Incendie de Die : le feu ne progresse plus sur les différents secteurs…
.
Toutes les mesures d’évacuation sont levées. Les centres d’hébergement temporaires vont être fermés. Mais un important dispositif de surveillance active reste néanmoins déployé. Les premières réflexions sur l’après-crise se profilent.
.

.
La bonne nouvelle est tombée ce mardi 14 juillet au soir. Le feu qui ravage les environs de Die depuis le 24 juin ne progresse plus sur les différents secteurs. Toutefois, des reprises ponctuelles restent possibles et de nombreux points chauds doivent encore être traités avant que le feu puisse être considéré comme fixé.
Les interdictions d’accès aux massifs du Justin, de l’Aup et de Solaure sont maintenues jusqu’à nouvel ordre.Toutes les mesures d’évacuation préventives sont désormais levées.
.
Un dispositif de surveillance active restera déployé
Les centres d’hébergement provisoires ouverts par les maires de Crest et de Piégros-la-Clastre, avec le concours de la Croix-Rouge et de l’Association Protection Civile, sont désormais désarmés. La RD93 est rouverte à la circulation des poids lourds.
En raison d’une évolution favorable de la situation, les moyens appelés en renfort seront progressivement allégés dans les prochains jours. Un important dispositif de surveillance active restera néanmoins déployé par le SDIS de la Drôme jusqu’à ce que le feu soit considéré comme totalement éteint.
.
Si la gestion opérationnelle de la crise n’est pas encore terminée, la situation permet désormais d’engager les premières réflexions sur l’après-crise.
La Préfète de la Drôme s’exprimera très prochainement sur les premières mesures de soutien destinées à accompagner les acteurs du Diois ainsi que sur la méthode retenue pour organiser collectivement la relance du territoire.
.

.
À Barsac, beaucoup de la forêt aura brûlé. Mais ce qu’il nous reste c’est ce que nous savons faire la solidarité, l’entraide, la complémentarité entre l’organisation des sapeurs pompiers, et celles des habitantes et habitants,

Nous tenions à remercier toutes les équipes de secours qui ont lutté contre l’incendie !
Domaine Long – Vins Bio est à Barsac.

Marie Pochon
.
Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies, nucléaire… Un été 2026 de tous les dangers en France
- En raison d’un nouvel épisode caniculaire, la centrale nucléaire de Bugey, dans l’Ain, a été autorisée à dépasser les seuils réglementaires de rejets d’eau chaude.
-
Cette décision vise à assurer « la sécurité du réseau électrique » alors qu’une nouvelle vague de chaleur s’abat actuellement sur le pays.
Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies, nucléaire… Un été 2026 de tous les dangers en France
.
Une mesure exceptionnelle du fait des conditions météorologiques exceptionnelles. La centrale nucléaire du Bugey, dans l’Ain, va bénéficier jusqu’au 20 juillet d’une dérogation environnementale concernant les températures de ses rejets d’eau, en dépit des impacts possibles pour l’environnement, selon un arrêté publié samedi 11 juillet au Journal officiel(nouvelle fenêtre). Ce dernier vient homologuer une décision de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) « modifiant de manière temporaire les limites de rejets thermiques applicables à la centrale nucléaire du Bugey »
. Cette décision vise à assurer « la sécurité du réseau électrique »
alors qu’une nouvelle vague de chaleur s’abat sur le pays.
Les 57 réacteurs français, qui assurent environ 70% de la production d’électricité, sont tous installés au bord d’un fleuve ou de la mer afin d’utiliser leur eau pour le refroidissement des installations nucléaires. Pour réduire l’impact sur les écosystèmes aquatiques, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASNR) fixe pour chaque site une limite de température et d’échauffement des cours d’eau. Elle est spécifique à chaque centrale, mais elle se situe généralement autour de 28°C en été. EDF a adressé, mercredi 8 juillet, une demande de « modifier temporairement les prescriptions de l’Autorité de sûreté nucléaire relatives aux rejets thermiques applicables à la centrale nucléaire du Bugey afin d’assurer la sécurité du réseau électrique »
, indique l’arrêté.
.
L’énergéticien français invoque « une situation exceptionnelle »
, en l’occurrence une nouvelle vague de chaleur qui touche l’Hexagone, pour modifier temporairement certaines prescriptions, comme le permet une disposition du code de l’environnement pour « la poursuite du fonctionnement d’une installation nucléaire de base »
. La mesure s’imposait, selon ce dernier. « En l’absence de modification temporaire des limites actuelles pour les rejets thermiques de la centrale nucléaire du Bugey, EDF devrait diminuer la production électrique des réacteurs, voire arrêter leur fonctionnement, afin de limiter l’échauffement du Rhône »
, indique l’arrêté
.
Des conséquences écologiques ?
Le mois dernier, l’énergéticien avait été contraint de mettre à l’arrêt trois réacteurs nucléaires, à Golfech (Tarn-et-Garonne), à Bugey et à Nogent-sur-Seine, tandis qu’une unité à Saint-Alban avait dû abaisser sa production. « Le maintien à un niveau minimum de production électrique des réacteurs n° 4 et n° 5 (…) constitue, au regard de la sécurité du réseau électrique, une nécessité publique confirmée par le ministère chargé de l’énergie »
par un courrier en date du jeudi 9 juillet, est-il précisé. Dans sa demande, « EDF propose une limite temporaire de 1°C en matière d’échauffement de l’eau du Rhône entre l’amont et l’aval de la centrale nucléaire (…), assortie d’un programme de surveillance renforcée de l’environnement en rapport avec ces rejets »
.
.
Centrales nucléaires : comment les adapter aux canicules ?
Des dérogations ont déjà été accordées par le passé en 2003, en 2006 ou encore, plus récemment, en 2022. À chaque fois, les associations écologistes s’inquiètent des répercussions sur l’environnement. Ce réchauffement de l’eau des fleuves conduirait à la disparition de certaines espèces de poissons, l’eau contenant moins d’oxygène. De plus, cela favoriserait le développement de certaines algues au détriment d’autres organismes. En outre, le risque est aussi sanitaire puisque le réchauffement de l’eau par les centrales pourrait conduire au développement de bactéries. D’où une surveillance accrue de la part de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
.
.
Rachel Bourgeais

Cathy Auboyneau
Plus d’Arbres Moins de Connards
.
Ville de Die (26)
Ville de Die (26)
MCD
.

