« Et si les hommes se comportaient comme des femmes ? » …par Lucile Peytavin | TEDxBlois (18minutes) !
En France, les hommes sont responsables de l’écrasante majorité des comportements asociaux : ils représentent 84% des auteurs d’accidents routiers mortels, 92% des élèves sanctionnés pour des actes relevant d’atteinte aux biens et aux personnes au collège, 90% des personnes condamnées par la justice, 86 % des mis en cause pour meurtre, 97% des auteurs de violences sexuelles, 96,3% de la population carcérale, etc. Pourtant, cette réalité est presque toujours passée sous silence. Lucile Peytavin, s’interroge sur les raisons de la surreprésentation des hommes comme principaux auteurs des violences et des comportements à risques, et propose une tentative d’estimation du coût financier de l’ensemble de ces préjudices pour l’État et donc pour chaque citoyen, hommes et femmes. Quel est le coût, en France, des conséquences de la virilité, érigée en idéologie culturelle dominante ? Lucile Peytavin nous pose la question ; “n’aurions-nous pas tous intérêts à nous comporter… comme les femmes ?! » Lucile Peytavin est historienne, experte dans la prévention des violences sexistes pour le cabinet Psytel, membre de l’Observatoire sur l’émancipation économique des femmes de la Fondation des femmes et autrice de « Le coût de la virilité, ce que la France économiserait si les hommes se comportaient comme les femmes » aux ed. Anne Carrière et en poche aux éditions du livre de poche. This talk was given at a TEDx event using the TED conference format but independently organized by a local community.
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Et si les femmes se comportaient comme des hommes, elles ne seraient pas considérées inférieures dit le sexisme des hommes que la différence des femmes gêne et qu’il n’assume pas. Et si les hommes se comportaient comme des femmes, ils ne seraient pas déviants, dit le sexisme des femmes que la différence de l’homme gêne et qu’il n’assume pas… La seule différence entre ces deux sexismes est que le sexisme des hommes envers les femmes est aujourd’hui heureusement condamné, alors que le sexisme des femmes envers les hommes est devenu aujourd’hui, malheureusement, la norme et que l’on peut écrire un essai avec ce titre : « Et si les hommes se comportaient comme des femmes », sans que personne ne porte plainte. Qui a porté plainte ? En n’assumant pas la différence des sexes, des hommes comme des femmes préfèrent rester dans l’utopie de l’unité de sexe (comme d’autres étaient dans l’utopie de l’unité de race ou de classe) et refusent de connaître la différence de l’autre et d’apprendre à gérer les deux en mettant des règles. La masculinité et la féminité (qui ne sont ni bonnes, ni mauvaises) n’étant pas gérées, les rapports entre les deux sexes deviennent très difficiles (comme des animaux dans la jungle) et ceci les empêche de devenir vraiment humain. Dommage ! Jean GABARD
Auteur de « Le néo-féminisme contre la famille », Les Editions de Paris Max Chaleil, Paris, 2023.
Conférencier relations femmes / hommes éducation des enfants
jean.gabard@gmail.com
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