IA : un projet de data center près de Valence suspendu par la justice
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En décembre 2025, le maire d’Alixan (Drôme) avait délivré un permis de construire sur le site de Rovaltain pour un data center d’une puissance de 40 mégawatts (MW). Mais un collectif avait saisi le tribunal administratif en invoquant des risques environnementaux et de nuisances « extrêmement élevés ».
Le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a suspendu le permis de construire d’un puissant data center (centre de assez datadonnées) d’intelligence artificielle (IA) dans la banlieue de Valence, dans la Drôme, en l’absence d’étude d’impact environnemental, vendredi 10 juillet. Cette décision est prise dans l’attente d’un jugement au fond, notamment au regard du risque « de produire des effets dommageables sur l’environnement », qui aurait dû faire l’objet d’une étude avant toute autorisation de construire.
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Le 18 décembre 2025, le maire d’Alixan avait délivré un permis de construire sur le site de Rovaltain, qui jouxte la gare TGV de Valence, pour un data center d’une puissance de 40 mégawatts (MW) susceptible d’être portée à 80 MW, à la start-up marseillaise Sesterce.
Mais le collectif Assez Datacenters Rovaltain, qui regroupe des riverains et des associations de défense de l’environnement, avaient saisi le tribunal administratif en invoquant des risques environnementaux et de nuisances « extrêmement élevés ».
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Elles estiment notamment que le projet, outre des nuisances sonores, est susceptible de provoquer une augmentation des températures dans un périmètre de 200 mètres autour du site. Le fonctionnement de tels data centers « nécessite d’importantes capacités d’alimentation électrique » et une « puissance thermique nominale encore supérieure », souligne le juge dans sa décision.
Il aurait donc fallu une étude d’impact environnemental pour « évaluer les effets susceptibles d’être produits (…) sur les milieux naturels, les ressources, les nuisances, les émissions ou les risques », ajoute le juge. Il a également invoqué une « possible non-conformité aux règles de l’urbanisme » et « un doute sérieux sur la légalité du permis de construire ».
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L’avocat du collectif, Me Louis Cofflard, a salué dans un communiqué une « grande victoire pour les associations, avec qui nous avons dénoncé avec rigueur un dossier manifestement illégal puisqu’il tentait un “passage en force” au mépris des droits environnementaux les plus élémentaires, notamment l’étude d’impact et l’enquête publique ».
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Le Monde
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Drôme : Supercalculateur de Rovaltain : suite à la suspension du permis de construire, Sesterce saisit le Conseil d’État
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Ce vendredi 10 juillet, Le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a prononcé la suspension du permis de construire du futur supercalculateur destiné au développement de l’intelligence artificielle porté par la société marseillaise Sesterce à Alixan, sur le parc d’activités Rovaltain. Dans un communiqué envoyé ce vendredi soir, la société Sesterce “prend acte” de la décision. La société insiste : “Le projet, instruit et autorisé dans le respect des réglementations applicables, reste pleinement d’actualité”.
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Sesterce annonce saisir le Conseil d’Etat pour contester la décision du tribunal administratif. Une décision “rendue dans le cadre d’une procédure d’urgence qui ne préjuge en rien du jugement au fond” L’entreprise conteste : “Alors que la question posée au juge était celle de la légalité du permis de construire délivré, l’ordonnance se fonde sur un fonctionnement futur supposé des installations, tiré d’hypothèses avancées par les requérants, qui ne correspond pas à la réalité du projet autorisé.”
La société Sesterce ambitionne d’investir 1,5 milliard d’euros pour reconvertir les bâtiments du pôle Écotox en un pôle technologique majeur, érigé en fer de lance de la souveraineté numérique nationale. Un projet massivement soutenu par les élus locaux pour son potentiel économique.
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