Mirabel-et-Blacons : banquet républicain en l’honneur de la victoire de de Marie Pochon

« Législatives 2024 : au moins un sursis, au mieux un espoir !
C’est un immense « ouf ! » de soulagement… Non seulement l’extrême-droite est incapable d’imposer son programme au pays, mais c’est la coalition portant le programme écologique le plus ambitieux qui obtient le plus grand nombre de sièges au Parlement. C’est la preuve que, contrairement à ce qui a été dit, répété, rabâché, la protection de notre cadre de vie, la protection du vivant reste bel et bien au cœur des préoccupations des Français et des Françaises.
Et maintenant ?
La configuration inédite du Parlement sous la Ve République nous laisse dans l’incertitude quant à la nature et aux modes d’actions du prochain gouvernement.
Nous appelons :
- au respect de nos engagements internationaux et européens
- au retour de la science comme boussole de la décision publique et socle de l’information
- à la concertation et la co-construction des politiques publiques, en s’appuyant sur la société civile organisée, afin de revitaliser notre démocratie.
Cette campagne électorale nous a aussi cruellement rappelé à quel point une part importante de la population craignait la transition écologique par manque d’accompagnement juste et territorialisé, à quel point les forces de désinformation sur ces questions étaient puissantes, à quel point le désarroi et le sentiment d’injustice nourrissaient l’extrême-droite.
À présent, ensemble, nous pouvons faire renaitre la capacité d’émerveillement devant les beautés et les richesses du monde vivant, faire prendre conscience de sa fragilité, et des menaces qui pèsent sur lui et donner le goût de coopérer avec l’ensemble de la société civile organisée et nos associations à la construction de solutions justes, durables, positives. À nous de recréer cet enthousiasme pour un changement qui sera choisi plutôt que subi, cette envie d’un monde vivable, humaniste, porteur d’espérance

Passer à l’action
Oui, il est temps pour le Parlement et le futur gouvernement de mettre le vivant et les plus vulnérables d’entre nous au cœur de nos préoccupations, de défendre les libertés démocratiques et de répondre aux défis écologiques, économiques et sociaux de notre époque. Il est temps de retrouver le chemin de la coalition avec la société civile organisée au cœur des territoires ».
Initiative contestée et contestable du chef de l’Etat
La situation actuelle résulte de l’initiative contestée et contestable du chef de l’Etat de dissoudre l’Assemblée nationale le 9 juin. Son résultat ayant créé, dans chaque parti, de la colère et du ressentiment, personne ne se sent tenu par la fin du mandat d’Emmanuel Macron. Tous rêvent d’affranchissement, voire de revanche. La gauche, arrivée en tête, cherche une cohabitation, la droite tente elle aussi d’en imposer l’idée, mais à ses conditions. Une cohabitation ne tient que si le premier ministre s’est assuré au préalable d’un nombre suffisant de soutiens pour ne pas être renversé. A ce stade, la condition n’est pas remplie.
On ne se départ pas en quelques jours des pratiques induites par la Ve République : le mode de scrutin majoritaire à deux tours a longtemps garanti au parti arrivé en tête une majorité confortable. De cette situation découlent une culture du rapport de force et une méfiance à l’égard du compromis davantage assimilé à de la trahison qu’à de l’enrichissement. L’importance acquise depuis 1962 par l’élection du président de la République au suffrage universel direct contribue à dévoyer l’idée de la coalition : les candidats au scrutin de 2027 n’ont objectivement aucun intérêt à y participer, soucieux de se démarquer du mandat finissant.
Dans une Assemblée nationale condamnée à demeurer en l’état pendant au moins un an, rester sur son quant à soi en refusant de s’ouvrir serait irresponsable. Les électeurs ont émis pendant la double campagne des élections européennes et législatives des insatisfactions fortes en matière de pouvoir d’achat, de services publics, de sécurité, notamment. Pour tous ceux qui prétendent contrer le Rassemblement national, ne pas tenter d’y apporter une réponse ferait monter la défiance. Très vulnérable sur le plan budgétaire, le pays ne peut s’offrir le luxe de l’immobilisme ou de l’instabilité. Dans sa forme actuelle, le jeu parlementaire ouvre de nombreuses possibilités. Il faut laisser le temps agir pour que chacun le réalise.
L.M.
« De la nécessité de s’engager dans les temps difficiles !

« Je ne ferai pas un bilan tragique de ce début d’année 2024… Entre les guerres d’Ukraine, si proche, et de Palestine… n’oubliant pas celles qui ne font pas les unes médiatiques : Somalie, Éthiopie, Soudan, Yémen, etc. les séismes du Maroc, Turquie, Afghanistan, ou inondations dévastatrices en Libye. Le sort des professeur·es – après l’assassinat de Dominique Bernard –, le regain de l’antisémitisme, le réchauffement climatique, le désœuvrement et la détresse de la jeunesse… la montée des périls de gouvernements autoritaires pour ne pas dire despotiques. Et les pauvretés. Nous sommes blessés. Affectés. Individuellement ou collectivement, notre regard tend plutôt à se porter spontanément vers les problèmes, les critiques, les manques, les risques, les menaces. Ceci est notamment lié à notre cerveau, qui nous rend plus sensibles aux mauvaises nouvelles que l’on va mieux retenir parce qu’elles vont provoquer en nous de fortes émotions et du stress.
Alors oui il est temps de s’engager ! Positivement !
Certes parfois nous n’en avons guère le résultat immédiat, mais s’engager dans la réflexion, l’action, le partage et l’entraide nous investissons pour l’avenir de nos enfants, de ceux de autres pour le monde de demain.
Alors « ne pas désespérer Billancourt » comme nous disions en 1968. Aujourd’hui « ne pas désespérer notre jeunesse ».
Ne pas se laisser enliser dans la désespérance voir pire le ressentiment.
Respirer. En accompagnant le Glandasse, et ici les Trois-Becs, du regard dans leus silhouettes sécurisantes. En posant nos pieds sur cette terre argileuse des lendemains de pluies régénératrices. En croisant ces geais criards voguant de chênes en chênes. En se cachant les yeux du soleil qui perce les nuages ballonnés. En dégustant la beauté du monde qui s’offre à nous sans rien demandé. Et cet effluve des pins qui suent leur troisième sècheresse. Et ces buis qui n’ont rien lâchés ni vert, ni brillance.
Alors oui il est temps de s’engager ! Effectivement !
Agir et non réagir ? Accomplir et non ressasser ? Comprendre et non juger ? Préférer s’engager dans des actions plutôt que subir sans cesse ?
Ah ! les victimes sempiternelles ! La faute au père, à la mère, à la société, au colonialisme, au patriarcat, au juge, aux riches, à la police, à la municipalité, aux cons… les martyrs sont toujours à genoux !
Alors oui il est temps de s’engager ! C’est bon pour la santé ! Cela fait du bien ! C’est un chemin d’espérance !
Jamais le mot « lumière » n’a eu autant de pertinence, Les lumières du 18ème siècle contre la superstition et contre l’arbitraire où « l’homme éclairé » s’oppose à ceux restés dans les ténèbres. La lumière permet de lutter contre l’obscurantisme c’est-à-dire la bêtise et l’ignorance qui rendent intolérants. Dans ces ténèbres sociétales il nous faut chercher la lumière, ici et encore ! Toujours et partout ! Et la lumière désormais se trouve dans la fraternité et la sororité. « Adelphité » comme dit Anne Tesson. Fraternité avec les plus vulnérables, des humains, des êtres de la nature, ceux qui ne peuvent pas se défendre… Des plus silencieux. Jamais entendus, jamais écoutés. Jamais préservés, jamais protégés !
Alors oui il est temps de s’engager ! C’est transformateur !
Qui peut autre que nous même transformer le monde. Personnellement et collectivement. Politiquement !
Il faut faire l’effort de la rencontre avec les autres. Voisins, amis, contradicteurs, ennemis, adversaires, arbres, rivières, rosée, brouillard, arbustes sans fleurs ou rapaces sans loi. De chair et de sang, de sève et d’écorce. De sensualité et de plaisir.
Penser comme un arbre. Penser commune rivière. Panser comme un » sapiens sapiens complexus » évoqué par Edgar Morin. Accueillir dignement l’altérité et la confiance. Comme un marcheur en montagne tenace et sans plainte. Nous sommes cette cordée où il faut des premiers et des derniers pour faire haies de vie. Lisières d’existante. Orée de chance. Les âmes cachées. Des vies improbables. Des déterminations secrètes.
Alors oui il est temps de s’engager ! C’est notre accomplissement d’humanité !
Certes parfois, devant tant de scepticisme, de doutes… faiblir ? Personne ne fera à notre place l’accouchement de notre humanisme. Personne ne fera notre vie singulière à notre place, personne ne sera l’acteur de notre vie ou dans la société à notre place.
La nature, en nous, nous élève et nous rend humble. Jamais mon cœur ne montera mon sang à 25 mètres de haut, comme un modeste arbre le fait régulièrement. Il y a plus grand que soi ! « Sans colère, sans haine, sans violence, sans armes » comme dirait Albert Spaggiari. La compréhension et le discernement nous portent.
C’est cette confiance, sincérité et joie qui alimente un futur désirable. Un futur pour les autres, des autres ! Aucune fleur n’exhale son parfum pour toi ! Nous parfumerons le monde pour le plaisir du plaisir. »
Claude Veyret,
Paul Christophle, le nouveau député PS de la 1re circonscription de la Drôme éytait au coté de Marie de 13 juillet …
Paul Christophle est le nouveau député de la 1re circonscription de la Drôme, élu ce dimanche soir avec 56 % des voix, devant le candidat du Rassemblement national Jean-Paul Vallon.
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La première circonscription de la Drôme revient à gauche. Paul Christophle a été élu ce dimanche soir, sous l’étiquette Parti socialiste-Nouveau Front populaire, avec 56 % des voix, dans un duel l’opposant au candidat du Rassemblement national Jean-Paul Vallon. Le nouveau député a 37 ans, il est le secrétaire départemental du PS dans la Drôme. Il est peu connu car il n’est de retour que depuis deux ans dans le département où il a grandi. Ses parents se sont installés à Malissard quand il avait huit ans. C’est là qu’il a fait sa scolarité, avant des études supérieures à Strasbourg puis une carrière professionnelle qui a débuté comme conseiller notamment à la culture à l’époque où Fleur Pellerin en était la ministre. Depuis son retour dans la Drôme, il dirige une coopérative d’activité et d’entrepreneuriat qui accompagne les créateurs d’entreprise en Val de Drôme.
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« Bonjour ,
Avec vous et avec nos alliés, nous l’avons fait ! Nous avons empêché le scénario du pire de se produire. C’est un soulagement immense pour nos droits et pour la planète. L’écologie est un sujet profondément politique, et les résultats des élections législatives nous offrent de l’espoir pour faire face à l’urgence climatique et protéger la biodiversité.
Il n’y a plus de temps à perdre, comme nous le rappelle ce mois de juin 2024, le plus chaud jamais enregistré. Notre mission est à présent d’exercer notre rôle de contre-pouvoir pour s’assurer que l’Assemblée nouvellement élue et le prochain gouvernement soient à la hauteur des défis sociétaux et écologiques immenses qui nous attendent.
Lors de ces élections législatives, nous avons vu avec satisfaction des propositions soutenues depuis des années émerger dans le débat public, comme :
- l’instauration d’un ISF vert, qui permettrait de renforcer l’effort contributif des ménages les plus aisés tout en les incitant à décarboner leur patrimoine financier ;
- la fin des financements aux énergies fossiles, responsables de 86% des émissions de CO₂ dans le monde ;
- le renfort significatif des aides pour isoler les logements pour les catégories modestes, mesure nécessaire pour lutter contre les passoires thermiques et réduire les factures et la consommation énergétique.
Le pire ayant été évité grâce à la mobilisation massive des citoyens et citoyennes, nous allons dorénavant orienter nos efforts pour que soient mises en place des politiques environnementales et sociales qui ne laissent personne de côté. Nous déploierons tous nos leviers d’actions habituels : plaidoyer politique, mobilisations citoyennes, investigations, actions juridiques, et tant d’autres. Il s’agira aussi de convaincre sur tous les territoires, grâce à notre formidable réseau de militants et militantes dans nos groupes locaux, des bienfaits de la transition écologique pour le pouvoir d’achat, la santé et la planète si des mesures socialement justes sont mises en œuvre.
Pour saisir cette opportunité historique, nous avons besoin de plus de moyens. Nous avons besoin de vous. Ensemble, nous pouvons contribuer à réparer les fractures en œuvrant à la construction d’une société apaisée et résolue à protéger le vivant dans toute sa diversité. Merci pour votre engagement à nos côtés ».

P.B.
Avec bonheur, cela ne semble pas contrarier le ruissellement vers le haut, au défi de toutes les lois de la Nature, mais comme l’atterrissage va être encore plus problématique, bon nombre de nos amis scientifiques montent au front pour nous rappeler quelques principes de base. Grand merci à eux, car mieux que l’illusion d’un avenir brun, le climat s’est indiscutablement mis en route pour nous remettre d’équerre, pour un plus grand malheur des pauvres, hélas. Là on se prend à rêver que le ruissellement – dévastateur – vers le haut des sautes d’humeur du climat se calque sur celui des richesses. »
ms
« Rendez vous en septembre… »
MCD

MCD
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