Solaure-en-Diois : meeting de campagne de Marie Pochon pour la députation sur la 3ème circonscription de la Drôme
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Alain Matheron, Président de la Communauté des Commune du Diois, rappelait en préliminaire les valeurs du Pays Diois, terre de tolérance, terre de respect, terre de solidarité… Et pointait « le mal-être que l’on pouvait ressentir quand on sait que 3 personnes sur 10 que l’on croise dans la rue ont voté pour l’extrême droite ». Et se voulait admiratif « pour cette coalition, ce contrat de législature et d’objectifs avec les mêmes valeurs, même humanisme, même volonté de social et d’écologie. Ce contrat nous oblige. Oui ce programme est ambitieux pour le social et pour l’écologie. Utopiste oui ! ». Et la « qualité du chemin que l’on veut faire ensemble ». Et de trouver cette absurde façon « de renvoyer dos à dos des extrêmes. Qui est extrême dans cette salle ? A moins que de demander une plus juste répartition des richesse, que personne ne dorme dans la rue, etc… soit extrémiste ».
Isabelle Bizouard, Maire de Die, intervenait pour l’ANVITA, (l’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants rassemble des collectivités territoriales, groupements de collectivités et élu.es qui œuvrent pour des politiques d’accueil inconditionnelles incluant les publics exilés, et pour l’hospitalité sur leur territoires) faisait part de son inquiétude « face à ce parti RN-FN qui prêche la haine, bafoue les droits… et prône la répression tant contres les personnes que le vivant ».
Enfin Guillaume Gontard, Sénateur de l’Isère, reconnaissait : « Vu son travail à l’assemblée Nationale, vous avez ici en Marie Pochon la meilleure députée pour le monde rural. Nous traversons un moment lourd, grave et pénible dont on n’avait pas besoin ! ». Arrivant du Trièves, pour un hommage à l’abbé Pierre il table « que ces jours, l’abbé soit considéré comme un extrémiste ! » Et de déplorer « les casses successives des services publics, du système de santé, d’éducation, du système social. On régresse ! ». Suivait une lecture d’un appel des associations et syndicats diois à faire barrage à l’extrême droite ( voir doc.).
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Discours de Marie Pochon Réunion publique de Solaure ( verbatim )
« Bonjour,
Chères toutes, chers tous, cher.es amies,
Chers tous ceux que je ne connais pas, qui ne me connaissent peut être pas d’ailleurs mais que j’aurai grand bonheur à apprendre à connaître, j’espère que ce sera réciproque 🙂

Je suis ravie d’être là ce soir avec vous, beaucoup de monde. Ravie également :
Alain Matheron, Président de la Communauté des Commune du Diois,
Isabelle Bizouard, Maire de Die,
Guillaume Gontard, Sénateur de l’Isère,
Aux Associations,
Aux Élus et conseillers municipaux nombreux,
J’excuse M. le maire de Solaure, Maurice Mollard.
Très émue : dimanche soir dernier, je sais la lourde responsabilité qui pèse sur mes épaules,
– crise écologique majeure (effondrement de la biodiversité, insectes qui disparaissent)
– Crise sociale majeure Plus de 100 000 enfants – de 3 ans ; 9 millions de pauvres et 5 personnes qui possèdent autant que 23 millions
– Crise démocratique que je nai pas besoin d’expliciter, bien évidemment poids de l’histoire. Dans 15 jours ce sera le Rassemblement National ou nous.
Ravie d’être là, dans ce village où il y a deux ans plus de 40% d’entre vous dès le 1er tour avez fait le choix d’une écologie et d’une gauche rurale et populaire.
Je parlais du poids de l’histoire. Ici on sait d’où on vient, on sait où on a envie d’aller, et comment on a envie d’y aller ensemble :

Isabelle Bizouard intervenait pour l’ANVITA, dont Die est adhérante.
– territoire d’accueil des protestants, à deux pas du maquis du Vercors et de son triste sort. Le 27 juillet 1944 trois résistants étaient arrêtés ici même à Solaure, deux, de confession juive, sont fusillés sur place et le dernier emprisonné à Die.
– Ici on sait où on va : On veut défendre une agriculture familiale, productions locales qui nous rendent fiers, la clairette, le pastoralisme, la lavande et les plantes à parfum, la polyculture-élevage
– des logements abordables
– des métiers rémunérateurs et des salaires dignes
– Des services publics : La Poste, Trésor Public, la Maternité et l’Hôpital
– l’École publique républicaine et émancipatrice
Ici on sait comment on va y aller : une gauche rurale et populaire qui est mobilisée, avec la société civile, immense force d’innovation. Ça tient aux centaines d’associations (défense de l’environnement, droits des femmes, libertés publiques, accueil des réfugiés), à l’engagement d’élus, de citoyens, de vous toutes et tous, militants du Nouveau Front Populaire.
Ici dans ce pays Diois, vous avez su cultiver, génération après génération, l’histoire de la résistance. Ici, la Gauche populaire et rurale a toujours su être à la hauteur des grands moments de bascule de notre histoire : et cette fois ci, elle a su l’être encore : en quelques jours, ce ne sont pas seulement quelques partis politiques qui ont signé un accord dans une salle sombre, mais c’est un immense mouvement citoyen qui s’est levée en quelques jours
– 1 millions de procurations
– Ici plus de 600 personnes au-delà des partis
– Associations syndicats
Et sans nul doute que le NFP n’est pas parfait. Mais c’est pas un mariage c’est le bus quit’amène le plus près. On est responsables pour tout le monde.
Tout cela, en quelques jours apres ce qu’il sest passé dimanche dernier.
Une Vague RN et une politique de mépris d’Emmanuel Macron :
– Corps intermédiaires, élus locaux Syndicats : Réforme des retraites et assurance chômage passé par décret annoncée le 1er juillet
– Parlement : 27 49.3 mépris des oppositions, des campagnes, de nos voix : doléances
– désespoir en la politique, sentiment d’une politique qui ne sert que ses intérêts propres, sentiment d’impuissance : et cela ne va que s’aggraver avec la crise écologique, l’ultra-libéralisme : tout cela ne fait qu’amplifier le besoin de protection légitime
Ce qu’il s’est également passé ce dimanche, c’est aussi la dissolution
– Irresponsable : nombre de gens non-inscrits
– nombre de procurations : 7 fois plus qu’en 2022 campagne sans débat, sauf des anathèmes, ni Attal ni Bardella ne seront premiers ministres
Dans 20 jours, nous pouvons avoir l’Extrême droite au pouvoir. Certains disent qu’on n’a pas essayé. Oui, on n’a pas essayé comme en Hongrie, aux États-Unis ou en Pologne la casse de l’état de droit, des droits des femmes, des libertés syndicales. On n’a pas essayé la multiplication de la violence, de groupuscules ou de milices para-étatiques, comme au Brésil. A-t-on envie d’essayer ce genre de chose ?

Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère deplore une casse de tous les systèmes de solidarité.
Tout ce chaos, toute cette gravité ces derniers jours, et puis ces dernières années en fait, ne sont pas inéluctables. La République, nos aînés se sont battus pour elle : alors on la voit moins souvent par ici, elle semble un peu lointaine ces dernières années dans nos villages.
Mais au cœur de ces mêmes villages, on a des monuments aux morts partout : et on sait ce qu’il a fallu à nos anciens, ici dans la Drôme, pour la bâtir et lutter pour elle quand le fascisme s’emparait de l’appareil d’Etat : on ne joue pas au poker avec la démocratie.
Notre enjeu, ce n’est pas seulement d’être un rempart. Ce n’est pas que d’être en contre, inéluctabilité du RN face auquel on doit opposer un projet émancipateur, de rupture, un projet d’espoir.
C’est la possibilité d’une alternance crédible, responsable, ambitieuse et au niveau d’ambition dont nous avons besoin. C’est le programme du Nouveau Front Populaire.
Nous adopterons immédiatement 20 actes de rupture pour répondre à l’urgence sociale, au défi climatique, à la réparation des services publics, à un chemin d’apaisement en France et dans le monde. Pour que la vie change dès l’été 2024.
Nous nous engageons dans les 15 jours
– à abroger la réforme des retraites
– Organiser une conférence de sauvetage de l’hôpital public afin d’éviter la saturation pendant l’été, proposer la revalorisation du travail de nuit et du week-end pour ses personnels
– Redonner à l’école publique son objectif d’émancipation en abrogeant le « choc des savoirs » de Macron, et préserver la liberté pédagogique
– Faire les premiers pas pour la gratuité intégrale à l’école : cantine scolaire, fournitures, transports, activités périscolaires
– Relancer la création d’emplois aidés pour les associations, notamment sportives et d’éducation populaire
– Bloquer les prix des biens de première nécessité dans l’alimentation, l’énergie et les carburants par décret
– à abroger la réforme de l’assurance chômage, prévue pour entrer en vigueur le 1er juillet, qui doit réduire la durée maximale d’indemnisation des demandeurs d’emploi
– Un « Pacte pour le pouvoir d’achat » prévoit également de monter le smic à 2 000 euros brut, soit 1 600 euros net. Les salaires seront indexés sur l’inflation et augmentation du point d’indice des fonctionnaires
Engager les négociations commerciales en garantissant un prix plancher et rémunérateur aux agriculteurs et en taxant les superprofits des agro-industriels et de la grande distribution
Place aux 100 jours : 5 paquets législatifs pour amorcer les grandes bifurcations dont le pays a besoin.
D’abord, à la suite des mesures d’urgence par décret, la présentation d’une grande loi permet de rattraper et d’améliorer la situation sociale des Français grandement paupérisés par 7 ans d’ultra-liberalusme et 3 ans d’inflation. Oui nous l’assumons : la politique ce n’est pas juste de la gestion des dégats collatéraux des marchés, c’est de fixer un cap. Parce que c’est de cette impuissance collective dans laquelle se place Emmanuel Macron et sa majorité que se nourrit l’extrême droite.
Deux grandes lois permettront d’entamer la reconstruction des deux services publics les plus cruciaux : santé et éducation.
Une loi énergie climat permettra de jeter les bases de la planification écologique : 100 % renouvelable devait rester « une ligne tendancielle » / grand débat national
Enfin, le premier projet de loi de finances rectificative sera présenté pour permettre, enfin une meilleure distribution des richesses.
Notre cap est clair :
– l’application pleine et entière du programme suivant : liberté, égalité,fraternité.
– Face au chaos généralisé, c’est l’harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature.
Alors on vous a sans doute raconté, a longueur de plateau, que tout cela peut sembler au mieux merveilleux, ou pire impossible ou fantasque. Et pourtant, souvenez nous du programme du Front Populaire, du programme commun ou de celui de la gauche plurielle ! Oui, en 1935, on disait que les progrès sociaux promis amèneraient ruine et désolation. En 1981, on parlait des chars russes qui débarqueraient dans nos villes. Ne nous laissons pas embrumer l’esprit : notre programme n’est pas celui d’idéologues mais de centaines d’économistes sérieux et respectés, comme Thomas Piketty, Julia Cagé, Thomas Porcher ou Gabriel Zucman. Même la prix nobel Esther Duflo soutient le programme économique du Front Populaire !
Enfin ce qu’il faut dire, c’est que ce qui se joue ici, ce n’est pas un vote pour Mélenchon, Bardella ou Attal : les 3 ne seront jamais premiers ministres, et les deux premiers ne seront même pas députés. Tout cela n’est que bavardage, et parfois manipulation.
La vraie question c’est celle de celui ou celle qui portera vos voix à Paris ces 5 prochaines années.

Alain Matheron , Pt de la CCD : « Il n’ y a pas d’ extrémistes dans cette salle ! »
Quelqu’un que vous ne connaissez pas et qui ne vous connaît pas ? Quelqu’un qui sera un énième pantin de Le Pen ou Macron ? Ou Une députée ancrée, qui a grandi dans un petit village drômois, et est fille d’agricultrice, mobilisée au mieux sur le terrain et qui a toujours porté la voix des drômois, de tous les drômois, même ceux et surtout ceux qui sont les plus loin des grands centres de décision.
Pour notre agriculture familiale, locale, pionnière du Diois et de la Drôme, j’ai défendu les prix planchers pour les productions agricoles, me suis bagarrée face au Ministre de l’agriculture pour maintenir les objectifs de surface en bio et en légumineuses, condition même de notre autonomie et notre souveraineté alimentaire, dans le code rural. J’ai lutté de toutes mes forces contre les traités injustes de libre échange qui permettent d’échanger indifféremment voitures et productions agricoles, pour intégrer à minima des clauses miroir ambitieuses permettant de protéger nos productions, nos agriculteurs mais aussi ceux du reste du monde. Nous nous sommes battus pour que dans toute la restauration collective, comme dans les villes écologistes, les quota bio et local soient ambitieux et tenus. On s’est même battus pour que dès 2027 on puisse manger de la viande française dans nos cantines, et on cesse d’en importer de l’autre bout du monde. Le RN a voté contre, la majorité et LR aussi.
À Paris, je me suis battu avec d’autres parlementaires et élus, notamment régionaux, pour la ligne Valence – Gap et le train de nuit.
Sur le terrain et à l’Assemblée, j’ai porté la voix de l’élevage pastoral familial et paysan et de l’abattage de proximité, en initiant pr la première fois une mission d’information transpartisane sur la défense du pastoralisme.
Je me suis battue pour l’accès aux soins et la lutte contre les déserts médicaux. Contre les violences faites aux femmes en milieu rural. Pour des services publics qui fonctionnent ici aussi.
Depuis le début de mon mandat j’ai fait plus d’une cinquantaine de déplacements dans le Diois, à Die, Romeyer sur la lutte contre le risque incendies, à Châtillon en Diois, Lus La Croix Haute, Luc en Diois…
Comme ces deux dernières années, je serai une députée de terrain, attachée au dialogue. En responsabilité, je continuerai à porter la protection, la générosité, la joie et l’espoir, la fierté de ruralités vivantes et heureuses, d’une démocratie qui écoute tout le monde, du travail rémunérateur, d’un plus juste partage des richesses et de la vie meilleure.
Alors, les 30 juin et 7 juillet, votre voix compte double. Vous voterez évidemment pour savoir de quelle couleur sera le futur gouvernement. Vous voterez, aussi et surtout, ici comme dans chacune des 577 circonscriptions, pour savoir qui vous voulez pour vous représenter, porter vos intérêts, l’intérêt général de la France rurale et populaire, et notre territoire.
Cette élection est sans nul doute la plus déterminante que nous n’ayons jamais vécu. Oui, la victoire est possible, et chacun, chacune d’entre vous y est indispensable. Chacun, chacune d’entre nous y tient une place unique. Peut agir, bien évidemment en tractant, en faisant du porte à porte, en en discutant avec vos voisins. En convainquant de l’urgence de protéger ce qui peut l’être, en convainquant chacun 2 ou 3 personnes autour de nous de l’urgence d’aller voter les 30 juin et 7 juillet.
Face aux tenants de l’ultra-libéralisme et du repli sur soi, face à ceux qui cherchent à nous diviser, nous sommes ensemble.

Marie Pochon: une défense acharnée du monde rural et des paysannes et paysans !
Comme le rappelait Léon Blum, quelques jours après la victoire du Front Populaire “Les origines de la République en France ont été trois fois de suite des origines populaires et révolutionnaires. Je vous rappellerais que, chaque fois que la République a été menacée, elle a été sauvée par cette union du peuple républicains, et de la masse des travailleurs et des paysans. »
Le 30 juin et 7 juillet, nous pouvons imposer une cohabitation, et enfin gouverner pour le bien commun. Votons et faisons voter pour faire entendre notre voix à l’Assemblée.
Soyons, cette fois-ci encore à la hauteur du moment !
Vive le Diois, Vive la Drôme, Vive la France »
Marie Pochon
