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Incendies : solidarités nationales, les ferments d’une société fraternelle

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Séverin Husson, Directeur adjoint de la rédaction de La Croix
Alors que les incendies continuent de ravager la Gironde, comme hier le Diois, la solidarité s’organise dans le département pour venir en aide aux sinistrés et porter assistance au secours.
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Un papillon après un incendie de forêt qui a détruit plusieurs hectares de végétation dans la commune de Mizerieux, au sein du Parc naturel régional du Pilat, en France, le 27 juillet 2026.
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Il y a des jours où il faut avoir le cœur bien accroché pour ne pas désespérer. Alors que le feu vient d’engloutir des milliers d’hectares en Gironde ( 42 000 hectares  ), dans les Landes et le Var, que la sécheresse et le dérèglement climatique  continuent d’épuiser les sols et les plantes, une quatrième canicule commence à envelopper le territoire. Des températures pouvant aller jusqu’à 40 °C et des vents plus secs sont attendus justement là où la terre brûle, et où on espérerait plutôt de la fraîcheur et des pluies.

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Désespérer ? Ce n’est pas vraiment ce qui ressort des témoignages que La Croix a recueillis sur place. Derrière les moyens humains et matériels mobilisés par l’État se déploient mille autres forces. Celle des forestiers qui coupent des arbres pour limiter la propagation du feu, des maires qui ne dorment plus, de ce vigneron qui s’improvise agent de circulation, de ces agriculteurs qui ravitaillent les pompiers en eau… Il y a également ce boulanger qui propose café et croissants, ces portes qui s’ouvrent aux secouristes fatigués, ces personnels médicaux mobilisés pour reloger les résidents d’Ehpad évacués.

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Ailleurs en France, les élans de solidarité multiples se multiplient aussi : le Secours catholique, la Croix-Rouge, la Fondation de France, associations locales, … plusieurs grands organismes centralisent et redistribuent l’aide offerte par les particuliers. Avec, bien souvent, l’idée, déjà, de préparer l’après.

Toujours avec cet juste critique  sur le nombre de canadairs ou sur le budget diminué de la sécurité civile constatés par les responsables politiques, les agents de l’ONF, les pompiers et les associations civiles,  ces initiatives montrent qu’en France demeurent les ferments d’une société fraternelle, où l’attention que chacun doit aux autres relève encore de l’évidence. Malgré les fractures si souvent décrites, on sait encore se rassembler ! Voilà un bien précieux que les candidats à l’élection présidentielle seraient avisés d’entretenir. En mémoire ceux qui n’ont pas assuré ces quelques dernières année !

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Séverin Husson, Directeur adjoint de la rédaction de La Croix et MCD pour de justes précisions.
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Il est évidemment trop tôt pour réfléchir à l’après. La priorité est à l’urgence. A arrêter ces incendies gigantesques. L’heure est à la gestion de crise aussi pour offrir un toit, un thé, à ces évacués par milliers, qu’ils habitent ou travaillent dans les zones sinistrées ou qu’ils soient venus là pour leurs congés d’été. L’heure aussi est à l’inquiétude pour ces pompiers, héroïques «soldats du feu», l’expression pour le coup n’est pas galvaudée. Ils forcent l’admiration. L’heure peut aussi être à l’émotion, à ces histoires réconfortantes qui racontent les solidarités qui se sont mises en place naturellement. Des récits importants qui soulignent les ressorts qui comptent quand il s’agit, dans l’adversité, de faire société. Le temps est même à la satisfaction de voir que la France sait évacuer 220 000 personnes en quelques jours sans que le chaos ne domine. Quelques bouchons bien sûr, des mécontents forcément, mais, et il faut le rappeler, zéro mort parmi la population – deux, malheureusement, chez les pompiers.

Pas de souci donc avec ces priorités. L’urgence commande. Mais une question se glisse tout de même à travers les mailles de ce filet anti-polémiques : que se passera-t-il après ? Saurons-nous prendre la mesure de cet événement estival 2026, symptôme du dérèglement climatique ? Ou est-ce que le chœur qui entonnera comme d’habitude un «plus jamais ça» sera vite étouffé par les chants des sirènes qui préféreront repartir comme en 40.

En parallèle à cette question, deux réflexions. L’humeur politique n’incite pas à être optimiste sur la capacité de nos dirigeants à penser les évolutions rendues nécessaires par un tel événement. L’humeur est plutôt à la conservation, voire à la réaction et au repli. Pas top pour penser un avenir différent. La deuxième question enfonce ce clou un brin pessimiste : elle concerne justement ce savoir-faire français évoqué plus haut quand il s’agit de gérer l’urgence. Cette même machine administrative, ce même appareil d’Etat, si efficaces depuis quatre jours dans la gestion de l’urgence, seront-ils aussi précieux quand il faudra penser le changement ?

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Paul Quinio, directeur délégué de la rédaction

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 Incendies en France : 162 interpellations depuis le 6 juillet pour des allumages de feux délibérés, selon Lecornu

Après avoir ravagé 42 000 hectares en Gironde et contraint plus de 325 000 personnes à évacuer, les flammes faiblissent à la faveur d’une météo plus clémente. Plusieurs foyers restent néanmoins hors de contrôle aux portes de Bordeaux.

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En résumé

  • Emmanuel Macron a présidé ce lundi une «cellule interministérielle de crise» au ministère de l’Intérieur consacrée aux incendies en France. Quelque 220 000 personnes ont été évacuées depuis mercredi en Gironde, où 42 000 hectares ont brûlé, alors que les feux se propagent aussi dans les Landes, dans le Var, ou en Espagne.
  • Cet incendie pourrait rivaliser avec celui de 1949 (50 000 hectares ravagés) qui avait embrasé la forêt des Landes de Gascogne, le plus meurtrier jamais vu en France et le plus important depuis la Seconde guerre mondiale.
  • La France va connaître à partir de mardi une nouvelle vague de chaleur, une perspective peu favorable à la lutte contre le feu, a annoncé Météo-France. «Les fortes chaleurs s’installent sur une grande partie du pays mardi 28 juillet, avec un pic d’intensité mercredi 29 juillet», journée marquée par «des pointes à 40 °C dans le Sud-Ouest».
  • Retrouvez notre direct de la journée de dimanche consacré aux incendies.
Une mante religieuse sur un arbre dans la commune de Mizerieux, au sein du Parc naturel régional du Pilat, en France, le 27 juillet 2026, trois jours après qu'un incendie de forêt a détruit plusieurs hectares de végétation.
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Une mante religieuse sur un arbre dans la commune de Mizerieux, au sein du Parc naturel régional du Pilat, en France, le 27 juillet 2026, trois jours après qu’un incendie de forêt a détruit plusieurs hectares de végétation.
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Un papillon après un incendie de forêt qui a détruit plusieurs hectares de végétation dans la commune de Mizerieux, au sein du Parc naturel régional du Pilat, en France, le 27 juillet 2026.
Un papillon après un incendie de forêt qui a détruit plusieurs hectares de végétation dans la commune de Mizerieux, au sein du Parc naturel régional du Pilat, en France, le 27 juillet 2026. 
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17:53

Canadair : moins de deux tiers des appareils étaient opérationnels ces derniers jours pendant les grands incendies

Ils sont devenus l’un des symboles rutilants de la lutte contre les incendies. Au nombre de douze, les Canadair de la Sécurité civile sont pourtant loin d’être tous opérationnels cet été. Sur les douze avions que compte la flotte, entre cinq et huit seulement étaient en état de fonctionner, selon nos informations.

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17:31

L’AMF appelle les communes à soutenir financièrement la protection civile

L’Association des maires de France (AMF) a appelé ce lundi à «la mobilisation générale» des maires pour soutenir les communes sinistrées par les incendies, en demandant aux communes et intercommunalités d’adresser des dons financiers à la Protection Civile. L’association fait valoir que les «incendies multiples et d’une intensité historique» font vivre une «tragédie exceptionnelle» à des centaines de communes, notamment en Gironde et dans le Var. «L’intérêt de travailler avec la Protection civile est l’acquisition des bons matériels et leur bonne affectation logistique», argue-t-elle.

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17:20

162 interpellations liées à des départs de feu volontaires depuis le 6 juillet, annonce Lecornu

Dans un message publié sur X, le Premier ministre, tout en rappelant «qu’allumer un feu de manière délibérée est un «crime, puni de 15 ans de réclusion criminelle», annonce que «depuis le 6 juillet, 162 interpellations ont déjà eu lieu» pour des allumages délibérés d’incendies. «Les forces de sécurité sont pleinement mobilisées pour identifier les incendiaires. Ils seront retrouvés, interpellés et répondront de leurs actes devant la justice», a-t-il prévenu.

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16:55

Incendie en Gironde : la gendarmerie déploie dix véhicules blindés Centaure

La gendarmerie a annoncé déployer lundi soir en Gironde dix Centaure, des véhicules blindés polyvalents pouvant se déplacer sur des terrains accidentés et dégager des obstacles, en appui des unités déjà engagées pour lutter contre l’incendie qui a parcouru 42 000 hectares. «Le Centaure, véhicule d’intervention polyvalent» de la gendarmerie «peut être engagé dans le cadre de la gestion de crise incluant les catastrophes naturelles (inondations, incendies, séismes, épisodes neigeux, ect)», précise la gendarmerie.

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16:36

L’incendie en Gironde vu du ciel

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16:21

Aucun TGV au sud de Bordeaux sauf pour Toulouse, l’A63 fermée entre Bordeaux et Bayonne

Aucun train à grande vitesse ne circule au sud de Bordeaux lundi hormis ceux qui desservent Agen et Toulouse, et l’autoroute A63 est fermée dans les deux sens entre Bordeaux et Bayonne, en raison des incendies qui frappent le Sud-Ouest, indiquent la SNCF et les sociétés d’autoroute.

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15:51

«C’est un feu inédit qui n’obéit pas à une logique connue», alerte la préfète de la Gironde

Depuis la commune dévastée du Porge, Sophie Brocas, la préfète de Gironde, alerte ce lundi sur un «feu qui crée son propre vent et fait des sautes de plus d’un mètre». Un incendie «inédit qui n’obéit pas à une logique connue». Et la préfète d’exhorter : «On est encore en pleine crise, il faut rester vigilants.»

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15:35

Fumées d’incendie : il faut se mettre à l’abri car le masque FFP2 n’est «pas la panacée», selon un pharmacologue

Dans le Sud-Ouest, 2,5 millions de masques FFP2 vont être distribués afin de protéger la population. Car inhaler des fumées d’incendie a des effets respiratoires et ORL (maux de gorge, irritations oculaires, otites chez les enfants) à court terme, peut nécessiter d’hospitaliser des personnes atteintes de maladies respiratoires (asthme, BPCO) et favoriser les infections. Ces masques «protègent des particules fines qui peuvent contribuer à l’irritation des bronches», explique Mathieu Molimard, pharmacologue au CHU de Bordeaux, interrogé par l’Agence France-Presse. Mais ils ne remplacent pas la mise à l’abri ni le respect des consignes des autorités, rappelle l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Mais le «masque FFP2 ne protège pas vis-à-vis des gaz, du monoxyde d’azote produit par les fumées, des aldéhydes, notamment l’acroléine qui nous irrite quand on ressent la fumée, tout cela n’est pas filtré. Le masque FFP2, c’est mieux que rien, mais ce n’est pas la solution à tout. On peut se protéger avec lorsqu’on n’a pas le choix, que l’on doit absolument faire quelque chose à l’extérieur et qu’il y a des fumées», résume le Pr Molimard. La priorité reste de se calfeutrer chez soi, d’éviter le sport en extérieur et d’éviter tout contact avec poussières, cendres et suies produites par la combustion du bois.

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15:24

En Gironde, le feu n’a pas progressé mais «la situation reste défavorable»

«Après une violente reprise du feu hier soir, sur la partie Est de l’incendie, d’importants moyens au sol ont été rassemblés sur la D211 pour stopper et fixer la propagation du feu», écrit la préfecture de Gironde dans son dernier point de situation, publié à 14 heures. «La nuit dernière, le feu n’a pas progressé. La situation reste néanmoins défavorable.» Par ailleurs, dans la nuit, 4 nouveaux sapeurs-pompiers ont été blessés, portant à 88 soldats du feu blessés depuis le départ de l’incendie, le 22 juillet.

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15:04

En Espagne, une nouvelle vague de chaleur attendue mercredi, risques «extrêmes» d’incendies

L’Espagne s’apprête à vivre une nouvelle vague de chaleur à partir de mercredi et ce, «au moins» jusqu’à dimanche, a annoncé lundi l’Agence météorologique nationale (Aemet), alertant de risques «extrêmes» d’incendies, au moment où le pays vit les pires feux de forêt de son histoire. «Le niveau de risques d’incendies continuera d’augmenter jusqu’à atteindre des valeurs extrêmes, compliquant les opérations d’extinction en raison des températures élevées» et «du vent», a averti l’Aemet dans un communiqué.

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14:52

La Bundeswehr prête main-forte aux sapeurs-pompiers français

L’armée allemande a envoyé ce matin des hélicoptères et du matériel dans le sud-ouest de la France pour venir en aide aux sapeurs-pompiers français. «A la demande des autorités françaises, nous avons immédiatement procédé à l’identification et au déploiement de moyens adaptés pour appuyer la lutte contre les incendies en France», a fait savoir la Bundeswehr dans un communiqué, précisant que «deux hélicoptères de transport CH-53 ainsi que des dispositifs d’extinction et d’autres matériels de lutte contre l’incendie» ont été envoyés. Leur durée d’intervention a été fixée dans un premier temps à 5 jours.

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14:48

Laurent Nuñez défend ( mal ) les moyens mobilisés contre les incendies

A la sortie du Conseil des ministres, Laurent Nuñez a assuré que la saison avait été anticipée grâce au prépositionnement des moyens. Il a cité 51 colonnes de sapeurs-pompiers, 540 engins achetés depuis 2022 et un budget de la sécurité civile passé de 450 millions d’euros en 2017 à 800 millions en 2026. La flotte comprend notamment huit Dash, dix hélicoptères bombardiers d’eau et six Air Tractor loués chaque année, pour un total de 67 appareils avec les moyens des Sdis. Dimanche, 18 vecteurs aériens et 2 500 pompiers étaient engagés.

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14:43

Le maire du Porge, commune dévastée par le mégafeu en Gironde : «Le paysage est détruit, notre village est à terre»

Par Eva Fonteneau

La localité est l’une des plus meurtries par le brasier qui ravage le département. Martial Zaninetti revient sur ces journées de crise, la peur d’une reprise de feu avec la canicule qui s’annonce et demande un plan Marshall au gouvernement. Notre interview à lire ici.

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14:40

L’UE annonce l’envoi de renforts aériens, portant son dispositif à neuf avions et deux hélicoptères

L’Union européenne va renforcer son dispositif pour combattre l’incendie en Gironde, dans le sud-ouest de la France, avec un total de neuf avions et deux hélicoptères déployés à partir de mardi, a annoncé la commissaire européenne Hadja Lahbib à l’AFP. «C’est une course contre la montre que nos équipes sont en train de mener sur place avec évidemment les Français», a-t-elle assuré dans un entretien lundi.

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14:25

Les dégâts sur la faune sauvage seront «catastrophiques», prévient Monique Barbut

Les dégâts causés par les incendies sur la faune sauvage seront «catastrophiques», a prévenu ce lundi la ministre de la Transition écologique Monique Barbut. «Nous n’avons pas de chiffres aujourd’hui exacts de l’ampleur […] des dégâts sur la faune sauvage, mais il est évident que cela va être des chiffres catastrophiques d’ici la fin de l’été», a indiqué Monique Barbut à l’occasion d’une conférence de presse à la sortie du Conseil des ministres.

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14:10

Emmanuel Macron se rend en Gironde rencontrer «des forces mobilisées» et «des élus»

«Le Chef de l’Etat se rendra en milieu d’après-midi en Gironde», a annoncé l’Elysée en début d’après-midi, précisant qu’il «ira à la rencontre des forces mobilisées afin de leur adresser le soutien de la Nation ainsi que des élus pour les remercier de leur engagement de chaque instant». C’est le premier déplacement d’Emmanuel Macron sur un front de flamme depuis sa visite dans le massif francilien de Fontainebleau, le 16 juillet. L’équipe présidentielle envisageait dans la matinée qu’il se déplace «de manière très légère pour empêcher toutes interférences avec les forces mobilisées sur place» – alors que de nombreuses contrôles protocolaires et sécuritaires entourent habituellement ses déplacements. Une visite d’Emmanuel Macron en Gironde était déjà envisagée au début du mois de juillet, avant le déclenchement des incendies, dans le cadre du lancement de la campagne contre les feux de forêts, rapportait Sud Ouest. Le chef de l’Etat devait assister à un entraînement des forces de sécurité civile. Le maire de la commune de Saint-Aubin-de-Médoc, Christophe Duprat, déclarait à nos confrères de Sud Ouest attendre «l’annonce que les moyens promis en 2022, après les incendies de La Teste et de Landiras, étaient bien là».

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13:46

L’incendie en Gironde est «stabilisé» mais «pas fixé», dit Laurent Nuñez

L’incendie en Gironde qui a ravagé quelque 42 000 hectares depuis mercredi est «stabilisé» mais n’est «pas fixé», a indiqué ce lundi le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. «Ca veut dire qu’il n’a pas progressé dans la nuit», a-t-il précisé lors d’une conférence de presse à la sortie du Conseil des ministres, appelant à «vraiment rester très prudent» alors qu’un nouvel épisode de vague de chaleur est attendu à partir de mardi.

Laurent Nuñez a par ailleurs rappelé que la saison des feux à l’échelle nationale était «inédite» et «exceptionnelle», avec 13 566 feux ou départs de feux et «116 085 hectares brûlés» depuis le début de l’année 2026.

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12:34

Météo-France confirme qu’il y aura une «nouvelle vague de chaleur» en France à partir de mardi

Cela ne fait désormais plus de doute : la France connaîtra à partir de mardi une «nouvelle vague de chaleur», avec des températures élevées défavorables à la lutte contre les feux, confirme Météo-France. «Les fortes chaleurs s’installent sur une grande partie du pays mardi 28 juillet, avec un pic d’intensité mercredi 29 juillet», journée marquée par «des pointes à 40 °C sur le Sud-Ouest», écrit l’établissement public dans un point d’information.

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12:06

«Le feu semble bien avoir pour origine ce chantier de débroussaillage de ENEDIS », d’après le procureur de Bordeaux

«Le feu semble bien avoir pour origine ce chantier, qui avait débuté juste avant», a indiqué le procureur de Bordeaux, Renaud Gaudeul, ce lundi matin sur France Info. «D’après les premiers éléments, les intervenants n’ont pas violé la réglementation applicable à ce moment-là», a-t-il continué, précisant que l’enquête ne fait que débuter et que celle-ci porte sur une société «travaillant pour le compte d’Enedis».

Contacté par l’AFP, Enedis avait confirmé il y a quelques jours qu’une entreprise était intervenue mercredi 22 juillet «pour une opération de débroussaillement menée à proximité de lignes électriques» à Saumos. «Selon les éléments dont nous disposons à ce stade, les équipes présentes sur place ont immédiatement alerté les secours. Dans l’attente de leur arrivée, elles ont tenté de contenir les flammes», avait déclaré le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité, ajoutant que «l’origine exacte du feu n’est pas établie à ce stade».

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MCD avec APPIS et LIBé

MCD
Le média citoyen des Dioises et des Diois
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