Mémoires confisquées, mémoires libérées ? Les mémoires à l’épreuve de l’impensé colonial
12 et 13 décembre 2025 – Lyon
Rencontre nationale proposée par l’Inter-Réseaux Mémoires-Histoires (IRMH) et le Réseau régional TRACES Histoire, Mémoire et Actualité des Migrations en Auvergne-Rhône-Alpes
PRESENTATION
Pour cette nouvelle édition des rencontres nationales de l’IRMH, nous avons choisi de nous intéresser à la fabrique des politiques mémorielles rattachées à l’histoire et au présent de l’immigration et de ses héritiers. La thématique n’est pas nouvelle pour les acteurs de l’IRMH qui ont toujours articulé le fait migratoire dans sa double dimension historique et mémorielle, aux enjeux politiques qui le travaillent, non sans conflictualité, hier comme aujourd’hui.
Interroger les politiques mémorielles comme les politiques de la mémoire qui se développent en France et ailleurs en Europe dans des pays historiquement marqués par une forte présence d’une immigration coloniale et postcoloniale, revient à mettre l’accent sur les enjeux d’interprétation de l’histoire de l’esclavage, du passé colonial et à la façon dont nos sociétés contemporaines interrogent le rapport à ce passé. Ce qui revient à appréhender les usages/mésusages politiques des phénomènes mémoriels et tous les processus d’effacement historiques.
Il y a là un sujet de société qui n‘échappe à personne, tant il est l’objet de discours publics, de débats, de controverses qui traversent aussi bien l’espace médiatique, le champ politique (jusque dans l’hémicycle parlementaire), le monde académique ainsi que la sphère militante où des acteurs de la société civile s’attachent à objectiver les héritages coloniaux dans les logiques de discriminations ethno-raciales et plus globalement les rapports de domination. Les porteurs de mémoire, disqualifiés ou relégués, sont souvent accusés d’alimenter la « guerre des mémoires », et de contrarier le « registre de la vérité historique ». Mais la vérité historique n‘a que faire de la négation, elle la combat. Quel sens cela a-t-il de vouloir réconcilier l’irréconciliable, défendre l’indéfendable, alors que l’enjeu éthique qui se pose est celui de notre capacité à affronter le passé dans le temps présent ?
La pensée de Frantz Fanon reste centrale dans la compréhension du passé et du présent colonial, et continue de nous éclairer sur la matrice du racisme, de l’universel et ses manipulations.
AU PROGRAMME
Journée 1 Vendredi 12 Décembre – 14h À 21h30
14H – Accueil et ouverture
14h30-16h – Table ronde 1 – À quoi servent les politiques mémorielles ?
Avec : Seloua Luste Boulbina (philosophe et politiste,LCSP, Université de Paris Cité),Olivier Le Cour Grandmaison (politiste, Université d’Evry-Val d’Essonne), Gilles Manceron (historien et co-fondateur du collectif Histoire coloniale.net), Mehdi Lallaoui (écrivain et réalisateur, cofondateur de l’association Au nom de la mémoire).
Modéré par Léla Bencharif (Membre du réseau TRACES).
16h30-18h30 – Table ronde 2 – Traces coloniales et espace public : expériences en France et en Europe
Avec : Victor Barros (historien, IHC/Universidade Nova de Lisboa, et CES/Université de Coimbra, Portugal), Dominique Gillerot (directrice de l’association Coopération Education Culture, Bruxelles, Belgique), Nora Mekmouche (collectif d’auteurs du Guide du Marseille colonial, fondatrice des éditions Cris écrits, co-dirige avec Soraya Guendouz la collection Silence), Yann Le Formal (président du RAHMI), Léla Bencharif (Membre de TRACES et président de l’IRMH).
Modéré par Mohammed Ouaddane (Coordinateur de l’IRMH).
19H – Buffet
20H à 21H30 – Temps convivial et musical autour de la rumba congolaise
Avec : Warda Houti (co-fondatrice du réseau Traces, présidente de l’association Alfenzine Rézo, Maroc), Olivier Marboeuf (auteur, commissaire d’exposition, producteur de cinéma et militant décolonial), Soraya Guendouz (directrice Approches, Cultures et Territoires – Université Toulouse Jean Jaurès).
Modéré par Ismahen Saouci (Membre du Réseau TRACES).
16h30-18h30 – Table ronde 4 – Productions culturelles et résistances : comment sortir de l’impensé colonial ?
Avec : Farah Khodja (juriste en éthique des affaires, fondatrice du média associatif Récits d’Algérie), Fatima Ouassak (autrice et militante des quartiers populaires),Salah Oudahar (poète, ancien directeur artistique du festival Strasbourg-Méditerranée), Jordi Mitvu (juriste et responsable du plaidoyer juridique de l’association Génération Lumière à Lyon), Collecftif Décolonial Film festival (Paris), Hager Mogaadi (psychanalyste intersectionnelle et décoloniale, Paris).
Modéré par Noria Haddadi (Membre du Réseau TRACES).
Nous rejoindre
ADRESSE
14 rue Palais Grillet 69002 Lyon
TRANSPORT
Métros :
ligne A – arrêt Cordeliers
ligne D – arrêt Bellecour
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