Des manifestations partout en France contre le gouvernement Barnier, avant sa nomination…
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Deux semaines après sa nomination, le Premier ministre devrait dévoiler son gouvernement ce week-end. Bruno Retailleau à l’Intérieur ? Annie Genevard à l’Agriculture ? Laurence Garnier à la Famille ? Patrick Hetzel à l’Enseignement supérieur… Les premiers noms qui ont filtré pour entrer dans le gouvernement de Michel Barnier ne font guère de doute sur son orientation plus à droite que celui de Gabriel Attal. Les Républicains (LR), arrivés cinquième aux dernières élections législatives, s’allient aux troupes présidentielles, défaites aux européennes puis aux législatives.
Des manifestations ont lieu ce 21 septembre dans plusieurs villes de France, dont Paris, à l’appel de plusieurs organisations de jeunesse, syndicales, associatives et politiques. LFI, mais aussi les Écologistes, Génération.s, Greenpeace, le Planning familial et Nous toutes notamment, fustigent la nouvelle équipe gouvernementale qui s’apprête à prendre ses fonctions.
Le dénouement approche : deux semaines après sa nomination, le nouveau Premier ministre Michel Barnier a envoyé vendredi « l’architecture et la composition finalisées du gouvernement » à l’Elysée.
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La gauche réunit des milliers de manifestants de Paris à Marseille « contre le gouvernement Macron-Barnier »
Paris. Paris – « A quoi ça sert de voter? »: plusieurs milliers de personnes ont manifesté de Paris à Marseille pour dénoncer le « gouvernement Macron-Barnier », à l’appel de la France Insoumise, des écologistes et d’associations féministes, étudiantes et environnementales.
Le chef du gouvernement s’était entretenu dans l’après-midi avec Emmanuel Macron lors d’un « échange constructif ». Le gouvernement « sera présenté avant dimanche, au regard des vérifications déontologiques habituelles », a ensuite déclaré Matignon.
Parmi les noms qui ont fuité : ceux de Bruno Retailleau à l’Intérieur, Annie Genevard à l’Agriculture ou encore Jean-Noël Barrot au Quai d’Orsay. Laurent Wauquiez, lui, a refusé Bercy et ne sera pas dans ce gouvernement.
Je suis ici car ça ne correspond pas à ce qu’on a voté. Le Premier ministre représente un parti qui n’a presque rien eu aux élections. Je suis inquiète et en colère: à quoi ça sert de voter?, indique à l’AFP une manifestante, Violette Bourguignon, 21 ans, étudiante en cinéma, interrogée au départ de la manifestation parisienne place de la Bastille.
François Vermorel, militants des Verts, est venu pour dénoncer le coup d’Etat démocratique décidé par Macron, qui mérite une réponse dans la rue. Il redoute notamment l’arrivée au ministère de l’Intérieur de Bruno Retailleau, qu’il accuse de racisme et d’homophobie. Ce n’est pas pour ça que les gens ont voté en juin, affirme-t-il.les organisations à l’origine de cet appel sont des syndicats étudiants (Union étudiante et Union syndicale et lycéenne), des ONG écologistes (Greenpeace) et féministes (Planning familial, Collectif droits des femmes, Nous toutes) ou encore l’association altermondialiste Attac.
J’ai l’impression qu’on est en train de donner la France au RN pour les prochaines élections, assène Fanny Przibilowski, 45 ans, venue manifester parce que le système démocratique français est complètement bafoué.
A Lille, les manifestants ont déambulé, pancartes en main: On se laissera pas Barnier, Macron destitution, pouvait-on lire.
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Des manifestations dans plusieurs villes de France organisées contre le tandem Macron-Barnier ; à Paris, entre 20 000 et 40 000 personnes sont attendues
Le chef de l’Etat a installé à Matignon « un premier ministre de droite dure, antisocial, antimigrants, au passé homophobe et qui ne pourra gouverner qu’avec l’accord permanent de Marine Le Pen », ont écrit, dans leur appel à la mobilisation, l’Union étudiante, l’Union syndicale et lycéenne, le Planning familial ou encore Attac France.
Des manifestations sont organisées aujourd’hui dans plusieurs villes de France par des associations, des organisations étudiantes, environnementales et féministes contre le tandem Macron-Barnier. Ecologistes et « insoumis » doivent s’y joindre.
« C’est une question de dignité pour tout un peuple, après une élection niée et volée par le président de la République », relève la cheffe de file des députés « insoumis », Mathilde Panot. Et de dénoncer « les orientations politiques macrono-lepénistes du gouvernement Barnier ». La France insoumise entend « augmenter la pression populaire » après une première journée de contestation le 7 septembre.
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A Paris, entre 20 000 et 40 000 personnes sont attendues, dont cent à deux cents éléments radicaux, selon une source policière.
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Jean-Luc Mélenchon ne voit « aucun avenir » au gouvernement Barnier
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a prédit samedi une censure à l’automne, lors de l’examen du budget à l’Assemblée nationale, du gouvernement du nouveau Premier ministre Michel Barnier, à qui il ne voit « aucun avenir ».
« Barnier n’a aucun avenir. Son destin promis est qu’il sera battu à l’Assemblée nationale, sans doute sur son projet de budget, et qu’il tombera à la faveur d’une motion de censure si ceux qui se disent de l’opposition continuent à l’être. Voilà la vérité », a déclaré l’ancien candidat à la présidentielle.
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« A quoi ça sert de voter? », s’interrogent les militants dans le cortège parisien
Dans le cortège de la manifestation parisienne « contre le gouvernement Macron-Barnier », plusieurs personnes font part de leur colère.
« Je suis ici car ça ne correspond pas à ce qu’on a voté. Le Premier ministre représente un parti qui n’a presque rien eu aux élections. Je suis inquiète et en colère: à quoi ça sert de voter? », indique une manifestante, Violette Bourguignon, 21 ans, étudiante en cinéma, interrogée au départ de la manifestation parisienne place de la Bastille.
François Vermorel, militants des Verts, est « venu pour dénoncer le coup d’État démocratique décidé par Macron, qui mérite une réponse dans la rue ». Il redoute notamment l’arrivée au ministère de l’Intérieur de Bruno Retailleau, qu’il accuse de « racisme » et d’« homophobie ». « Ce n’est pas pour ça que les gens ont voté en juin », affirme-t-il.
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La manifestation parisienne s’est élancée de Bastille
À Paris, la manifestation s’est élancée de la place de la Bastille, direction place de la Nation dans l’est de la capitale. Des gilets jaunes ont pris la tête du cortège. La députée insoumise Mathilde Panot est dans les rangs.
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Quelques centaines de manifestants à Bordeaux
Quelques centaines de personnes ont manifesté à Bordeaux à partir de 11 heures ce samedi, sous le mot d’ordre « Macron destitution », alors que l’annonce du gouvernement Barnier est imminente.
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Mobilisations contre « le gouvernement Macron-Barnier » : « A quoi ça sert de voter ? »
« A quoi ça sert de voter ? » : plusieurs milliers de personnes se sont retrouvées samedi en début d’après-midi à Paris pour dénoncer le « gouvernement Macron-Barnier », à l’appel de La France Insoumise (LFI), des écologistes et d’associations féministes, étudiantes et environnementales, selon l’Agence France-Presse.
Outre LFI, dont la cheffe de file Mathilde Panot a défilé dans la capitale, les organisations à l’origine de cet appel sont des syndicats étudiants (Union étudiante et Union syndicale et lycéenne), des ONG écologistes (Greenpeace) et féministes (Planning familial, Collectif droits des femmes, Nous toutes) ou encore l’association altermondialiste Attac.
Les drapeaux visibles dans le cortège étaient en très large majorité ceux des formations politiques.
Une soixantaine de rassemblements étaient annoncés en France, selon le site de LFI, au moment où Michel Barnier finalise la composition d’un gouvernement a priori très marqué à droite, plus de deux mois après des élections législatives remportées sans majorité absolue par la coalition de gauche.
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Retailleau (LR) représente « tout ce que la gauche combat », dénonce Emma Rafowicz (PS)
Pressenti pour le ministère de l’Intérieur, le sénateur LR de Vendée Bruno Retailleau est notamment connu pour ses prises de position anti-avortement et anti-mariage pour tous. « Il représente tout ce que nous combattons », a réagi sur BFMTV la députée européenne socialiste Emma Rafowicz. « Ça ressemble plutôt à un gouvernement Fillon et l’inverse de ce que les Français attendent », a-t-elle ajouté, dénonçant « une hérésie absolue ».
Le Nouveau Front populaire, qui a fini en tête des élections législatives en juillet, a annoncé qu’il voterait la censure du gouvernement. Mais il aura besoin pour cela des votes du Rassemblement national.
« Ce gouvernement, c’est un syndicat de perdants, avec des personnages plus ou moins là pour un décor, un faux-semblant, et d’autres qui seront les vrais patrons, comme monsieur Retailleau, président du groupe majoritaire au Sénat, qui devient l’homme-clé. En plus, on nous dit qu’il va être ministre de l’intérieur », a également déclaré M. Mélenchon.
« Mais c’est lui qui fera les décisions dans ce pays, puisque dans la navette parlementaire tous les textes passent par le Sénat, et que donc, l’Assemblée vote ce qu’elle veut. A la fin, si on veut avoir le vote de LR [Les Républicains], Monsieur Macron sera obligé tout le temps de dire oui à Monsieur Retailleau. (…) Monsieur Barnier est un décor, une apparence, une illusion », a-t-il ajouté.
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Entre 20 000 et 40 000 personnes attendues à Paris
LFI entend « augmenter la pression populaire » après une première journée de contestation le 7 septembre qui avait enregistré entre 26 000 (police) et 160 000 (Insoumis) manifestants. Entre 20 000 et 40 000 personnes sont attendues cet après-midi dans la capitale, dont 100 à 200 éléments radicaux, selon une source policière.
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Les manifestations ont démarré en France contre le tandem Barnier-Macron
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Les premières mobilisations contre l’annonce du nouveau gouvernement ont démarré dans l’Hexagone avec un rassemblement à Toulon et à Montélimar depuis 10 heures. Bordeaux et Valence prendront le pas à 11 heures.
Selon le site de La France insoumise, le plus gros des rassemblements devrait avoir lieu ce samedi après-midi à 14 heures à Paris, mais aussi Mulhouse et Gap ; rejoints par Lyon et Strasbourg à 14h30 ; puis Grenoble à 17h.
Pour l’instant, la mobilisation à Toulon fait un flop, selon un journaliste de Nice-Matin qui compte une cinquantaine de participants.
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Le nouveau gouvernement est « un radeau de la Méduse qui est déjà en train de couler » (Manon Aubry, LFI)
Le nouveau gouvernement est « un radeau de la Méduse qui est déjà en train de couler », a réagi ce samedi matin sur France inter l’eurodéputée insoumise Manon Aubry. « Perdre les élections, c’est devenu le meilleur moyen de gouverner le pays », a-t-elle par ailleurs lancé. « Personne qui s’est inscrit dans la démarche du NFP ne veut participer à un gouvernement qui sera toujours plus à droite », a-t-elle aussi dit.
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Manon Aubry (LFI) dénonce un « coup de force sans précédent » et un gouvernement qui sera « sous perfusion de l’extrême droite »
« Perdre les élections, c’est devenu le meilleur moyen de gouverner le pays », a fustigé l’eurodéputée Manon Aubry La France insoumise (LFI) au micro de France Inter, dénonçant un « coup de force sans précédent » de la part du président de la République, Emmanuel Macron.
« Personne qui s’est inscrit dans la démarche du NFP ne veut participer à un gouvernement qui sera toujours plus à droite », a assuré Manon Aubry, qualifiant le gouvernement du premier ministre, Michel Barnier, d’un « radeau de la Méduse qui est déjà en train de couler » et les noms qui circulent de « rétrogrades ». L’« insoumise » a encore dénoncé un gouvernement qui sera nécessairement « sous perfusion de l’extrême droite » pour éviter la censure.
La veille, une liste de 38 ministres, dont 16 de plein exercice, avait déjà été présentée au chef de l’Etat. Mais certaines personnalités, marquées très à droite – comme Bruno Retailleau à l’intérieur ou, à la famille, la sénatrice LR Laurence Garnier, opposée au mariage homosexuel – inquiètent au sein de la macronie. Critiquant la droitisation de cet exécutif, le MoDem, malgré plusieurs réunions vendredi autour de François Bayrou, n’a toujours « pas acté » sa participation ou non au gouvernement, a fait valoir le groupe à l’Agence France-Presse
La gauche, arrivée en tête des législatives, s’indigne aussi d’un futur gouvernement marqué à droite. Ecologistes et insoumis se sont joint à des manifestations organisées samedi dans plusieurs villes de France par des associations, des organisations étudiantes, environnementales et féministes contre le tandem Macron-Barnier.
