1er Mai : une unité syndicale distendue, mais pas disparue
Si elles n’ont pas signé d’appel commun, la CGT et la CFDT devraient défiler ensemble dans plusieurs villes, dont Paris, ce mercredi à l’occasion de la journée internationale des travailleurs. Les cortèges seront moins fournis que l’année dernière, en pleine réforme des retraites.
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Lors du défilé du 1er mai 2023.
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Ce ne sera pas le 1er Mai record de l’an passé. En pleine contestation de la réforme des retraites, 800 000 manifestants avaient alors fait entendre leurs voix dans toute la France, selon la police, et jusqu’à 2,3 millions, selon la CGT. Les cortèges qui s’élanceront ce mercredi dans plusieurs villes de France à l’occasion de la journée internationale des travailleurs – et non la fête du travail, terme hérité de Vichy, comme il convient de le rappeler à la ministre Catherine Vautrin qui semble l’oublier – devraient retrouver un niveau de fréquentation ordinaire, à l’instar de ceux de 2022, qui avaient regroupé entre 116 000 et 210 000 personnes. Finie aussi la grande unité syndicale affichée il y a un an, les huit principaux syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU) ayant alors décidé de défiler ensemble, du jamais vu depuis près de quinze ans. Certes, la CFDT qui de longue date préférait fêter le 1er Mai en solo, en organisant des événements propres au syndicat, appelle cette année «à rejoindre les cortèges organisés partout en France».
L’union régionale Ile-de-France du premier syndicat de France sera notamment dans le cortège parisien, au côté de la CGT, de Solidaires, de l’Unsa et des organisations de jeunesse, qui s’élancera place de la République à 14 heures avant de rejoindre la place de la Nation, en passant par Bastille. Mais les mots d’ordre seront pluriels. Pour la CGT, la FSU, et Solidaires, qui signent un communiqué commun, la journée sera l’occasion de «s’opposer aux politiques d’austérité», de défendre l’emploi, les services publics, les salaires ou encore la paix, ou encore de «dénoncer les attaques aux libertés collectives et individuelles» tout en s’inscrivant dans «le prolongement des mobilisations du 8 mars pour l’égalité réelle». L’Unsa, elle, portera une série de doléances autour du «pouvoir d’achat en berne», de la «stigmatisation des chômeurs et des plus pauvres», ou encore de l’augmentation de la durée d’activité à 64 ans.
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Le 9 juin, «un moment crucial»
Du côté de la CFDT, point de revendications détaillées, mais une préoccupation centrale : la montée de l’extrême droite en Europe. A un peu plus de cinq semaines des élections européennes, le sujet préoccupe une large part des centrales. Dans son communiqué, la centrale plaide pour «une Europe plus ambitieuse et plus protectrice pour les travailleurs et les travailleuses» et fait du 9 juin «un moment crucial pour l’avenir de l’Union européenne» : «Une victoire des partis d’extrême droite serait une menace pour les droits des femmes, des travailleurs et des travailleuses, pour le progrès social et le climat. Elle est aussi une menace pour la cohésion sociale, la paix et la démocratie.» Même alerte de l’Unsa face au «spectre d’une montée des populismes d’extrême droite en Europe», couplée à un appel à «la participation du plus grand nombre de citoyens à ces élections». «Il faut sortir du choix délétère que l’on nous impose», abonde le communiqué commun de la CGT, de la FSU, et de Solidaires qui dénonce le «poison de l’extrême droite, pire ennemi des travailleurs et travailleuses !»
Fidèle à sa ligne de «neutralité», Force ouvrière se mobilisera «sur ses propres positions et revendications», selon l’AFP. A Paris, les militants FO rendront, comme à leur habitude, hommage aux combattants de la Commune, devant le mur des Fédérés au cimetière du Père-Lachaise dans la matinée, avant de manifester depuis la place d’Italie à midi. Dans certaines villes toutefois, les instances locales du syndicat ont décidé de rejoindre des appels communs.
Certes, «ce sera différent de l’an dernier», note Céline Verzeletti, secrétaire confédérale CGT, qui s’attend toutefois à «un 1er Mai important en mobilisation», sur fond «d’atteintes aux libertés», y compris syndicales, et d’une situation sociale «très dégradée». La centrale de Montreuil recense plus de «215 points de rassemblement sur tout le territoire». Face à ce 1er Mai «un peu à géométrie variable», constate Murielle Guilbert, la codéléguée de Solidaires n’exclut pas «une petite surprise» en termes de mobilisation. «Cela n’a pas été vu par certains syndicats comme nécessitant absolument une unité sur cette journée», observe la syndicaliste, mais «on a intérêt à avoir un beau 1er Mai».
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JO de Paris 2024 : la CGT donne « un carton rouge » au gouvernement sur la « préparation sociale »
La « préparation sociale » des Jeux olympiques de Paris est en panne, estime la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, qui adresse « un carton rouge au gouvernement ».
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a donné, ce dimanche, « un carton rouge au gouvernement », en estimant que la « préparation sociale » des Jeux olympiques était en panne, à moins de cinq mois de l’événement (26 juillet-11 août). « La CGT s’est battue pour gagner la charte sociale des Jeux olympiques, ce qui est une première mondiale, ce qui a permis de diviser par quatre le nombre d’accidents du travail sur les chantiers. Le problème, c’est que là, cette charte sociale est en panne. Sur la préparation sociale des JO, je donne un carton rouge au gouvernement », a déclaré la secrétaire générale de la CGT, invitée de LCI.
« Là, c’est le niveau zéro de la préparation, pour celles et ceux qui vont devoir travailler plus cet été et, donc, à qui on demande de ne pas prendre leurs congés payés, de faire des heures sup’, etc. Aujourd’hui, nous n’avons aucune réponse pour ces travailleurs et travailleuses, il n’y a pas de négociation dans les entreprises, pas de négociation dans la fonction publique », a regretté la syndicaliste. « Je demande au Premier ministre de réunir au plus vite une table ronde avec tous les acteurs sociaux pour qu’on puisse faire le tour de cette impréparation sociale des JO », a-t-elle poursuivi.
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Grève pendant les JO 2024 : « A ce stade, c’est non ! », assure la CFDT
« Aucune envie de gâcher ce moment festif des Jeux olympiques », a affirmé la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon.

(Boursier.com) — La CFDT se joindra-t-elle à la CGT ? Alors que la CGT va déposer début avril un préavis de grève dans la fonction publique concernant la période des Jeux Olympiques 2024, qui se tiendront du 26 juillet au 11 août, la CFDT temporise de son côté… Invitée des « 4 Vérités » de ‘France 2’ vendredi, sa secrétaire générale Marylise Léon a indiqué que le syndicat ne déposera pas de préavis de grève dans la fonction publique « à ce stade » pour l’évènement sportif…
« Ce n’est pas à l’ordre du jour… Pour la CFDT, nous on est dans le cadre des négociations. Donc, à ce stade, pas de préavis de grève dans les fonctions publiques pour la CFDT. Le temps de la négociation, on avisera en fonction de l’avancée des négociations », a-t-elle expliqué.
« Pour la CFDT, il n’y aucune envie de gâcher ce moment festif des Jeux Olympiques. Donc raison de plus pour que les employeurs et les employeurs publics soient au rendez-vous et fassent des efforts dans le cadre des négociations qui sont ouvertes », a poursuivi Marylise Léon.
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« Rien n’est exclu »
La secrétaire générale de la Confédération a toutefois prévenu : « Si l’Etat employeur n’est pas au rendez-vous, rien n’est exclu ! ». Alors que la Journée internationale des droits des femmes est célébrée vendredi 8 mars, elle a également tenu a souligné qu' »il y a encore toujours autant de difficultés des femmes d’accéder à des postes à responsabilité ».
« Les écarts salariaux demeurent encore importants… Lorsque l’on regarde de façon très globale, on a toujours un écart de 24% de salaire entre les hommes et les femmes, dans le public-privé », a-t-elle expliqué.
Pour sa part, la CGT prévoit de déposer le mois prochain des préavis de grève dans la fonction publique pour la période des Jeux cet été. Cette décision a été annoncée jeudi par la secrétaire générale du syndicat Sophie Binet, quelques jours après un « carton rouge » au gouvernement pour la préparation sociale de l’événement.
« Nous voulons que le gouvernement prenne les mesures immédiatement pour assurer la réussite des Jeux à laquelle la CGT travaille depuis des années. Pour cela, il faut enfin que nos alertes soient entendues et que les Jeux soient préparés d’un point de vue social », a-t-elle réclamé sur ‘franceinfo’.
Fin février, Tony Estanguet, le président du comité d’organisation des JO de Paris, a demandé « une trêve » sociale pendant l’évènement. « J’ai envie qu’on accueille le monde dans les plus belles conditions et qu’on ne gâche pas la fête. Je souhaite qu’on puisse trouver des solutions aux uns et aux autres qui vont travailler sur les sujets, on a bien conscience qu’il y a des contraintes à l’organisation des Jeux », avait-il déclaré dans l’émission « Télématin » sur ‘France Télévisions’.
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Chez Solidaires, avec Julie Ferrua, il y aura désormais deux femmes sur la photo
Elue la semaine dernière lors du neuvième congrès de l’union syndicale, l’infirmière toulousaine fait ses premiers pas de co-déléguée au côté de Murielle Guilbert lors du défilé du 1er mai, ce mercredi.
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Les co-déléguées de Solidaires Murielle Guilbert (à gauche) et Julie Ferrua (à droite), le 25 avril à Toulouse.
Il y aura un nouveau visage au milieu des leaders syndicaux qui mèneront le cortège syndical de ce mercredi à Paris (rendez-vous place de la République 14 heures), à l’occasion du 1er mai. C’est chez l’union syndicale Solidaires que le changement a été opéré, le 25 avril 2024, à l’occasion du neuvième congrès du syndicat qui s’est tenu à Toulouse. Ainsi, après trois ans de mandat, le co-délégué général Simon Duteil a repris son métier de prof à plein temps, et laissé sa place à Julie Ferrua, une infirmière du CHU de Toulouse qui a rejoint Sud Santé Sociaux en 2010, durant le mouvement contre la réforme des retraites de l’époque. Elle siégeait depuis 2020 au sein du secrétariat national, qui a été en bonne partie renouvelé par les congressistes.
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APPIS