Sélectionner une page

.

.

Réaction de Marie Pochon à la nomination de Michel Barnier au poste de Premier Ministre

Crest, le 5 septembre 2024

.

Ce jeudi 5 septembre, le Président de la République a fait le choix de nommer à Matignon Michel Barnier. À l’encontre du vote des Français-es, Emmanuel Macron a mis le Rassemblement national en position d’arbitre du choix du Premier ministre, acceptant ses conditions et sa méthode. En nommant Michel Barnier, qui n’a pas appelé au barrage républicain et dont les positions sur l’immigration, notamment, résonnent avec celles du RN, il tourne ainsi le dos aux millions d’électrices et d’électeurs qui ont fait, dans les urnes, un barrage républicain historique en France le 7 juillet dernier. Obsédé par la préservation de son bilan néolibéral et sa volonté de ne pas voir la réforme des retraites abrogée, Emmanuel Macron a écarté d’office le Nouveau Front Populaire et fait donc le choix de l’alignement sur la droite radicalisée.

.

.

Pour Marie Pochon, députée de la Drôme, “Cette nomination est l’exact contraire de ce qu’il fallait faire. Emmanuel Macron nomme un homme qui a été élu député pour la première fois en 1978 sous l’étiquette RPR (!!) soit 12 ans avant ma naissance, qui a été ministre de l’Environnement (quand j’avais 3 ans), Ministre aux Affaires Européennes, aux Affaires Étrangères, de l’Agriculture et de la Pêche, Commissaire Européen, sénateur depuis tant d’années. Cela ne démontre pas d’un changement de cap tant attendu et qui devrait résulter des élections législatives, ni d’un renouveau du champ politique. Comment peut-on attendre de ceux qui en sont responsables la résolution des crises que nous vivons aujourd’hui ? C’est lunaire ! J’écouterai avec attention la Déclaration de Politique générale du nouveau Premier Ministre, mais il est bien évident que si l’exigence d’œuvrer pour le pouvoir de vivre, pour la dignité de chacun dans ce pays, pour l’égalité territoriale, pour le renforcement de l’État de droit, pour la refondation de notre École républicaine et de nos services de santé, pour la préservation du climat et de la biodiversité : au vu du parcours politique de Monsieur Barnier, et des idées qu’il a pu défendre qui sont leur exact opposé, je suis malheureusement certaine qu’il mènera une politique absolument contraire à tous ces enjeux. Pour ces raisons, et pour l’insulte que sa nomination représente envers toutes celles et ceux qui ont fait le front Républicain, il est évident que je ne pourrai que voter une censure contre sa nomination.

Marie Pochon, députée de la Drôme

Vous pouvez consulter le site de l’Assemblée nationale à
l’adresse suivante : https://www.assemblee-nationale.fr

.

1 Commentaire

  1. Medias Citoyens Diois

    Michel Barnier a échangé avec Marine Tondelier,
    La secrétaire nationale des Écologistes est la première à gauche à faire état d’une discussion avec le Premier ministre.

    Une sur quatre. Depuis sa nomination, Michel Barnier multiplie les échanges sur sa droite, avec sa famille LR et les responsables d’Horizons, Renaissance et MoDem. Et la gauche qu’il souhaite intégrer (en tout cas sur le papier) à son gouvernement ? Un premier contact a eu lieu avec la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier, a révélé la concernée, ce vendredi 13 septembre.

    « Monsieur Barnier m’a appelé mardi soir », a indiqué Marine Tondelier sur franceinfo. L’échange a été bref et « ni l’un ni l’autre n’avons évoqué la participation des écologistes au gouvernement, tant il est évident pour l’un comme pour l’autre que ça n’a pas de sens », précise-t-elle d’emblée.

    Après ce premier échange de « formalité », Marine Tondelier se rendra à Matignon avec les chefs de file parlementaires, Cyrielle Chatelain pour l’Assemblée nationale et Guillaume Gontard pour le Sénat. Mais la date n’est pas encore arrêtée : le rendez-vous aura lieu « entre la formation de son gouvernement et son débat (sic) de politique générale ». La nomination du prochain gouvernement devrait intervenir au cours de la semaine du 16 septembre, a fait savoir Michel Barnier sans plus de précisions. Pas de politique de la chaise vide chez les Écologistes

    La décision de rencontrer le Premier ministre après la formation de son gouvernement permet aux Verts de tuer dans l’œuf tout procès concernant une éventuelle participation. Mais même sans y être, la cheffe des Écologistes veut faire des propositions au Premier ministre. Elle ira donc à Matignon avec le programme du Nouveau front populaire « qui répond à beaucoup d’urgences » mais pas seulement. « Nous sommes en train de concerter en interne les commissions thématiques, des associations environnementales (… ) et aussi beaucoup de hauts fonctionnaires. On veut pouvoir être porte-voix de leurs revendications », explique Marine Tondelier, appelant tout un chacun à lui écrire par mail.

    « Quand on est dans un état d’urgence sociale, écologique, démocratique, économique comme on l’est, on ne peut pas en tant que responsable politique dire ’allez bon courage’ », estime-t-elle.

    Avant Marine Tondelier, le secrétaire général du PCF Fabien Roussel a annoncé qu’il sera reçu à Matignon le 17 septembre. Au Parti socialiste, les responsables Olivier Faure et Boris Vallaud, contactés par Matignon, ont décliné toute rencontre avec Michel Barnier avant que celui-ci ne présente sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée. Quant à la France insoumise, le coordinateur national Manuel Bompard a indiqué ne pas avoir reçu d’invitation et a laissé entendre que sa formation n’irait de toute façon pas rencontrer le Premier ministre. « On en parlerait avec mes collègues, mais il me semble en tout cas que d’abord, notre volonté est effectivement de le renverser », a-t-il dit.

    Jade Toussay

    Réponse

Poster le commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *