Incendies de forêts : le Gouvernement dit accélérer les financements et la résilience des massifs
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24/07/2026

Les points à retenir
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- En 2027, le Fonds vert fléchera 100 millions d’euros vers la résilience des massifs forestiers.
- France Forêt 2100, une start-up d’État, sera créée pour accélérer les financements forestiers.
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Alors que les incendies s’intensifient cet été dans les forêts françaises, Monique Barbut, la ministre de la Transition écologique, a annoncé mardi 21 juillet de nouvelles mesures pour améliorer le financement et l’adaptation des massifs. Les feux de forêts ont déjà parcouru près de 40 000 hectares depuis le début de l’année 2026 en France, soit davantage que sur l’ensemble de l’année 2025. « Si cette situation est inédite, elle n’est pas imprévisible, car elle est la trace d’un climat qui change. D’ici 2050, la moitié de nos forêts pourraient être ainsi exposées aux incendies, contre moins d’un tiers en 2024 », a-t-elle prévenu.
Dans ce contexte, la ministre a rassemblé les acteurs publics, privés et associatifs engagés dans le financement de la protection et de la restauration des forêts. Monique Barbut a rappelé que l’État a déjà consacré 100 millions d’euros en 2026 à la planification écologique de la forêt. L’exécutif a aussi augmenté de 20 millions d’euros le budget alloué à l’Office national des forêts (ONF) depuis 2023 pour la lutte contre les incendies. Pour autant, cette dernière a appelé à accélérer la mobilisation collective.
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« Chaque hectare de forêt à restaurer coûte entre 5 000 et 10 000 euros », a-t-elle indiqué, en soulignant donc « que nous avons besoin de moyens conséquents ». Dans le cadre du Fonds vert, que la ministre souhaite porter à un milliard d’euros en 2027 (contre 837 millions en 2026), 100 millions d’euros seront ainsi fléchés pour financer des projets destinés à renforcer la résilience des massifs, comme la création de zones tampons. Le Gouvernement promet également de renforcer ses moyens en faveur des forêts, via un programme budgétaire dédié à partir de 2027 mais non chiffré pour le moment. Selon le cabinet de la ministre, environ 380 millions d’euros étaient alloués, en 2025, par l’État pour les forêts françaises (incluant notamment les financements de l’ONF et du CNPF (1) et le soutien au renouvellement forestier). Le Gouvernement envisage l’an prochain une augmentation mesurée de cette enveloppe.
Par ailleurs, les travaux de révision du label bas-carbone vont se poursuivre, pour qu’il bénéficie davantage aux forêts et finance plus largement les opérations de régénération. Tandis que des crédits biodiversité devraient être développés. Monique Barbut a aussi annoncé qu’elle demanderait à la Française des Jeux et à l’Office français de la biodiversité (OFB) de consacrer la prochaine édition du loto de la biodiversité à la forêt, « afin de permettre à chaque Français de contribuer à la restauration et à la préservation des massifs forestiers ».
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En outre, les parcelles touchées par le nématode du pin deviendront éligibles aux aides au renouvellement forestier. Les critères d’éligibilité seront également adaptés afin de concentrer davantage les moyens sur les forêts les plus fortement touchées par le dépérissement, notamment en relevant à 40 % le seuil de dépérissement des forêts éligibles. Le ministère prévoit de rouvrir, début 2027, le guichet d’aides au renouvellement forestier.
Afin d’accélérer le financement des projets forestiers, la ministre a aussi annoncé la création de France Forêt 2100, une start-up d’État rattachée au ministère de la Transition écologique. Le ministère prévoit de réunir, cet automne, les porteurs de projets et les financeurs publics et privés, afin de définir le périmètre d’actions de cette start-up. Un label « réserve verte » sera également créé d’ici la fin de l’année 2026, afin de fédérer et de valoriser « les initiatives associatives déjà à l’œuvre au service de nos espaces naturels ».
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Rachida Boughriet, journaliste intégrée, Cheffe de rubrique bâtiment / aménagement. Reproduction établissant un lien préformaté [48346] / utilisation du flux d’actualité.
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réaction à cet article
Bonjour,
A propos du fond vert, que vous décrivez en augmentation éventuelle (1 milliard en 2027 contre 837 millions, en 2026), il aurait pu être pertinent de rappeler qu’il ne s’agissait que d’enrayer la baisse de ce fonds : voir Actu-Environnement du 08 avril 2026 : »Le Fonds vert est, pour sa part, doté de quelques 837 millions d’euros pour 2026. Son montant baisse donc à nouveau cette année, puisqu’il était de 2,5 milliards d’euros en 2024, avant de descendre à 1,15 milliard d’euros l’an passé. ».
Quand à la « start-up d’état », on reste un peu songeur » Cette nouvelle structure aura pour mission de mettre en relation les porteurs de projets et les financeurs publics et privés afin d’orienter les financements vers des projets concrets de restauration, de renouvellement et d’adaptation des forêts françaises. » dixit le ministère…
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mot passant | 23 juillet 2026