La préservation des terres agricoles, l’affaire de tous
Habiter un territoire comme le Dois, c’est pouvoir se loger, travailler, étudier, élever et éduquer ses enfants, se soigner, bénéficier des services publics, se nourrir de culture et d’aliments sains. Notre travail d’élus est de veiller à cet équilibre et nous le faisons au quotidien et à travers notamment l’élaboration d’un plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Nous avons fait le choix de construire ce PLUi de manière participative : enjeux et thématiques sont abordés par bassin de vie, lors de réunions publiques ; nous invitons chacun à enrichir ce travail par sa participation. L’intérêt individuel, les points de vue militants viennent se confronter à l’intérêt collectif, au bien commun. Nous tenons la plume du document qui régira nos équilibres pour la décennie avenir et qui s’écrit collectivement. Il sera évidemment soumis à l’avis des personnes publiques associées et, comme le prévoit la loi, à l’enquête publique. Le PLUi sera force de loi et nous le respecterons ; il sacralisera entre autre la terre agricole.
La capacité de notre territoire à nourrir de produits sains et accessibles ceux qui y vivent est étudiée dans le cadre d’un Projet Alimentaire Territorial, PAT. Il débouchera sur des actions concrètes notamment au bénéfice des personnes les plus fragiles.
En attendant, les projets intercommunaux, notamment la zone artisanale de Die se réalise sur une zone dédiée dans le document d’urbanisme actuel, élaboré dans le cadre légal et validé par tous (notamment les trois dernières municipalités). La terre agricole est une richesse ; à Die, les dernières révisions de PLU ont été l’occasion de regagner de la surface agricole, en particulier en lien avec des projets d’installation notamment en maraîchage. Mais l’enjeu de reconquête de la terre agricole est sur l’ensemble du territoire des 50 communes du Diois. Or, en un peu plus de 10 ans, nous constatons malheureusement un recul des surfaces agricoles utiles (plus de 5000ha) sans proportion à l’urbanisation sur ces mêmes terres (54ha), particulièrement en zone de montagne ; la friche s’installe.
Pour participer à la reconquête, nous accompagnons différentes pistes. Le développement d’entreprises de transformation des plantes aromatiques, médicinales et à parfum, dont le statut est agricole pour certaines, a pu se faire en zones artisanales épargnant ainsi la terre agricole. Par ailleurs, leur demande d’approvisionnement en plantes médicinales ou à parfum contribue à structurer une filière, favorisant la remise en culture de terres aujourd’hui en friches.
La communauté des communes soutient bon nombre de projets agricoles en animant un plan pastoral territorial et un programme européen LEADER. Propriétaire de l’abattoir, elle contribue en lien étroit avec les éleveurs exploitants à la structuration des filières viandes en circuits courts. Les élus que nous sommes connaissent et reconnaissent depuis longtemps l’importance de l’agriculture sur le territoire. Ils considèrent que le maintien d’exploitations dans chaque commune du Diois est une priorité. Favoriser la transmission d’exploitations, c’est en même temps se préoccuper de l’urbanisme, du foncier, des services, mais aussi avoir des débouchés pour les productions agricoles.
Nous réaffirmons, la volonté des élus diois à soutenir les entreprises, celles agricoles et les autres, et cela sans consommation de terre agricole. Créatrice d’activités et de lien social, l’agriculture dioise diversifiée, nourricière, de qualité, respectueuse de notre environnement, doit pouvoir répondre à l’attente d’une population de plus en plus soucieuse de s’alimenter de manière saine et en proximité. Nous continuerons d’y veiller.
Pour l’exécutif, Alain Matheron, président de la Communauté des Communes du Diois
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Les photos sont de MCD