Drôme : Un éleveur condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir tué deux rapaces en voie d’extinction
Il y a près d’un an, Didier R. tirait dans le ciel du sud Drôme. Pour, assure-t-il, protéger son troupeau de brebis (?), l’éleveur avait usé de son fusil, touchant mortellement un vautour moine et un gypaète barbu. Ce mercredi 6 décembre, il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 35 000€ de dommage .
La liste des préjudices est longue. Le président du tribunal, Jean-Nicolas Riehl, énumère les associations environnementales qui s’étaient portées parties civiles, et indique le montant que Didier R. devra verser à chacune. L’avocat de la défense, Jimmy Matras, prend la calculatrice pour mieux se rendre compte : l’éleveur ovin est condamné à près de 35 000 € de dommages,…
Les vautours n’attaquent pas les animaux vivants et mobiles sauf parfois de bêtes mourantes. C’est le constat les ornithologues et scientifiques..
Selon Radio Chablais, la station ornithologique de Sempach ne croit pas ce genre d’agression. Yvan Tariel, responsable rapaces la Ligue française, abonde dans ce sens. Cité par le site terre-net.fr, il souligne que les « vautours ne sont pas des prédateurs mais des charognards et ceci depuis des millions d’années ».
Les éleveurs créent des fables pour être indemnisés, quand leurs troupeaux divaguent.
APPIS
Un éleveur condamné pour avoir abattu deux vautours protégés
« Cette condamnation assène un message clair : pas d’impunité pour les délinquants qui détruisent des espèces protégées. » Le 6 décembre, le tribunal judiciaire de Valence (Drôme) a condamné un éleveur de brebis drômois à quatre mois d’emprisonnement avec sursis et une privation de son droit de chasse pour deux ans. Un an plus tôt, le 31 décembre 2022, l’homme avait délibérément abattu un vautour moine et un gypaète barbu.
La destruction de ces deux rapaces menace directement la survie des deux espèces sur le territoire français, aujourd’hui au bord de l’extinction. Au cours du XXe siècle, elles avaient totalement disparu des Alpes françaises. Grâce aux programmes de réintroduction, on compte désormais 21 couples de vautours moines et moins de 25 de gypaètes à l’Est de la vallée du Rhône. Une tendance toutefois fragile, le taux de reproduction étant très faible.
« Il n’est plus tolérable aujourd’hui de se cacher derrière les vieux mythes de vautours prédateurs, tueurs de brebis, comme le fait cet éleveur, a dénoncé France Nature Environnement Auvergne-Rhône-Alpes, constituée parties civiles comme une dizaine d’autres associations environnementales. Ces rapaces charognards qui se nourrissent de carcasses sont tout au contraire de véritables auxiliaires de l’activité d’élevage par leur fonction d’équarrisseurs naturels. » L’éleveur devra par ailleurs verser plus de 30 000 euros de réparation des préjudices.