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Die  : « Loi sur l’immigration : une rupture politique et morale »

Anti humaniste

Elles et ils étaient une grosse centaine de collégiennes, collégiens, lycéennes et lycéens,  rejoints par une cinquantaine d’adultes entre 8 heures et midi devant la Cité Scolaire du Diois. Feux, slogans et pancartes annonçaient l’évènement… Ainsi que plusieurs prises de paroles des lycéennes et  Lycéens.

Majoritairement on dénonce « Une loi inspirée par l’extrême droite, sous la pression d’un exécutif qui prétendait incarner la modération » pour les classes de seconde qui ont lancé le mouvement ».

« Pour faire voter son projet, l’exécutif a multiplié les concessions à la droite, aboutissant à un texte dont certaines mesures, dignes d’un tract du Rassemblement national, mettent en cause des principes républicains fondamentaux comme l’égalité des droits sociaux et le droit du sol » pour Alex de terminal qui a été séduit par la proposition des secondes.

Dégrader la politique

« Une loi inspirée par l’extrême droite, votée sous la pression d’un exécutif qui prétendait incarner la modération. Depuis quarante ans que le débat politique français s’est emparé du thème de l’immigration, rarement un gouvernement avait manifesté un tel degré de compromission avec les forces qui prospèrent sur la désignation de l’étranger comme bouc émissaire » pour Junon et Garance.

« Le texte auquel a abouti, au forceps, la commission mixte paritaire (CMP), mardi 19 décembre, et qui a été ensuite adopté par le Sénat et l’Assemblée nationale ne rompt pas seulement avec l’équilibre du projet initial défendu pendant plus d’un an par le gouvernement. Il retient aussi des mesures qui mettent en cause des principes républicains fondamentaux comme l’égalité des droits sociaux et le droit du sol » pour ces manifestants.

« Alors que le projet de loi initial, soutenu par l’opinion publique, mais manipulé par des statistiques faussées entre immigration et délinquance, alliait une série de dispositions répressives ou restrictives – destinées à faciliter les reconduites à la frontière, à accélérer les décisions sur l’asile, à exiger un niveau minimum de français pour obtenir un titre de séjour – et une mesure libérale inédite depuis des décennies – un droit à la régularisation pour les sans-papiers travaillant dans les métiers en tension –, cette dernière a pratiquement été effacée » pour Alex soulignant « que les immigrés vivant dans des conditions de pauvreté évidentes se retrouvent immanquablement dans des délits »

Soutien

Venue soutenir la centaine de collégiennes, collégiens, lycéennes et lycéens, la députée Marie Pochon pointait la résistance acharnée à l’assemblée Nationale des député.es de Gauche et Écologistes de EELV contre ce projet de loi. Cette loi n’est pas une loi comme les autres. Autant de mesures sans grand effet attendu sur les problèmes auxquels elles prétendent s’attaquer, mais qui constituent des signaux validant les discours vindicatifs de l’extrême droite, marquant de fait la « victoire idéologique » de Marine Le Pen, selon sa propre expression. Une loi que même Mr Darmanin imagine retoquée sur certains aspects par le Conseil constitutionnel. Je note aussi les réactions très dignes des associations, des partis politiques, …. Trente départements de gauche ont déjà annoncé qu’ils ajouteraient de nouveaux droits  afin de garantir un accueil et  une intégration dignes . Merci à vous, nous avons besoin de nous retrouver, de nous aider les uns les autres, de nous renforcer ».

Une larme noire avec un point à la base

Nombre de collégiennes, collégiens, lycéennes et lycéens, arboraient une larme noire au coin de l’œil gauche. C’est pour marquer notre tristesse et rage. Contre l’abattement, faire face, se sentir exister » pour Iris et Noan. 

« Victoire idéologique » de Le Pen ?

« Une série de dispositifs piochés par Les Républicains dans le programme du Rassemblement national et complaisamment acceptés par le gouvernement ont finalement été incorporés au projet de loi : la restriction de l’accès aux prestations sociales à des étrangers en situation régulière, la fin de l’acquisition de la nationalité de plein droit pour les enfants d’étrangers nés en France, mais aussi l’exclusion des sans-papiers de l’hébergement d’urgence et la promesse d’une réforme de l’aide médicale d’Etat (AME) au printemps 2024 » disent ces lycéennes et lycéens .

Si ces mesures sans grand effet attendu sur les problèmes auxquels elles prétendent s’attaquer, constituent des signaux validant les discours vindicatifs de l’extrême droite, marquant de fait la « victoire idéologique » de Le Pen, selon sa propre expression, et sont un grand retour en arrière pour les jeunes.

« Le gouvernement, pris en tenaille entre sa volonté d’aboutir à tout prix à une loi avant noël, et les manœuvres des élus Les Républicains, à la remorque du Rassemblement national, a tout cédé : les valeurs qu’il prétend porter, la cohérence de sa démarche et l’unité de sa majorité, qui a volé en éclats lorsque Le Pen, refermant la nasse, a annoncé dans l’après-midi qu’elle voterait en faveur du texte, ultime manipulation » rappellent-ils.

Solidarité

L’association de Saillans, « Voix Libres » qui travaille avec les réfugiés expliquait les complications qu’allaient affronter les femmes et les hommes pris dans cette nasse. Tandis que la Ligue des Droits de l’Homme demandait « aux jeunes de s‘inscrire sur les listes électorales. 60 % des jeunes ne votent pas. Et 70 % des personnes de plus de 70 ans votent très sécuritairement pour Mr Macron ».

« Le débat puis le vote de cette loi vont laisser de lourdes traces : près d’un quart des députés de la majorité, parmi lesquels le président de la commission des lois, Sacha Houlié, ont fait défection en se réfugiant dans l’abstention ou en votant contre ; plusieurs ministres, dont celui de la santé, Aurélien Rousseau, a démissionné. La rupture est à la fois politique et morale » pour ces jeunes.

« Emmanuel Macron, qui, par deux fois, a été élu avec la promesse de faire barrage à l’extrême droite, peut-il encore jouer ce rôle de rassembleur et de combattant contre l’usage politique de la xénophobie dont le pays a tant besoin ? Contre le racisme et la xénophobie. Qui demain va nous convaincre de l‘utilité de la politique. Pour un humaniste, cet engagement peut être compliqué » conclue Alex. 

« Jamais un exécutif n’avait accepté qu’un projet de loi sur l’immigration pour tenter de rallier la gauche et la droite finisse en catalogue digne d’un tract du Rassemblement national (RN). Sans même, au surplus, que ce dernier y ait été associé, sinon lors du vote final. Jamais un gouvernement n’avait été à ce point, et le pays avec, à la merci du RN. Quels enjeux pour les prochaines élections, déjà les européennes » pointaient lucides, les jeunes.

 

 

 

 

 

 

 

Claude Veyret

claude.veyret26@gmail.com

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