Les images sont impressionnantes. Sous le pont de Varades ou de Montjean-sur-Loire, le septième plus grand fleuve d’Europe apparaît asséché ce dimanche 12 juillet.

Le débit de la Loire a drastiquement chuté, conséquence des canicules à répétition qui traversent la France depuis le mois de mai et de la sécheresse qui s’est installée, comme le rapporte France 3 Pays de la Loire. À Montjean-sur-Loire, le débit a chuté autour des 135 m3/s au 6 juillet. Il était à 262 m3/s le 5 juin dernier.

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Les taux de remplissage des barrages, qui permettent de maintenir le niveau estival du fleuve, sont aussi anormalement bas. Le barrage de Villerest est par exemple rempli à 72 %, contre 88 % le 22 juin dernier. Son taux de remplissage était de 97 % le 1er juillet 2025.

La Loire a pourtant l’habitude, chaque été, de découvrir ses bancs de sable. Il s’agit en effet d’un « fleuve à courant libre, sans barrage » dont le « régime hydraulique peut varier de façon très conséquente », indiquent les Voies Navigables de France. Mais le débit mesuré ce mois-ci signale une « tension exceptionnelle », affirme France 3 Pays de la Loire.

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Des températures anormalement élevées

À celle-ci, s’ajoute une hausse impressionnante des températures relevées à différents points du fleuve. « Au plus fort de l’épisode de canicule, on a retenu 31 degrés. Aujourd’hui, on est à 27,5 °C », a indiqué Hélène Fallou, gestionnaire du réseau Syvel, qui surveille la température de la Loire, à TF1.

« Dans les prochains jours, avec la faveur des réaugmentations des températures de l’air, on risque de réaugmenter. Très probablement, on va se rapprocher à nouveau des 30 degrés sur la station de Nantes », a alerté la professionnelle jeudi 9 juillet.

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Cette tension a d’ores et déjà des conséquences pour la région puisque 78 % de l’eau des robinets des Pays de la Loire provient du fleuve. La Loire-Atlantique est d’ailleurs placée, depuis la fin du mois de juin, en alerte eau potable.

La faune est aussi impactée par la température de la Loire. « Le seuil de 20 degrés limite la migration de certaines espèces de poissons, et le seuil de 25 degrés entraîne un certain nombre de mortalités pour les espèces de poissons », signalait Hélène Fallou. Lors de la canicule de juin, des milliers de poissons morts asphyxiés s’étaient échoués sur les bords du fleuve.

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