’intégration que nous souhaitons aussi voir émerger au niveau national.
Il faudra pour cela formaliser ce réseau à l’échelle du pays et ouvrir un dialogue permanent et constructif avec l’ensemble des acteurs de la société civile et l’État, afin de trouver les solutions concrètes et pragmatiques dans le cadre d’un pays accueillant, plus tolérant et ouvert au monde. Il n’existe pas UNE solution nationale de l’accueil, mais bien autant de solutions que de situations locales.

ANVITA

Retrouvez la #13ème newsletter de l’ANVITA pour le mois de juin 2021 :

https://mailchi.mp/e59358ea3c56/newsletter-anvita-6-novembre-13425579

Un résumé en quelques points :

  • Nous célébrons les adhésions, à titre individuel, de Jérémy Savatier (Ascain), Jean-Bernard Monier (La Possession) et Pierre Humbert (Chenôve) au réseau ANVITA.
  • Nous partageons deux pratiques :
    • L’une interne au réseau : l’installation de blocs sanitaires au sein du bidonville de Transbordeur, à Villeurbanne ;
    • L’une hors réseau : Passer’Aile, un projet de renforcement de l’accompagnement social des MNA par la coopération d’acteurs sociaux européens et ouest-africains.
  • Un conseil lecture : Cyrille Hanappe et Elise Al Neimi, Villes ouvertes, villes accueillantes (Paris, Ed. Mayer Charles Leopold, 2020).
  • La revue de presse du printemps 2021 : ici
  • Comme chaque mois, nous revenons sur nos différents axes d’action :
    • Animation du réseau : la coordination évolue ; de nouvelles fonctionnalités sont disponibles sur le site web ; la réunion d’un comité d’orientation plaidoyer.
    • Pratiques : GT#1 Participation des personnes exilées dans les politiques publiques ; GT#2 Hébergement d’urgence et Logement.
    • Partenariats : Temps d’échanges de l’ANVITA #2 sur l’accès au travail légal des personnes exilées ; l’élaboration d’un Cycle de formations ; le Festival des pluies de Juillet ; l’Alliance Migrations.
    • Plaidoyer : Campagne pour la semaine des réfugié.es.
  • Notre calendrier de l’été ici.
  • Retour sur les temps forts de mai – juin.

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MCD

Invitation « présentation ANVITA » 30062021 mairie de Die

Madame, Monsieur,

Suite à l’adhésion de la commune au réseau des villes et territoires accueillants, j’ai le plaisir de vous proposer un temps de présentation de l’ANVITA et des associations actives sur le territoire (Redar et Parallèle) le :

MERCREDI 30 JUIN 2021 en mairie. (salles du Rez de chaussée).

13H30 : Accueil, café, thé et gâteaux

Merci de bien vouloir vous inscrire à l’adresse mperrier@mairie-die.fr

Bien à vous,

Marion PERRIER

Adjointe en charge des Affaires Sociales

Le Réseau Diois d’Accueil des réfugiés invite ses adhérents à ce temps de présentation…

Anna REYNARD, Catherine RAT, Claude Veyret , Françoise MAR, Françoise MICHAUX , Jean-claude ROUCHOUSE, Mireille Jean dit Gautier , Mireille Leclercq Cariage, Morice BENIN +, Nicole BERTIEAUX, Elisabeth Poisson, Jean Louis Virat pour le Conseil d’Administration de l’association

Réseau Diois d’Accueil des réfugiés

C°/ ESCDD, place de l’évêché , 26150 Die

Mail : reseaudioisaccueil@gmail.com

Site : https://reseaudioisaccueil.wordpress.com

Elisabeth Poisson
04 75 22 14 47

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