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Mission hérisson : un participant drômois témoigne…

C’est la présence de ces petites boules de piquants dans son jardin qui a poussé Eric à s’y intéresser de plus près. Et il a beaucoup appris sur le hérisson, sa vie, son habitat et les menaces qui pèsent sur lui grâce à l’enquête Mission Hérisson. Sensible à la préservation de l’environnement, il est à l’initiative de la mise en place de pratiques écologiques et solidaires au sein de son entreprise où il a organisé une présentation de l’enquête avec exposition à l’appui.

Témoignage participant : Eric de la Drôme

Témoignage 

Ce mois-ci nous découvrons le témoignage d’Eric, qui vient de la Drôme et a fait connaître l’enquête Mission Hérisson au sein de son entreprise.

Votre prénom : Eric

Département : Drôme

Date d’inscription à l’enquête : août 2020

A quel rythme participez-vous ? toutes les 6 semaines

De combien de tunnels disposez-vous ? 1 pour l’instant (le 2ème en commande)

Où est (sont) placé(s) votre (vos) tunnel(s) ? Dans mon jardin et dans le parc de mon entreprise

Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à l’enquête et qui vous motive à continuer ?

Tous les ans, en été, un ou plusieurs hérissons visitent mon jardin et leur présence m’a amené à m’intéresser à eux. L’année dernière j’ai participé à la recherche de hérisson dans mon jardin et aux alentours dans le but de les équiper de balise GPS. Celui que nous avons trouvé cette nuit-là était trop petit pour être équipé d’une balise mais l’équipe de bénévoles a eu plus de succès les nuits suivantes dans d’autres secteurs de l’agglomération. J’ai ainsi appris par la revue LPO Drôme-Ardèche publiant les résultats de l’enquête, qu’une femelle hérisson allaitante avait parcouru 5 km en une nuit à la recherche de nourriture.

Racontez-nous comment vous vous organisez pour mettre en œuvre le protocole (pose du tunnel, choix du rythme, saisie des données, etc…).

J’ai posé la première fois le tunnel dans mon jardin vers la mi-août et dès le premier soir un hérisson est venu le visiter. Il en a été ainsi les quatre nuits suivantes. J’ai eu un peu de mal la première fois pour saisir mes données suite à des problèmes de connexion ou du site mais cela s’est très vite résolu.

J’ai ensuite prêté mon tunnel à une collègue qui l’a installé chez elle et qui a relevé des empreintes à partir de la troisième nuit. Je lui ai conseillé de mettre de l’eau à disposition pour attirer les hérissons et cela semble avoir marché.

J’ai ensuite demandé l’autorisation à mon employeur pour installer le tunnel sur mon lieu de travail (un hérisson avait été vu au mois de mai par des collègues commençant à 5 heures du matin). Dès la deuxième nuit nous avons eu des traces. J’ai laissé de l’eau à disposition après avoir enlevé le tunnel et j’ai pu constater grâce aux nombreuses crottes que j’ai observées qu’il continue à venir même en l’absence de nourriture.

Quelle est votre meilleure anecdote sur votre participation à la Mission Hérisson ?

Un soir en août lors de ma première participation, je n’avais pas eu le temps d’installer le tunnel avant la nuit et quand je suis allé le mettre en place vers 22 heures, un hérisson attendait sagement à l’emplacement où j’avais installé le tunnel la veille. Ne l’ayant pas vu à cause de l’obscurité, j’ai failli lui marcher dessus. Bizarrement, lors de nos rencontres suivantes, je l’ai trouvé un peu distant.

Qu’avez-vous appris en participant à cette enquête ?

J’ai beaucoup appris grâce à l’enquête sur le hérisson dont je ne savais presque rien. Sur son mode de vie, d’alimentation et sur les problèmes qu’il rencontre suite à la destruction de son habitat naturel.

Bonus : Eric raconte comment il a fait connaître l’enquête Mission Hérisson au sein de son entreprise.

Il y a deux ans, avec quelques collègues, nous avons monté une association dépendant du Comité d’Entreprise pour sensibiliser nos collègues et la Direction au réchauffement climatique. Nous avons créé avec l’accord cette dernière un jardin potager et planté une mini forêt sur le site selon la méthode d’Akira Miyawaki (500 arbres sur 100 m²). Nous avons également organisé des conférences sur le tri sélectif, le calculateur carbone, le réchauffement climatique (entre autre). Nous avons également organisé des collectes de vêtements et de jouets au profit d’associations caritatives. Nous avons aussi équipé le site de mangeoires et de nichoirs pour les oiseaux. Lors de la semaine du développement durable, j’ai présenté l’enquête sur le hérisson à mes collègues. Respect des mesures sanitaires oblige, j’avais installé un petit stand en extérieur où j’exposais un tunnel avec des empreintes, des photos et la cabane à hérisson que j’ai construite pour cet hiver. Placé sur le trajet vers le restaurant d’entreprise, j’ai pu échanger avec plusieurs dizaines de collègues pendant la semaine et j’ai ainsi appris que beaucoup d’entre eux avaient des hérissons dans leur jardin et principalement les propriétaires de chat laissant de la nourriture et de l’eau en extérieur. Le plus dur sera de les recruter pour les prochaines enquêtes.

Concernant la mise en place d’un protocole scientifique et sur les sciences participatives, je suis un peu partagé. Je suis abonné à la page Facebook de Mission Hérisson, et à la lecture des commentaires je m’interroge sur la réelle rigueur des participants. Il me semble que l’affect aie tendance à prendre le dessus (c’est très compréhensible) et beaucoup de personnes reconnaissent continuer à nourrir les hérissons bien au-delà des 5 jours imposés. Il est très difficile d’observer une espèce que l’on sait en danger sans être tenté de lui donner un petit coup de pouce.

Je suis un peu surpris également par la faible participation à l’enquête si on compare le nombre d’adhérents LPO avec les 654 participants à ce jour. Espérons qu’avec le printemps et la fin de l’hibernation des hérissons ce chiffre explosera.

Cliquez sur l’image pour agrandir le témoignage.

Si vous aussi vous souhaitez partager votre expérience de participant à l’enquête n’hésitez pas à vous faire connaitre. Vous pouvez compléter le questionnaire disponible ci-dessous et nous le renvoyer complété à l’adresse mission.herisson@lpo.fr, objet : Témoignage, accompagné d’au moins une photo du tunnel et de l’endroit où il est installé. Vous pouvez joindre une photo de vous également, cela enrichira le témoignage. Si vous souhaitez obtenir le fichier au format Word, faites-vous connaitre par mail. Vous serez recontacté par une personne de l’équipe Mission Hérisson.

À bientôt !

Questionnaire.pdf

Par La Mission Hérisson de la LPO

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