Sélectionner une page
TRIBUNE
.

«Nous ne pouvons plus nous contenter du mot “horreur”, il faut aujourd’hui nommer le “génocide” à Gaza», par 300 écrivains

.

Conflit israélo-palestinien
.
.
.
Des écrivains francophones dont Leïla Slimani, J.M.G. Le Clézio, Virginie Despentes et Mohamed Mbougar Sarr relaient le constat de nombreux juristes internationaux et organisations de protection des droits humains. Ils exigent des sanctions contre Israël, un cessez-le-feu immédiat et la libération des otages israéliens.
.
Un collectif de près de 300 écrivain·e·s
26 mai 2025 
.

Il y a un an et sept mois, le 20 octobre 2023, la poétesse palestinienne Hiba Abu Nada était tuée par des bombardements israéliens. Dans son poème, Une étoile disait hier, elle avait imaginé pour les habitants de Gaza un abri cosmique, à l’opposé du danger existentiel auquel ils font face − un abri universel, dans lequel ils ne seraient plus, comme depuis des décennies, exclus de l’humanité :

«Et si un jour, Ô Lumière / Toutes les galaxies / De tout l’univers / N’avaient plus de place pour nous / Tu diras : “Entrez dans mon cœur / Vous y serez enfin à l’abri” (1).»

Israël tue sans relâche des Palestiniens et des Palestiniennes, par dizaines, chaque jour. Parmi eux, nos confrères et consœurs : les écrivains et écrivaines de Gaza. Quand Israël ne les tue pas, il les mutile, les déplace, les affame délibérément. Israël a détruit les lieux de l’écriture et de la lecture − bibliothèques, universités, foyers, parcs.

.

L’attaque sur Gaza a repris avec une brutalité redoublée

Depuis la rupture par Israël d’un cessez-le-feu qui devait conduire à la fin de la guerre et à la libération des otages, l’attaque sur Gaza a repris avec une brutalité redoublée. Désormais, les déclarations publiques répétées des figures de premier plan comme les ministres israéliens Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir expriment ouvertement des intentions génocidaires. La qualification de «génocide» pour décrire ce qu’il se passe à Gaza ne fait plus débat pour nombre de juristes internationaux et d’organisations de protection des droits humains : la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Amnesty International, Médecins sans frontières, Human Rights Watch, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, les rapporteurs des Nations unies, et bien d’autres spécialistes et historiens.

Les experts de l’ONU ont ainsi récemment déclaré : «Alors que les Etats débattent de la terminologie (s’agit-il ou non d’un génocide ?), Israël poursuit sa destruction implacable de la vie à Gaza, par des attaques terrestres, aériennes et maritimes, déplaçant et massacrant en toute impunité la population restante […]. Personne n’est épargné, que ce soient les enfants, les personnes handicapées, les mères allaitantes, les journalistes, les professionnels de la santé, les travailleurs humanitaires ou les otages.»

Notre responsabilité collective est engagée. Nous, écrivains et écrivaines d’expression française, avons trop tardé à parler d’une seule voix. Certains d’entre nous ont déjà signé des tribunes et pétitions, ont écrit, voté, manifesté. Aujourd’hui, c’est au nom de notre métier que nous prenons la parole − pour parler aussi des nôtres.

.

Une mort est aussi une censure

Soyons très clairs : la vie d’un écrivain ou d’une écrivaine n’est pas plus précieuse que celle de quiconque, surtout à l’heure où des familles entières sont rayées du registre de l’état civil de manière routinière. Pourquoi alors prendre la parole en tant que écrivains ? Parce qu’en tuant un écrivain ou une écrivaine, c’est une culture, une liberté, un témoignage, une archive que l’on efface. C’est tout un corpus qu’on oblitère et un silence qu’on impose. Car une mort est aussi une censure.

Les écrivains et écrivaines de Gaza font partie de ceux qui peuvent nous rappeler une évidence : les Palestiniens et Palestiniennes ne sont pas les victimes abstraites d’une guerre abstraite. Leur métier, le nôtre, demande de nommer le réel et de rendre visibles ses zones d’ombres. Il consiste à chercher un vocabulaire qui rende compte de nos mondes. Or, ces deux dernières années, c’est ce vocabulaire aussi qui a été attaqué. Trop souvent, les mots ont servi à justifier l’injustifiable, nier l’indéniable, soutenir l’insoutenable. Trop souvent, aussi, les mots justes, ceux qui importaient, ont été éradiqués avec celles et ceux qui auraient pu les écrire.

.

Face à ce moment historique, nous pouvons détourner le regard. Ou bien nous montrer à la hauteur de la tâche qui s’impose à nous. L’histoire, parfois, nous oblige. La qualification de «génocide» n’est pas un slogan. Elle implique des responsabilités juridiques, politiques, morales. Nous ne pouvons plus nous contenter d’appeler cela une «horreur», de faire montre d’une empathie générale et sans objet, sans qualifier cette horreur, ni préciser de quoi il s’agit. Tout comme il était urgent de qualifier les crimes commis contre des civils le 7 octobre 2023 de crimes de guerre et contre l’humanité, il faut aujourd’hui nommer le «génocide».

Récemment, Alexis Deswaef, vice-président de la FIDH et avocat à la Cour pénale internationale, rappelait la notion de «spectateur-approbateur», issue de la jurisprudence du Tribunal spécial pour l’ex-Yougoslavie. Elle désigne un haut responsable qui regarde, se tait, et dont le silence est interprété comme un feu vert par les criminels.

.

Nous ne sommes pas des responsables militaires ou politiques. Mais nous refusons d’être un public de spectateurs-approbateurs. Il y va non seulement de notre humanité et des droits humains, mais aussi de notre métier qui est mis en danger chaque jour à Gaza et chaque jour où nous refusons de dire et dénoncer ce crime.

Les derniers poèmes de Hiba Abu Nada dessinent encore des perspectives. Ainsi écrivait-elle, dans un texte tristement visionnaire publié sur Facebook le 16 octobre 2023, quelques jours avant sa mort sous les bombes israéliennes :

«Là-haut, en ce moment, / Nous bâtissons une autre cité. / Avec des médecins sans blessés ni saignements, / Des enseignants sans classes surchargées, sans cris sur les enfants, / Des familles sans souffrance, sans peine,/ Des journalistes qui décrivent l’Eden,/ Des poètes qui écrivent les amours éternelles. / Ils sont tous de Gaza, tous./ Au paradis, il y a une Gaza nouvelle, sans blocus, / Qui prend forme en ce moment même (1).»

.

Nous devons, plus que jamais, sauver les mots de nos confrères et consœurs à Gaza. Pour Hiba, pour les plus de 50 000 personnes mortes, et pour les survivantes et survivants affamés, blessés, et meurtris à vie, faisons en sorte que cette Gaza prenne forme ici-bas, sur Terre, dès que possible. Plus que jamais, exigeons que soient imposées des sanctions à l’Etat d’Israël, demandons un cessez-le-feu immédiat − qui garantisse la sécurité et la justice pour les Palestiniens, la libération des otages israéliens, celle des milliers de prisonniers palestiniens détenus arbitrairement dans les prisons israéliennes, et qui mette un terme, sans délai, à ce génocide qui nous engage chacun et chacune.

.

(1) Poème extrait du recueil Que ma mort apporte l’espoir, éditions Libertalia, 2023, traduit de l’arabe (Palestine) par Nada Yafi.

.

Parmi les 300 écrivain·e·s· signataires : Karim Kattan, Abdellah Taïa, Patrick Modiano, Alice Zeniter, Alain Damasio, Anaïs Barbeau-Lavalette, Ananda Devi, Annie Ernaux, Atiq Rahimi, Faïza Guène, Gaël Faye, Hélène Dorion, Hervé Le Tellier, Hemley Boum, Jean-Marc Dalpé, Jérôme Ferrari, Joël Pommerat, J.M.G. Le Clézio, Laurent Gaudé, Leïla Slimani, Lydie Salvayre, Martine Delvaux, Maylis de Kerangal, Mohamed Mbougar Sarr, Mona Chollet, Nancy Huston, Neige Sinno, Nicolas Mathieu, Paul B. Preciado, Rokhaya Diallo, Vanessa Springora, Virginie Despentes.

.

La liste complète des signataires est ici.

Signataires de la tribune par ordre alphabétique

.

Mélikah Abdelmoumen, romancière et essayiste

Marguerite Abouet

Nadia Leila Aissaoui, psychanalyste et écrivaine

Philippe Alauzet

Isabelle Alentour, poétesse

Kenza Aloui

Anne-Claire Andersen, poétesse/performeuse

Joseph Andras

Justine Arnal, autrice

Michel Arseneault, journaliste, écrivain

Issa Asgarally

Abigail Assor

Marion Aubert

Martine Audet, poète

Justine Augier, écrivaine

Edem Awumey, écrivain

Hajar Azell

Jean-Christophe Bailly

Sébastien Bailly

Anaïs Barbeau-Lavalette

Muriel Barbery

Rim Battal

François Beaune

Kidi Bebey, autrice et journaliste

Tahar Bekri

Emna Belhaj Yahia, écrivaine tunisienne

Mathieu Bélisle, essayiste et éditeur

Racha Belmehdi

Hajer Ben Boubaker

Nawel Ben Kraïem, chanteuse et poétesse

Yamina Benahmed Daho, écrivaine

Jeannette Benameur

Rachid Benzine

Véronique Bergen

Karima Berger, écrivaine

Lamia Berrada

Arno Bertina

Sophie Bessis

Beyrouk

Laurence Biberfeld

Daphné Bitchatch, peintre & auteure

Julien Blaine, écrivain

Mathieu Blais, poète et romancier

Antoine Blocier

Catherine Blondeau, autrice

Justine Bo

Clément Bondu

Tanella Boni

Olivier Bordaçarre

Lucile Bordes

Réjane Bougé, écrivaine

Hemley Boum

Rachida Brakni

Tristan Bultiauw

Marcia Burnier

Olivier Cadiot

Nicole Caligaris

Fabrice Capizzano

Christophe Carpentier

Cécilia Castelli, écrivaine

Carmen Castillo

Guillaume Cayet, auteur, dramaturge

Jean-Philippe Cazier, écrivain.

Marwan Chahine

Nicolas Chalifour, écrivain

Yasmine Chami

Patrick Chamoiseau

Séverine Chevalier

​​Chloé Chevalier, écrivaine et scénariste

Mona Chollet, autrice

Pierre Chopinaud

Rodolphe Christin

Aya Cissoko

Claro, écrivain

Collectif du livre Pédés

Francis Combes, poète et éditeur

Marie Cosnay

Alexandra Cretté

Celine Curiol, romancière, essayiste

Catherine Cusset

Fatima Daas

Jean Marc Dalpé

Alain Damasio, écrivain 

Amina Damerdji, écrivaine

Danü Danquigny

Lou Darsan

Paul de Brancion, écrivain

Victoire de Changy

Éléonore de Duve, autrice

Suzanne Duval

Jean-Baptiste Del Amo

Delahaye

Chloé Delaume

Julien Delmaire, écrivain

Martine Delvaux, écrivaine

Charly Delwart

Jeanne Desaubry, autrice et éditrice

Denise Desautels, écrivaine québécoise

Virginie Despentes, romancière

Marie Desplechin

Caroline Deyns, autrice

Khalil Diallo

Rokhaya Diallo

Diaty Diallo

Douce Dibondo

Asya Djoulaït

Thomas Dodman

Sara Doke, autrice et traductrice

Catherine Dorion, écrivaine québécoise

Hélène Dorion, écrivaine

Pierre Ducrozet

Stéphanie Dujols, autrice

Sébastien Dulude

Dominique Dupart, écrivaine, enseignante-chercheuse (Université de Lille) et Représentante élue des usagères et usagers de la Bibliothèque de France

Louise Dupré, écrivaine

Samira El Ayachi

Suzanne el Kenz

Yara El-Ghadban, romancière et éditrice

Didier Eribon, philosophe

Patrick Eris

Annie Ernaux

Jean-Michel Espitallier, écrivain

Claude Faber, librairie, auteur

Sylvie Fabre

Thierry Fabre, écrivain, essayiste, fondateur des Rencontres d’Averroes

Johan Faerber

Alain Farah, écrivain 

Gaël Faye

Jérôme Ferrari

Marin Fouqué

Hélène Frédérick

Frédéric Forte

Françoise Fressonnet, anthropologue et militante

Julien Gaillard

Claudine Galéa

Laurent Gaudé

Laetitia Gaudefroy Colombot, écrivaine, artiste autrice

Gérald Gaudet, Poète,  essayiste, conférencier, intervieweur littéraire

Hélène Gaudy

Lise Gauvin, écrivaine

Sébastien Gendron

Hélène Giannecchini

Brigitte Giraud

Liliane Giraudon, poétesse

Silvain Gire, écrivain

Jean-Marie Gleize

Héloïse Godet

Sylvie Gouttebaron

Mélissa Grégoire

Alain Gresh

Olivier Grondeau

Agnès Gruda, journaliste, écrivaine

Faïza Guène, romancière

Elitza Gueorguieva

Christine Guinard, poète

Alain Guiraudie

Marilyn Hacker, poète, traductrice

Walid Hajar Rachedi, écrivain

Guka Han

Kaoutar Harchi, écrivaine, sociologue

Sarah Basma Harnafi

Gabriel Henry

Jadd Hilal, écrivain franco-palestino-libanais

Jacques Houssay

Nancy Huston

Antoine Idier, auteur

Emmanuèle Jawad, poète

Gilles Jobidon

Simon Johannin

Fabienne Jonca

Pierre Josse, journaliste

Ismaël Jude

Anne-Sophie Kalbfleisch, autrice

Fatoumata Kane Ki-Zerbo

Leslie Kaplan

Sarah Karaki

Kapka Kassabova

Karim Kattan

Paul Kawczak

Olivier Kemeid, écrivain

Maylis de Kerangal

Julia Kerninon

Nassim Kezoui

Saad Khiari, auteur, cinéaste

Sema Kilickaya

Kiyémis, autrice et poétesse

Cloé Korman, écrivaine

Abdellatif Laâbi

Souad Labbize, autrice

Jean-Marie Laclavetine

Romane Lafore

Aïmen Laïhem, écrivain 

Léopold Lambert

Kev Lambert, écrivaine

Anouk Langaney

Hicham Lasri, romancier, cinéaste

Hélène Laurain

Liliana Lazar

David Le Bailly

Xavier Le Clerc, écrivain

JMG Le Clézio

Hervé Le Corre, romancier

Bruno Le Dantec, écrivain/traducteur/journaliste

Perrine Le Querrec, écrivaine

Hervé Le Tellier

Noémi Lefebvre

Nina Leger, écrivaine

Anouk Lejczyk

Alexandre Lenot

Catherine Leroux, écrivaine

Jérôme Leroy, écrivain et poète

Myriam Leroy, autrice

Mag Lévêque, poétesse

Olivier Liron

Faris Lounis, écrivain et critique littéraire

Nadine Ltaif, écrivaine poétesse

Sandra Lucbert

Grace Ly

Khalid Lyamlahy, universitaire, écrivain et critique littéraire

Marielle Macé

Béatrice Machet, écrivain, poète et traductrice

Maryam Madjidi, écrivaine.

Pierre Magdelaine

Joy Majdalani, écrivaine

Ziad Majed, professeur universitaire et écrivain

Georgia Makhlouf, écrivaine et journaliste (Liban, France)

Victor Malzac

Yamen Manai, écrivain

Jean-Paul Manganaro

Dominique Manotti

Philippe Marczewski, écrivain

Jean-Charles Massera

Nicolas Mathieu

Isabelle Mayault

Diane Mazloum

Mohamed Mbougar Sarr

Danielle Mémoire

Vincent Message, écrivain

Juliette Mézenc, autrice

Chiara Mezzalama

Delphine Minoui, écrivaine et journaliste

Karim Miské

Francis Mizio

Patrick Modiano

Hala Mohammad, poétesse

Patrick Monin

Laure Morali, écrivaine

Gérard Mordillat

Magali Mougel

Touhfat Mouhtare

Antoine Mouton, écrivain

Derek Munn, écrivain

François Muratet

Lucy Mushita

Wilfried N’Sondé

Karthika Naïr, écrivaine, librettiste

Mariette Navarro

Blaise Ndala, écrivain et juriste

Philippe Néméh-Nombré, écrivain et professeur à la Saint Paul University

Colin Niel 

Gaël Octavia, écrivaine martiniquaise

Julia Octobre

Marc Alexandre Oho Bambe

Morgane Ortin

Khaled Osman, traducteur  littéraire, écrivain

Abdelaziz Otmani

Cécile Oumhani

Jean-Luc Outers, écrivain

Martin Page

Yves Pagès, éditeur et écrivain

Orhan Pamuk

Angèle Paoli, poète, revuiste : Terres des femmes

Yvon Paré

Frédéric Paulin, romancier

Anne Pauly

Michèle Pedinielli, écrivaine

Charles Pennequin, écrivain

Emilia Petrakis

Serge Pey

Coline Pierré, écrivaine

Néhémy Pierre-Dahomey, écrivain

Catherine Pinoteau

Véronique Pittolo

Baptiste Pizzinat, poète

Virginie Poitrasson

Guillaume Poix

Joël Pommerat

Elio Possoz

Laurence Potte-Bonneville

Paul B. Preciado

Christian Prigent

Monique Proulx

Serge Quadruppani, écrivain et traducteur

Nathalie Quintane, poète

My Seddik Rabbaj, écrivain marocain d’expression française

Atiq Rahimi

Rencontres de Chaminadour

Christophe Rémond

Clément Ribes

Jennifer Richard

Céline Righi, romancière

Blandine Rinkel, écrivaine

Yvon Rivard, écrivain

Gabriel Robichaud

Michael Roch

Olivier Rogez, auteur et journaliste

Marie Rousset, écrivaine, poétesse

Laurine Roux

Lionel Ruffel, écrivain, éditeur, universitaire 

Constance Rutherford

Olivier Saccomano, auteur

Rodney Saint-Eloi

Clothilde Salleles, écrivaine et chercheuse en sociologie politique

Lydie Salvayre

Elias Sanbar

Rodrigo Sandoval

Eric Sarner

Jane Sautière, écrivaine

Morgane Saysana

Kenza Sefrioui

Michel Séonnet

Adam Shatz

Jean-Pierre Siméon

Catherine Simon, journaliste, écrivaine

Michel Simonot, écrivain

Shumona Sinha

Neige Sinno

Leïla Slimani

Olivia Snaije

Seynabou Sonko, autrice, musicienne, scénariste 

Maboula Soumahoro

Vanessa Springora, écrivaine

Michel Surya

Abdellah Taïa

Wassyla Tamzali, écrivaine algérienne

Taina Tervonen

Pierre Testard, écrivain et traducteur

Baptiste Thery-Guilbert

Laurine Thizy, autrice

Andrea Thominot, poète

Laura Tirandaz

Claire Touzard

Élise Turcotte, écrivaine

Beata Umubyeyi Mairesse, écrivaine

Sophie Vandeveugle

Carol Vanni

Laura Vazquez

Annelise Verdier

Joël Vernet, poète

Laurence Vilaine, écrivaine

Emmanuel Villin, écrivain

Mathieu Vivion

Stéphanie Vovor

Eric Vuillard

Abdourahman Waberi, écrivain, universitaire

Catherine Weinzaepflen, écrivaine

Hyam Yared

Nina Yargekov

Philippe Yong, écrivain

Louisa Yousfi

Alice Zeniter

Lamia Ziadé

Fawzia Zouari, écrivaine et journaliste

Poster le commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *