Sélectionner une page

Incendie de Die : le feu ne progresse plus sur les différents secteurs…

.

Toutes les mesures d’évacuation sont levées. Les centres d’hébergement temporaires vont être fermés. Mais un important dispositif de surveillance active reste néanmoins déployé. Les premières réflexions sur l’après-crise se profilent.

.

.

.

La bonne nouvelle est tombée ce mardi 14 juillet au soir. Le feu qui ravage les environs de Die depuis le 24 juin ne progresse plus sur les différents secteurs. Toutefois, des reprises ponctuelles restent possibles et de nombreux points chauds doivent encore être traités avant que le feu puisse être considéré comme fixé.

Les interdictions d’accès aux massifs du Justin, de l’Aup et de Solaure sont maintenues jusqu’à nouvel ordre.Toutes les mesures d’évacuation préventives sont désormais levées.

.

Un dispositif de surveillance active restera déployé

Les centres d’hébergement provisoires ouverts par les maires de Crest et de Piégros-la-Clastre, avec le concours de la Croix-Rouge et de l’Association Protection Civile, sont désormais désarmés. La RD93 est rouverte à la circulation des poids lourds.

En raison d’une évolution favorable de la situation, les moyens appelés en renfort seront progressivement allégés dans les prochains jours. Un important dispositif de surveillance active restera néanmoins déployé par le SDIS de la Drôme jusqu’à ce que le feu soit considéré comme totalement éteint.

.

 Si la gestion opérationnelle de la crise n’est pas encore terminée, la situation permet désormais d’engager les premières réflexions sur l’après-crise.

La Préfète de la Drôme s’exprimera très prochainement sur les premières mesures de soutien destinées à accompagner les acteurs du Diois ainsi que sur la méthode retenue pour organiser collectivement la relance du territoire.

.

.

À Barsac, beaucoup de la forêt aura brûlé. Mais ce qu’il nous reste c’est ce que nous savons faire la solidarité, l’entraide, la complémentarité entre l’organisation des sapeurs pompiers, et celles des habitantes et habitants,

.
Ce jeudi, après le point d’information quotidien avec les maires et la sous-préfète en sous-préfecture de Die sur l’état du feu et des opérations en cours, je me rendais à Barsac où le village avait été évacué quelques jours auparavant.
Afin d’éviter d’encombrer les pompiers et protéger les habitations, l’accès n’était autorisé qu’aux villageois et personnes bénévoles enregistrées et attendues. A l’entrée du village, je vois cette cuve de 50m3 attelée à un beau tracteur Massey-Ferguson, et deux autre cuves de 25m3. Faire venir l’eau au plus près du feu, cette idée, les chasseurs et les agriculteurs de la commune l’ont eue dès le début de l’incendie. Il a fallu attendre la validation de la préfecture, m’indique le maire, mais depuis que c’est en place, cette aide concrète fait économiser 30 minutes de trajet à chaque rotation pour les sapeurs. Les camions se succèdent au ravitaillement. D’abord les sapeurs pompiers de l’Ain, puis ceux de la Savoie, puis les drômois. Je les vois descendre des camions fatigués, eux qui prennent sur leurs congés pour protéger notre forêt et là ils sont pris en charge par les habitant-es avec un ravitaillement, une aide au chargement des réserves d’eau pour les camions…Et puis dans la salle des fêtes c’est la cantine. 80 repas à chaque service, organisés par les habitant-es de la commune. Une logistique incroyable. 6 bénévoles par service. Une salle de repos. De la nourriture pour les petits creux. Et même les hydrolats de Frisou. La menthe poivrée en cas de coup de pompe, la verveine pour le stress.
À Barsac, beaucoup de la forêt aura brûlé. Mais ce qu’il nous reste c’est ce que nous savons faire la solidarité, l’entraide, la complémentarité entre l’organisation des sapeurs pompiers, et celles des habitantes et habitants, qui connaissent leurs montagnes, et dont les idées remarquables comme celle ci foisonnent.
À Barsac, ce que j’ai vu ce sont des habitant-es qui tiennent leur village, envers et contre tout.
Le lien vers la cagnotte pour aider les agriculteurs, et habitant-es qui ont œuvre pendant la crise : https://www.onparticipe.fr/c/Vj272bej…
.

Nous tenions à remercier toutes les équipes de secours qui ont lutté contre l’incendie !

.
Les sapeurs-pompiers, gendarmes et militaires ont fait preuve d’un courage immense, tout comme les bénévoles en première ligne ou en logistique.
Grâce à leur dévouement, nous avons pu retourner au domaine hier Lundi 13. L’incendie a malheureusement touché une parcelle à 600m d’altitude, et nous avons perdu un hangar, un local ainsi que du matériel. Vous pouvez voir l’ampleur des dégâts dans les images ci-contre.
Nous remercions également toute notre clientèle pour leur chaleureux sms ou mail durant cet catastrophe. Nous reviendrons plus fort. Vive Barsac, le berceau de la Clairette !! 🍾🍾 #barsac
.

Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies, nucléaire… Un été 2026 de tous les dangers en France

 

  • En raison d’un nouvel épisode caniculaire, la centrale nucléaire de Bugey, dans l’Ain, a été autorisée à dépasser les seuils réglementaires de rejets d’eau chaude.
  • Cette décision vise à assurer « la sécurité du réseau électrique » alors qu’une nouvelle vague de chaleur s’abat actuellement sur le pays.

Une mesure exceptionnelle du fait des conditions météorologiques exceptionnelles. La centrale nucléaire du Bugey, dans l’Ain, va bénéficier jusqu’au 20 juillet d’une dérogation environnementale concernant les températures de ses rejets d’eau, en dépit des impacts possibles pour l’environnement, selon un arrêté publié samedi 11 juillet au Journal officiel(nouvelle fenêtre). Ce dernier vient homologuer une décision de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) « modifiant de manière temporaire les limites de rejets thermiques applicables à la centrale nucléaire du Bugey ».  Cette décision vise à assurer « la sécurité du réseau électrique » alors qu’une nouvelle vague de chaleur s’abat sur le pays.

Les 57 réacteurs français, qui assurent environ 70% de la production d’électricité, sont tous installés au bord d’un fleuve ou de la mer afin d’utiliser leur eau pour le refroidissement des installations nucléaires. Pour réduire l’impact sur les écosystèmes aquatiques, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASNR) fixe pour chaque site une limite de température et d’échauffement des cours d’eau. Elle est spécifique à chaque centrale, mais elle se situe généralement autour de 28°C en été. EDF a adressé, mercredi 8 juillet, une demande de « modifier temporairement les prescriptions de l’Autorité de sûreté nucléaire relatives aux rejets thermiques applicables à la centrale nucléaire du Bugey afin d’assurer la sécurité du réseau électrique », indique l’arrêté.

.

L’énergéticien français invoque « une situation exceptionnelle », en l’occurrence une nouvelle vague de chaleur qui touche l’Hexagone, pour modifier temporairement certaines prescriptions, comme le permet une disposition du code de l’environnement pour « la poursuite du fonctionnement d’une installation nucléaire de base ». La mesure s’imposait, selon ce dernier. « En l’absence de modification temporaire des limites actuelles pour les rejets thermiques de la centrale nucléaire du Bugey, EDF devrait diminuer la production électrique des réacteurs, voire arrêter leur fonctionnement, afin de limiter l’échauffement du Rhône », indique l’arrêté

.

Des conséquences écologiques ?

Le mois dernier, l’énergéticien avait été contraint de mettre à l’arrêt trois réacteurs nucléaires, à Golfech (Tarn-et-Garonne), à Bugey et à Nogent-sur-Seine, tandis qu’une unité à Saint-Alban avait dû abaisser sa production. « Le maintien à un niveau minimum de production électrique des réacteurs n° 4 et n° 5 (…) constitue, au regard de la sécurité du réseau électrique, une nécessité publique confirmée par le ministère chargé de l’énergie » par un courrier en date du jeudi 9 juillet, est-il précisé. Dans sa demande, « EDF propose une limite temporaire de 1°C en matière d’échauffement de l’eau du Rhône entre l’amont et l’aval de la centrale nucléaire (…), assortie d’un programme de surveillance renforcée de l’environnement en rapport avec ces rejets ».

.

Centrales nucléaires : comment les adapter aux canicules ?

Des dérogations ont déjà été accordées par le passé en 2003, en 2006 ou encore, plus récemment, en 2022. À chaque fois, les associations écologistes s’inquiètent des répercussions sur l’environnement. Ce réchauffement de l’eau des fleuves conduirait à la disparition de certaines espèces de poissons, l’eau contenant moins d’oxygène. De plus, cela favoriserait le développement de certaines algues au détriment d’autres organismes. En outre, le risque est aussi sanitaire puisque le réchauffement de l’eau par les centrales pourrait conduire au développement de bactéries. D’où une surveillance accrue de la part de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

.

Matthieu DELACHARLERY sur TF1

.

Nos cœurs solidaires et impuissants unis dans la tristesse de 3500ha déjà rasés par le feu.
Ici près de Die...
.
Et beaucoup plus ailleurs en France, en Espagne.
Des amies préparent leurs sacs d’évacuation, d’autres hébergent les sinistrés
La fumée, ce matin, avait répandu son voile lugubre jusqu’à Crest
Un ami me parlait des « arbres égoïstes », expression des Kogis à la vue de ces forêts de pins noir d’Autriche. Des terres sauvées de l’érosion mais des forêts à l’écosystème quasi inexistant. Ces mêmes Kogis qui prévenaient du danger à l’horizon…
Nous y sommes.
En prière, en reliance, face à la force insoutenable du feu, du vent qui l’attise.
Oui la forêt doit brûler de temps à autre pour renaître
Oui nos blessures nous font grandir
Quand nous sommes là devant une force incommensurablement plus grande que nous, jaillissent tout de nos entrailles, la peur, la colère, la tristesse, mais aussi la nécessité de se rendre, de se laisser traverser, de se relier, de laisser remonter tout ce qui dans le confort du quotidien était en latence.
Merci à toi la pluie de venir apaiser la terre
Merci à toi le feu de nous avoir offert tes leçons et nettoyages.
Maintenant a sonné l’heure de la pluie et de panser les blessures.
Mon cœur va à tous les animaux, les humains qui ont dû fuir, et tous les pompiers.
.
Des dizaines de millions de vies anéanties… en quelques heures seulement..
Des fourmis, des abeilles, des papillons, des araignées… Des coléoptères, des sauterelles, des cigales par milliers…
Les feux les ont déjà emportées…
Ces pauvres bêtes, que personne ne comptera plus jamais.
Les hérissons, les lapins, les lézards, les serpents.
Les tortues terrestres et les oisillons encore blottis dans leur nid.
Tous ces petits êtres, que les flammes ont surpris…
Les chevreuils, les sangliers et les renards tentent de s’échapper.
Mais beaucoup meurent brûlés, asphyxiés, piégés,
Dans ces forêts devenues brasiers…
D’autres résistent quelques heures,
Dans la douleur.
Survivent parfois quelques jours,
Et succombent à leur tour…
Les brûlures, la soif, la faim…
Puis… Il n’y a plus rien.
Car lorsque le feu s’éteint,
Le drame, lui, continue.
Terrible destin.
Leur territoire n’existe plus.
Les abris ont disparu.
Les nids se sont envolés,
Entre cendres et fumée.
Il faudra des années,
Même plusieurs décennies,
Pour que la vie revienne sur ces terres noircies,
Pour que les oiseaux osent à nouveau nicher,
Pour que les mammifères recolonisent ces lieux dévastés…
Car un incendie n’emporte pas seulement des arbres et des prés.
Il efface un monde.
Un monde qui respirait.
Qui chantait.
Qui bourdonnait.
Qui rampait.
Qui courait.
Qui vivait.
Une multitude de vies emportées,
Que l’on peine même à imaginer…
Et dont il ne reste, après le passage des flammes,
Que les pleurs de nos âmes.
Et la noirceur, là où la vie se colorait…
Texte et photo : Cathy Auboyneau
« Brûler la vie… »
© Cathy Auboyneau, 2026. Tous droits réservés.
.
.

Plus d’Arbres Moins de Connards 

.

Il n’y a rien de mieux à célébrer, un 14 juillet, que la bravoure de ceux qui mettent leur vie en danger pour protéger des gens, leurs biens, et notre patrimoine naturel commun.
Et la meilleure façon de les célébrer, ce n’est pas juste de les applaudir — c’est de faire ce qui est en notre pouvoir pour les aider vraiment. Se battre pour qu’ils aient le meilleur matériel, pour que leur travail soit moins dangereux et plus efficace. Se battre, avec toutes nos forces politiques et personnelles, contre le réchauffement climatique qui rend leur mission chaque année plus difficile.
Et ne pas oublier, dans tout ça, la faune sauvage — celle qui n’a ni casque, ni camion, ni personne pour la sortir des flammes.

Voir moins
Ville de Die (26)
Point de situation sur l’incendie massif de Justin – 13h : une évolution favorable, mais une vigilance demeure
• Sur l’avant du feu, secteur Montmaur-le-Vieux et Montmaur-en-Diois, le feu ne progresse plus. Les personnels restent toutefois pleinement mobilisés afin de traiter les points chauds encore présents et de prévenir toute réactivation.
• Sur le secteur Aurel – Barsac, le feu n’a pas progressé. Les quelques points chauds encore actifs sont traités par les équipes engagées au sol, appuyées par un hélicoptère bombardier d’eau.
• Sur le secteur de Solaure-en-Diois, la situation est également stable.
• Sur le versant du massif de Justin faisant face à Die, les moyens terrestres poursuivent le traitement des derniers points chauds, ce qui explique les fumées encore visibles dans ce secteur. Aucune reprise significative de l’incendie n’est constatée.
Le principal point de vigilance demeure situé sur l’arrière droit du dispositif, dans la partie du massif comprise entre Pontaix et Saint-Croix, au sud de la RD 93. Deux hélicoptères bombardiers d’eau (HBE) y sont engagés en permanence afin de traiter avec précision les réactivations de points chauds. Leur action ciblée permet de contenir ces reprises et d’empêcher toute propagation de l’incendie à un autre massif. À ce stade, aucune progression de l’enveloppe du feu n’est observée.
Dans la configuration actuelle de l’incendie, les deux hélicoptères bombardiers d’eau constituent les moyens aériens les plus adaptés à la stratégie opérationnelle. Leur précision, leur capacité à effectuer des rotations rapides et leur aptitude à intervenir dans un relief escarpé permettent de traiter efficacement les nombreux points chauds disséminés dans le massif. Ils sont aujourd’hui particulièrement utiles pour cibler les foyers résiduels avec une très grande précision, conformément aux besoins de cette phase de la lutte contre l’incendie.
Les précipitations enregistrées ces dernières heures, comprises entre 5 et 15 mm selon les secteurs, ont permis de refroidir plusieurs points chauds, d’humidifier la végétation et d’améliorer les conditions d’intervention. Un nouvel épisode orageux est susceptible de concerner le secteur dans les prochaines heures et pourrait apporter de nouvelles précipitations favorables aux opérations.
Cette évolution favorable permet d’enclencher le désengagement de certains moyens spécialisés. Ainsi, quatre-vingts personnels quittent progressivement le dispositif, dont :
• 20 sapeurs-pompiers du Groupement Feux de Forêt du SDIS de Vaucluse (84) ;
• 30 sapeurs-pompiers spécialisés du Groupe d’intervention héliporté (GIH) ;
• 30 militaires du détachement héliporté d’intervention national (DIH-N) de la Sécurité civile.
Leur désengagement est rendu possible par l’amélioration de la situation et traduit une évolution favorable de l’incendie. Les moyens terrestres et aériens demeurent néanmoins fortement mobilisés afin de traiter les derniers points chauds et de prévenir toute reprise.
À ce stade :
• aucune habitation n’a été détruite ou endommagée par l’incendie ;
• les opérations restent concentrées sur le traitement des points chauds et la surveillance active des secteurs sensibles ;
• les décisions relatives à la réintégration des habitants évacués seront prises en fonction de l’évolution de la situation opérationnelle.
La préfète de la Drôme salue l’engagement de l’ensemble des sapeurs-pompiers, militaires de la Sécurité civile, pilotes des hélicoptères bombardiers d’eau, gendarmes, agents de l’ONF, élus, bénévoles et de toute la population mobilisés depuis le début de cet incendie.
.
Ville de Die (26)

MCD

Le média citoyen des Dioises et des Diois
04 75 21 00 56
Tous nos articles sont signés, sourcés,  recoupés, vérifiés et  validés
Si vous trouvez une erreur signalez le nous !

 

.

Poster le commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *