Les roquets sont lâchés
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Le florilège conspirationniste des européennes ne serait pas complet sans la liste de François Asselineau avec le général Henri Roure, télégraphiste du Kremlin dans la revue Méthode, pilotée depuis le Donbass. Il faudrait aussi évoquer celle conduite par Pierre-Marie Bonneau, avocat d’Alain Soral, des négationnistes Boris Le Lay, feu Robert Faurisson et Hervé Ryssen. Ainsi que la liste de l’historien Édouard Husson, convaincu que Donald Trump est le seul vainqueur de la présidentielle de 2020 aux États-Unis, et sur laquelle l’accompagne Éric Verhaeghe, défenseur de la théorie du « Great Reset », le remplacement planifié de la population par les élites.
Inutile de dire qu’aucune de ces candidatures n’a la moindre chance d’atteindre 5 % des voix, et donc de compter des députés européens. Elles se servent juste du porte-voix offert par la campagne officielle pour diffuser leurs idées nauséabondes et mobiliser toujours plus leurs communautés. L’excuse de leur échec est déjà toute trouvée : ce sera un complot ! Au choix : des élites, de « Big Pharma » ou des médias. Lassant.