Programme Complet des Rencontres de Die
Du Vendredi 21 janvier au Dimanche 30 janvier 2022 à Die – Biovallée
« Solidaires… pour une Terre Vivante »

Salle Communautaire 10h Atelier « Oser l’action inspirée », une expérience écologique.
Procrastination, absence de motivation, objectif flou, comment un objectif peut se concrétiser dans la réalité ! L’action n’est-elle pas réellement déterminée, ce n’était peut-être pas le bon moment, avais-tu une vision claire de ce que tu voulais obtenir. ? Le témoignage authentique d’une femme hors du commun Des bidonvilles de Calcutta à un monastère de l’Himalaya, de l’université de Lhassa aux vastes espaces nomades tibétains, Marion Chaygneaud-Dupuy explore au fil d’expériences méditatives le fonctionnement de l’esprit et les mille liens qui relient les êtres humains entre eux et à la nature. Dans une constante attention aux gestes les plus infimes, à commencer par celui qui rend le plus présent au monde : respirer ! L’auteure est à l’origine de nombreux projets au Tibet, dont » Clean Everest « , opération annuelle de nettoyage des déchets au-delà de 8 000 mètres.
Dans ce récit très personnel d’une aventure écologique et spirituelle, elle ouvre son cœur et nous invite à mettre la compassion au centre de tout acte quotidien. Née en Dordogne en 1980, Marion Chaygneaud-Dupuy a étudié la méditation en Inde. Devenue guide de montagne en Himalaya, elle est la première femme européenne à gravir trois fois l’Everest.
» L’alpiniste altruiste qui nettoie les sommets de l’Himalaya «
« Personne n’y croyait et pourtant, Marion Chaygneaud-Dupuy a accompli l’impossible. Initiée par des maitres bouddhistes tibétains, elle médite dans des grottes pendant des semaines, elle explore la conscience à l’âge où d’autres entrent à l’université. À 22 ans, elle s’installe au Tibet, où elle devient guide de trekking et de montagne. Elle parcourt et raconte au fil de ses expériences le fonctionnement de l’esprit, les mille liens qui nous relient à tous les êtres et à la nature.
D’abord sauvage comme une panthère des neiges, son cœur s’ouvre progressivement au contact des guides de montagne et des nomades des hauts plateaux. Elle témoigne avec émotion dans ce récit de leurs efforts pour perpétuer leurs traditions, tout en embrassant la modernité. Persuadée de l’urgence de passer à l’action, elle soutient » l’Institut des nomades » et organise les expéditions » Clean Everest « , afin de débarrasser la face nord de l’Everest de tous les détritus accumulés depuis des décennies.
Marion Chaygneaud-Dupuy raconte comment elle a réussi à gravir trois fois l’Everest. Exploit sportif ? L’autrice est avant tout une alpiniste écoresponsable, qui a grimpé jour et nuit pour mettre au point un modèle de gestion des déchets en haute montagne. Elle raconte avec passion comment elle a mis en place l’opération » Clean Everest » pour préserver la qualité des glaciers himalayens, aujourd’hui menacés par le réchauffement climatique. En trois ans, elle a permis de redescendre dix tonnes de déchets. La jeune femme de 40 ans s’apprête à rejoindre l’Europe. Dans ce récit, elle offre les clés de son aventure spirituelle et écologique, et nous invite à mettre la compassion au cœur de toute action ».
Marion Chaygneaud-Dupuy, guide de montagne en Himalaya. Auteure de « Respire, tu es vivante »
Local Écologie au Quotidien 10h Atelier « Zéro Déchet »
Atelier pour adultes et enfants à partir de 7 ans avec une partie sensibilisation au zéro déchet sous forme de « jeu questions-réponses » et astuces concrètes + mise en pratique avec la fabrication d’un tawashi (éponge durable fabriquée à partir de collants/chaussettes).
Anne Tappon-Zéro Waste et Noémie Gaillard-Biovallée
Sorties – RDV Place de l’Évêché 10h Sortie Nature « La rivière vivante »
La rivière vit, change de lit, accueille tout un monde animal bien singulier. Balade le long de la Drôme à la recherche des indices de présence…Bottes et vêtements chauds obligatoires.
Hélène Bernard, Gilbert David-LPO Drôme-Ardèche
« Un air de Famille » 10h « Collectif pour une Sécurité Sociale de l’Alimentation »
Depuis deux ans, les membres du collectif pour une sécurité sociale de l’alimentation portent un projet de société à la hauteur des enjeux agricoles et alimentaires. Ils partagent leurs expériences pour essayer de penser les institutions d’une socialisation de l’agriculture et de l’alimentation…
Pascal Daumas -Sécurité-Sociale Alimentaire.
Permettre à chacun de manger à sa faim : l’idée d’une « Sécurité sociale de l’alimentation »
Imaginez un budget de 150 euros dédiés à l’alimentation, alloué chaque mois à tout le monde. Imaginez ensuite que vous décidiez collectivement, en fonction de critères débattus, des types d’aliments qui pourront être achetés avec ce budget. Une sécurité sociale de l’alimentation pourrait fonctionner ainsi, et transformer le système alimentaire.
Garantir un droit à l’alimentation pour tous, financé par la solidarité nationale : c’est le projet d’un collectif qui imagine une « sécurité sociale de l’alimentation ». À l’image de la « sécu », qui garantit un accès aux soins pour tous, la « sécurité sociale de l’alimentation » serait éminemment solidaire : chacun cotiserait selon ses moyens pour permettre aux familles les plus pauvres de subvenir a minima à leurs besoins. La gestion serait démocratique, avec des caisses locales au sein desquelles se retrouveraient des consommateurs, des producteurs, des travailleurs ou des élus. Un budget mensuel dédié de 150 euros par mois et par personne – cette somme serait versée aux parents pour les mineur.es – serait sanctuarisé, et intégré dans le régime général de sécurité sociale.
De la même façon que tout le monde a accès aux soins avec une carte Vitale, il s’agit de garantir à chacun.e l’accès à une alimentation choisie. Un collectif d’organisations, réunissant ingénieurs, agriculteurs, militants associatifs [1], travaille sur le sujet depuis trois ans. Il estime que ce système permettrait à toutes et tous d’avoir accès à une alimentation de qualité, respectant l’environnement et les travailleurs, de la production comme de la distribution.
« 150 euros, c’est le montant minimal pour pouvoir parler de droit à l’alimentation » précise Mathieu Dalmais, agronome et membre de l’association Ingénieurs sans frontière. Cette somme est celle que l’on retrouve dans les milieux de l’aide alimentaire ou de l’accueil d’urgence : cinq euros par jour est allouée à un ou une bénéficiaire par les structures caritatives quand elles ne peuvent pas fournir de nourriture. Ce montant reste cependant insuffisant pour s’alimenter confortablement, reconnaît Mathieu Dalmais. La moyenne de consommation alimentaire des Français est d’environ 225 euros par mois et par personne, hors boisson et restauration en dehors du domicile. Si le projet de sécurité sociale de l’alimentation aboutit, les initiateurs aimeraient augmenter ce montant. Celui-ci pourrait aussi être pondéré en fonction du lieu de vie, tant le prix de l’alimentation varie géographiquement
La sécurité sociale de l’alimentation : mode d’emploi
On ne pourra pas acheter n’importe quel aliment avec ce budget mensuel. Seuls les produits « conventionnés » seront accessibles, un peu comme pour les médicaments plus ou moins remboursés. Ils seront désignés par des caisses locales de sécurité sociale de l’alimentation, gérées par des cotisants. « L’enjeu est de pouvoir collectivement définir ce que nous voulons manger, comment le produire, et comment en assurer l’accès à tous », explique le collectif à l’initiative du projet. Les produits dit « conventionnés » ne seront pas uniquement des produits frais. Ils devront répondre aux besoins des préférences alimentaires spécifiques (sans porc, végétarien, non allergènes, etc.). Les 150 euros doivent aussi permettre d’acheter des produits transformés ou d’accéder à la restauration collective publique (cantines, restaurants universitaires). « L’idée n’est pas d’obliger les gens à faire la cuisine mais bien qu’ils aient accès aux produits dont ils ont envie », précise Mathieu Dalmais.
Un produit importé d’Europe ou d’ailleurs dans le monde pourra aussi être conventionné. « Il ne s’agit pas de confondre souveraineté et autarcie » observe Mathieu Dalmais. « En revanche, on refuse de prédéfinir les critères environnementaux ; on a assez de certitudes sur la volonté des citoyens à ne pas s’empoisonner et respecter leurs campagnes. »
Les assemblées gérant les caisses rassembleraient des professionnels, des consommateurs, des élus, des citoyens tirés au sort… Chaque caisse couvrira environ 15 000 à 20 000 personnes, afin de rester au plus proche du contexte agricole et alimentaire local. Le fonctionnement global du système reste encore à préciser.
Transformer le système de production
« Avoir le choix de son alimentation, ce n’est pas seulement choisir ses produits, mais aussi les conditions de production de ce que l’on retrouve dans les rayons », défendent les promoteurs. Un cahier des charges de « bonnes pratiques » pourra être réalisé avec les éleveurs mais aussi les abattoirs et magasins. « On ne s’interdit pas non plus de travailler avec l’industrie agroalimentaire », ajoute l’agronome. « Conventionner à condition de mettre en place une transition de système de production, c’est possible. »
Ces 150 euros par personne et par mois, représentent un budget de 120 milliards d’euros par an. Soit la moitié de l’ensemble de la consommation alimentaire. « Reste largement de la place pour les paysans qui voudraient continuer hors de ce système », note Mathieu Dalmais. Celles et ceux qui redouteraient un système trop monopolistique peuvent être rassurés.
Assurer un revenu juste, améliorer les conditions de travail
Les prix des produits nationaux conventionnés seront décidés avec les caisses, au regard de leur coût de revient et en vue d’assurer un revenu « juste » et « décent » aux travailleurs le long de la filière de production. « On souhaite aussi transformer les conditions de travail des paysannes et des paysans », souligne Mathieu Dalmais. Un tiers des agriculteurs et agricultrices ont perçu moins de 350 euros par mois ( Hors subvention ) en 2016, selon la Mutualité sociale agricole. Un sur cinq n’a dégagé aucun revenu en 2017 selon l’Insee ! Les conditions de travail dans le secteur agro-alimentaire font partie des points sur lesquels des discussions seront engagées. Des contacts ont d’ores et déjà été pris avec les syndicats du secteur.
Deux statuts sont envisagés. Le producteur peut rester indépendant mais avec un prix rémunérateur et des volumes garantis. L’autre possibilité est que le producteur devienne salarié de la caisse, dans l’hypothèse où l’ensemble de sa production répondrait aux critères fixés. Le Réseau salariat voit là une manière d’instaurer une sécurité de l’emploi pour ces personnes, avec le versement du salaire via la caisse, indépendamment de la production. Cela revient à généraliser le fonctionnement initial des « AMAP », les associations de maintien pour l’agriculture paysanne. La rémunération du travail des paysans y est mensualisée, et divisée par le nombre de paniers vendus, indépendamment de la production réalisée. Les AMAP ou les structures similaires approvisionnent plus de 300 000 personnes en France, selon l’association Urgenci, qui promeut « l’agriculture soutenue par les citoyens », en Europe.
Un financement par la cotisation
Pour financer le dispositif, les initiateurs proposent une cotisation qui pourrait être prélevée sur le salaire ou le revenu brut, comme pour l’assurance maladie ou chômage. Cette cotisation implique une baisse du revenu net qui serait cependant compensée par le versement des 150 euros par mois, à dépenser uniquement pour une alimentation conventionnée.
Conscients de la nécessité de réduire les inégalités, des membres du collectif plaident pour que la mise en place de cette cotisation soit couplée à une augmentation des salaires bruts, au moins pour les bas salaires. Une autre piste de financement est d’asseoir une partie de cette cotisation sur le profit des entreprises. Son taux pourrait aussi être progressif en fonction du niveau de revenu.
S’inspirer de la sécurité sociale en France, en apprenant de ses erreurs
Le collectif entend éviter deux biais qui ont fragilisé le système de sécurité sociale : la reprise en main par l’État et le désengagement financier. Au départ, les caisses étaient gérées par un collège réunissant des représentants des syndicats de travailleurs, majoritaires, et des représentants des organisations patronales. Dès 1958, l’État reprend une partie de la gestion des caisses : les directeurs ne sont plus élus mais nommés par les préfets. Puis l’État impose le paritarisme : la gestion est confiée à part égale aux organisations patronales et de salariés. Côté financement, le taux de cotisation, à la charge à la fois de l’employeur et du salarié, augmente jusqu’en 1979 avant d’être figé, puis diminue au gré des diverses exonérations au prétexte de la compétitivité des entreprises, jusqu’à creuser le fameux « trou de la Sécu ».
Un projet qui irrigue les réflexions du mouvement social
Depuis la publication en février 2019 dans Basta! d’une première tribune sur la sécurité sociale de l’alimentation, l’idée a cheminé. À travers des vidéos, ateliers et même conférences gesticulées, le collectif s’emploie à faire de l’éducation populaire sur ces questions. Plusieurs candidats aux dernières élections municipales ont fait savoir qu’ils souhaitaient « expérimenter » une sécurité sociale de l’alimentation sur leur territoire, à l’image de la liste de gauche « Villeurbanne en commun » qui a emporté la mairie (150 000 habitants). Une audition du collectif en ce sens s’est aussi tenue mi-2020 au conseil économique, social et environnemental de Nouvelle-Aquitaine, pour une possible expérimentation locale.
L’idée continue d’essaimer. L’Inspection générale des affaires sociales la trouve même « particulièrement stimulante ». « Il serait parfaitement logique qu’un bien de première nécessité comme l’alimentation soit également garanti dans un cadre mutualisé », note-t-elle dans un rapport publié fin 2019. C’est également un bon moyen de « reprendre le contrôle » de notre alimentation, comme l’appelle de ses vœux l’Élysée. Sophie Chapelle
Sorties – RDV Place de l’Évêché 14h « Plantation d’Arbres à Menglon »
Depuis 3 ans Biovallée et Ecologie au Quotidien plantent des centaines d’arbres fruitiers sur les espaces collectifs de la vallée de la Drôme, une occasion de parler climat, biodiversité et lien social.
Association Barabock, Ecologie au Quotidien et Biovallée
Un Air de Famille 14h Atelier » Théâtre Forum Intérieur »
Nombreux sont les personnages qui habitent en nous. Et si les conflits dans le monde étaient le reflet de nos conflits intérieurs? Plutôt que de juger ces personnages ou chercher à nous en débarrasser, allons à leur rencontre avec curiosité et bienveillance.
Véronique Guérin et Laurène Grangette– Cie Etincelle
Salle Communautaire – Espace Social 14h Conte « Dans les pas du loup » Pour tout public
Le loup draine des peurs ancestrales mais aussi la nostalgie et la beauté du sauvage. « Dans les pas du loup » vagabonde joyeusement d’un côté et de l’autre de ce chemin : une rencontre les yeux dans les yeux !
Les Virvolantes
Salle Communautaire – Espace Social 15h Atelier enfant « Créer des masques d’animaux »
Créer « mes masques de la forêt » et incarner mon animal préféré pour stimuler la créativité et développer l’incarnation avec la nature.
Écologie au Quotidien et Roseline
Salle Communautaire – Espace Social 17h Film- Débat « Le grand secret du lien » de Frédéric Plénard (1h ) Et en VISIO
Ces jeunes, venus de 5 régions de France au cœur de l’Ardèche, vont recevoir une mission : retrouver le Grand Secret du Lien, perdu depuis que les êtres humains se sont détachés de la nature.
Pascale Leportier (en visio)- Coordinatrice de projets de reforestation et d’éducation à la forêt, Frédéric Plénard et Noémie Gaillard- Biovallée, Béatrice Vénard- Collectif Biodiversité Diois
Un Air de Famille 17h « Le Pardon, Pourquoi, comment ? »
Est-il possible de pardonner ? Si oui, pourquoi pardonner ? Comment parvenir à pardonner ? Peut-on tout pardonner ?
Pascal Nobécourt- thérapeute émotionnel
Salle Communautaire – Espace Social 20h « Pour une sobriété heureuse » Et en VISIO
Pour une radicalité créatrice et non une révolte destructrice. Comment faire un bon usage de l’énergie créatrice de la colère sans qu’elle ne devienne la source d’une révolte destructrice ou désespérée ?
Marion Chaygneaud-Dupuy-auteure de « Respire, tu es vivante », Patrick Viveret, ( en visio ) Cofondateur des rencontres internationales « Dialogues en humanité », auteur de « la joie et la colère ».
Comment faire un bon usage de l´énergie créatrice de la colère sans qu´elle ne devienne la source d´une révolte destructrice ou désespérée? Comment faire appel aux émotions sans qu´elles nous entraînent sur la voie dangereuse du couple excitation /dépression ou celle des « passions tristes? Comment développer la capacité de nos collectifs humains à vivre ensemble et à savoir s´opposer sans se massacrer? En d´autres mots, il s´agit de promouvoir une radicalité créatrice et non destructrice et ainsi créer les conditions d´une véritable intelligence sensible dont le moteur est la Joie de Vivre. Dans ce livre, l´auteur expose et contextualise ses réflexions et propositions autour du rapport à la violence et la gestion des conflits. Il propose de nouvelles pratiques démocratiques permettant la construction de désaccords féconds pour que l´adversaire se substitue à l´ennemi et que le pouvoir de domination se transforme en pouvoir de création, que le pouvoir «sur» devienne un pouvoir «de».
Dans ce nouvel ouvrage paru en juin 2021 aux éditions Utopia, Patrick Viveret s’efforce de donner sens à l’association de deux émotions a priori incompatibles qui irriguent les mouvements citoyens, certains se réclamant même des deux à la fois lorsqu’ils signent leurs écrits de la formule suivante : « Avec Rage et Amour. ».
Il situe sa réflexion dans le contexte sociétal actuel habité par ce qu’il nomme une pandémie émotionnelle, alimentée tant par les débats clivants autour de la gestion sanitaire que par le sujet sécuritaire aux multiples amalgames stigmatisant certaines populations. Dans ce climat d’angoisse accompagné d’un fort sentiment d’impuissance du citoyen, le basculement vers l’intolérance et la haine s’opère et peut, comme l’histoire l’a souvent montré, dépasser un certain seuil, au-delà duquel une épidémie psychique rend possible l’avènement de régimes totalitaires.
L’enjeu est alors posé en ces termes repris à Marcel Mauss : « Comment s’opposer sans se massacrer ? »
Fidèle à son habitude, l’auteur puise dans l’histoire, la philosophie, l’anthropologie et même la médecine pour éclairer sa réflexion et poser une pensée qu’il qualifie d’« anthropolitique », dans laquelle il propose la transformation des révoltes désespérées en énergies créatrices. Son raisonnement mobilise le fonctionnement du cerveau humain, constitué de trois couches, cerveau reptilien, limbique et néocortex, respectivement en charge des trois fonctions que sont l’instinct, l’émotion et la raison. Cette dernière étant en capacité d’œuvrer au discernement et à la délibération, il devient alors possible de construire une intelligence sensible capable de se nourrir de l’énergie de la révolte, elle-même alternative au désespoir, pour construire des désaccords.
Dans une société en tension, passer d’une logique d’ennemi à éradiquer à une logique de conflit entre adversaires apparaît comme salvateur puisque ce passage nous ramène dans le domaine de la démocratie.
Mais Viveret nous emmène un peu plus loin, et c’est là toute la force de ce livre, jusqu’à la Joie et l’Amour. À l’inverse du plaisir de l’excitation (pouvoir, argent…) qui est couplé à la frustration et à la dépression, la Joie qu’il nomme se situe dans le plaisir de l’altérité. Cette idée transversale à de nombreuses traditions spirituelles existe depuis longtemps ; elle est renforcée par la récente découverte des neurosciences selon laquelle le cerveau émet de l’endorphine — l’hormone du plaisir — lorsqu’il entre en coopération.
L’auteur, qui cite différentes pratiques au sein des sciences sociales, nous convainc de la capacité qu’a la société de sortir d’une logique de malentendus, qui génèrent des procès d’intentions et du mépris, vers une logique d’écoute et d’empathie ; il en appelle à un saut qualitatif de la société. La lecture de ce livre réhabilite sans le nommer directement, et c’est peut-être le seul reproche qu’on pourrait lui faire, le précieux travail opéré par de nombreuses associations dans les interstices conflictuels de notre société.
Quant à ceux qui qualifient, pour les discréditer, de « bisounours » les porteurs d’un tel programme — et ce sont souvent les défenseurs de l’ordre — Viveret leur répond : « Préférez-vous suivre les “brutaclaques” et leurs logiques mortifères ? » « Non ! »
Alors la discussion peut commencer !
Participation aux Rencontres de Die
TARIFS
Conférence, Film ou Atelier : 7 € Plein tarif – 5 € Tarif réduit (petits budgets)
Conférence en VISIO : 3 €
Programme gratuit pour les scolaires, étudiants et les moins de 20 ans, SAUF : films au cinéma Le Pestel
50 € Eco CARTE Global
90 € Eco CARTE Soutien
Les Eco-CARTES donnent accès à tout le programme, SAUF : films au Cinéma « Le Pestel »
L’inscription en ligne via la plateforme HelloAsso reste souhatables.. mais aussi sur place…
(pour une question de nombre maximum de participants par événement)
Pendant les Rencontres, découvrez des livres de la Librairie Mosaïque de Die
| Pour venir, pensez à utiliser le covoiturage :
https://www.rhone.covoitoura.eu/ Pour l’hébergement, contactez l’Office du Tourisme du Diois : Tél : 04 75 22 03 03 http://www.diois-tourisme.com/ L’association Écologie au Quotidien a pour objectif de sensibiliser les habitant-es sur l’impact de nos modes de vie et de nos gestes quotidiens sur l’environnement, la santé, la société, le vivant, de faciliter la reprise du pouvoir, d’agir sur nos vies et de proposer des transitions et alternatives. Pour nous contacter : « Association Écologie au Quotidien » Adresse : 3 Rue Saint Marcel, 26150 DIE Tél. : 04 75 21 79 16 et 06 65 76 24 33 Courriel : contact@ecologieauquotidien.fr Site Internet : www.ecologieauquotidien.fr Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100015091231306 Adhésion à l’association : A partir de 10 € (associations, entreprises : à partir de 20€) Notre association étant reconnue d’intérêt général depuis 2015, vos dons ouvrent droit à réduction d’impôts (66%). |