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Elon Musk : American megalo

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Jérémy Sebbane et David Colon
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Le nouveau meilleur ami de Trump a contribué à le faire réélire. Comment ? Avec l’appui de son réseau X, caisse de résonance du pire, et de sa puissance financière sans limites. Il en est aujourd’hui récompensé en étant nommé à la tête du ­« département de l’efficacité gouvernementale », une fonction au libellé fumeux qui va lui permettre de préserver son empire industriel et de poursuivre ses rêves, d’empire et de revanche. Car celui qui a un faible pour les tyrans ne veut pas ­seulement dominer les États-Unis mais la planète entière. Il fait déjà joujou dans l’espace avec ses fusées SpaceX et rêve de coloniser Mars. À moins qu’il n’entraîne d’abord l’humanité dans le mur.
Fascinant. Angoissant. Déroutant. Capable d’influencer la Terre entière. Obsédé par la conquête spatiale. Convaincu de pouvoir, un jour, offrir à l’humanité « une porte de sortie » multiplanétaire. Tel est le portrait de l’homme le plus puissant du monde. On ne voit plus que lui. Partout. Dans les journaux. Sur nos réseaux sociaux. À la fois poupin et requin, levant les bras au ciel derrière son candidat, mangeant des frites de chez McDo dans un jet aux côtés de son président. Car Elon Musk a remporté son pari : faire gagner Donald Trump, grâce à son argent et à une technologie de campagne ciblée (lire notre encadré). Un activisme hors du commun.

Quand il ne joue pas avec ses satellites Starlink, ne se mêle pas de la guerre en Ukraine, le « vrai colistier » de Trump, comme le surnomme la presse américaine, n’apparaît plus qu’aux côtés du 47e président des États-Unis, comme le soir de la ­victoire, ou lançant une nouvelle fusée SpaceX. Récompense de son inestimable contribution, il vient d’être nommé à la tête du nouveau « département de l’efficacité gouvernementale ». Une commission sur mesure, hors du gouvernement fédéral, qui permet à Trump de se passer de l’aval du Sénat et à Musk de garder son empire industriel. Au menu : tailler en pièces l’État fédéral de la première puissance mondiale selon ses intérêts. Pardon, « conduire un audit complet […] en vue de faire des recommandations pour des réformes draconiennes ». Pas de doute, le grand patron saura faire, lui qui n’aime rien tant qu’un employé capable de travailler 80 heures par semaine et explique avec fierté n’avoir « pas pris de vacances depuis 2001 ».

Propriétaire du réseau social X, l’homme d’affaires était déjà le plus influent au monde avant de devenir le double du président le plus puissant au monde. Grâce à l’algorithme sur lequel il a la main, impossible pour un utilisateur, même s’il n’est pas l’un de ses 200 millions d’abonnés, de ne pas tomber chaque jour sur ses posts, souvent des vannes ou des vantardises, en faveur de son champion et moquant ses adversaires. Ses derniers méfaits ? Relayer un message qui demande d’arrêter et de poursuivre le « diable » Fauci, le docteur qui a voulu faire en sorte que l’Amérique garde la tête froide pendant la pandémie, sous protection policière depuis qu’il a été diabolisé par les antivax, et par Musk… Et parmi les derniers posts du milliardaire, un message qui se moque du président ukrainien Zelensky, qui estime que son pays reste « indépendant » et ne pourra pas être forcé à « s’asseoir » à la table des négociations. « Quel sens de l’humour merveilleux », lui a rétorqué le patron de Tesla dans un tweet. Glaçant. Des messages sans filtre, vengeurs, menaçants, décomplexés, qui inondent le débat public mondial grâce à sa mainmise sur Twitter, devenu sa chose : X.

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Une guerre de la désinformation où tous les coups sont permis. Pendant la campagne, il est allé jusqu’à diffuser un faux clip de Kamala Harris, généré par l’intelligence artificielle, dans lequel la démocrate se définit comme « une recrue de la diversité » qui ne connaît « rien à la gestion du pays » et contre laquelle il serait « raciste » et « sexiste » d’émettre la moindre critique… Elle a été visionnée plus de 128 millions de fois ! Mais Elon Musk, qui voit toujours les choses en grand, n’a pas limité son soutien à la sphère numérique. Il a aussi donné de sa personne et de ses ­subsides. Dès la mi-octobre, il a permis d’organiser des rassemblements trumpistes dans les sept swing states. Sa promesse ? Verser un million de dollars, chaque jour, à un électeur choisi au hasard parmi ceux qui signeraient sa pétition en faveur de « la liberté d’expression ». Il s’en dit « défenseur »… mais il lui arrive de se plier aux exigences de suppressions de contenus sur X lorsqu’elles émanent de dirigeants réactionnaires qu’il admire, comme Modi en Inde ou Erdoğan en Turquie. Grâce à sa « loterie » – pipée selon certains –, il s’est surtout constitué un fichier d’adresses d’électeurs à cibler. De quoi faire hurler le camp démocrate, qui accuse Musk d’avoir tenté d’« acheter » l’élection. Poursuivi par le procureur du district de Philadelphie, il devait être auditionné le 31 octobre pour ces loteries, mais ses avocats ont obtenu un renvoi en arguant du caractère « national » de l’affaire. Sacré tour de passe-passe : Musk sera jugé sous la présidence Trump. Quant aux chèques, rassurez-vous, pas de quoi plomber les comptes de l’homme le plus riche du monde. Selon un rapport britannique, il pourrait devenir, en 2027, la première personne sur Terre à posséder 1 000 milliards de dollars. Une manne qui ne peut que prospérer sous Trump…

Faut-il y voir la clé de son spectaculaire revirement ? Qu’est-ce qui a poussé celui qui affirmait en 2022 avoir voté et même financé Obama, Clinton et Biden dans les bras de Trump ? Celui-là même à qui il avait conseillé de « raccrocher son chapeau » ? En octobre, juste avant de s’engager aux côtés du républicain, il moquait l’incapacité de Biden à « monter une passerelle d’embarquement ». Un coup de griffe révélateur de l’acrimonie que lui inspire l’administration démocrate. Depuis quand ? Depuis que celle-ci a lancé ­plusieurs enquêtes fédérales contre ses sociétés.

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Son moteur ? La vengeance

Musk, entrepreneur star aux réussites fulgurantes, n’est pas du genre à laisser pâlir son étoile. Une étoile pas si brillante au démarrage, à l’écouter. Né en 1971 à Pretoria, dans une Afrique du Sud de l’apartheid, le jeune homme se dit maltraité par son père, battu à l’école, harcelé et isolé en raison du syndrome d’Asperger dont il affirme souffrir. Vrai ou faux ? Son père dément et relate tout autre chose : « Un jour, un garçon plus jeune que lui n’arrêtait pas de pleurer, son père s’était suicidé. Elon en a entendu parler et il a dit au gamin : “C’est stupide ce qu’a fait ton père” […] Alors le gamin a attendu qu’Elon ait le dos tourné et l’a poussé dans les escaliers. Elon a été amoché, le visage fracassé. Après avoir dévalé deux étages, il a fini à l’hôpital. » Un accident qui raconte une autre histoire. Celle d’un petit garçon qui ne cesse de prendre du muscle et de frapper par peur de l’être. Celle d’un homme dont l’administration démocrate, en voulant réguler sa toute-puissance, a décuplé la fureur…

Musk fuit l’Afrique du Sud jeune, mineur. Après un crochet par le Canada (pays de sa mère), il rejoint l’Amérique, qui devient sa terre de conquête et de revanche. Son moteur. Venger son enfance malheureuse et devenir riche. Il monte d’abord une entreprise de logiciels qu’il revend à Compaq 307 millions de dollars. Puis fonde l’ancêtre de PayPal, racheté par Ebay 1,5 milliard de dollars. Un joli matelas qui lui permet de passer à la dimension supérieure : SpaceX. Cette société de transport spatial, fondée en 2002, révolutionne l’industrie aéronautique et permet à son patron de décrocher un contrat avec la Nasa. Insatiable, l’homme relance, deux ans plus tard, le marché de la voiture électrique aux États-Unis. Il investit dans une modeste entreprise Tesla – à laquelle personne ne croyait. Elle fera sa fortune. Premier paradoxe : l’homme, qui estimait que « l’intelligence artificielle est bien plus dangereuse que les armes nucléaires », devient l’un de ses plus ardents promoteurs. Il fabrique des voitures capables de se conduire seules… ou de tuer ses ­passagers en cas de défaillance ou de hacking.

Encore méconnu du grand public, Musk parvient à cette époque à se forger une image positive de geek surdoué. Il s’affiche avec sa mère, Maye, un top model toujours en activité à 76 ans, qui qualifie son fiston de « génie » à chaque interview télé. Il va même s’appliquer à devenir un personnage de la pop culture, en jouant son propre rôle dans des séries populaires, comme The Big Bang Theory et en apparaissant dans les dessins animés cultes South Park ou Les Simpson. Une belle image de figure rassembleuse… qui ne va pas durer. La presse américaine, d’abord ébaubie par ce chef d’entreprise visionnaire, va petit à petit mettre en lumière ses inquiétantes zones d’ombre. Dépeint comme un manager toxique par ses salariés, à qui il est interdit de se syndiquer, il est réputé brutal. Quant à ses prises de position publiques, qui s’inscrivent désormais dans le champ politique, elles vont littéralement fracturer le pays.

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“Tuer le virus woke”

Depuis deux ans, il dénonce le « virus woke ». Une allergie qu’il partage avec Trump. Les deux mâles alpha affichent un goût si immodéré pour le virilisme qu’on prédit prochainement une compétition de testostérone entre les deux. Toujours heureux de s’afficher au volant d’un bolide au lancement d’un modèle Tesla, c’est peu dire qu’Elon Musk ne goûte pas les théories visant à « déconstruire » la masculinité ! Quand il ne donne pas des noms de robots à ses enfants (l’un de ses garçons s’appelle Techno Mechanicus et un autre, X Æ A-XII), il choisit de rompre avec l’un de ses fils ayant révélé sa transidentité.

En juillet 2024, il explique crûment : « On m’a piégé pour me faire signer des documents pour mon fils, on ne m’a pas expliqué que les bloqueurs de puberté étaient en fait des stérilisateurs. Et maintenant mon fils Xavier est mort. J’ai juré après cela de détruire le virus de la culture woke. » C’est l’une de ses revanches les plus obsessionnelles. Une hostilité à la cause trans qui l’a poussé à déménager les sièges de ses sociétés SpaceX et X de Californie au Texas, en raison d’une loi accordant davantage d’autodétermination aux mineurs désireux de changer de genre dans cet État. Et à placer ce thème au cœur de la campagne de Trump, à coups de millions de pubs pour cibler ceux que ce thème terrorise.

Sa fille, devenue Vivian au terme de sa transition, a annoncé vouloir quitter les États-Unis à la suite des élections. Depuis des mois, elle martèle ne plus jamais ­vouloir revoir son père, qu’elle accuse d’être « raciste », ­« infidèle » et « faussement chrétien ».

Elon Musk, parfois taxé de duplicité, partage une conviction sincère avec les conservateurs du monde entier : l’obsession de la natalité. Lors d’une conférence en Norvège en 2022, il a estimé que la baisse du taux de natalité dans les sociétés occidentales était « l’un des plus grands risques pour la civilisation ». Prêt à se sacrifier pour sauver son espèce, il promet dans le média américain Page Six de continuer à se démultiplier et « avoir autant d’enfants » qu’il le voudrait. Le compteur affiche pour l’instant douze, issus de trois mères différentes. Cette inquiétude pour la fécondité, il la partage bien sûr avec l’extrême droite, y compris européenne, dont il s’est rapproché. En 2023, il a participé à un rassemblement organisé à Rome par Fratelli d’Italia, le parti de la ­Première ministre, Giorgia Meloni. Il y reprend alors la théorie du « grand remplacement », celui d’Européens blancs par des immigrés africains noirs. Une idée qu’il ­ressert durant la campagne présidentielle américaine, en expliquant que l’administration Biden-­Harris voulait parvenir au « parti unique » en « important » des millions d’immigrés aux États-Unis acquis à la cause des démocrates.

Ce n’est pas le seul exemple de sa complaisance pour les idéologies complotistes qui, bien souvent, mènent à l’antisémitisme. « Tu as dit l’exacte vérité », écrivait-il sur X, en novembre 2023, en réponse à un message expliquant que les Juifs avaient un plan secret pour favoriser l’immigration clandestine dans les pays ­occidentaux afin de « remplacer » la majorité blanche. Le président Biden l’accuse alors de faire « une promotion abjecte de la haine antisémite et raciste ». Plusieurs des plus gros annonceurs de X, dont IBM, Disney, Apple et Warner Bros menacent alors de suspendre leurs publicités sur le réseau social si son propriétaire ne présente pas d’excuses. Ce à quoi Musk répond qu’il n’est « pas antisémite », mais qu’il suggère « aux sociétés qui le menaçaient d’aller se faire foutre ».

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Il ne pourra jamais être élu président. Il voit d’ailleurs plus loin : maître du monde.

Comme son ami président, il a, lui aussi, beaucoup varié sur la question du coronavirus. Après avoir longtemps minimisé sa gravité, il a proposé de fabriquer des respirateurs dans ses usines. En mars 2020, au début de la pandémie, il tweetait que « la panique autour du coronavirus » était « stupide », que la viralité du Covid-19 comme le taux de mortalité étaient « exagérés » et que les enfants étaient « essentiellement immunisés ».

Quelques semaines plus tard, le milliardaire faisait aussi l’apologie de la chloroquine, dont l’efficacité n’a jamais été prouvée. Récemment, il a partagé une publication laissant entendre que les premières ­victimes du sida étaient mortes non pas à cause du virus mais de leur traitement à l’AZT. Un goût du zigzag qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices lorsqu’il se mêle de guerres mondiales. D’abord soutien de l’Ukraine, il a sauvé sa résistance aux premiers jours de l’invasion : en fournissant le pays en terminaux Starlink, qui ont permis aux habitants des régions dévastées de pouvoir se connecter gratuitement à Internet… avant, quelques mois plus tard, de paralyser une attaque de drones ukrainiens contre la flotte russe : en coupant l’accès à ces mêmes terminaux ! Comment suivre ?

L’épine dorsale d’Elon Musk est aussi souple qu’une anguille. Est-il démangé par l’envie de se lancer en politique ? Certainement pas pour briguer la magistrature suprême. Né hors des États-Unis, il ne pourra jamais être élu président. Et voit d’ailleurs plus loin : maître du monde. Dès le départ de la course, Tim Walz, l’ex-colistier de Kamala Harris, en était convaincu : l’engagement politique du milliardaire n’avait qu’un but, servir ses propres intérêts, « car Donald Trump mettra Elon en charge des législations gouvernementales qui régulent les entreprises dirigées par Elon ». Cette prédiction n’a pas tardé à se réaliser : les actions de Tesla ont déjà bondi.

Quant au prochain vice-président, J. D. Vance, il a sérieusement affirmé que « les États-Unis pourraient abandonner leur soutien à l’Otan si l’Europe tente de réglementer les plateformes d’Elon Musk ». La relation d’interdépendance entre l’État fédéral et le milliardaire n’est pas nouvelle, mais elle va encore se renforcer. En 2023, 17 entités fédérales du gouvernement américain collaboraient ainsi avec l’une des entreprises de Musk. SpaceX, sous contrat avec la Nasa et Tesla, bénéficie de relations privilégiées avec plusieurs agences, générant environ 3 milliards de dollars de revenus pour lui. Des missions essentielles, voire existentielles, vont dépendre de lui.

Comme si cela ne suffisait pas, il a déjà prévu de nous emmener, dans ses navettes, sur Mars ! Et comment mener un projet aussi fou sans un dingue à la Maison-Blanche ? Pilier de la Mars Society, il aspire sérieusement à coloniser la Planète Rouge et se dit prêt à investir sans compter pour y rendre la vie possible dans les vingt prochaines années, afin d’installer l’humanité sur « deux planètes à la fois ».

Et n’y voit que des avantages : « Le fait d’être multiplanétaire augmentera considérablement la durée de vie probable de la conscience, car nous n’aurons plus tous nos œufs, littéralement et métaboliquement, sur une seule planète. » Sur Mars, c’est sûr, il régnerait totalement sur nos vies.

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Maître sous X… et sous influence ?

Février 2023. Quatre mois après avoir racheté Twitter, Musk découvre, furieux, que des posts de Joe Biden obtiennent trois fois plus de vues que les siens, alors qu’il compte plus d’abonnés. Depuis, ses tweets bénéficient d’« un multiplicateur de puissance », qui augmente d’un facteur 1 000 leur portée : 17 milliards de vues depuis juillet. Impossible d’échapper aux messages du patron, avec leur lot de désinformation et de théories du complot.

D’autant que les modérateurs ont été licenciés en masse, que les comptes conspirationnistes fermés après l’attaque du Capitole ont été rétablis, et que Grok, l’IA générative de X, est prompte à accorder du crédit aux contenus désinformateurs… Une influence démultipliée qui sert de relais au Kremlin. Le magnat de l’industrie spatiale entretient des contacts réguliers et secrets avec Vladimir Poutine, depuis au moins 2022. Parmi la liste des investisseurs du rachat de Twitter, on trouve un fonds d’investissement pour lequel travaillent les fils de deux oligarques russes, sanctionnés après l’invasion de l’Ukraine.

En février 2024, Musk s’oppose à l’aide militaire à l’Ukraine et déclare qu’il est « impossible que Poutine perde la guerre ». On découvre alors que les dispositifs satellitaires Starlink de SpaceX ayant aidé les Ukrainiens sont utilisés par l’armée russe. L’homme d’affaires finance aussi des campagnes de désinformation dignes de Moscou : pendant toute la campagne, des publicités ciblées pullulent pour présenter Harris comme proche d’Israël aux musulmans du Michigan, et pro-Hamas auprès des Juifs de Pennsylvanie.

Sans oublier les 139 milliards de dollars investis pour mobiliser les électeurs trumpistes. Le patron de X a déjà annoncé qu’il s’impliquerait dans d’autres campagnes, assurant que le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, « disparaîtra aux prochaines élections ». De quoi nous faire prendre la mesure de l’inquiétante puissance du démiurge le plus riche au monde.

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Jérémy Sebbane et David Colon à suivre sur https://www.franc-tireur.fr/

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