Et toujours la guerre en Ukraine : l’actualité de ce conflit en Europe.
Au moins deux personnes ont été tuées dans une attaque de missiles ukrainiens sur un village russe proche de la frontière avec l’Ukraine, a affirmé dimanche le gouverneur régional. Plusieurs missiles ukrainiens ont frappé le village de Suzemka, situé à une dizaine de kilomètres de la frontière russo-ukrainienne, a indiqué Alexander Bogomaz, le gouverneur de l’oblast de Bryansk.
«En raison de la frappe infligée par des nationalistes ukrainiens, deux civils ont malheureusement été tués», a-t-il déclaré sur Telegram. «Un bâtiment résidentiel a été complètement détruit, et deux autres maisons ont été partiellement détruites», a-t-il ajouté.

Cinq villages de la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, ont été privés d’électricité samedi après des tirs d’artillerie ukrainiens, a indiqué le gouverneur local, Viatcheslav Gladkov.
«Le village de Novaïa Tavoljanka a été visé par des tirs des forces ukrainiennes aujourd’hui», a écrit M. Gladkov sur Telegram.
«Des lignes de transmission ont été endommagées», a-t-il indiqué, précisant que ce village et quatre autres localités situées à proximité – Arkhanguelskoïe, Mourom, Chamino et Ziborovka – sont restés sans électricité.
«Selon de premières informations, personne n’a été blessé», a souligné M. Gladkov.
Selon lui, un obus est tombé dans la cour d’une maison privée récemment construite, en causant d’»importants dégâts ». Dix autres maisons ont également été touchées par les tirs, a-t-il ajouté.
Des localités et infrastructures dans la région de Belgorod subissent régulièrement des frappes attribuées par Moscou à l’armée ukrainienne, sans que Kiev ne revendique en être l’auteur. La capitale régionale, du même nom, a également été touchée directement plusieurs fois.
La ville de Nova Kakhovka, située dans la région de Kherson, dans le sud ukrainien, a été privée d’électricité samedi après d’«intenses» tirs d’artillerie ukrainiens, ont affirmé les autorités locales installées par la Russie.
«En raison d’intenses tirs d’artillerie aujourd’hui (…) Nova Kakhovka est restée sans électricité», a indiqué dans un communiqué l’administration militaire et civile installée par la Russie dans cette ville, qui comptait 45’000 habitants avant le début de l’offensive russe en Ukraine en février 2022.
Les travaux de réparation visant à rétablir l’électricité vont commencer aussitôt que ces tirs d’artillerie «des plus cruels» auront fini, précise le communiqué qui fait état des «dégâts» infligés à la centrale électrique municipale et des lignes de transmission.

Moscou revendique depuis septembre 2022 l’annexion de la région de Kherson ses forces ne contrôlent que partiellement. L’armée russe a même essuyé un revers majeur l’an dernier à Kherson, étant forcée d’abandonner la capitale régionale du même nom.
Fin mars, le ministère ukrainien de la Défense a annoncé que les forces russes s’étaient retirées de leurs positions de Nova Kakhovka, où se trouve notamment un barrage hydroélectrique.
Cette information a ensuite été démentie par l’état-major ukrainien, qui a reconnu une erreur.
La Russie a dénoncé samedi un «acte illégal» des autorités polonaises, après la saisie du bâtiment du lycée russe à Varsovie, et promis une riposte.
«C’est un acte illégal, une incursion sur un site diplomatique», a déclaré l’ambassadeur russe à Varsovie, Sergueï Andreïev, dans une vidéo diffusée par l’agence publique russe Ria Novosti. La Russie va riposter en partant du «principe de réciprocité», a-t-il prévenu.
La Pologne a saisi samedi le bâtiment du lycée russe à Varsovie, a-t-on appris auprès du ministère polonais des Affaires étrangères.
«Ce bâtiment appartiendra désormais à la mairie de Varsovie», a déclaré au téléphone à l’AFP le porte-parole du ministère Lukasz Jasina, soulignant qu’il s’agit d’une procédure de «saisine par huissier» au nom de la municipalité.
La porte-parole de la municipalité restait inaccessible samedi matin. La police s’est bornée à dire qu’elle ne faisait qu’assister aux procédures et a refusé de faire des commentaires.

Il y a un an, la mairie de Varsovie avait saisi un ancien site diplomatique russe, objet d’un litige juridique entre la Pologne et la Russie et surnommé par les Varsoviens le «nid d’espions», pour l’offrir à l’Ukraine qui combat les forces russes.
Il s’agissait à l’époque de bâtiments d’une dizaine d’étages construits dans les années 1970 dans le sud de la capitale qui avaient été utilisés dans le passé par les diplomates soviétiques, puis par l’ambassade de Russie.
L’Ukraine a annoncé samedi avoir remis à Pologne une note dans laquelle elle dénonce les restrictions commerciales «inacceptables» que ce pays, un de ses principaux alliés face à l’invasion russe, impose aux produits agricoles ukrainiens.
«Des notes concernant la situation complètement inacceptable (découlant) des restrictions commerciales sur les importations de produits agricoles en provenance d’Ukraine» ont été adressées à la représentation diplomatique polonaise ainsi qu’à celle de l’Union européenne, a dit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Kiev, Oleg Nikolenko.
Un important incendie s’est déclaré samedi dans un dépôt de pétrole à Sébastopol, le principal port d’attache de la flotte russe de la mer Noire en Crimée, après une attaque de drone, ont indiqué les autorités locales.
«Un incendie est en cours dans un dépôt de pétrole dans la baie Kazatchia (…). Selon de premières informations, il a été provoqué par une attaque de drone», a écrit sur Telegram le gouverneur de Sébastopol, Mikhaïl Razvojaïev, en soulignant que «personne n’a été blessé».

L’Ukraine a affirmé être prête pour démarrer son offensive de printemps contre les forces russes, dont plusieurs attaques ont fait au moins 26 morts vendredi dans plusieurs villes du pays.
«Les préparatifs touchent à leur fin», a déclaré le ministre ukrainien de la Défense Oleksiï Reznikov au sujet de la grande attaque que son pays veut lancer pour reconquérir les territoires occupés dans l’est et le sud par la Russie.
«L’équipement a été promis, préparé et partiellement livré. Au sens large, nous sommes prêts», a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse. «Quand Dieu le voudra, (quand il y aura) la météo et la décision des commandants, on le fera».
Mais il a ajouté que les puissants chars Abrams promis par les Etats-Unis «n’auront pas le temps de participer à cette contre-offensive», leur livraison à l’Ukraine ne devant intervenir que fin 2023.
Quelques heures auparavant, plusieurs frappes de missiles de croisière russes, les premières d’ampleur depuis début mars, ont atteint des immeubles d’habitation, provoquant la mort d’au moins 23 personnes à Ouman (centre), de deux autres à Dnipro (centre-est) et d’un homme de 56 ans retrouvé sous les décombres de sa maison dans la province de Kherson (sud).

«Chaque attaque, chaque acte pervers contre notre pays et (notre) peuple rapproche l’Etat terroriste de l’échec et de la punition», a réagi sur Telegram le président ukrainien Volodymyr Zelensky qui a exigé une «riposte» internationale à la «terreur» russe.
La Russie a de son côté affirmé avoir bombardé des «points de déploiement temporaires des unités de réserve des forces armées ukrainiennes» avec des «armes de haute précision».
«Toutes les cibles assignées ont été atteintes», a affirmé le ministère russe de la Défense.
A Ouman, une cité de 80.000 habitants, des journalistes de l’AFP ont vu un immeuble d’habitation éventré par un missile, des secouristes en train de sortir des corps et des personnes meurtries attendant des nouvelles de leurs proches.
«Je veux voir mes enfants, vivants ou morts», lance à l’AFP Dmytro, 33 ans, un résident du bâtiment touché. «Ils sont sous les décombres».
Au moins 23 personnes, dont quatre enfants, sont mortes dans cet immeuble, selon le dernier bilan en date du ministère de l’Intérieur.
Dnipro et Kiev aussi visées
Une autre frappe russe, sur Dnipro, une agglomération du centre-est de l’Ukraine, a causé la mort d’»une jeune femme» et d' »un enfant de trois ans », a dit sur Telegram son maire Borys Filatov.
Au total, l’armée ukrainienne a annoncé sur Telegram avoir abattu «21 missiles de croisière de type X-101/X-555 sur un total de 23 ainsi que deux drones».
De leur côté, les autorités installées par Moscou ont annoncé vendredi que neuf personnes avaient été tuées et 16 blessées dans des frappes des forces ukrainiennes sur Donetsk, la principale ville contrôlée par les Russes dans l’est de l’Ukraine.
Contre-offensive attendue
Cet hiver, la Russie avait tenté de plonger l’Ukraine dans le noir et le désarroi, pilonnant ses infrastructures énergétiques, une stratégie qui a toutefois échoué.
La perspective d’une prochaine offensive de l’armée ukrainienne, appuyée par de puissants équipements occidentaux, ferait entrer la guerre dans une nouvelle phase, après plus d’un an de conflit à haute intensité.
Depuis plusieurs mois, l’Ukraine affirme vouloir lancer un assaut décisif pour renverser le cours de l’invasion russe et libérer les près de 20% de son territoire occupés, dont la péninsule de Crimée.
Pour lui venir en aide, les pays membres de l’Otan et leurs partenaires ont fourni aux Ukrainiens 230 chars de combat et 1.550 autres véhicules blindés, a annoncé jeudi le secrétaire général de l’Alliance Jens Stoltenberg.
Et Kiev s’est félicité vendredi de l’arrivée de canons Caesar en provenance du Danemark, sans en préciser le nombre. Copenhague avait toutefois promis en février dernier de livrer 19 de ces canons de fabrication française.
La Russie a de son côté mobilisé des centaines de milliers de réservistes.
Malgré le soutien en première ligne des paramilitaires du groupe Wagner, les forces russes se cassent les dents sur Bakhmout, une cité de l’Est qu’elles tentent de prendre depuis l’été dernier, la bataille la plus longue et la plus sanglante de cette guerre. Pour Moscou, il s’agit de brandir une victoire après plusieurs revers humiliants l’an dernier. Les affrontements y sont devenus plus durs car des forces spéciales russes combattent désormais dans la ville, selon l’armée ukrainienne.
Près de Bakhmout, Alex, 34 ans, s’apprête à partir dans une tranchée sur le front pour défendre la ville. «Nous manquons de soldats, nous avons beaucoup de blessés, et aussi des morts (…). Parfois dans les tranchées, on doit se cacher derrière un cadavre. Peu importe qu’il s’agisse d’un Ukrainien ou d’un autre, c’est le seul moyen de survivre», raconte-t-il.
Kiev explique sa stratégie de guerre d’usure dans la zone pour limiter au maximum les possibilités pour l’armée russe de poursuivre sa conquête du Donbass, un grand bassin industriel dans la partie orientale de l’Ukraine.
Et sur le front diplomatique, le président Zelensky a annoncé vendredi avoir demandé l’aide de la Chine dans le dossier du retour des enfants ukrainiens «déportés» par la Russie, dont le nombre est officiellement évalué à au moins 20.000 par Kiev.
Le groupe ukrainien Tvorchi, qui représentera l’Ukraine au concours de l’Eurovision, devait se produire vendredi à la gare centrale de Kiev lorsqu’une sirène de raid aérien l’a contraint à se réfugier dans un sous-sol.
Le groupe représentera son pays au concours Eurovision de la chanson à Liverpool le mois prochain, le Royaume-Uni ayant accepté d’accueillir le concours à la place de l’Ukraine, vainqueur en 2022 mais ne pouvant organiser l’édition 2023 en raison de la guerre.
«C’est comme ça», a dit Andriy Hutsuliak, le producteur du groupe, quand les sirènes ont retenti. «Nous avons confiance en notre défense aérienne». Les musiciens portaient des lunettes noires et des costumes bleus assortis, avec des ornements scintillants en forme de gerbes de blé.
À la fin de l’alerte, le duo a joué à l’improviste devant des passagers surpris dans le hall d’entrée de cette vaste gare datant de l’époque stalinienne, décorée de lustres et de mosaïques.
Le concert était destiné à promouvoir une campagne d’achat d’incubateurs pour prématurés, menée par United 24, une plateforme de dons en ligne soutenue par le président Volodymyr Zelensky.

Maurine Mercier (RTS) est la journaliste suisse de l’année. Elle a été récompensée pour son reportage à Boutcha, théâtre de massacres de l’armée russe. Le photographe de l’année est le Bernois Alex Kühni (Tamedia), aussi pour son travail en Ukraine.

Les prix ont été remis vendredi soir à Berne par la Fondation Reinhardt von Graffenried, en présence de la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider. Le jury a relevé le «talent exceptionnel» de la journaliste de 41 ans, née d’une mère québécoise et d’un père vaudois, et basée à Kiev depuis plus d’une année.
Maurine Mercier, formée à La Télé Vaud-Fribourg et qui s’était déjà fait connaître pour ses reportages en Tunisie et en Libye, est honorée pour son reportage à Boutcha, dans lequel elle a pu tendre son micro à une femme violée pendant deux semaines dans sa maison par des soldats russes.
Ces témoignages poignants de la mère et de sa fille de 13 ans ont déjà valu à Maurine Mercier les prestigieux prix Jean Dumur et Prix Bayeux des correspondants de guerre, l’année dernière. La journaliste collabore également avec France Inter, TV 5 Monde et la RTBF.
La guerre en Ukraine a également valu le titre de photographe suisse de l’année à Alex Kühni, envoyé spécial pour les rédactions de Tamedia. Le Bernois avait déjà remporté la catégorie «International» du Swiss Press Photo 2023, dévoilé le 5 avril dernier. «Parce que (ces photos) laissent sans voix, parce qu’elles sont monstrueuses et courageuses à la fois», avait alors écrit la présidente du jury, Albertine Bourget.
La Commission européenne a annoncé vendredi avoir conclu un accord de principe avec cinq Etats de l’UE déstabilisés par l’afflux de céréales ukrainiennes. Certains avaient unilatéralement interdit les importations agricoles d’Ukraine.
L’accord conclu avec la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie, la Bulgarie et la Roumanie prévoit la fin de ces mesures unilatérales, en échange d’aides financières et de «mesures de sauvegarde exceptionnelles» concernant quatre produits-clés d’Ukraine (blé, maïs, colza, graines de tournesol), dont le transit vers d’autres pays sera cependant garanti, a indiqué le commissaire au Commerce Valdis Dombrovskis.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré vendredi avoir demandé la veille de l’aide de son homologue chinois Xi Jinping dans le dossier du retour des enfants ukrainiens «déportés» par la Russie dont le nombre est officiellement évalué à au moins 20.000 par Kiev.
«Je me suis adressé avec cette requête au président chinois» au cours de l’entretien téléphonique avec lui mercredi, a déclaré M. Zelensky pendant une conférence de presse à Kiev. «Nous devons engager (…) différents pays afin qu’ils fassent pression sur l’agresseur et terroriste russe, qui a kidnappé tant de nos enfants», a-t-il ajouté.
La Russie a affirmé vendredi avoir mené des frappes contre des objectifs militaires en Ukraine, après que Kiev eut fait état d’au moins 16 morts dans une salve de missiles ayant notamment touché un immeuble d’habitation.

«Cette nuit, les forces aérospatiales russes ont lancé une salve de missiles avec des armes de haute précision (…) contre des points de déploiement temporaires des unités de réserve des forces armées ukrainiennes», a affirmé le ministère russe de la Défense. «Toutes les cibles assignées ont été atteintes. L’avancée des unités de réserves ennemies vers les zones de combat a été stoppée», a-t-il ajouté.
Les autorités installées par Moscou ont affirmé vendredi que sept personnes avaient été tuées et 10 blessées dans des frappes des forces de Kiev sur Donetsk, la principale ville contrôlée par la Russie dans l’est de l’Ukraine.
Les frappes ukrainiennes «ont touché un hôpital, un parc et des immeubles d’habitation. Selon de premières informations, sept personnes, dont un enfant, ont été tuées» et 10 blessées, a déclaré sur Telegram Denis Pouchiline, le dirigeant installé par la Russie à la tête des territoires qu’elle contrôle dans la région de Donetsk.
Un vice-Premier ministre russe, Marat Khousnoulline, a affirmé vendredi s’être rendu dans la ville dévastée de Bakhmout, épicentre des combats dans l’est de l’Ukraine, en promettant de reconstruire la cité après sa conquête par Moscou.
Sur Telegram, il a déclaré s’être rendu dans les territoires ukrainiens occupés sur ordre de Vladimir Poutine. «J’ai également visité Artiomovsk (nom de Bakhmout à l’époque soviétique). La ville est endommagée, mais on peut la reconstruire, nous avons déjà de l’expérience en la matière», a-t-il indiqué.
«Dès que la situation opérationnelle le permettra, nous viendrons et nous travaillerons étape par étape», a-t-il ajouté.
Son message est accompagné d’une vidéo montrant une place recouverte de débris qui, d’après les bâtiments visibles, semble être la place de la Liberté dans le centre de Bakhmout. L’AFP n’a pas été en mesure de confirmer cette visite de source indépendante.
Si confirmée, elle serait la première d’un responsable russe de haut rang depuis le début de la longue bataille de Bakhmout, qui dure depuis l’été dernier.
Les préparatifs pour la contre-offensive de l’armée ukrainienne «touchent à leur fin», a affirmé vendredi le ministre de la Défense Oleksiï Reznikov, Kiev affirmant depuis plusieurs mois vouloir lancer une attaque pour reconquérir les territoires occupés dans l’Est et le Sud par la Russie.
«Les préparatifs touchent à leur fin», a déclaré Oleksiï Reznikov lors d’une conférence de presse à Kiev. «L’équipement a été promis, préparé et partiellement livré. Au sens large, nous sommes prêts», a-t-il encore ajouté.
Au moins 12 personnes ont été tuées vendredi dans les frappes nocturnes russes sur l’Ukraine, selon un nouveau bilan annoncé par les autorités.

Dans la ville d’Ouman (centre), «le nombre de morts a augmenté» à dix personnes, les secouristes ayant sorti encore «trois corps» des décombres d’un immeuble résidentiel, a déploré le ministre de l’Intérieur, Igor Klymenko.
A Dnipro, grande ville du centre-est de l’Ukraine, une femme et un enfant ont été tués, avait annoncé plus tôt le maire, Borys Filatov.
Les frappes russes nocturnes en Ukraine «rapprochent» Moscou de «l’échec et de la punition», a lancé vendredi matin le président Volodymyr Zelensky, appelant le monde à une «riposte».

«Chaque attaque, chaque acte pervers contre notre pays et contre (notre) peuple rapproche l’État terroriste de l’échec et de la punition», a cinglé Zelensky sur Telegram. «La terreur russe doit obtenir une riposte juste de l’Ukraine et du monde. Et ce sera le cas», a-t-il promis.
Le pape François s’est envolé vendredi pour une visite de trois jours en Hongrie où il rencontrera le Premier ministre nationaliste Viktor Orban, avec la guerre en Ukraine et la thématique migratoire pour toile de fond
Le jésuite argentin, 86 ans, a quitté Rome peu après 08H20 et est attendu à 10H00 (08H00 GMT) dans la capitale Budapest. Il y passera la totalité de son séjour en raison de sa santé fragile, qui sera observée de près, un mois après son hospitalisation.
Le pape avait déjà fait une escale de sept heures à Budapest en septembre 2021, durant laquelle il avait promis de revenir dans ce pays d’Europe centrale de 9,7 millions d’habitants dont quelque 39% de catholiques, selon les derniers chiffres qui remontent à 2011.

Dans la matinée, Jorge Bergoglio sera reçu au palais présidentiel par la présidente Katalin Novak –qui a confié aux médias avoir appris l’espagnol pour pouvoir converser avec lui– puis rencontrera Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010.
Malgré des visions communes – notamment sur la famille – les positions des deux hommes divergent sur de nombreux sujets. Orban a à coeur de promouvoir une «civilisation chrétienne» mise à mal par des décennies de communisme, justifiant ainsi une politique anti-migrants maintes fois décriée.
Fervent défenseur des droits des réfugiés, le pape, lui, ne cesse de plaider pour un accueil bienveillant et une juste répartition au sein de l’Union européenne.
Conscient de ce jeu diplomatique délicat, François a pris le soin de se présenter en «ami et frère de tous» tandis que les autorités ont insisté sur le caractère spirituel de cette visite, assurant qu’il ne s’agissait pas d’un «événement politique».
A la mi-journée, le pape prononcera un premier discours très attendu devant les autorités et le corps diplomatique. Il pourrait renouveler ses innombrables appels à la paix en Ukraine voisine, un conflit qui devrait s’imposer comme le thème majeur de sa visite.
L’armée de l’air ukrainienne a annoncé avoir abattu 21 missiles de croisière et deux drones lors d’une nouvelle attaque meurtrière russe à Kiev et dans d’autres villes du pays dans la nuit de jeudi à vendredi.
«Les forces de la défense ont détruit 21 missiles de croisière de type X-101/X-555 sur un total de 23 ainsi que deux drones», a indiqué l’armée de l’air ukrainienne sur Telegram.