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Les strates de l’incendie
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Bureaucrates, Énarques, Technocrates, appelez-cela comme vous voudrez, mais si nos belles forêts s’embrasent c’est la faute aux strates.
Voilà des jours et des jours que ça brûle au-dessus de l’Argentière. La forêt émet des signaux de fumée, tel l’indien annonçant l’arrivée du train. Un morceau de strate nous parle et nous dit que tout est sous contrôle.
Les inquiets se ruent sur le 18 et ceux qui obéissent à ce bout de strate nous affirment que tout est sous surveillance, puis prennent le temps de rembarrer leurs interlocuteurs.
Les indiens accentuent leurs signaux de fumée, comme pour nous dire, « le train est presque là », et nous, avec nos yeux médusés, à se demander : « mais qu’est-ce qu’ils foutent ? »…Jusqu’à ce que tout dérape.
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Dans le briançonnais on ne manque ni d’hélicoptères, ni de treuils, encore moins de personnels capables de descendre sur un treuil. Il aurait fallu agir tout de suite… mais que voulez-vous les strates sont les strates. Des protocoles en veux-tu en voilà, une rhétorique au poil pour donner une allure de maîtrise du réel…et le retour de bâton.
Sapiens sapiens, tu n’es qu’un goinfre, dépossédé de ton libre arbitre et de ta capacité d’action. On était pourtant tous là à regarder les signaux et à se dire « putain, faut aller l’éteindre ». D’autant que le même scénario venait de se produire non loin d’ici, sur la belle commune de Die. Mais voilà, notre esprit critique est parti en fumée avec nos facultés créatrices. On a appris à déléguer et devant l’inévitable, impuissants, nous voici en colère. On aurait dû y’aller, par nous-mêmes, ne pas attendre que les strates dégoulinantes d’inactions, puis d’injonctions se répandent comme le phosphate d’ammonium dans notre eau potable.
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Paraît-il qu’il fallait éviter de prendre des risques… Ah et bien nous voilà bien barrés maintenant. Ça crame, ça se démultiplie et pas vraiment de signe de pluie à l’horizon.
On a plus que nos yeux pour pleurer cette belle nature que l’on malmène depuis plus de 200 ans, et nos viscères qui se tendent face à la tragédie.
« Qui aurait pu prédire… ? » Sûrement pas le sommet de « La » strate.
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Nous devons décélérer et un bon coup. Les strates nous diront que tout va bien, que ce sont les pyromanes qu’il faut incarcérer, que ça réglera le problème.
Alors à nous de vous faire une injonction, nous les monocouches, prenez le pognon de l’aménagement de la Roche de Rame (dont tout le monde se contrefiche), près d’une vingtaine de millions et achetez à vos hélicos des sacs à flotte. Puis prenez le pognon des Jo 2030 à Briançon, pas
moins de 440 millions puis respirez un bon coup. N’en faites rien.
Décélérez, car vous nous conduisez dans le brasier.
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Rappel des faits :
Photo 1, dimanche 19 juillet début d’après-midi, premiers signes de l’incendie provoquée par le vent, à l’endroit même où la foudre était tombée le mercredi 15 juillet. Que ce soit au moment de la foudre ou jusqu’à cette reprise le 19, les autorités ne donneront pas l’ordre d’intervenir, il était pourtant largement possible d’éviter le pire.
Photo 2 prise le mardi 21 juillet.
Lundi 20 juillet, 2 hélicoptères font des rotations pour limiter les dégâts mais leur action semble dérisoire, un Dash vient larguer à trois reprises du produit retardant pour que le feu ne se propage pas côté Freissinières. Mardi 21 juillet, aucun avion, seul un hélicoptère intervient encore. Le soir, lorsque le vent s’arrête et que la fumée se dissipe on voit les nombreux départs de feu sur toute la montagne. La crête est beaucoup touchée mais le feu gagne aussi du terrain en bas, vers la route des Espagnols, il se trouve à une centaine de mètres à peine.
Photo 3, mercredi 22 juillet, 7h, on ne voit plus qu’un peu de fumée et quelques flammes par-ci par-là, on pourrait croire que la situation s’est améliorée mais les apparences sont trompeuses, cet après-midi le vent est de nouveau annoncé, avec des rafales de 40 km/h et le feu va repartir de plus belle.
Photos 4 et 5, du côté de Freissinières la situation est tout aussi inquiétante, la crête brûle sur une grande longueur et le feu commence à descendre. Les accès aux hameaux sont fermés, 2 hélicos tournent pour éviter au feu de se propager dans les parties les plus basses.
Photo 6 (archive Régine Peyron) prise en mai 1940 depuis le quartier du Serre à La Roche de Rame, la montagne où passe la route des Traverses est sans végétation, ou presque. C’est à cette période semble-t-il que la population sera appelée à participer au reboisement (https://francearchives.gouv.fr/…/f06c9cd672ce3d90da99b3...)
Tant d’efforts qui pourraient être réduits à néant parce qu’en haut les mauvaises décisions ont été prises.

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Barsac

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Ici à Die, comme vous devez le savoir, nous faisons face à l’un des plus grands feux de l’histoire de la Drôme.
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Bonjour à toutes et tous,

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Ici à Die, comme vous devez le savoir, nous faisons face à l’un des plus grands feux de l’histoire de la Drôme. Près de 3000 ha dévastés ainsi que tous les non-humains y habitant, les arbres, la flore, les animaux  Jusqu’à présent le travail acharné de près de 500 pompiers héroïques préserve les humains. Ici tout le monde a le coeur lourd et fait preuve d’un engagement et d’une solidarité admirables. Le monde de demain est déjà là et nous espérons que cela fera enfin bouger les consciences, les priorités et les actes. La vie est belle sous toutes ses formes et nous devons la protéger , elle qui prend soin de nous depuis l’aube des temps. C’est pour cela qu’avec Emmanuel et Laurent nous avons créé Greenpact en 2020, pour faire émerger des solutions. Merci à tous nos associés et tous nos entrepreneurs pour votre engagement. Ne relâchons jamais nos efforts, renforçons-les jusqu’à changer notre culture, le monde suivra !

Eric Angelier

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Barsac

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Cher gouvernement de merde, ton cynisme dépasse l’entendement.
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Sache que, pour suivre tes propres recommandations, on va tout faire pour traîner tes membres devant la justice une nouvelle fois pour inaction climatique.
Puis on vous fera payer, autant que nécessaire, toute la casse des lois protégeant NOTRE environnement, notre santé, bradés à la finance et à des intérêts privés depuis deux mandatures Macron.
C’est à cause de toi qu’on est éco anxieux, gouvernement, à cause de toi que le réchauffement climatique n’est pas endigué d’un dixième de degré, et que tous les indicateurs annoncent qu’à ce rythme là on va se prendre près de 4 degrés dans les dents dans les prochaines années. Et quand on sait que notre agriculture nourricière est à terre avec juste 1,5° d’augmentation, ça promet de belles années.
Bien sûr qu’on est anxieux et, gouvernement, on te déteste pour ça, parce que c’est largement à cause de toi.
Et, quand on va s’engager pour survivre à cette angoisse, à essayer de t’empêcher de faire de la merde tant et plus en chiant sur la communauté scientifique qui t’alerte, t’informe, te conseille à longueur de temps, souviens toi que c’est toi qui nous auras conseillé cet engagement, alors retiens tes chiens.
Ce gouvernement a vraiment pris naissance avant l’invention de la honte, mais on a honte pour lui.
Et la haine, de plus en plus, en subissant le désastre quoi qu’on fasse pour le compenser à notre échelle.

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Le 1er juillet, le Parlement a approuvé la loi de programmation militaire qui dote les armées d’un budget de 436 milliards d’euros pour la période 2024-2030, soit une rallonge de 36 milliards.

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Alors que des incendies monstrueux font rage, dopés par la sécheresse et les canicules qu’attise le réchauffement climatique, la France ne peut compter que sur cinq pauvres Canadairs opérationnels, sur les douze qu’elle possède.
C’est une honte. De brasiers en brasiers, où sont l’anticipation, la préparation ? Quels sont ces gouvernements qui, de crise en crise, ne savent jamais rien prévoir, ne connaissent que l’improvisation, les coups de com et les effets d’annonce jamais suivis d’effets ?
Le budget total des SDIS – 6,2 milliards d’euros pour l’ensemble des Services départementaux d’incendie et de secours – est essentiellement supporté par des départements et des communes financièrement lessivés par le désengagement de l’Etat dans tous les domaines. Les effectifs de sapeurs pompiers stagnent, malgré la multiplication des missions héroïquement assumées par des troupes épuisées.
Quant à l’Office national des forêts, dont le rôle est essentiel pour préserver les espaces boisés dans un contexte de désordres climatiques et pour œuvrer à leur adaptation, ses effectifs ont connu une chute vertigineuse, de 12 500 agents au début des années 2000 à environ 8 000 aujourd’hui, avec un budget en forte tension. Au point que même la Cour des comptes s’en alarme : « Les moyens humains de l’établissement apparaissent désormais insuffisants pour répondre aux missions croissantes qui lui sont assignées. »
Le choix d’investir massivement dans la guerre et dans la mort plutôt que dans la préservation du vivant et dans l’adaptation au chaos climatique est irrationnel et criminel.
Renverser l’ordre des priorités est désormais une question de survie.
Rosa Moussaoui
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Trois pompiers sont morts en un mois.
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Deux en Gironde, dans un camion piégé par les flammes.
Un en Savoie, emporté par un rocher.
Et 32 000 hectares sont déjà partis en fumée.
Le 21 février 2024, un décret signé Gabriel Attal supprimait 52,8 millions d’euros du budget de la sécurité civile.
Résultat : deux Canadairs abandonnés.
En 2019 et 2020, quand les pompiers réclamaient des moyens dans la rue, ils ont reçu le canon à eau, les gaz lacrymogènes et les tirs de LBD.
Aujourd’hui, le gouvernement leur rend hommage.
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Feux de forêt : ce coup de gueule d’un pilote de Canadair qui dérange…!!!
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Pour faire face à ces feux, l’appui des avions bombardiers d’eau est indispensable, au point que la France a demandé de l’aide à la Grèce et à l’Italie qui ont dépêché sur place quatre Canadair. Après huit heures de vol et près de 60 largages dans le Sud-Ouest, un pilote de Canadair est sorti de son silence, grâce à sa casquette de porte-parole du Syndicat national du personnel navigant de l’aviation civile. Droit de réserve levé.
« La maintenance […] n’est pas au niveau »
« On a des avions sur le parking qui ne peuvent pas voler. C’est simple, le 14 juillet 2019 sur ce même parking, nous avions 22 avions en capacité de voler. Trois ans plus tard, à date (14 juillet 2022, NDLR), nous en avons 13 », relate Christophe Govillot à nos confrères de Sud-Ouest. Et d’ajouter, « Nous avons six Dash, des avions rapides -ils font Nîmes Bordeaux en une heure- chargés de 10’000 litres de produits retardant, le septième doit être livré. Quatre sur six sont en mesure de voler. Quant aux Canadair, sur les 12, seulement 9 sont opérationnels »
D’après le pompier du ciel, la maintenance effectuée par des sociétés privées n’est pas au niveau. « Notre direction est incapable de mettre au garde à vous les sociétés qui en ont la charge, au frais du contribuable. On les paie pour avoir des avions disponibles, ce n’est pas le cas » précise-t-il.
Vieillissement de la flotte et manque de personnel
Toujours selon son témoignage, les pilotes font face à des pannes récurrentes sur la flotte de Canadair et déplorent un manque de pièces détachées. Le plus vieux date de 1992 et l’un d’entre eux attend un moteur depuis un mois. Un sujet complexe pour la France, alors que le fabriquant Bombardier a stoppé sa production. Depuis, c’est Viking Air qui a repris le flambeau. Mais la société attend de remplir son carnet de commandes avant de lancer sa chaîne de production.
« L’Europe a acheté 12 appareils, la France en aura deux, mais pas avant 2025. Notre pays ne s’est pas positionné pour en acheter. Plus on attend plus ça décale dans le temps, et nos Canadair ne seront pas fringants »
Autre sujet, le manque de personnel. En Gironde, Christophe a fait des rotations pendant huit heures (horaire réglementaire), avant de se poster à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. « Ils auraient pu repartir, mais nous n’avions personne à mettre dedans…. En tant que pilotes, ça nous fait mal ». Il faudrait 22 commandants de bord, alors que la Sécurité civile n’en compte que 16 actuellement. « Il faut être conscient que cette question des feux, avec le réchauffement est incontournable dans les années qui viennent. Et plus seulement pour le sud de la France » a-t-il ajouté à nos confrères de Sud-Ouest.

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Triste colère.
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Ce matin, j’ai ouvert les fenêtres avec ce petit plaisir banal que nous connaissons tous. Celui de laisser entrer l’air frais avant que le soleil ne transforme la journée en four à chaleur tournante. J’espérais une odeur d’herbe humide, quelques chants d’oiseaux, peut-être même cette légère fraîcheur qui vous fait croire, pendant cinq minutes, que l’été peut encore être supportable.

À la place, c’est une odeur de cendres qui est entrée dans la maison.
Une odeur âcre, lourde, qui pique la gorge. Le ciel n’était pas gris de brouillard, ni couvert de nuages. Non. C’était ce gris sale, poussiéreux, celui que dessinent les incendies quand ils viennent rappeler que le climat n’est pas une opinion mais un phénomène physique.
Le feu est passé quelque part.
Je ne sais pas encore exactement où. Mais je sais déjà ce qu’il a laissé derrière lui. Des hectares noircis. Des arbres centenaires réduits à des sculptures de charbon. Des oiseaux qui ne chanteront plus. Des hérissons, des renards, des insectes, des reptiles, brûlés sans avoir jamais eu le droit à une minute de silence. Et demain, moins d’ombre, moins d’humidité, moins de fraîcheur. Encore un petit morceau du climat local qui disparaît.
Hier soir, plus de trente incendies étaient recensés en France.
Trente-deux.
À ce rythme-là, on finira par annoncer la météo comme les résultats du Loto.
« Aujourd’hui, votre département a gagné un départ de feu, deux hectares brûlés et une évacuation préventive. Félicitations aux heureux sinistrés ! »
Pendant ce temps, le gouvernement nous demande d’être prudents.
Merci.
Vraiment. Je n’y aurais jamais pensé, boire de l’eau, éviter les efforts, fermer les volets.
Des schémas explicatifs circulent partout. On nous montre même comment tenir un verre. À ce rythme-là, l’an prochain, une campagne nationale nous expliquera peut-être dans quel sens enfiler une casquette.
Ce qui est plus discret, en revanche, c’est qu’on parle beaucoup moins des moyens accordés à ceux qui combattent ces incendies. On parle peu des budgets, des effectifs, des investissements, de l’adaptation de nos territoires à un climat qui change pourtant sous nos yeux.
Il est vrai que personne ne pouvait prévoir qu’un été plus chaud assécherait les forêts.
Enfin… personne, sauf les climatologues.
Mais ils ne comptent pas vraiment. Cela fait quarante ans qu’ils annoncent exactement ce qui est en train d’arriver. Ils ont simplement eu le mauvais goût d’avoir raison trop tôt.
Alors on improvise, on réunit une cellule de crise.
C’est devenu notre sport national.
Le pays brûle ? Cellule de crise.
Le pays est inondé ? Cellule de crise.
Le pays étouffe ? Cellule de crise.
À force, on finira par créer un ministère de la Réunion d’Urgence Permanente. Le logo est déjà prêt : une grande table ovale avec des bouteilles d’eau minérale.
Et puis il y a les solutions de génie, installer davantage de climatiseurs. Voilà.
On adore cette idée. C’est un peu comme répondre à un incendie de cuisine en achetant un ventilateur plus puissant. Certes, on aura un peu moins chaud… jusqu’au moment où la fumée envahira aussi le salon.
Le plus triste, au fond, ce n’est même pas le feu.
Le feu fait ce que fait le feu : il brûle.
Le plus triste, c’est cette étrange capacité que nous avons développée à considérer chaque catastrophe comme un événement isolé. Un accident. Une malchance. Une fatalité.
Comme si les incendies n’avaient rien à voir avec les sécheresses. Comme si les sécheresses n’avaient rien à voir avec le climat. Comme si le climat n’avait rien à voir avec les décisions politiques prises depuis des décennies.
Ce matin, ce n’était pas seulement de la fumée qui entrait par ma fenêtre. C’était un rappel.
Le rappel que les arbres mettent parfois cent ans à pousser… et quelques heures à disparaître.
Le rappel qu’on ne négocie pas avec les lois de la physique.
Et surtout le rappel qu’un jour, si nous continuons à répondre aux incendies par des communiqués, des cellules de crise et des conseils pour boire un verre d’eau, il ne restera peut-être plus grand-chose à rafraîchir… ni beaucoup de fenêtres à ouvrir avec l’espoir d’y trouver autre chose que l’odeur des cendres.
Pendant ce temps Le gouvernement s’arrange pour faire financer la candidature de l’extrême droite …
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Réseau Citoyens Jean Moulin 
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MCD
Le média citoyen des Dioises et des Diois
04 75 21 00 56
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Nous recevons toujours de réactions sur les feux du Diois
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