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Guerre en Ukraine : L’Ukraine accuse les Russes de «génocide»

La guerre fait rage en Ukraine.

« Les autorités russes devront répondre de ces crimes », Macron dénonce l »insoutenable » à Boutcha

Après le départ des troupes russes de la région de Kiev, la communauté internationale a pu découvrir “un désastre total”, notamment dans la ville de Boutcha, au nord-ouest de la capitale ukrainienne.

En entrant dans cette ville, les forces d’Ukraine ont fait face à l’horreur. Fosses communes improvisées, cadavres jonchant routes et trottoirs, récits de tortures… Privés de toute aide pendant près d’un mois, les habitants de cette ville commencent à peine à raconter les terribles actes de guerre.

L’Ukraine accuse les Russes de «génocide»

L’Ukraine a accusé dimanche la Russie de commettre un «génocide», au lendemain de la découverte de nombreux corps de civils dans la ville de Boutcha près de Kiev après le retrait des troupes de Moscou, qui a déclenché l’indignation en Europe et aux États-Unis.

«Oui, c’est un génocide. L’élimination de toute la nation et des gens (..) Et cela se passe dans l’Europe du XXIe siècle», a affirmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky à la chaîne américaine CBS.

Tour à tour, Washington, Paris, Berlin ou Londres ont dénoncer les «atrocités», voire les «crimes de guerre», commis notamment à Boutcha, où près de 300 personnes ont été enterrées dans des fosses communes, selon les autorités ukrainiennes.

L’armée russe a pour sa part démenti avoir tué des civils à Boutcha, accusant l’Ukraine d’avoir fabriqué les images.

La guerre a fait, a minima, des milliers de morts et a contraint à l’exil près de 4,2 millions d’Ukrainiens, à 90% des femmes et des enfants, depuis le début de l’invasion russe le 24 février.

L’AFP avait vu samedi les cadavres d’au moins vingt hommes portant des vêtements civils gisant dans une rue de Boutcha, reconquise cette semaine par les troupes ukrainiennes. L’un d’eux avait les mains liées et les corps étaient éparpillés sur plusieurs centaines de mètres. «C’était l’enfer (..) Dieu nous a sauvés», a déclaré un homme dans la ville à l’AFP.

Les corps de 57 personnes ont été retrouvés dans une fosse commune à Boutcha, a déclaré dimanche le chef des secours locaux, en montrant à une équipe de l’AFP ce site.

Les Etats-Unis et l’Otan ont exprimé leur horreur, avertissant que le départ des troupes de Moscou de la région de Boutcha ne représentait ni un «vrai retrait» ni un espoir de désescalade.

«Ces images sont un coup de poing à l’estomac», a réagi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken sur la chaîne CNN.

Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a pour sa part dénoncé une «brutalité inédite en Europe depuis des décennies» et le président français Emmanuel Macron affirmé que «les autorités russes devront répondre de ces crimes», dénonçant «dans les rues, des centaines de civils lâchement assassinés».

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a exigé de nouvelles sanctions immédiates du G7 à l’encontre de la Russie, notamment un embargo total sur l’énergie, la fermeture des ports à tout bateau ou marchandise russe et la déconnection de toutes les banques russes de la plateforme financière internationale Swift.

Son homologue britannique Liz Truss, «horrifiée», a réclamé une «enquête pour crimes de guerre» tandis que le président du Conseil européen Charles Michel «choqué» annonçait que l’UE allait «aider l’Ukraine et des ONG à rassembler les preuves nécessaires pour des poursuites devant les cours internationales». «Plus de sanctions et d’aide de l’UE sont en chemin», a-t-il ajouté.

17h30
«Personne ne connaît le plan de Vladimir Poutine»

Le président russe serait seul et mal informé, selon les Occidentaux. À Moscou, les kremlinologues sont plus prudents: la stratégie évolue mais l’«opération spéciale» est loin d’être terminée.

17h28
La Russie dément avoir tué des civils à Boutcha
Un journaliste filme une fosse commune à Bucha, à la périphérie de Kiev.

Le ministère russe de la Défense a assuré dimanche que ses forces n’avaient pas tué de civils à Boutcha, une ville proche de Kiev récemment reprise par les forces ukrainiennes.

«Pendant la période au cours de laquelle cette localité était sous le contrôle des forces armées russes, pas un seul résident local n’a souffert d’actions violentes», a déclaré le ministère. Il a ajouté que l’armée russe avait distribué 452 tonnes d’aide humanitaire aux civils dans ce secteur.

Le ministère a ajouté que tous les habitants «avaient eu la possibilité de quitter librement» la localité «vers le nord», alors que les banlieues sud de la ville «étaient la cible de tirs des troupes ukrainiennes 24 heures sur 24».

«Une production pour les médias occidentaux»

Le communiqué a en outre affirmé que les images de cadavres dans les rues de la ville étaient «une nouvelle production du régime de Kiev pour les médias occidentaux».

Il a assuré que toutes les unités militaires russes s’étaient retirées de Boutcha le 30 mars, au lendemain de l’annonce par la Russie qu’elle allait réduire de façon significative son activité dans le nord de l’Ukraine.

17h16
Plus d’un demi-million de personnes sont retournées en Ukraine

Plus de 500’000 personnes sont retournées en Ukraine depuis le début de l’invasion russe, a annoncé dimanche le ministère ukrainien de l’Intérieur.

«Au cours de la semaine écoulée, 144’000 personnes ont quitté l’Ukraine et 88’000 y sont arrivées. Au total (…), environ 537’000 de nos compatriotes sont rentrés en Ukraine», a déclaré dans un communiqué le ministère, citant les données du Service national des frontières.

Le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) a de son côté recensé samedi 4’176’401 d’Ukrainiens partis pour l’étranger depuis le déclenchement, le 24 février, du conflit, soit 38’559 de plus qu’au précédent pointage la veille.

L’Europe n’a pas connu un tel flot de réfugiés depuis la Deuxième Guerre mondiale.

L’Organisation internationale pour les migrations de l’ONU a précisé qu’environ 205’500 non-Ukrainiens avaient aussi fui l’Ukraine, rencontrant parfois des difficultés à retourner dans leur pays d’origine.

Au total, ce sont plus de dix millions de personnes, soit plus d’un quart de la population, qui ont dû quitter leur foyer, soit en traversant la frontière pour trouver refuge dans les pays limitrophes, soit en se déplaçant ailleurs en Ukraine.

Avant ce conflit, l’Ukraine comptait plus de 37 millions d’habitants dans les territoires contrôlés par Kiev – qui n’incluent donc pas la Crimée (sud) annexée en 2014 par la Russie, ni les zones de l’est sous contrôle des séparatistes prorusses depuis la même année.

15h44
Les sanctions contre la Russie sont scrutées par le parlement

La commission de gestion du Conseil national veut des éclaircissements sur les sanctions prises par la Suisse contre la Russie. Elle a déjà eu un contact avec le Conseil fédéral à ce sujet.

Keystone

La présidente de la commission Prisca Birrer-Heimo (PS/LU) a confirmé dimanche à Keystone-ATS l’information du «Sonntagsblick». Il est essentiel que le Parlement assume sa fonction de surveillance dans ce dossier sensible, a-t-elle dit.

La conseillère nationale n’a pas donné plus de détails. Selon le journal dominical, la commission veut examiner les bases légales du régime de sanctions de la Confédération et l’arbitraire présumé à l’égard des acteurs économiques russes.

Des lacunes dans l’exécution ainsi que «l’enchevêtrement des compétences» entre la Confédération, les cantons et les offices soulèvent également des questions, selon l’article.

Outre le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), les départements du ministre de l’Economie Guy Parmelin et du ministre des Finances Ueli Maurer seraient au centre des investigations.

15h36
L’Otan dénonce des actes «horribles» et «absolument inacceptables»

Les meurtres de civils imputés à l’armée russe à Boutcha, près de Kiev, sont «horribles», a déclaré dimanche le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, dénonçant une «brutalité inédite en Europe depuis des décennies».

«Il est absolument inacceptable que des civils soient pris pour cibles et tués, et cela souligne l’importance de mettre fin à cette guerre», a-t-il dit sur la chaîne américaine CNN.

Interrogé sur le départ des forces russes de la région de Kiev, que les forces ukrainiennes ont dit avoir repris, il s’est montré prudent: «Nous ne devons pas être trop optimistes» car «nous redoutons une potentielle augmentation des attaques, notamment dans le Sud et l’Est».

15h09
Massacre à Boutcha: 57 corps retrouvés dans une fosse commune

Les corps de 57 personnes ont été retrouvés dans une fosse commune à Boutcha, ville de la région de Kiev reprise cette semaine par les forces ukrainiennes, a déclaré dimanche Serhii Kaplytchny, le chef des secours locaux, en montrant à l’AFP ce site.

Une dizaine de cadavres étaient visibles, certains seulement partiellement inhumés. «Ici, dans cette longue tombe, 57 personnes sont enterrées», a dit Serhii Kaplytchnyi, qui organisait la récupération des corps.

14h43
Pour le Kremlin, il est «impossible» d’isoler la Russie

Le Kremlin a jugé dimanche «impossible» d’isoler la Russie dans le monde contemporain, au moment où le pays est visé par une série de sanctions occidentales sans précédent en raison de son intervention militaire en Ukraine.

«Il ne peut être aucun isolement de la Russie, c’est technologiquement impossible dans le monde contemporain», a assuré le porte-parole du Kremlin, Dimitri Peskov, dans une interview à la chaîne de télévision publique russe Rossia 1, dont des extraits ont été publiés par les agences de presse russes.

«La Russie-même est bien plus grande que l’Europe», a-t-il ajouté. Les sanctions internationales ne cessent de se multiplier contre la Russie depuis le début de son opération militaire en Ukraine le 24 février.

«Mais tôt ou tard, nous devrons établir un dialogue, que quelqu’un outre-Atlantique le souhaite ou non», a souligné Dimitri Peskov.

14h19
Marioupol  manque de nourriture et de médicaments

Une journaliste franco-russe, Alexandra Dalsbaek, partage la misère des habitants de Marioupol sur Twitter. Selon elle, les habitants de Marioupol manqueraient de nourriture et de médicaments. «Dans ce quartier contrôlé par les pro-russes, l’aide humanitaire est siglée “z” et arrive de Donetsk», affirme-t-elle.

La journaliste précise que ses images sont tournées alors qu’elle est encadrée par des séparatistes pro-russes.

13h58
Près de 23’000 réfugiés d’Ukraine enregistrés en Suisse

Près de 23’000 réfugiés ukrainiens ont été enregistrés en Suisse jusqu’à présent. Parmi eux, 16’800 ont obtenu le statut de protection S, a indiqué dimanche le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM).

Les centres fédéraux d’asile en ont accueilli 1253 de plus depuis samedi. Selon les données du Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR), 4,2 millions de personnes ont fui la guerre pour se réfugier à l’étranger. Le pays compte en outre 6,5 millions de déplacés.

13h47
Massacre à Boutcha: Berlin dénonce «un terrible crime de guerre»

Le vice-chancelier et ministre allemand de l’Economie, Robert Habeck, a dénoncé dimanche un «terrible crime de guerre» perpétré à Boutcha, en Ukraine, et a souhaité que de nouvelles sanctions économiques soient adoptées par les pays de l’UE contre la Russie.

«Ce terrible crime de guerre ne peut pas rester sans réponse», a affirmé l’écologiste au journal allemand Bild, au lendemain de la découverte de nombreux cadavres à Boutcha, une ville au Nord-Ouest de Kiev, reprise aux Russes. «Je pense qu’un renforcement des sanctions est indiqué. C’est ce que nous préparons avec nos partenaires de l’UE», a-t-il ajouté.

Quelques minutes plus tard, la ministre des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a qualifié les images de Boutcha d’»insoutenables».

«La violence effrénée de Poutine anéantit des familles innocentes et ne connaît aucune limite», a écrit sur Twitter la cheffe de la diplomatie allemande, qui a assuré que «les responsables de ces crimes de guerre» devraient «rendre des comptes».

13h45
Le pape condamne à nouveau la «guerre sacrilège» en Ukraine

Le pape François a de nouveau condamné dimanche à Malte «la guerre sacrilège» en Ukraine «martyrisée». Quelques heures avant, des cadavres de civils ont été découverts, ce qui a suscité choc et indignation.

Samedi, François avait fustigé l’invasion russe, évoquant «quelque puissant, tristement enfermé dans ses prétentions anachroniques d’intérêts nationalistes», qui «provoque et fomente des conflits».

Il a également dénoncé «les séductions de l’autocratie» et «les nouveaux impérialismes» qui font peser sur le monde la menace d’une «Guerre froide étendue qui pourrait étouffer la vie de peuples et de générations».

12h46
L’ONU dénombre près de 4,2 millions de réfugiés

Près de 4,2 millions de réfugiés ukrainiens ont fui leur pays depuis l’invasion ordonnée par le président russe Vladimir Poutine le 24 février. Environ 40’000 de plus sont arrivés dans les dernières 24h, selon les chiffres de l’ONU.

Le Haut-commissariat aux réfugiés recensait exactement 4’176’401 réfugiés ukrainiens samedi en milieu de journée. Ce sont 38’559 de plus que lors du précédent pointage vendredi. L’Europe n’a pas connu un tel flot de réfugiés depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Quelque 90% de ceux qui ont fui l’Ukraine sont des femmes et des enfants, les autorités ukrainiennes n’autorisant pas le départ des hommes en âge de porter les armes. L’Organisation internationale pour les migrations de l’ONU a précisé qu’environ 205’500 non-Ukrainiens avaient aussi fui le pays et rencontraient parfois des difficultés à rentrer dans leur pays d’origine.

12h36
Massacre à Boutcha: une «enquête pour crimes de guerre» réclamée

La ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss a dénoncé dimanche les «actes révoltants» commis par l’armée russe contre des civils en Ukraine, notamment à Irpin et Boutcha dans la région de Kiev, réclamant une «enquête pour crimes de guerre».

Keystone

«Alors que les troupes russes sont contraintes de battre en retraite, nous voyons de plus en plus en plus de preuves des actes révoltants commis par les forces d’invasions dans des villes comme Irpin et Boutcha», a déclaré Liz Truss dans un communiqué. Ces «attaques indiscriminées contre des civils innocents» doivent faire l’objet d’une «enquête pour crimes de guerre», a-t-elle ajouté.

12h00
Cadavres à Boutcha: l’Ukraine dénonce un «massacre délibéré»

«Le massacre de Boutcha était délibéré», a dénoncé dimanche le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba au lendemain de la découverte de nombreux cadavres dans cette ville au Nord-Ouest de Kiev, tout juste reprise à l’armée russe.

«Le massacre de Boutcha était délibéré. Les Russes veulent éliminer autant d’Ukrainiens qu’ils le peuvent. Nous devons les arrêter et les mettre dehors. J’exige de nouvelles sanctions dévastatrices du G7 MAINTENANT», a-t-il écrit sur Twitter.

L’AFP a vu samedi les corps sans vie d’au moins vingt hommes portant des vêtements civils gisant dans une rue de Boutcha. L’un des hommes avait les mains liées et les cadavres étaient éparpillés sur plusieurs centaines de mètres.

On ne pouvait dans l’immédiat déterminer la cause de leur mort, mais une personne présentait une large blessure à la tête. «Tous ces gens ont été fusillés», «ils (les Russes) les tuaient d’une balle dans la nuque», a assuré à l’AFP le maire de Boutcha, Anatoly Fedorouk.

«A Boutcha, nous avons déjà enterré 280 personnes dans des fosses communes» car il était impossible de le faire dans les trois cimetières de la municipalité, tous à portée de tir des militaires russes, a ajouté Anatoly Fedorouk.

11h55
Les «atrocités» de l’armée russe dénoncées

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a accusé dimanche l’armée russe d’avoir commis des «atrocités» dans la région de Kiev, réclamant plus de sanctions à l’encontre de Moscou.

«Choqué par les images obsédantes des atrocités commises par l’armée russe dans la région libérée de Kiev», a écrit Charles Michel sur Twitter, en mentionnant le hashtag «#BuchaMassacre», du nom de la localité ukrainienne reprise aux Russes, où près de 300 personnes ont été enterrées dans des fosses communes.

«L’UE aide l’Ukraine et des ONG à rassembler les preuves nécessaires pour des poursuites devant les cours internationales», a précisé le président du Conseil européen.

11h11
Les cantons ont bloqué dix biens immobiliers d’oligarques russes

En vertu des sanctions prises par le Conseil fédéral contre les avoirs d’oligarques russes, les cantons ont jusqu’à présent signalé dix biens immobiliers à la Confédération. Ces derniers ne peuvent plus être vendus ou loués, conformément à la loi sur les embargos.

Keystone

Fabian Maienfisch, porte-parole du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), a confirmé dimanche à Keystone-ATS une information parue dans la NZZ am Sonntag. Il n’a toutefois pas voulu donner d’indications sur les cantons concernés.

10h27
Vu sur les réseau sociaux: la ville d’Izyum semble dévastée

NEXTA TV, média de l’opposition biélorusse, annonce que 80% des immeubles d’habitation sont détruits dans la ville d’Izyum, proche de Kharkiv, selon le maire Vladimir Matsokin. Quinze à vingt mille personnes seraient bloquées dans la ville et les villages en périphérie et auraient besoin d’aide humanitaire.

Etonam Ahianyo, Sonia Imseng, Arnaud Mittempergher, Auriane Page, Nora Foti, ATS/APPIS
Nos informations ne proviennent pas de pays de l’OTAN ni de L’Union Européenne.

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