18h45 – La liste des 35 ministres est annoncée par le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler
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François Bayrou forme un gouvernement zombie
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Le premier ministre a conservé la moitié du gouvernement Barnier, pourtant censuré. Le reste est essentiellement constitué de revenants des trois derniers quinquennats, à l’image de Manuel Valls nommé aux outre-mer. Un exécutif toujours minoritaire et soumis au bon vouloir du RN, qui a déjà obtenu la tête de Xavier Bertrand.
Les anciens premiers ministres Manuel Valls et Élisabeth Borne font leur retour, tout comme les ex-ministres Gérald Darmanin, François Rebsamen, Aurore Bergé, Juliette Méadel, Amélie de Montchalin et Patricia Mirallès.
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Le retour de veilles lunes… qui ont tout foiré depuis 15 ans !
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Le message politique envoyé par François Bayrou est à l’inverse de la mission qu’avait fait mine de lui confier le président de la République : ne plus dépendre du Rassemblement national (RN), élargir le « socle commun » et convaincre le Parti socialiste (PS) de ne pas voter de nouvelle motion de censure.
Pour le premier point, c’est raté. Reçu et consulté par le premier ministre, le parti d’extrême droite a pu apposer sa patte sur la composition du gouvernement. Dans un communiqué acide, Xavier Bertrand, le président LR de la région Hauts-de-France, a annoncé avoir refusé d’entrer au gouvernement après que François Bayrou lui a signifié que le poste de ministre de la justice ne pouvait lui échoir « en raison de l’opposition du RN ».
« En dépit de ses nouvelles propositions, je refuse de participer à un gouvernement de la France formé avec l’aval de Marine Le Pen. Accepter à ces conditions aurait été le reniement de mes valeurs, de mes engagements et de mes combats », écrit l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qualifiant de « faute » la façon dont l’exécutif a choisi de « composer avec l’extrémisme ».
Pour l’élargissement du « socle commun », c’est raté aussi. La valse annoncée ce soir ne fera pas bouger d’un seul siège la majorité très relative dont dispose le camp présidentiel à l’Assemblée nationale. Renaissance, le MoDem, Horizons et LR resteront les seuls groupes à soutenir le gouvernement Bayrou. Les maigres débauchages d’anciens ministres de François Hollande ne suffiront pas à attirer le PS, bien placé pour savoir que les traites Manuel Valls, François Rebsamen et Juliette Méadel avaient depuis longtemps quitté ses rives pour celles du macronisme.
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Les battus de retour…
La nomination de l’ancien premier ministre prouve aussi que les défaites électorales ne sont pas un critère de non-recrutement. Comme lui, Patrick Mignola et Amélie de Montchalin ont été battus aux législatives de 2022. Et comme lui, ils entrent au gouvernement, l’un aux relations avec le Parlement, l’autre aux comptes publics. Éliminée dès le premier tour aux législatives anticipées, Patricia Mirallès fait elle aussi son retour aux anciens combattants.
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Le réchauffé…
Elisabeth Borne, ministre d’Etat, ministre de l’Education
Manuel Valls, ministre d’Etat, ministre des Outre-mer
Gérald Darmanin, ministre d’Etat, en charge de la Justice
Bruno Retailleau, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur
Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et de la famille
Eric Lombard, ministre de l’Economie et des Finances et de la Souveraineté numérique
Sébastien Lecornu, ministre des Armées
Rachida Dati conserve son portefeuille de la Culture
François Rebsamen, ministre de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation. Un ex-socialiste pour incarner l’aile gauche
Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologie, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche
Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire
Laurent Marcangeli, ministre de l’Action publique, de la fonction publique et de la simplification
Marie Barsacq, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative
Patrick Mignola, ministre des Relations avec le Parlement. Stratégique ministère des Relations avec le Parlement
Aurore Bergé, ministre en charge de l’Egalité et de la lutte contre les Discriminations
Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre chargée de l’Autonomie et du Handicap
Marc Ferracci, ministre chargé de l’Industrie
Philippe Tabarot, ministre chargé des Transports
Juliette Méadel, ministre de la Ville
Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes publics
Laurent Saint-Martin, en charge du Commerce extérieur
Yannick Neuder, ministre de la Santé et de l’Accès aux soins
Françoise Gatel, ministre déléguée chargée de la Ruralité
Véronique Louwagie, ministre délégué chargée du Commerce, de l’artisanat, de l’économie sociale et solidaire
Nathalie Delattre, ministre déléguée chargée du Tourisme
Valérie Letard, chargée du Logement
Benjamin Haddad, ministre des Affaires européennes
Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique
Patricia Mirallès, ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants
Sophie Primas, ministre déléguée, porte-parole du gouvernement
Philippe Baptiste, ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
François Noël-Buffet, délégué auprès du ministre de l’Intérieur
Astrid Panosyan-Douvet, ministre chargée du Travail et de l’Emploi
MCD