Avant la loi d’urgence agricole, tous ces reculs environnementaux entérinés par les gouvernements macronistes depuis 2022
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La démission de la ministre de la Transition écologique Monique Barbut ce mercredi 22 juillet est l’énième épisode des renoncements successifs du pouvoir dans le domaine de l’écologie.
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«La politique que je mènerai dans les cinq ans à venir sera écologique ou ne sera pas.» Vous aussi, vous vous souvenez de cette promesse de campagne formulée par Macron depuis Marseille, en avril 2022. Cela avait bien commencé avec notamment la création d’un secrétariat général à la Planification écologique, sous la tutelle de Matignon. Et puis l’engagement a été remisé par Attal – nommé une semaine avant le début d’une large crise agricole. A peine installé à Matignon, l’ancien socialiste donnait des gages avec notamment, dès février 2024, la suspension du plan Ecophyto 2030, qui visait à réduire de 50 % l’usage de pesticides d’ici 2030. Les reculades ont été si nombreuses que France nature environnement, la fédé des assos de protection de la nature, a dénoncé une «déplanification écologique» sous Attal.
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Tout cela s’est amplifié après la dissolution. Michel Barnier est resté quelques heures ou plus à Matignon mais il est néanmoins parvenu à poser sa marque en matière de politique anti-écolo. Jusqu’ici, le secrétaire général à la Planification écologique, Antoine Pellion, était également le chef du pôle vert de Matignon. Une double casquette qui lui permettait d’être très influent. Mais Barnier a mis fin à ce cumul de fonctions. Et ce n’est pas un détail. «Si le SGPE propose quelque chose et que le chef du pôle vert n’est pas aligné, ça ne passe pas», expliquait en juillet 2025 Marine Braud, ex-conseillère écolo du président de la République et de la Première ministre, Elisabeth Borne, à France 24. Barnier prévoyait aussi dans son budget 2025 de grosses coupes budgétaires en matière écolo, avec par exemple le fonds vert amputé d’1,5 milliard d’euros de crédits. Le budget n’est pas passé. Barnier non plus d’ailleurs. Mais la suite n’a rien arrangé.
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43 reculs en six mois
François Bayrou à Matignon ? Une catastrophe pour l’écologie. «Il a complètement sabré les avancées actées précédemment», estimait Anne Bringault, directrice des programmes du Réseau action climat, dans Reporterre. Et encore, on ne parle pas de l’amour immodéré du Palois pour l’avion ou de sa défense du chantier de l’A69. En juillet 2025, le réseau listait ainsi 43 reculs sur l’environnement depuis le début de l’année 2025, comme la coupe du budget MaPrimeRenov de 1 milliard d’euros.
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La décision la plus symbolique aura été la loi Duplomb qui réautorisait l’usage de trois néonicotinoïdes tueurs d’abeilles. La loi a finalement été en partie censurée, par le Conseil constitutionnel, «au regard des exigences de la charte de l’environnement», mais le sujet n’est pas enterré. Rebelote en effet avec le gouvernement Lecornu, bien décidé à réintroduire l’usage de certains pesticides dans le cadre de la loi d’urgence agricole, ce qui a entraîné la démission de Barbut et la désignation d’un·e neuvième ministre de l’Ecologie depuis 2017… Qui aurait pu prédire que la parole du candidat Macron ne serait pas respectée ?
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